Le village de …..

…Poil : Ce village , comme je l’écrivais dans le billet précédent , existe réellement !

La preuve ? …..

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Bourgogne-Franche-Comté
Le village de Poil, dans la Nièvre, est depuis toujours le sujet de blagues sur son nom. Mais certains s’attaquent également à ses panneaux de signalisation, ce qui représente un coût important pour la commune et le département !

P.S : Les habitants du village : On appelle les habitants de la ville de Poil, les Pixiens.

La Chorale du Rosa Bonheur

  La Chorale du Rosa Bonheur, chorale solidaire et déjantée de la « Camargue à Paris » s’engage et résiste au Covid-19.
 »A l’instar des applaudissements en soutien et remerciements au personnel soignant et à tous ceux qui continuent à s’exposer de part leur travail, nous avons voulu montrer que l’on peut être confinés avec le sourire et l’espoir. »
« La Grenade » de Clara Luciani fait partie de notre répertoire depuis six mois et l’on prend énormément de plaisir à la chanter. C’est avec le même plaisir et sous une forme d’hommage que deux de nos choristes, Sébastien et Emilio, se sont amusés à réécrire les paroles confortant un peu plus l’actualité.
C’est dit sans sermon ni morale, avec sourire et déconnade, tout à l’image de la chorale.
Et comme dit Rose, notre pimpante doyenne, en fin de générique : « et surtout reste chez toi ! « 
Bonne écoute et prenez soin de vous.

   En temps normal, ils se retrouvent tous les dimanches dans la célèbre et festive guinguette nichée au cœur du Parc des Buttes-Chaumont (XIXe) pour répéter.

   Confinement et fermeture de l’établissement obligent, les 80 membres de la chorale du Rosa Bonheur maintiennent le lien à distance en se faisant des apéros du dimanche via l’application Zoom. Mais ils ont voulu aller plus loin pour évacuer la frustration de leurs rendez-vous manqués et marquer aussi leur soutien au personnel soignant en première ligne dans la bataille contre le Covid-19.

Des paroles revisitées à leur sauce

     Joindre l’utile à l’agréable en quelque sorte. Avec une manière qui leur est propre. Légère, décalée, déjantée, délirante. « Confine toi ! Et surtout reste chez toi ! » Confinés chacun de leur côté, cinquante des choristes appellent à respecter le confinement dans un clip reprenant « La Grenade » de Clara Luciani avec des paroles revisitées à leur sauce.

 » La grenade  » revisitée par la chorale du Rosa Bonheur

 

 

 » la grenade  » ( originale  )

 

Le syndrome K….?

  Le confinement pour cause de maladie contagieuse a déjà sauvé des vies :

La maladie qui sauvait les Juifs :
   Tous les moyens sont bons pour sauver des vies humaines. C’est en tout cas ce qu’a démontré le docteur italien Giovanni Borromeo, lorsqu’il a inventé de toutes pièces une maladie obligeant au confinement d’une partie de la population juive de Rome, sur l’Île Tibérine. Bien plus qu’un malin subterfuge, le  » cas  »  est bel et bien un moment de bravoure comme l’histoire on montre  trop rarement.

Une maladie imaginaire :

   En 1943, alors que la guerre fait rage, le docteur Giovanni Borromeo  Résultat d’images pour Giovanni Borromeoannonce avoir découvert le syndrome K. Prétextant un risque d’épidémie, il décide alors de confiner une partie de la population dite  » à risque  » sur l’hôpital de l’Île Tibérine, en plein cœur de la capitale italienne.

   Face à une telle menace, des SS de passage renoncent à entrer dans l’établissement, craignant de se faire contaminer. Cependant, en persistant, ils n’auraient découvert que des familles juives, avec femmes et enfants, plutôt que des porteurs d’une grave maladie.

    En effet, le syndrome K ( ironiquement appelé ainsi en référence au chef nazi de Rome : Herbert Kappler ) n’était qu’une vaste opération d’intox visant à empêcher la déportation de familles juives vers des camps de concentration.

   Aidés par le religieux polonais Maurizio Bialek Giovanni-Borromeo.jpget les pensionnaires de l’hôpital des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, le professeur est donc parvenu à duper les autorités allemandes, tout en restant en contact avec les partisans italiens de la région, au moyen d’un émetteur radio clandestin installé dans le sous-sol de l’hôpital.

Quand l’audace rencontre l’héroïsme :

   Bien des décennies après la guerre, ce subterfuge , à la fois inventif et héroïque , a été récompensé par la Fondation internationale Raoul Wallenberg, qui met à l’honneur les personnes ayant aidé à sauver des vies juives durant la Seconde Guerre mondiale.

   Désormais distingué par le titre de  » Maison de Vie  » , l’hôpital abrite, depuis, une plaque commémorative en l’honneur du professeur et de ses acolytes, lesquels ont lutté, au péril de leur vie, contre les persécutions infligées à la population juive de leur région.

    Un hommage mérité, auquel ont participé, émus, quelques survivants de cette aventure peu commune.

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Il y a environ……….

    101 ans……

        Le 12 avril 1919, à Paris, les inspecteurs Braunberger et Belin arrêtent à son domicile du 76 rue de Rochechouart un certain Désiré Landru, pour escroquerie et abus de confiance. Parmi les objets saisis sur lui se trouve un petit carnet sur lequel sont inscrits les noms de ses victimes, au nombre de onze, dix femmes et le fils de l’une d’entre elles.

       L’arrestation fait suite à une enquête lancée à la fin 1918 suites au signalement concomitant de deux disparitions : Anne Collomb, fiancée à un M. Dupont et Célestine Buisson, promise à un M. Frémyet. Les deux hommes s’avèrent n’être qu’une seule et même personne : Landru. C’est le début de la plus célèbre affaire criminelle du XXe siècle, portée par la personnalité de l’accusé et son sens de la répartie.

   Le  » Barbe-Bleue de Gambais  »

      Marié, père de trois enfants qui le croient brocanteur, portant beau en dépit de sa calvitie, il a déjà accumulé des peines de prison pour escroqueries en 1904, 1906 et 1909. Depuis 1914, l’homme, pour se procurer des fonds, se fait passer pour un veuf assez aisé.

Landru à son procès en 1921De 1915 à son arrestation, par le biais des petites annonces matrimoniales, Landru séduit des femmes seules possédant quelques économies et menant une vie suffisamment isolée de leur entourage. Cela ne lui est pas trop difficile car la Première Guerre mondiale a produit de nombreuses veuves en mal de mari.

    Une fois le mariage convenu, Landru invite ses victimes à séjourner dans une villa qu’il a louée d’abord à Chantilly puis à Vernouillet et enfin à Gambais, en Seine-et-Oise. C’est là qu’il les tue après les avoir sans doute convaincues de lui confier leurs économies.

     Dans les villas en question, la police découvre, au cours des perquisitions, des débris humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ; elle trouve également des agrafes, des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés.

     Landru est inculpé de meurtre par le juge Bonin en mai 1919. Son procès s’ouvre le 7 novembre 1921, après deux ans et demi d’instruction. La cuisinière dans laquelle les corps des victimes sont supposés avoir été brûlés est transportée dans la salle d’audience. Du fait du mystère qui entoure l’affaire et de la personnalité de l’accusé, les audiences attirent le Tout-Paris, notamment Mistinguett, Berthe Bovy ou encore la romancière Colette, alors chroniqueuse judiciaire.

     Concédant avoir volé et escroqué ses supposées victimes, Landru nie être l’auteur des crimes dont on l’accuse. L’humour du prévenu charme l’auditoire, de même que ses saillies provocantes à l’égard de la Cour. Exemple : Alors que Landru vient de déclencher l’hilarité du public par une nouvelle repartie, le président menace :  » Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi !  », ce à quoi Landru réplique :  » Pour mon compte, monsieur le Président, ce n’est pas de refus  » !

Le jury au procès Landru en 1921 (source : Gallica)

  Son avocat, maître Vincent de Moro-Giafferi, le défend avec talent

    Une scène mémorable a lieu pendant sa plaidoirie, quand il affirme que des victimes ont été retrouvées, qu’elles sont donc bien vivantes et vont venir se présenter devant la cour d’assises. Le public et les jurés tournent alors la tête vers la porte que l’avocat désigne……..  Après avoir laissé planer le suspense,  celui-ci signale qu’en tournant la tête, toutes ces personnes ont exprimé leurs doutes sur la réalité des assassinats imputés à son client !… Mai l’avocat général rétorque du tac au tac que Landru, lui, n’a pas tourné la tête vers la porte. 

      En définitive, face à une série de témoignages accablants, Moro-Giafferi ne peut éviter à Landru la condamnation à mort : au terme de huit heures de délibérations, les jurés le déclarent coupable et le condamnent à la guillotine, le 30 novembre 1921. Son recours en grâce rejeté, Landru est guillotiné à l’entrée de la prison de Versailles à l’aube du 25 février 1922.

    À son avocat qui, au pied de l’échafaud, lui demanda si, finalement, il avoue avoir assassiné ces femmes, Landru répond :  » Cela, Maître, c’est mon petit bagage…  » !!!!

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Ingrats …

   Le public littéraire est  » une maîtresse capricieuse  » qui fait et défait les artistes en un  » tour de mains  » . Hermann Melville Résultat d’images pour Herman Melville en est la  » preuve  » …L’auteur du célèbre roman  » Moby Dick  »

moby dick jpg connut le succès dans les années 1840 avec ses premiers romans (  »Taïpi  » et  » Omoo  » ( aujourd’hui  » entrés dans l’ombre  »)  . Mais, à la sortie de ce qu’il considérait comme son oeuvre majeure , Moby Dyck , il fut boudé par le public et la critique américaine , qui descendit , parait il , l’ouvrage en flèche …Meurtri par ce rejet d’un livre dont il avait durement  » accouché  » après presque deux ans de travail  , et pratiquement ruiné par la série d’insuccès qui suivit , Melville décida alors, d’abandonner purement et simplement la vie d’ écrivain et d’artiste qu’il jugea trop ingrate pour lui …….Et..Il devint inspecteur des douanes de la ville de New York ! Un travail qu’il considérait   » des moins glorieux qui soient  » ….Il ne reprendra la plume que dans les années 1880 pour quelques recueils de poèmes très confidentiels ………

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