La loque ?

   Je ne sais pas si on emploie ce mot dans toute la France , mais dans les Ardennes ( où je suis né ) et le Nord ( où j’ai vécu de nombreuses années ) , on utilise le mot  » loque  » pour désigner une serpillière  .

.et aussi dans l’expression  » je me sens comme une loque  » => on n’a envie de rien , pas d’énergie ….

D’où vient cette expression  » se sentir comme une loque  » ?

Il semblerait que le mot  » loque  » viendrait du néerlandais  » locke » qui signifie la  » boucle  » , mot qui serait passé dans le patois ch’timi pour décrire la serpillière qui est faite de boucles ….

Ainsi , pour le mot  » locke  » la boucle est bouclée lol 

 » Jeter le froc aux orties  » ?

   J’ai entendu une personne employer cette expression cet après midi : Je ne connaissais pas ….Alors ?? :

 Après recherches  » ici et là  »

   Cette expression  s’emploie , par extension, pour désigner l’acte de toute personne qui, par inconstance ou par découragement, renonce à exercer une profession ou à terminer ce qui était commencé.……..

   Au sens propre, ( comme chacun sait )  c’est se dépouiller de la robe ecclésiastique pour prendre le costume civil, c’est-à-dire quitter l’église pour reprendre un rang dans le monde  » social  ». Avant d’employer le mot froc, on appelait  » floc  » une houppe placée au capuchon du manteau des gens d’église. Finalement , froc a servi à désigner la partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur l’estomac et sur les épaules ; ce n’est que, par extension, qu’ on a appliqué ce mot au vêtement tout entier.

( illustration trouvée sur le net ) 

 Ainsi donc,  » prendre le froc  », c’est se faire religieux ; porter le froc, c’est être moine et quitter le froc ou jeter le froc, c’est sortir du ministère de sa propre volonté ou malgré ses supérieurs.

    Le mot orties qui complète cette phrase, il a dû y être ajouté pour donner à entendre que le moine qui quittait le froc le faisait avec un tel empressement qu’il laissait accrocher et déchirer son vêtement aux orties qui bordaient les haies des champs et les murs des maisons et qu’il semblait ainsi se débarrasser de son froc en s’enfuyant.?

 Les exemples de l’emploi du mot froc sont assez nombreux  :  On le rencontre d’abord chez un auteur du XVIe siècle, Régnier (1573-1613) qui l’a mis dans ce vers de sa satire  :  » Il n’est moine si saint qui n’en quitta le froc  », et dans une autre  satire  :  »  L’on se couvre d’un froc pour tromper un jaloux.  » . 

     Boileau  Boileau(1636-1711) l’a aussi mis   dans ces vers :

 » L’ambition partout chassa l’humilité
  Dans la crasse du froc logea la vanité. »

et dans une autre  satire , on trouve ces autres vers à l’adresse d’un homme versatile et changeant facilement d’état ou de parti :

 »Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc,
Aujourd’hui dans un casque et demain dans un froc.  »

On peut encore citer les deux vers de Gresset  Gresset, ( poète du XVIIIe siècle  )  qui, après avoir débuté dans l’état ecclésiastique, le quitta en 1735, et  laissa ses réflexions à ce sujet sous la forme poétique :

 » Je laisse au froc la vertu trop fardée,
Qu’un plaisir fin n’a jamais déridée.  »


    Pour terminer : Deux exemples ; le premier, ( emprunté à Grimm ) , l’un des plus célèbres critiques du XVIII
e siècle et auteur de contes très appréciés, voici la phrase :  » M. de Mirabeau ne voit dans un moine qu’un homme qui vit de cinq sous par jour et voilà ce qui concilie son estime pour le froc.  » Sainte-Beuve , un auteur contemporain, écrivait ceci sur Rabelais qui avait, comme Gresset,  » tâté  » de l’état ecclésiastique :  »  Rabelais quitta l’habit régulier, c’est-à-dire monacal, pour prendre l’habit de prêtre séculier ; il jeta, comme on dit, le froc aux orties et alla à Montpellier pour étudier la médecine.  » Si, quittant les poètes, on veut chercher l’emploi de ce mot froc parmi les prosateurs, nous trouvons chez

   D’autres écrivains ( pas poètes ) l’ont employé aussi :

    Madame de Sévigné (XVIIe siècle) cette phrase :  » J’espère bien jeter un peu cet hiver le froc aux orties dans notre jolie auberge.  » Puis,  Lesage (1668-1747) a écrit :   » Je vous dirai que j’ai le dessein d’en faire un moine ; je le crois né pour le froc.  » Ailleurs, il se sert encore de cette expression :  » Il ne me croyait pas homme à pousser la dévotion jusqu’à vouloir prendre le froc.  »

   De toutes ces citations,(  prises un peu partout ), il faut remarquer que le mot froc était du XVe au XVIIIe siècle d’un usage très fréquent, mais que, s’il n’est plus employé de nos jours, il a servi au moins à former deux mots dont l’un, aujourd’hui démodé,  » frocaille  », désignant les gens de froc, a été employé par Piron Piron, poète du XVIIIe siècle dans les vers suivants :

  » Tremblez, méchants ! la frocaille en tumulte
 » Passait déjà de l’espoir à l’insulte ! »

    L’autre mot formé du mot froc est le mot défroque d’un emploi un peu vulgaire, il est vrai, mais qui est utilisé  définitivement pour désigner de vieux habits, tout râpés et rapiécés. On emploie toujours cette expression avec une idée de mépris
.

………..
    Là dessus , je me  » défroque  » et essaie de dormir …..
    A ce soir …..peut- être ……

 » Il ramène sa fraise  » …..

Bizarre : Ces derniers jours, je m’intéresse aux expressions populaires , à l’argot  ?

 » Le v’là encore qui ramène sa fraise !  » ….Je présume que chacun qui passe parfois sur mes blog connait ( voir emploie parfois cette expression ) ? 

…… qui signifie : Il intervient dans une discussion de façon… » intempestive  » ,  »inopportune  »  . ( Une façon de dire  » ferme – la un peu  »  et dans un langage plus …. » poli  » :  » Tais toi un peu  » ……..).

Céline Céline l’emploie dans  » mort à crédit  » :  » Ils avaient plus de crocs pour bouffer , tellement qu’ils étaient vermoulus , il avaient fourgué leurs lunettes ….Ils ramenaient encore leur fraise !  » 

De distingués linguistes (qui ont parfois un peu tendance à la ramener lol) affirment que  » fraise  » signifie , ( est mis ) pour  » tête  » . Mais  » ramener sa tête  » ??? C’est bizarre ? ! Et la fraise fraise  n’évoque pas , guère  le melon melon( qui aurait  plus la forme d’une tête )

  Perso , j’ai lu que , comme sa couleur l’indique , le  » fruit écarlate  » évoque plus le nez ,  » le tarin  » , le  » blair  » lol nez rouge

Donc ,  » ramener sa fraise  »  signifierait  » fourrer son vilain nez dans la discussion  »….

  Si on veut employer le mot  » fraise  » , mieux vaut parler de  » aller aux fraises  » , c’est à dire se bécoter dans un cadre romantique …D’autant plus que  » la fraise  » , c’est aussi la bouche  » vermeille  »  lèvres, et même !( parait il ) le bout du téton  oups !

 

 » Avoir la tête près du bonnet  » ?

Cette locution proverbiale est utilisée pour indiquer un caractère si vif et si irascible que la moindre contradiction l’excite au suprême degré et ferait croire à de la folie. Effectivement, celui qui s’emporte démesurément perd l’usage de la raison d’une façon momentanée, car la colère est considérée comme une étape à la folie. C’est, du reste, la pensée des auteurs anciens, Tacite, Sénèque et Horace, qui émettaient que la colère est une courte démence. Ainsi Sénèque disait :  » Homo paratior irae  », l’homme plus porté à la colère ;  »Horace, celer est irasci  », il est prompt à se mettre en colère et l’historien  »Tacite, irae properus, enclin à la colère  » .

On peut attribuer à ce proverbe deux origines. Il fut un temps où, par plaisanterie, on appelait une pièce d’or bonnet jaune (bon et jaune), puis on a dit : Avoir la tête près du bonnet pour signifier : Avoir la tête près d’être bonne, c’est-à-dire mauvaise.

Voici l’autre origine ; elle est tirée de l’histoire. A la cour des Valois (XVe siècle) un personnage appelé le fou avait le droit de dire impunément aux princes les plus dures vérités. Les fous avaient un bonnet particulier qui était une marque distinctive de leurs fonctions : Avoir la tête près du bonnet signifiait donc : Être voisin de la folie. A cette époque-là, pour faire allusion au bonnet qui était la coiffure distinctive des fous, on disait : A chaque fou plaît son bonnet.

On rencontre aussi dans les anciens auteurs quelques exemples de l’emploi de cette locution : Ainsi, dans les contes de Des Periers (1777-1832) et dans Brantôme (1540-1614), tome II de ses œuvres complètes, on trouve la phrase que voici : Il veut bien que l’on scache (sache) qu’il a la tête si près du bonnet, qu’il ne pourrait jamais endurer qu’on lui fist (fît) la part. Il se trouve un exemple semblable dans un livre qui date de 1588 et est intitulé : Les après-disnées de Cholières :  »Je cognois le seigneur Rodolphe il y a longtemps ; il a la teste assez près du bonnet »

Pour terminer ces citations, il ne faut pas omettre ce qu’a dit Voltaire (1694-1778) à ce sujet : « J’ai pris mon parti sur tout et je jette mon bonnet par dessus les moulins, afin de n’avoir pas la tête si près du bonnet. » Les Italiens possèdent également ce proverbe et s’expriment ainsi : Avere il cervello sopra la beretta, ce qui veut dire : Avoir la cervelle au-dessus du bonnet.

 » Prendre ses jambes à son cou  » ?

Origines de cette expression ?

Qui , comme chacun sait signifie : S’enfuir très vite

Quand on appelait  » quilles  » les jambes d’un homme, on appelait aussi jambes les quilles qui servaient au jeu et, lorsqu’une partie était terminée, on enfermait ces jambes ou quilles dans un sac et on s’empressait de s’en aller, le sac étant suspendu sur les épaules.

Cette expression paraît fondée, d’après Bescherelle, partant du fait que, dans la rapidité de la fuite, la tête, jetée en avant du corps, à l’air de se mêler au mouvement des jambes.

Illustration :  »France pittoresque  »

   Chez les Anglais cette expression  est exprimée à peu près de de la même façon :  »To go neck and heels together  », ce qui signifie :  »Aller cou et talons ensemble  », parce que lorsqu’on a pris ses jambes à son cou, les jambes et le cou doivent être réunis ?.

    Les Allemands s’expriment ainsi :  »Kopf über, Kopf unter laufen  », ce qui veut dire : Courir la tête tantôt dessus, tantôt dessous ou  encore :  » Die beine in die hand nehmen », ce qui signifie : Prendre ses jambes dans sa main, car pour prendre et mettre ses jambes à son cou, il faut employer les mains.
Comme conclusion, on peut dire que prendre ses jambes à son cou dont le sens a été évidemment altéré au XVIIe siècle, veut dire tout simplement plier bagage, et, par métonymie (figure de rhétorique qui permet de prendre le conséquent pour l’antécédent), s’en aller ou partir.

 »Faire la danse du dindon  » ?

 
 
   Chose qu’on a l’air de faire de bonne grâce, quoique ce soit à contrecœur

Cette expression proverbiale est fondée sur l’historiette suivante qui paraît être d’une tradition fort ancienne :

    Un de ces hommes dont le métier est de spéculer sur la curiosité publique, fit annoncer à son de trompe, un jour de foire, dans une petite ville de province, qu’il donnerait un ballet de dindons. La foule s’empressa d’accourir à ce spectacle extraordinaire ; la salle fut remplie ; des cris d’impatience commandèrent le lever de la toile : le théâtre se découvrit enfin, et l’on vit paraître les acteurs de basse-cour qui sautaient précipitamment, tantôt sur un pied et tantôt sur l’autre, en déployant leur voix aigre et discordante sur tous les tons, tandis que le directeur s’escrimait à les diriger avec une longue perche pour leur faire observer les règles du chassez et du croisez.

Cette scène burlesque produisit sur les assistants un effet difficile à d’écrire. Les uns se récriaient de surprise, les autres applaudissaient avec transport ; ceux-ci trépignaient de joie, ceux-là poussaient des éclats de rire immodérés ; et l’engouement général était tel que personne ne soupçonnait pourquoi les dindons se donnaient tant de mouvement.

   On s’aperçut enfin que c’était pour se soustraire au contact d’une tôle brûlante sur laquelle ils étaient placés. Quelques étincelles échappées d’un des fourneaux disposés sous cette tôle découvrirent le secret de la comédie. Mais en même temps la peur du feu gagna l’assemblée : dans un instant tout y fut tohu-bohu, et les spectateurs et les acteurs, se précipitant pêle-mêle, se sauvèrent comme ils purent, les premiers avec un pied de nez, et les seconds avec des pieds à la Sainte-Ménehould (allusion à la recette de cuisine dans laquelle les pieds de porc sont longtemps bouillis avant d’être panés).

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 » j’en mettrais ma main au feu  » ?

   Cette expression , comme chacun sait , est employée de nos jours pour prouver notre sincérité  , notre certitude …..

Mais d’où vient cette expression

Il semble qu’elle remonte au moyen-âge : A cette époque , l’épreuve du feu consistait à demander aux accusés de tenir une barre de fer rougie dans leur main  feu…….S’ils étaient accusés injustement ,la guérison venait dans les trois jours grâce à ……..une intervention divine !

   C’est ainsi , qu’avec le temps , cette croyance / expression est passée dans le langage courant ( mais de façon moins  » brûlante  » lol ) : Quand nous disons  être prêts à mettre notre main au feu pour prouver que ce que nous disons est vrai et que nous sommes sincères ………

 

Pourquoi ?

   Pourquoi dit on  » mi figue – mi raisin  » ?

 

 On utilise cette expression  quand quelqu’un exprime un avis mitigé sur un sujet, une question. Si tel avis est  »mi-figue, mi-raisin » , çà signifie qu’il n’exprime aucune opinion tranchée, qu’il est  aussi bon que mauvais.

   Cette expression date du Moyen Age, et s’explique par la popularité de ces  deux aliments . A l’époque médiévale, ces fruits secs étaient surtout consommés par les chrétiens lors du Carême.

    Cependant ils n’avaient pas le même statut: 

    Le raisin raisinétait considéré comme un mets raffiné. Alors que la figue  figuesétait beaucoup plus courante et moins chère. De plus on comparait souvent sa forme à celle d’un excrément d’animal !. On dit même que des commerçants ajoutaient parfois des morceaux de figues, car lourds et ne valant presque rien, dans les paniers de raisins secs pour tromper leurs clients.

  Comme tout opposait ces deux fruits, on s’est mis à dire d’une situation ou d’un comportement ambigu qu’il était  » moitié-figue, moitié-raisin » , puis à partir du 18 ème siècle “mi-figue mi-raisin” .

Cette nuit…..

J’ai  » brillé par mon absence  » ?

 

Être régulièrement absent
   Origine : Cette expression n’est utilisée dans son sens ironique que depuis le milieu du XIXe siècle. Le verbe  » briller  » est ici employé dans le sens de  » se faire remarquer  ». Ainsi, lorsque quelqu’un  » brille par son absence  », il est sous entendu que cette personne n’est pas présente et que cela se remarque….

En fait, non , je n’ai pas  » brillé par mon absence  » ….Puisque personne ne l’ a remarqué ? tablée

 » battre à plates coutures  »?

  Pourquoi dit on  » battre à plates coutures  » ?

  J’ai lu que l’expression a un rapport avec les Jean’s ( pantalons ) , leur fabrication ………

  Si les coutures du jean sont apparentes, c’est parce qu’à l’origine, il s’agissait d’un vêtement de travail destiné aux chercheurs d’or et autres manœuvres. En laissant visibles l’assemblage des pièces de tissu, les premiers fabricants de ce pantalon ( devenu universel), Lee et Levi StraussL.StraussPoster, The Birth of the Blues for Levi Strauss voulaient prouver la solidité de leur pantalon, y ajoutant même des rivets pour le renforcer.
Des coutures invisibles à l’origine :
Par contre, tout au long de l’histoire du vêtement, les coutures sont censées rester invisibles, et doivent être si possibles invisibles, et se faire oublier lorsque l’on porte le vêtement. Alors, quand l’assemblage des tissus était trop proéminent, les couturiers les aplatissaient avec leur dé à coudre.
Au 17eme siècle, le personnage du tailleur fait son entrée dans la farce italienne, figure espiègle et peu respectueuse des conventions. Ainsi quand il recevait dans sa boutique un monsieur  »mal fagoté  », il lui proposait d’aplatir les coutures en le frappant avec une lame en bois, déclenchant ainsi les rires des spectateurs.

    » Battre à plates coutures  » a eu pour premier sens : rouer de coups, avant de s’appliquer à toutes les victoires… écrasantes.