çà s’est passé il y a environ….

Sans intérêt , ne nécessite pas de commentaire : Pour moi !

…..120 ans  : Le 10 /07 /1900 

 

   Le premier projet de chemin de fer dans Paris daterait  de 1855. Imaginé par Édouard Brame et Eugène Flachat Afficher l’image sourceil consistait en un chemin de fer souterrain, destiné à relier le centre de Paris à la périphérie et à assurer l’approvisionnement des Halles centrales. Il fut sur le point d’être mis à exécution mais, au dernier moment, des considérations relatives à l’effort énorme qui serait nécessaire pour arriver en définitive à un résultat d’ordre secondaire, firent arrêter les études et dès lors, on envisagea non seulement l’idée du transport des marchandises, mais aussi celle de la circulation d’un million de voyageurs par jour.

Dans les dernières années de l’Empire, l’Administration se préoccupait fort de l’achèvement des voies de communication de la capitale. Un projet de chemin de fer urbain avait été dressé par un groupe d’ingénieurs et la question allait peut-être entrer dans une phase définitive, lorsque éclata la guerre de 1870. Tout fut remis en question. Cependant, vers la fin de 1871, le 10 novembre, le Conseil général de la Seine invita le Préfet à faire étudier par une Commission spéciale un réseau de transport en commun par tramways et chemins de fer intérieurs. Cette Commission dut aussitôt examiner, en outre du projet  » Brame-Flachat  » ,  un certain nombre d’autres projets intéressants parmi lesquels   ceux de Le Hir, Le Masson, Vauthier, Le Tellier et Guerbigny.( pas trouvé de photos / images) 

Travaux de construction du métropolitain en 1899   <==Travaux de construction du métropolitain en 1899 (image du net ) 

  Suite à cet examen, la Commission formula les données essentielles d’un grand réseau intra-urbain ; elle posa en principe que le railway métropolitain devait être effectué dans les conditions générales des chemins de fer à voie normale. Elle donna quelques consignes , à titre d’indication :

1 ) Une ligne allant de la Bastille au Bois de Boulogne par les boulevards intérieurs, en passant par la place de l’Étoile .

2 )  Une ligne transversale nord-sud composée de trois sections : des Halles au chemin de fer de ceinture, rive droite ; du square Cluny à Montrouge par le boulevard Saint-Michel ; une ligne de jonction entre les précédentes.

 La commission ajourna à une époque ultérieure toute étude de lignes complémentaires. La traction devait être faite au moyen de locomotives ; les tunnels étaient prévus avec 4m50 de hauteur. Le préfet de la Seine fut invité à concéder le premier réseau à titre de chemin de fer d’intérêt local, mais aucune demande de concession ne se produisit. L’idée n’était pas assez mûre pour attirer les capitaux.

Le Conseil général ne renonça pas  et trois ans plus tard, le 22 novembre 1875, il vota des fonds pour l’étude d’un nouveau projet. En réponse à l’invitation du Conseil, le Préfet de la Seine présenta un projet de chemin de fer souterrain très différent de celui de 1872. Une gare centrale établie sous le Jardin du Palais-Royal dirigeait ses voies sur chacune des grandes gares. La concession en aurait été faite au Syndicat des cinq grandes Compagnies de chemins de fer. Pour l’exécution du projet, on demandait une subvention au Conseil général et une autre au Conseil municipal ; l’État aurait garanti l’excédent. Ce chemin de fer desservait bien les gares, mais il ne répondait pas du tout  aux besoins de la circulation parisienne. Le Conseil municipal refusa de discuter le projet ainsi établi ……..Une Commission spéciale nommée par ce même Conseil fut chargée d’étudier de nouveaux projets présentés par des particuliers. Parmi ces projets : Celui de Louis Heuzé, dont l’originalité consistait en ce qu’il parcourait, à 7 mètres au-dessus du sol, une voie de 13 mètres de largeur spécialement ouverte pour lui ; le viaduc formait passage couvert pour piétons.  » Il faut, disait Heuzé, créer des chemins de fer en élévation, dans une voie spéciale, percée exprès, par expropriation, avec passage couvert pour piétons, bordé de boutiques ou étalages dont la location s’ajoutera au revenu du trafic de la voie et du transport des voyageurs. Heuzé ajoutait :  » Le principe de la traversée ainsi faite est  » si avantageux à tous les points de vue que nous croyons ce mode de percement destiné à suppléer aux boulevards qui nous manquent encore.  » Le tracé qu’il proposait desservait les Halles, la mairie du premier arrondissement, les églises Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Germain-L’auxerrois, Saint-Eustache, Bonne-Nouvelle et Saint-Laurent, la Monnaie, le théâtre du Gymnase, le Conservatoire de musique, le Palais de Justice et trois grandes gares.

Un autre projet soumis à la Commission, le plus remarquable de tous, fut celui de J. Chrétien. Il se rapprochait , par plusieurs points , du Métropolitain actuel : Il prévoyait la traction électrique avec  » force motrice produite par des machines  »magnéto-électriques Gramme  », lesquelles produisent de l’électricité. Cette électricité est conduite par des fils de cuivre tout le long de la voie et se trouve ainsi distribuée sur tous les points du parcours. Les voitures portent chacune une machine magnéto-électrique qui recueille l’électricité envoyée par les conducteurs et tourne à la vitesse que l’on veut avoir. Le mouvement ainsi obtenu est transmis aux roues du véhicule par un mécanisme approprié.  »

Le métropolitain parisien. Chromolithographie de 1930( illustration du net métro 1930 )

Au sujet des voitures, Chrétien disait :  » Elles doivent donner les plus grandes facilités pour l’entrée et la descente des voyageurs. Il ne doit y avoir qu’un seul marchepied peu élevé prolongeant jusque sur le quai le parquet de la voiture afin que l’entrée et la sortie puissent se faire facilement. Les portes doivent être très larges et l’intérieur des voitures bien visible du dehors, afin d’éviter autant que possible les pertes de temps… Tout le monde peut voir facilement les places libres, en passant devant un compartiment.  »  Le tracé comportait trois lignes dont la principale parcourait les boulevards intérieurs de la Madeleine à la Bastille et dont les deux autres suivaient l’une le boulevard Voltaire, l’autre le boulevard Haussmann et l’avenue Friedland avec gares terminus à la Madeleine, à la Bastille, à l’Arc de Triomphe et à l’ancienne barrière du Trône.

 Aucune de ces études n’était accompagnée d’une proposition de construire la voie projetée. Elles ne donnaient que des estimations de dépenses et de recettes montrant qu’un chemin de fer métropolitain pouvait être assez rémunérateur pour être exécuté sans subvention ni garantie d’intérêts. Pour s’informer  sur la question, le Conseil municipal décida, en 1876, d’envoyer à Londres quelques-uns de ses membres avec mission d’étudier sur place le fonctionnement du Métropolitain de cette ville. Après un examen approfondi des conditions dans lesquelles ce chemin de fer était construit et exploité, les délégués conclurent : 1: à la possibilité de doter Paris d’un railway analogue à celui de Londres ;

                                                                                                                                                        2: à la possibilité d’exécuter cette entreprise sans aucune subvention de la Ville ou de l’État, et même sans garantie d’intérêts.

Quelque temps plus tard fut promulguée la loi du 11 juin 1880 réservant aux communes la faculté de construire des chemins de fer d’intérêt local sur leur territoire : le Métropolitain passait par suite du Conseil général au Conseil municipal, et on put alors, croire que certaines difficultés seraient aplanies rapidement. Mais alors l’État intervint et voulut faire déclarer le Métropolitain de Paris d’intérêt général pour rester maître de la situation. Le Conseil résista et voulut retenir pour lui le projet.

C’est alors qu’une Société Buisson et Cie présenta un projet dressé par Soulié, ingénieur, et demanda la concession du chemin de fer métropolitain de Paris, sans subvention ni garantie d’intérêts. Le projet comprenait : 1) Une ligne allant de Saint-Cloud aux chemins de fer de Vincennes et de Lyon ; 2) Une ligne allant des Halles Centrales à la Chapelle ; 3 )Une ligne allant de la Bastille à la place de l’Étoile par la gare d’Orléans, la gare de Sceaux, la gare Montparnasse et le Trocadéro ; 4) Une ligne allant du square Cluny au pont de l’Alma ; 5 )Une ligne allant du carrefour de l’Observatoire à la place de l’Étoile, par la gare Montparnasse et le Trocadéro ; 6 ) Un raccordement entre les lignes 2 et 3, traversant la Seine à la pointe de la Cité.

 Ce projet fut retenu par le Conseil municipal de Paris. Le 10 février 1883 un arrêté préfectoral ouvrait la mise à l’enquête et nommait la commission prévue par la loi du 3 mars 1841. L’enquête fut close le 24 avril ; le 5 mai, le dossier était soumis au Conseil municipal qui l’approuvait le 4 juin suivant. De son côté, le Conseil général donnait le 14 juin 1883 un avis favorable et l’affaire était ensuite transmise au ministère des Travaux Publics pour introduction au Parlement et vote d’une loi d’autorisation.

    C’est alors qu’éclata le conflit dont la solution ne devait intervenir qu’en 1898. L’État,  ( comme dit précédemment, revendiquait le privilège de construction et d’exploitation du chemin de fer Métropolitain ; de son côté, le Conseil municipal tenait bon et émettait la prétention d’avoir son chemin de fer à lui. À la suite de la demande Buisson, le Ministre consulta le Conseil général des Ponts et Chaussées qui approuva le tracé en maintenant au réseau le caractère d’intérêt général. Le Conseil d’État, également consulté par le gouvernement et réuni en session plénière, affirma le caractère d’intérêt général du Métropolitain. En présence de ces deux avis favorable  ( que d’ailleurs il espérait tels ), le ministre mit fin au débat et retint l’entreprise pour le compte de l’État.

     En 1884. La Commission municipale du Métropolitain se rendit alors auprès du ministre pour protester contre cette décision. Il lui fut répondu que l’avis du Conseil d’État créait au gouvernement l’obligation de proposer aux Chambres l’attribution à l’État du chemin de fer projeté et que, par suite, le projet Buisson devait être considéré comme écarté, mais que cependant le tracé envisagé par le ministre correspondait à peu de chose près à celui du projet en question. Le 3 avril 1886, le ministre des Travaux publics, qui était alors Baïhaut, et le ministre des Finances, Sadi-CarnotRésultat d’images pour Sadi Carnot homme d'État , présentèrent à la Chambre un projet de Métropolitain se raccordant aux lignes des grandes Compagnies qui devait être concédé à Christophle, Gouverneur du Crédit foncier.

  Ce projet fut mis en discussion le 21 juillet 1887, mais fut repoussé, et jusqu’en 1893 aucun résultat ne put être obtenu malgré les efforts officiels et la pression de l’opinion. La Ville, propriétaire du sol sur lequel devait être établi le railway, était justement exigeante. Elle soutenait que le Métropolitain devait avoir pour unique but de satisfaire aux besoins de l’activité parisienne et que les raccordements des grandes lignes étaient une tout autre question qui devait rester nettement séparée de la première.

       Malgré  tout : L’avis du Conseil général des Ponts et Chaussées, malgré celui du Conseil d’État et les décisions de ministres qui passent, la Ville finit par obtenir gain de cause. La crainte de se retrouver, pendant l’Exposition universelle de 1900, aux prises avec l’insuffisance des moyens de transport qui avait été si durement ressentie pendant l’Exposition de 1889, décida le gouvernement à mettre fin au conflit.

Détail d'un édicule Guimard (modèle créé au début du XXe siècle) ornant l'accès de la station Abesses. À l'origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974

Détail d’un édicule Guimard  ornant l’accès de la station Abesses.
À l’origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974

 Le 22 novembre 1895, une dépêche du ministre des Travaux publics  »proclama » que la Ville aurait le droit d’assurer l’exécution à titre d’intérêt local des lignes destinées à la circulation urbaine. C’est l’avant-projet de réseau de  » chemin de fer urbain à traction électrique  » d’Edmond huet ( directeur des travaux de la ville de Paris ) et de Fulgence Bienvenüe ( ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ) qui avait été retenu.

Le Conseil municipal obtint bientôt le vote par les Chambres, le 30 mars 1898, d’une loi déclarant d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer métropolitain municipal, à traction électrique, comprenant les six lignes suivantes : 1) Ligne de la Porte de Vincennes à la Porte Dauphine ; 2) Ligne circulaire par les anciens boulevards extérieurs ; 3) Ligne de la Porte Maillot à Ménilmontant ; 4) Ligne de la Porte de Clignancourt à la Porte d’Orléans ; 5) Ligne du boulevard de Strasbourg au Pont d’Austerlitz ; 6) Ligne du Cours de Vincennes à la place d’Italie.

  La même loi prévoyait la concession éventuelle de deux autres lignes,  : 1) Ligne du Palais-Royal à la Place du Danube ; 2) Ligne d’Auteuil à l’Opéra par Grenelle.        Deux lois nouvelles en date du 22 avril 1902 et du 6 avril 1903 rendirent définitive la concession de ces deux lignes.

                                                 ______________________________________

 » Tenir le haut du pavé  » ?

    Comme chacun ,sait ,tenir le haut du pavé signifie  »avoir une position sociale élevée  » . Mais, si les pavés sont plats, pourquoi parle-t-on de  » haut du pavé  » ?     Pour comprendre cette expression, il faut s’intéresser à l’architecture médiévale.

Tenir le haut du pavé En effet, au Moyen Âge, les rues étaient pavées et n’avaient pas de trottoirs. Par exemple, et malgré la présence boulevard Saint-Michel d’un égout créé par les Romains, la ville de Paris n’avait pas choisi de généraliser cette solution, préférant opter pour des évacuations à ciel ouvert. Ainsi, les rues étaient construites en forme de V : la chaussée remontait vers les façades des immeubles afin de laisser s’écouler les eaux usées dans la partie centrale de la rue.

   On peut facilement imaginer que se promener dans ces rues en pente n’était ni simple ni très propre. Les passants avaient donc pris l’habitude de marcher sur la partie haute de la rue, le long des maisons, afin d’éviter de mettre les pieds dans les saletés des eaux usées.

    En plus , les rues étaient  particulièrement étroites : les maisons et les immeubles étaient construits très près les uns en face des autres afin de protéger la rue de la pluie. Comme ces ruelles ne permettaient donc pas de se croiser en restant sur la partie haute le long des façades, les convenances de l’époque voulaient que, lorsque deux personnes se croisaient, la plus pauvre des deux se mette au milieu, laissant la plus riche marcher sur le  » haut du pavé  » pour qu’elle ne se salisse pas !

    Cette expression a conservé son sens d’origine, faisant référence au statut social élevé. Par extension, aujourd’hui, elle désigne aussi  une personne qui se démarque des autres en société.

   Finalement, n’est-il pas normal que la population utilise les pavés pour s’élever contre l’autorité et manifester son mécontentement ? Plus qu’un élément de la rue, le pavé est tout un symbole, car sous les pavés…la plage  lol 

 

 

haut du pavé

L’hymne national anglais ….

   Encore une fois : Bientôt plus de net ( factures impayées ) …….

Les commentaires ne sont pas bloqués, mais ils sont inutiles !

 

    J’ai lu que certains prétendent , à la grande colère des Anglais , que le chant national de  » nos voisins d’outre-mer  » ,le célèbre  » God save the King ou God save the Queen ( si c’est une reine ) , est d’origine française !…

En effet ,  » on  » a soutenu que ce chant était de Lulli Jean-Baptiste Lully …Le marquis de Créqui François de Créquy ( dont les mémoires sont remplis de faits controversés ) aurait raconté que lorsque le roi Louis XIV allait visiter Saint – Cyr  les jeunes et jolies pensionnaires l’accueillait par une sorte de cantique dont le paroles étaient de  » la supérieure  » , Mme  de Brinon Résultat d’images pour mme de brinonet la musique de Lulli :

Grand Dieu, sauvez le roi  !

 Grand Dieu , vengez le roi !

Vive le roi !

Que toujours glorieux ,

Louis victorieux

Voie ses ennemis

Toujours soumis .

Grand Dieu, sauvez le roi !

Vive le roi !

L’hymne anglais , qui aurait donc adapté les paroles françaises au rythme musical  :

Dieu sauve notre roi ,

Et fais lui de longs jours !

Dieu sauve le roi !

Fais le victorieux 

Et glorieux !

Qu’il règne longtemps !

Dieu sauve le roi ! 

   Cette analogie dans le rythme et dans l’idée a pu amener ce rapprochement et créer la légende . D’après ceux qui l’ont propagée ( sans preuve ) , Haendel aurait entendu les jeunes filles exécuter ce cantique ; il aurait demandé la permission de le copier et , de retour en Angleterre , en aurait fait hommage au roi Georges .

   Bien entendu , l’orgueil britannique refuse d’accepter que son chant national est un air français écrit pour des petites filles ; mais il est sur qu’une certaine obscurité enveloppe la naissance de ce chant et crée ainsi une atmosphère favorable aux légendes…

Ce qui n’est pas douteux , c’est l’origine des paroles du chant anglais : Elles sont de Carey Résultat d’images pour marquis d'halifax, fils naturel du marquis d’Halifax , qui eut une existence tourmentée et , de dégoût , finit par se suicider . En 1742 , l’Angleterre était en guerre contre l’Espagne qui lui  » disputait  » les Antilles .l’amiral Vernon , qui jouissait d’une réputation considérable , s’était embarqué avec  pour mission de détruire tous les établissements espagnols . Il alla droit à Porto-Bello , dont il s’empara . La nouvelle de cette victoire , qui ne fut que  » précaire  » fut source de liesse à Londres ….. Le poète Carey , gagné par l’enthousiasme , improvisa dans une taverne , à Dornhyll , à l’occasion d’un banquet en l’honneur de l’amiral victorieux , ces couplet qui tenaient plus du cantique que du chant populaire ..Dans la version initiale , Carey disait : » God save our Lord the King  » ( Dieu sauve notre seigneur le roi ) , qui devint :  » God save great George our King ,après la révolte de 1745 . C’est en 1745 que ce chant paraît pour le première fois dans sa forme définitive . Ce qui ne nie en rien , jusqu’à présent , la légende répandue …..légende qui attribue à l’air national  anglais à Lully . Carey , plus poète que musicien , a improvisé ses couplet sur des airs populaires …..Ce serait donc l’origine de ces airs qu’il faut rechercher ;

Un certain docteur Brewex  aurait cru pouvoir affirmer que le  » God save the King  » avait été composé en 1605 par le Dr J.Bull , à l’occasion de la découverte de  » la compagnie des poudres  » ….Le manuscrit original serait encore à Anvers , où ,sous le règne de Jacques II , Bull devint organiste de la cathédrale . Bien que flatteuse pour les Anglais , cette thèse n’est pas encore la vérité officielle .

  Mais Haendel Haendel ? Comme il est indéniable que Carey ne connaissait pas la composition musicale , il faut admettre qu’il se fit aider par un collaborateur plus  connaisseur , selon toutes vraisemblance , il s’adressa à Smith , qui était le secrétaire ou copiste de Haendel …Il ne serait donc pas surprenant que des retouches ai été faites par l’illustre compositeur , mis au courant de cette collaboration .

 

 

C’était en juillet il y a….

  ( Etant donnée ma situation actuelle ,je voulais en savoir un peu plus sur l’Armée du salut : Je n’aime pas du tout le côté  » armée  » ni la face religieuse !!! )

….environ 155 ans ! Le 5 juillet 1865 exactement naissait  » l’armée du salut » Résultat d’images pour Armée du salut….Face à la détresse ouvrière et la misère de la classe ouvrière anglaise , le pasteur William Booth Résultat d’images pour william boothcrée la  » Mission chrétienne  » , baptisée  » armée du salut  » en 1878 . Sa devise à l’époque  » Soupe,savon,salut  » , est aujourd’hui  » secourir ,accompagner , reconstruire  »…L’organisation s’est donnée deux missions: Spirituelle et sociale …Installée en France depuis 1881 , elle y gère une cinquantaine d’établissements d’action sociale …

 

   Le message de l’Armée du salut se fonde sur la BibleSa mission consiste à annoncer l’Évangile de Jésus-Christ et à soulager, en son nom, sans aucune  distinction , les détresses humaines.

 » Tant que des femmes pleureront, je me battrai
Tant que des enfants auront faim et froid, je me battrai,
Tant qu’il y aura un alcoolique, je me battrai,
Tant qu’il y aura dans la rue une fille qui se vend, je me battrai,
Tant qu’il y aura des hommes en prison, et qui n’en sortent que pour y retourner, je me battrai,
Tant qu’il y aura un être humain privé de la lumière de Dieu, je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai.  »

William Booth ( 9 mai 1912 )

Histoire :

   En Angleterre, en pleine révolution industrielle, William Booth fonde la Mission chrétienne de l’Est de Londres le  pour propager la foi et lutter contre la pauvreté. Cette mission devient, le , l’Armée du salut. À cette époque, les foules ouvrières s’entassent dans les quartiers pauvres d’East End (à l’est de Londres) .

 Un peu comme  Karl Marx Résultat d’images pour Karl Marxqui y trouve les fondements de son idéologie révolutionnaire, matérialiste, athée et basée sur le principe des masses, W. Booth propose par contre ,un autre moyen de salut à  » ces populations qui vivent dans la misère.  » Pour lui, le progrès social, politique et économique devrait découler d’une profonde transformation intérieure de l’homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l’Évangile. William Booth sait cependant qu’avant de partager la promesse biblique, il faut pouvoir lui proposer des conditions de vie décentes sur terre. D’où la devise  : Soup, soap, salvation (Soupe, savon, salut).

   Depuis 1891, durant le mois de décembre, l’Armée du salut organise une collecte de fonds dans la rue, ce sont  » les Marmites de Noël  » .( La campagne des marmites de Noël est l’une des activités annuelles de financement de l’Armée du Salut. Pendant le temps des fêtes, le grand public est invité à déposer un don dans l’une des 2000 marmites réparties dans tout les pays, et ainsi permettre à l’Armée du Salut d’accomplir sa mission. Il est également possible de faire un don dans l’une des  marmites virtuelles .)….

   Membre à part entière de l’Église chrétienne, l’Armée du salut refuse de se laisser réduire au rang d’une simple institution charitable. C’est une approche globale en faveur de l’être humain, aimé de Dieu, que l’Armée du Salut développe au travers de ses actions. Ainsi son action sociale est une des expressions de l’amour de Dieu envers les hommes. C’est  » la foi en action  »

(  »Salutistes   » américaines à Ansauville (France) durant la Première Guerre mondiale, équipées de masques à gaz, en train de préparer des tartes pour les soldats ) …

Sa structure :

  Pour regrouper et mettre à l’œuvre les convertis qui le suivent, William Booth s’inspire du modèle militaire. Son organisation adopte vite une hiérarchie, une discipline, un drapeau , un uniforme, des règlements, un vocabulaire spécifique. Un général y coordonne l’action au niveau mondial et fixe les grandes orientations.          Depuis le , le général Brian Peddle Résultat d’images pour Brian Peddle exerce cette fonction.

      Dans chaque pays, l’Armée du salut est constituée sous forme de territoire . Un territoire salutiste peut regrouper plusieurs pays commandé par un officier supérieur depuis un quartier général territorial. Depuis l’origine, le quartier général international est basé à Londres.

L’officier de l’Armée du salut est ministre du culte. Son service est un apostolat. Homme ou femme, marié ou célibataire, il travaille à plein temps pour l’œuvre dans un ministère pastoral qui le conduit également à mettre en place des actions de secours envers les plus démunis … L’Armée du salut forme ses cadres au sein d’écoles militaires.!!!  Au cours d’un cycle de deux ans, les jeunes cadets suivent un enseignement essentiellement religieux. De même, elle utilise un grade pour définir l’ancienneté et les responsabilités de chaque officier.

Soldat!!!

    Le soldat, fort d’une expérience spirituelle fondée, fait le choix de l’Armée du salut comme Église. Il prend l’engagement personnel d’observer dans tous les domaines de sa vie les principes évangéliques. Dans la communauté salutiste, le soldat assume bénévolement sa part de travail en fonction de ses compétences et ses disponibilités. Certaines fonctions sont distinguées par les grades d’officiers locaux.

N.B : L’Armée du salut est une structure internationale implantée dans 128 pays qui rassemble 1,5 million de membres. Elle intervient partout où elle peut être utile et où elle est acceptée.

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Une armée ! berkkkk!

  Rien, en effet, ne rappelle davantage la fameuse compagnie de Loyola que l’Armée du Salut. Elle est aussi une compagnie de guerre, avec son général tout-puissant, exigeant la soumission absolue. C’est pourquoi elle a une organisation toute militaire. (Edmond de Pressensé, L’Armée du salut, dans la Revue bleue politique et littéraire, 1883, )

   Non, mais vous vous rendez compte ? Et pendant ce temps, y en a des qui se font entretenir par la  » mendianticité  ». Non, non, l’Armée du Salut, c’est pas conforme à la Bible. — (Pascale Brudon, Médicaments pour tous en l’an 2000? )

   Plus net encore devrait être le cas de l’Armée du salut : sa réputation de congréganiste aurait été difficile à établir a priori, étant donné que la figure institutionnelle de l’Armée du salut ne ressemble pas à un monastère, ni à la Compagnie de Jésus.  (Jean-Paul Durand, )

kulning scandinave ??

Je découvre => je partage :

 Le kulning scandinave est un chant utilisé dans les pays nordiques (Norvège, Suède) et même dans l’Oural pour appeler le bétail.

   Vaches, chèvres et autres ruminants répondent à cette douce musicalité au timbre envoutant qui porte sur de longue distance…

 La technique aurait été mise au point au départ pour apprivoiser les animaux depuis la préhistoire et pourrait même faire fuir les prédateurs comme les loups.

    Une petite démonstration de la beauté du kulning scandinave, un chant pour appeler les vaches, avec style:

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Et participe à la magie de ces lieux parfois mystiques. : Photos

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-1 24 constructions de contes de fées de Norvège

( église Stavkirke de Borgund )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-2 24 constructions de contes de fées de Norvège

(garage à bateaux )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-3 24 constructions de contes de fées de Norvège

( Pont de la cascade  Låtefossen )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-4 24 constructions de contes de fées de Norvège

 (ancienne route de Vindhellavegen )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-5 24 constructions de contes de fées de Norvège

( Cabane au milieu du lac )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-6 24 constructions de contes de fées de Norvège

( Vieille ferme ) 

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-8 24 constructions de contes de fées de Norvège

( Tjome ou la fin du monde )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-11 24 constructions de contes de fées de Norvège

Vieille ferme avec toit de gazon 

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-12 24 constructions de contes de fées de Norvège

Hutte au milieu de …..nulle part …

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-13 24 constructions de contes de fées de Norvège

( entrées sous-terraines de hobbit lol )

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-15 24 constructions de contes de fées de Norvège

l’église Stavkirke de Fantoft 

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-16 24 constructions de contes de fées de Norvège

vieux villages

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-18 24 constructions de contes de fées de Norvège

Forteresse de Vardøhus

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-19 24 constructions de contes de fées de Norvège

La chapelle de Oscar II, Grense Jakobselv

35-constructions-de-contes-de-fees-de-Norvege-21 24 constructions de contes de fées de Norvège

Le rocher de Kannesteinen….

etc………

 

Un homme qui n’avait pas froid aux yeux ..

…..ni ailleurs !

Cet homme : Roald Amundsen !Résultat d’images pour Roald Amundsen…Explorateur norvégien…

      Fils d’un petit armateur, Roald Amundsen avait envie , à l’origine , d’être médecin mais il fut  saisi d’une  »vocation irrésistible   » pour l’exploration polaire.     En 1893,âgé de 21 ans,  il s’engage comme simple matelot sur un phoquier et, de 1897 à 1899, il participe à l’expédition antarctique d’Adrien de Gerlache Image illustrative de l’article Adrien de Gerlache de Gomeryen qualité de second du Belgica. Sa carrière d’explorateur s’ordonne autour de trois grandes réalisations : le forcement du passage du Nord-Ouest, la conquête du pôle Sud et la première liaison aérienne Europe-Amérique par le pôle.

En 1909  ( à 31 ans environ ) , Amundsen prépare avec enthousiasme son expédition à  destination du pôle Nord , il veut à tout prix atteindre le premier ce point  » mythique  » 

Mais, il apprend que son concurrent , Robert Peary Résultat d’images pour Robert Pearylui a volé  » la primeur  »  ! Amundsen ne se décourage pas pour autant : Puisque le Nord  » est pris  » , cap au Sud ! Et le voici qui change tranquillement de cap !Il prend pour destination l’autre pôle ! Là , il prépare sa nouvelle expédition dans le plus grand secret ( hors de question de se faire à nouveau voler le vedette !) . Deux ans plus tard , le 14 décembre 1911 Roald Engel Bregt Amundsen ( de son nom complet ) devient donc le premier explorateur à atteindre le pôle Sud ….Au court de sa carrière il fut aussi l’un des participants à l’expédition qui réalisa le premier  » hivernage en Antarctique ….Décidément, il n’avait réellement pas froid aux yeux …ni ailleurs lol 

 

Hybridation?….

    L’hybridation entre espèces voisines se pratique depuis longtemps. C’est ainsi que certains chevaux sont croisés avec des ânes ou des zèbres. Dans ces conditions, l’hybridation entre un homme et un chimpanzé serait-elle possible? Bien que plusieurs cas d’un tel croisement aient été signalés, rien ne le prouve pour l’instant.

    Une hybridation possible?

   Nous savons que l’homme et le chimpanzé sont deux espèces très proches. En effet, leur ADN est très semblable. Certes, l’homme possède une paire de chromosomes en moins que les grands singes.

   Mais certaines espèces peuvent s’accoupler, et devenir fertiles, sans avoir le même nombre de chromosomes. Les chevaux, qui possèdent 32 paires de chromosomes, sont bien croisés avec des zèbres, qui n’en ont, selon les espèces, qu’entre 16 et 23 paires.

   Cette similitude du patrimoine génétique a donc conduit certains scientifiques à envisager une hybridation entre l’homme et le chimpanzé, dont le produit serait une créature appelée  »humanzee  »…..

À la recherche de l’  »humanzee  »

  Dans les années 1920, un biologiste russe, Ilya Ivanovitch Ivanov Résultat d’images pour Ilia Ivanov , s’est intéressé à l’hybridation de l’homme et du chimpanzé. Il réussit à obtenir le soutien des autorités soviétiques et de l’Institut Pasteur.

   Fort de ce patronage, il se rend au centre des primates installé en Guinée française. Là, il réussit à inséminer trois guenons avec du sperme humain. Mais aucune des trois femelles n’est tombée enceinte.

   D’autres sources citent des expériences d’hybridation menées en Chine dans les années 1960. Après insémination, une guenon serait ainsi tombée enceinte, sans que la grossesse ait pu être menée à son terme.

   On rapporte également qu’une autre tentative aurait été entreprise aux États-Unis, dans les années 1920. Non seulement la femelle chimpanzé serait tombée enceinte, mais elle aurait accouché d’un bébé vivant, que les scientifiques n’auraient pas gardé.

  Dans les années 1970, c’est un singe savant, nommé Oliver, qui alimente la rumeur. Ce chimpanzé de cirque serait le produit d’une hybridation entre l’homme et le singe.!!! L’étrange comportement de cet animal avait semé le doute

  Mais des examens révèlent qu’Oliver possède le même nombre de chromosomes que tout autre singe. Il n’est donc pas le premier  »humanzee ».hybride( <= Singe  » Oliver  » 

Le syndrome de…..

….la cabane ?cabane

     Le déconfinement post-coronavirus a refait parler du   syndrome de la cabane. Cette affection très peu connue du grand public avait pourtant été décrite il y a plus d’un siècle et demi aux États-Unis.

    Depuis quelques temps, les règles imposées par l’épidémie liée au covid-19 se sont assouplies. Actuellement, tout citoyen français peut sortir de chez lui sans devoir fournir une attestation et se déplacer librement dans tout l’hexagone, en respectant quand même certaines précautions sanitaires. La vie des habitants commence à reprendre un rythme plus familier, les commerces ouvrent à nouveau, les enfants retrouvent le chemin de l’école. Toutefois certaines personnes au lieu de se réjouir de ce retour à la normale ont sombré dans une sorte de dépression appelée le syndrome de la cabane.

    Le syndrome de la cabane (également appelé le syndrome de l’escargot) se manifeste  par la peur de sortir de son lieu de confinement. Cette affection n’est pas liée spécifiquement au covid-19, elle a été pour la première fois décrite peu de temps après la ruée vers l’Or qui a débuté en 1848 aux États-Unis : 

     À cette époque, les hommes partaient pendant plusieurs mois pour chercher de l’or dans des contrées isolées. Les conditions de vie étaient rudimentaires et les habitations se limitaient souvent à une petite cabane faite de  » bric et de broc  ».Résultat d’images pour illustrations cabane de chercheur d'or au 19 ème siècle À leur retour à la civilisation, ces chercheurs d’or avaient souvent bien du mal à revenir à leur ancienne existence. Le contact avec autrui était particulièrement difficile à gérer et une nostalgie de leur ancienne vie les poussait parfois à la dépression.

 

Décès de Mr Barthélemy Thimonnier….

Bien que les commentaires soient  » ouverts  » , Ils ne sont ni utiles ni  conseillés : Je suis habitué !
    » Mort de B . Thimonnier  » , c’est bien beau , mais…..Qui était ce monsieur ? Pourquoi en  » parler ‘? 
                                  __________________________________________
     Fils d’un teinturier, Barthélemy Thimonnier naquit à L’Arbresle (Rhône) le 19 août 1793, et fit d’abord quelques études, dans sa jeunesse, à la Manécanterie (Une manécanterie désigne, à partir de la fin du XIXᵉ siècle, un type particulier de chœur d’enfants d’abord composé de garçons, rattaché à une cathédrale ou à une paroisse importante. Le chœur est géré par le clergé )  de la cathédrale de Lyon, que le cardinal Fesch réorganisait .
    Mais il dut bientôt les interrompre pour apprendre le métier  de tailleur, qu’il exerça à Amplepuis, où ses parents s’étaient installés en 1795.

     Les broderies au crochet que les fabriques de Tarare, dans les montagnes du Lyonnais, faisaient exécuter dans les montagnes du Lyonnais et du Forez lui donnèrent l’idée de construire une machine pouvant à la fois broder les étoffes et coudre les vêtements.Machines à coudre - ancienne machine a coudre gritzner allemande fonte fer forgé marqueterie couture En 1825, poursuivant toujours cette idée fixe, il vint à Saint-Etienne, où il pensait trouver plus facilement les moyens pratiques de mettre au point  son mécanisme. Quant à son état, il l’exerçait pour le compte du tailleur Sabatier, dont l’établissement était sur la place Royale.

  Thimonnier était allé se loger à l’écart, dans cette rue des Forges qui conserve aujourd’hui encore l’aspect pittoresque des anciens quartiers plus spécialement affectés aux ouvriers travaillant le fer. Là il se renfermait moins dans l’atelier où sa profession pouvait donner du pain à sa famille que dans un petit bâtiment isolé et ignoré de tous. Malheureusement, le tailleur d’habits ignorait les premières notions de mécanique, et il lui arriva ce qui arrive, dans le même cas, à une foule d’inventeurs ou plutôt de chercheurs : il négligea ses affaires, perdit son crédit, se ruina, et, de plus, s’entendit traiter de fou. Mais il ne se laissa ni abattre ni décourager, et poursuivit opiniâtrement ses essais.

Barthélemy Thimonnier

Barthélemy Thimonnier

     En 1829, il était maître de son idée, et en 1830, il prenait, à la préfecture de la Loire, un brevet d’invention pour une machine à coudre au point de chaînette. A cette époque, Beaunier, inspecteur des mines, ayant eu occasion de la voir fonctionner, comprit toute l’importance de la découverte, et emmena Thimonnier à Paris. En 1831, la maison Germain Petit et Cie montait, rue de Sèvres, pour la confection des vêtements militaires, un atelier de quatre-vingts machines à coudre, dont la direction était confiée à Thimonnier.

   Mais les ouvriers virent dans les machines de dangereux instruments de concurrence pour la main de l’homme. Une émeute les brisa, et Thimonnier fut même obligé de se cacher. L’émeute de la rue de Sèvres avait été réprimée et avait même donné lieu à des condamnations. Cependant, l’atelier était désorganisé et, pour comble de malheur, la société qui l’avait fondé dut se dissoudre quelques mois plus tard, par suite de la mort de Beaunier, qui avait chaudement épousé les intérêts de l’inventeur. Ce dernier revint à Amplepuis en 1832.

    En 1834, il retourna à Paris et travailla à façon avec sa machine, tout en cherchant à la perfectionner. En 1836, à bout de ressources, il fut obligé de revenir dans son pays à pied, sa machine sur le dos !, vivant en route de ce qu’il gagnait en la faisant fonctionner comme objet de curiosité et, de retour à Amplepuis, il en construisit et en vendit quelques unes dans les localités environnantes. Mais le nom seul de couture mécanique était une cause de défaveur ; le système n ‘eut encore aucun succès …..

 

   Selon le brevet déposé en  1845 , on constate qu’on obtenait 200 points à la minute. Magnin, de Villefranche, se chargea alors de son exploitation, et Thimonnier, associé avec lui, fabriqua dans cette ville des machines au prix de 50 francs la pièce. Bientôt après, les deux associés prirent un brevet de perfectionnement pour l’appareil couso-brodeur (5 août 1848), pouvant faire des cordons, coudre et broder toutes sortes de tissus, depuis la mousseline jusqu’au drap et au cuir, et donnant 300 points à la minute : une aiguille tournante permettait de broder les ronds et les festons sans tourner l’étoffe. La maison prit ensuite, le 9 février 1848, une  »patente anglaise  » pour son appareil, construit dès lors en métal et avec précision.

   La révolution de 1848 qui éclata peu de jours après fut un  obstacle à l’exploitation des brevets. Thimonnier passa alors quelques mois en Angleterre, où la patente fut cédée à une compagnie de Manchester, et revint en 1849.

   Envoyée à l’Exposition universelle de Londres en 1851, sa machine, par une incroyable fatalité qui , parait il s’est plusieurs fois rencontrée dans d’autres circonstances, resta entre les mains du correspondant et n’arriva qu’après l’examen du jury. Les premiers essais de perfectionnement que les Américains y avaient apportés, les machines à deux fils et à navette d’Elias Howe Résultat d’images pour elias howe, avaient pris la place et le rang qui lui revenaient surtout par droit d’ancienneté d’origine.

  Dès 1832, Thimonnier avait essayé ce dernier genre de mécanisme, et en 1856 il s’en occupait encore. Mais trente ans de travail, de lutte et de misère l’avaient épuisé. Il mourut ruiné à Amplepuis, le 5 août 1857, à quelques jours de ses 64 ans.

   Thimonnier, bien que peu  fortuné, partageait volontiers le peu qu’il avait avec les malheureux. On raconte que pour adoucir la misère d’un de ses voisins, il se levait la nuit et portait chez lui, en cachette de sa femme dont il craignait les remontrances, les provisions de son ménage.!!!!

  Ses inventions ne se limitèrent pas à la machine à coudre ; c’est lui qui eut l’idée première du  »vélocipède  » , et bien que son appareil n’ait pu être appliqué, c’est son mécanisme qui plus tard fut employé pour ces » instruments de locomotion  » ; ses amis se souvenaient encore de lui avoir entendu parler d’un moyen de souder le cuivre à froid ; mais il ne reste rien de cette découverte. 

  N.B :Thimonnier appartenait par sa mère à une famille d’inventeurs et plusieurs de ces ancêtres se firent remarquer au XVIIIe siècle  par leurs aptitudes mécaniques.

C’était le 4 juillet 1807……

  Ni commentaires ni lecteurs : SYMPA ! Bahhh , pas grave je suis habitué maintenant => j’écris ici d’abord pour moi , pour m’occuper encore quelques temps …..

Il y a donc environ 213 ans !

A Nice naissait Giuseppe Garibaldi …..

    Giuseppe (Joseph) Garibaldi est né le 4 juillet 1807 à Nice, dans la famille d’un capitaine de navire d’origine génoise. Son enfance se déroule pendant l’épopée napoléonienne.

   Héros romanesque en quête permanente d’idéal, Garibaldi est le   » pendant  » italien (et populaire) du marquis de La Fayette

 

. L’un et l’autre, à un demi-siècle de distance, ont été qualifiés  de  »Héros des Deux Mondes ».

    Mousse à 13 ans, il voyage et commence à se  passionner  pour les idées révolutionnaires. En 1833, il rejoint le mouvement  »Jeune Italie » de Giuseppe  Mazzini Résultat d’images pour Giuseppe Mazzini.

     Lors d’un soulèvement à Gênes, Mazzini lui donne  pour mission de s’emparer de la flotte sarde mais le complot est  » éventé  » et lui-même est condamné à mort par contumace..

    La chance, qui ne  l’abandonnera  » pratiquement jamais  »  tout au long de sa  vie, lui permet de s’enfuir. Il gagne alors Marseille d’où il s’embarque pour l’empire du Brésil.

L’aventure américaine :

Garibaldi,  »condottiere de la Révolution  », s’associe dans le Rio Grande do Sul, à un soulèvement sécessionniste des républicains locaux contre l’empereur du Brésil. C’est un échec. Un peu plus tard, il passe en Uruguay pour défendre l’indépendance de ce petit pays, menacée par les visées du Rosasdictateur argentin Rosas.

    En 1843  il forme une petite troupe de combattants avec des exilés italiens. Comme  uniforme, Garibaldi dote sa Légion d’un poncho et d’un bonnet de gaucho, ainsi que d’une tunique rouge inspirée de l’uniforme des ouvriers des abattoirs de Buenos Aires !

   C’est pour cette raison que les légionnaires de Garibaldi se feront désormais connaître sous l’appellation de  »Camicie rosse » (les  »Chemises rouges »).  (Mussolini puis Hitler reprendront cette idée avec, le 1er avec les  » Chemises noires », et Hitler avec  »Chemises brunes » ).

   La Légion garibaldienne, renforcée par quelques esclaves récemment affranchis, résiste à Montevideo au siège de la capitale par les troupes du dictateur argentin. Elle remporte en 1846 la victoire de Sant’Antonio qui va avoir un grand retentissement dans les milieux libéraux européens et faire connaître le nom de Garibaldi.

 Au cours de son séjour sud-américain, le   »séduisant  » combattant enlève une jeune Brésilienne mariée, de 15 ans sa cadette : Anna Maria Ribeiro de Silva A.M garibaldi, plus connue sous le nom d’Anita. Il l’épouse en 1842. Elle partagera jusqu’à la mort toutes ses aventures et lui donnera deux fils : Menotti et Riciotti, ainsi qu’une fille, Teresita.

L’aventure italienne :

   En 1848, auréolé de ses succès uruguayens, Garibaldi regagne l’Europe où viennent d’éclater les dernières révolutions de  »’ l’ère romantique  ». Bien que républicain, il met son épée au service du roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert, pour la libération de l’Italie.

    Après la défaite des Piémontais face aux Autrichiens à Custozza, le 25 juillet 1848, il tente de poursuivre le combat avec 3.000 francs-tireurs mais finit par se replier en Suisse. Là-dessus, il apprend que Giuseppe Mazzini vient de proclamer la République à Rome, au grand dam du pape Pie IX, en fuite. Il accourt avec une nouvelle troupe de volontaires.

  Il remporte la victoire contre le corps expéditionnaire français du général Oudinot Résultat d’images pour Nicolas Charles Oudinot au Janicule le 30 avril 1849 mais ne réussit pas à sauver la république romaine. À ses hommes, Giuseppe Garibaldi lance le 2 juillet 1849 la formule que reprendra Winston Churchill,( ? ) s’adressant aux Britanniques en 1940 : «Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes ! »

   Battant en retraite face aux Français, il traverse la chaîne montagneuse de l’Apennin et se réfugie dans la petite république de San-Marino. Les Autrichiens offrent l’amnistie aux légionnaires. Garibaldi et 250 réfractaires la refusent et embarquent à destination de Venise.

   Éprouvante traversée ! Anita, victime d’une blessure par balle, doit être débarquée en catastrophe dans les marais du Pô. Elle meurt par manque de soins dans une cabane de pêcheurs.

C’est à nouveau l’exil. Cette fois, Garibaldi gagne l’Amérique du Nord. Il s’embauche à New York dans une usine de chandelles puis se fait capitaine de navires marchands au Pérou. Enfin, en 1854, il rentre à Nice où se sont établis ses enfants puis achète la moitié de la petite île de Caprera, entre la Sardaigne et la Corse, pour s’y établir dans l’attente de jours meilleurs.

 » L’odeur de la poudre  » rappelle Garibaldi en 1859 lorsque le royaume de Piémont-Sardaigne entre à nouveau en guerre contre l’Autriche, en vue de chasser celle-ci de Lombardie et de Vénétie. Cette fois, grâce à son ministre Cavour, le petit roi Victor-Emmanuel II Résultat d’images pour victor emmanuel 2 bénéficie de l’appui de Napoléon 3 jpg, empereur des Français.

  Pendant que les armées régulières s’affrontent à Magenta et Solférino, Garibaldi prend la tête d’un corps de  » chasseurs des Alpes  » ( 5.000 hommes ). Ils remportent quelques succès sur les Autrichiens à Varese, le 26 mai 1859, et à Brescia, le 13 juin 1859.

  Il aimerait bien descendre vers la Toscane pour y déclencher une insurrection mais Victor-Emmanuel II l’en empêche.

  Les hostilités s’interrompent  alors . Tandis que le Piémont-Sardaigne annexe la Lombardie et les principautés de Parme, de Modène et de Toscane, la France reçoit pour prix de ses services la Savoie et… Nice, la ville natale du héros. Garibaldi en est furieux et se retire à Caprera. Pas pour longtemps…

L’  »Expédition des Mille  » :

  En avril 1860 éclate en Sicile un soulèvement contre le roi des Deux-Siciles, établi à Naples. Garibaldi quitte son asile de Caprera et proclame  sa volonté d’unir les Deux-Siciles à la couronne piémontaise.

  Il rassemble un millier de volontaires à la chemise rouge (1089 exactement) et s’embarque à Gênes pour la Sicile, sur deux bateaux à vapeur. C’est le début de l’épique  » expédition des Mille  » . Cavour Cavourlaisse faire, avec le secret espoir qu’elle échouera…

    En débarquant à Marsala le 11 mai 1860, à l’ouest de Palerme, les Chemises rouges sont très déçues de ne pas  être accueillies par le peuple comme ils l’espéraient. Qu’à cela ne tienne. Garibaldi se proclame dictateur de la Sicile au nom du roi Victor-Emmanuel II, avec la devise :  »Italia e Vittorio Emanuele  » , puis marche sur Palerme.

  Sur la route, près du village de Calatafimi, 3.000 soldats napolitains  leurs font face. Etablis sur une éminence, ils sont armés de fusils Résultat d’images pour fusilstandis que les Chemises rouges n’ont que des mousquets mousquet  .

  Garibaldi a conscience que son destin se joue à cet endroit. Comme les Napolitains lancent des pierres en direction de sa petite troupe de légionnaires, il s’écrie :  » Voyez, ils n’ont plus de munitions ! À l’assaut ! »

La bataille de Calatafimi, avec Garibaldi

      Alors s’engage le corps-à-corps de la dernière chance. Il se solde par la victoire des Mille ! Le destin bascule. Garibaldi voit venir à lui de nouveaux volontaires. Ils sont 4.000 à l’arrivée à Palerme, capitale de l’île. Mais la garnison de la ville compte pas moins de 24.000 hommes.

     Garibaldi ,faisant semblant de battre en  retraite , attire une partie de la garnison hors de la ville puis y pénètre à la faveur de la nuit. Après çà ,comme le gouverneur décide de bombarder celle-ci avant la contre-attaque, la population se rallie à Garibaldi.!!!

  Quelques jours plus tard, Palerme  se soumet à Garibaldi et celui-ci se prépare à traverser le détroit de Messine et marcher sur Naples. Il entre dans la cité le 7 septembre 1860, au lendemain de la fuite du roi.

   Cavour sent le danger : Garibaldi, républicain et anticlérical de cœur, n’est pas l’allié le plus sûr qui soit pour Victor-Emmanuel II et la maison de Savoie ! D’autre part, une intervention de Garibaldi contre Rome risque de déclencher une intervention de l’Autriche et de la France, deux grandes puissances catholiques.

 Il décide donc de prendre les devants et de marcher sur Naples à travers les États du pape.

Garibaldi à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II(  Garibaldi saluant Emmanuel II)

    Giuseppe Garibaldi s’incline. Il chevauche à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II et, le 26 octobre 1860, à Teano, le hèle d’un  » tonitruant  » :  »Je salue le premier roi d’Italie ! » Là-dessus, le roi et le républicain font ensemble leur entrée à Naples sous les acclamations. C’en est fini du rêve républicain de Mazzini.

 Il ne reste plus qu’à légitimer par un plébiscite la soumission de l’Italie méridionale et officialiser la naissance du royaume d’Italie.

Giuseppe Garibaldi se voit offrir un titre de général, un château et les plus grands honneurs. Le président américain Abraham LincolnA. Lincoln (2) lui fait demander par l’intermédiaire de Victor-Emmanuel de bien vouloir s‘engager à son service dans la guerre de Sécession qui vient de débuter.!!!!!

  Mais le héros refuse toutes les offres. Il préfère poursuivre son combat pour Rome, sans s’apercevoir que le moment était prématuré pour priver le pape de son pouvoir séculier.

    Il lève une troupe pour partir à la conquête de la Ville éternelle. C’est  »le pas de trop  » . Victor-Emmanuel II ne peut tolérer plus longtemps que sa toute fraîche autorité royale soit ainsi bafouée.

  Les troupes régulières défont la Légion garibaldienne à Aspromonte le 29 août 1862. À vrai dire, l’engagement dure à peine un quart d’heure et Garibaldi, légèrement blessé, n’insiste pas. Capturé, il est aussitôt pardonné et relâché. Il ne lui reste plus qu’à se réfugier dans son île de Caprera, entouré de sa famille et de ses admirateurs du monde entier.

   Garibaldi tente encore de  » jouer sa partition  » en 1866, lors de la guerre entre l’Autriche et la Prusse, alliée à l’Italie. Puis, l’année suivante, pour la énième fois, il lève une Légion de Chemises rouges et se lance à l’attaque du réduit romain.

  Il est battu par les troupes françaises et pontificales à Mentana, le 3 novembre 1867, à nouveau arrêté par le gouvernement italien et presque aussitôt libéré.

L’aventure française

  En 1871, l’unité italienne est achevée. Garibaldi, alors âgé de 64 ans, va-t-il enfin prendre du repos ? Non !

   Quand est renversé l’empereur Napoléon III, Garibaldi met son épée au service des républicains français, en lutte contre l’envahisseur allemand. Il se rend à Tours avec ses deux fils mais est mal accueilli par les officiers dont aucun n’accepte de combattre sous ses ordres.

   Heureusement,   Léon Gambetta L.Gambetta, qui a pris en main la Défense nationale, lui fait une offre généreuse en lui confiant le commandement de 10.000 tirailleurs de l’armée des Vosges.

Joseph Garibaldi âgéÀ leur tête, il va reprendre Dijon aux Prussiens. Ce sera la seule victoire obtenue par les armées de la jeune République ! Elle ne suffira pas à renverser le cours du destin. La France, vaincue, signera le traité de Francfort.

   Giuseppe Garibaldi est élu au début de l’année suivante comme député de la Côte-d’Or, de Paris, d’Alger et de Nice sans s’être porté candidat dans aucune de ces circonscriptions. Mais à Bordeaux où siège provisoirement la nouvelle Assemblée nationale, il est insulté par les députés de la majorité conservatrice qui lui reprochent en particulier son soutien au séparatisme niçois.

      Son élection est invalidée au motif qu’il est étranger et du coup, Victor Hugo V.Hugo, lui-même élu député, démissionne de son mandat en guise de soutien à celui dont il dit : «Cet homme est une puissance».

Giuseppe Garibaldi se retire définitivement à CapreraCaprera

où il rédige ses mémoires et meurt le 2 juin 1882.