Le syndrome de…..

….la cabane ?cabane

     Le déconfinement post-coronavirus a refait parler du   syndrome de la cabane. Cette affection très peu connue du grand public avait pourtant été décrite il y a plus d’un siècle et demi aux États-Unis.

    Depuis quelques temps, les règles imposées par l’épidémie liée au covid-19 se sont assouplies. Actuellement, tout citoyen français peut sortir de chez lui sans devoir fournir une attestation et se déplacer librement dans tout l’hexagone, en respectant quand même certaines précautions sanitaires. La vie des habitants commence à reprendre un rythme plus familier, les commerces ouvrent à nouveau, les enfants retrouvent le chemin de l’école. Toutefois certaines personnes au lieu de se réjouir de ce retour à la normale ont sombré dans une sorte de dépression appelée le syndrome de la cabane.

    Le syndrome de la cabane (également appelé le syndrome de l’escargot) se manifeste  par la peur de sortir de son lieu de confinement. Cette affection n’est pas liée spécifiquement au covid-19, elle a été pour la première fois décrite peu de temps après la ruée vers l’Or qui a débuté en 1848 aux États-Unis : 

     À cette époque, les hommes partaient pendant plusieurs mois pour chercher de l’or dans des contrées isolées. Les conditions de vie étaient rudimentaires et les habitations se limitaient souvent à une petite cabane faite de  » bric et de broc  ».Résultat d’images pour illustrations cabane de chercheur d'or au 19 ème siècle À leur retour à la civilisation, ces chercheurs d’or avaient souvent bien du mal à revenir à leur ancienne existence. Le contact avec autrui était particulièrement difficile à gérer et une nostalgie de leur ancienne vie les poussait parfois à la dépression.

 

Helen Keller :

 

 

Helen Adams KellerH.Keller était une écrivaine, activiste et conférencière américaine.

   Fille du capitaine Arthur Keller, militaire en retraite éditeur de journaux, et de sa femme Kate, Helen fut victime, vers l’âge de 19 mois, d’une maladie infantile diagnostiquée à l’époque comme  »fièvre cérébrale » (plus probablement une scarlatine) qui la laissa sourde, muette et aveugle.

     L’arrivée d’Annie Sullivan chez les Keller, le 3 mars 1887 (« le jour le plus important dont je puisse me souvenir », selon Helen) marqua le début d’un processus  »miraculeux » qui devait mener la jeune fille d’un état quasi- sauvage au diplôme « cum Laude » (avec les félicitations du jury) du prestigieux Collège Radcliffe  17 ans plus tard.

     Encore étudiante, elle avait commencé une carrière d’écrivaine qui dura toute sa vie.

   Son ouvrage le plus célèbre,  »The Story of My Life, » (1903) ( »L’histoire de ma vie », disponible en France sous le titre « Sourde, muette et aveugle » ) a été traduit en plus de 50 langues mais on lui doit également un dizaine d’autres ouvrages ainsi que de nombreux articles pour la presse.

    Au cours des 50 années qui suivirent, Helen Keller se consacra au  »service de l’humanité », luttant pour les droits des femmes, des ouvriers, des minorités et devint une sorte d’ambassadrice mondiale des faibles et des opprimés.

   Le premier hommage cinématographique est un film muet datant de 1919, intitulé « Deliverance ».
   Plus tard, la pièce de théâtre « The Miracle Worker », adapté de l’autobiographie d’Helen Keller, donne lieu à plusieurs films, dont « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn en 1962.       Aucun de ces films, avant une adaptation de Disney sortie dans les années 2000, n’aborde sa vie militante.!
   En 2005, le film bollywoodien « Black » de Sanjay Leela Bhansali est largement inspiré de l’histoire d’Helen Keller.

? Vrai ..30 millions de chinois …

….. vivraient dans des grottes :grotte chinoise 1

    Vivre dans une grotte ?

     Il semblerait que ce soit passé de mode depuis l’Homme des cavernes… Erreur ! De nos jours, 30 millions (!) de Chinois vivent dans des grottes aménagées à même le flanc des montagnes. Une statistique incroyable mais, semble – il, bien authentique.

Vivre parmi les rochers

     La vie moderne et son confort… beaucoup de Chinois semblent avoir  » fait une croix dessus  », en choisissant de vivre dans des grottes.?

    En effet, dans certaines régions du Nord de la Chine , comme le Shaanxi, le Gansu, le Shanxi et le Henan , de véritables cités troglodytes hébergent des dizaines de millions de citoyens ! de l’  »empire du Milieu » (on compte environ 30 millions de Chinois qui vivent dans de telles demeures).

   Nommées   » yaodong » , en mandarin, ces habitations ont une structure en voûte de plein cintre et datent, pour certaines d’entre elles, de la dynastie Han (-206 à 220).
   Par la suite, ces demeures connurent leur apogée durant les dynasties Ming (1368 à 1644) et Qing (1644 à 1912).

  Plus récemment, Mao ZedongMao lui-même a séjourné dans ce type d’habitations, au cours des années 1930, tandis que la Longe Marche avait pour destination la ville de Yan’an.

   » Pour vivre heureux, vivons cachés  » …..

    Comme on peut le supposer, la plupart de ces grottes contiennent le strict minimum pour permettre à leurs habitants de vivre à l’abri (pour, environ, une vingtaine d’euros par mois).!

     D’autres ,par contre , sont aménagées et équipées de l’électricité  et  de l’eau courante…..
       Enfin, il existe des  »grottes de luxe » grandes d’environ 70 mètres carrés (avec trois chambres et une salle de bain). En acheter une  peut  coûter près de 35 000 dollars !  Ce dernier modèle est toutefois bien loin des préoccupations des personnes qui habitent, pour la plupart, les yaodong. Très âgées, dans leur grande majorité, celles-ci vivent de manière très frugale et n’envisagent absolument pas de quitter leur logis.   ( Inversement, des citadins sont très ouverts à l’idée de faire l’expérience de la vie dans une grotte ) .
  Pour eux, il suffit de débourser près de 200 yuans (soit 25 euros) pour passer un mois dans le creux de la roche.

Le prix du dépaysement…….. lol 

Un rat ..

…...de cave …Ce n’est pas seulement ratcet animal peu aimé ….

C’est aussi un objet très ancien qui était utiliser pour  » s’éclairer  » . Le mot ferait référence à deux systèmes d’éclairage à la bougie . Il s’agit soit d’une bougie très fine et longue Résultat d’images pour rat de cave bougieenroulée sur elle-même , soit d’un bougeoir très stable et pratique  à transporter . Ce second modèle était constitué d’un socle solide et d’une structure en spirale ( d’où le nom  de  » queue de cochon  » donné à l’objet dans certaines régions  ) rat de cave , à l’intérieur de laquelle on plaçait la bougie qui ainsi était maintenue bien en place en plus , elle était fixée sur une vis mobile qu’on faisait tourner  au fur et à mesure  que la cire fondait . Généralement , le rat – de – cave  avait aussi sur le côté une anse fine et longue qu’on pouvait accrocher en hauteur Résultat d’images pour lampe '' rat - de - cave ''

Passionnant n’est ce pas ? !

A un de ces jours peut-être …..

Supplice des éléphanteaux…..

….. » à touristes  »!

    Attachés ,brutalisés et maltraités ….Une vidéo dévoilant les sévices infligés à des éléphanteaux destinés à être employés dans l’industrie du tourisme en Thaïlande a été révélée par le groupe britannique de défense des animaux  » World Animal Protection . Pour le vétérinaire de l’ONG Jean Schmidt – Burbach , la technique dite de  » l’écrasement  » , utilisée pour le dressage initial des éléphants dans certains centre du pays est un processus  » intrinsèquement cruel  » 

     » D’abord, les bébés éléphants doivent être séparés de force de leurs mères, raconte le médecin, puis ils sont soumis à un processus d’entraînement intensif. Le but est d’obtenir une domination complète sur l’éléphanteau grâce à un mélange de punition, de contraintes mais aussi de récompenses.  » Pour ce spécialiste de la condition animale, ces pratiques entraînent des  » dommages physiques et psychologiques  », avec comme principal objectif de faire comprendre à l’éléphant que  » désobéir aux humains est douloureux  ».

   Selon le WAP, l’importante demande en promenades à dos d’éléphant ainsi que pour des interactions directes avec l’animal  » comme les baignades et le toilettage  », pousserait les dresseurs à exercer ces sévices. L’organisation en appelle donc au gouvernement thaïlandais et au monde du tourisme afin d’y mettre un terme.  » Il faut que ce soit la dernière génération d’éléphants utilisée pour le tourisme commercial  », insiste Jan Schmidt-Burbach.

Ces trésors toujours…..

…. cachés en France qui  n’auraient jamais été retrouvés…..?

1 - Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l'or

1 ) Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l’or

   L’imposant château de Nantouillet, dans la petite ville du même nom, illustre l’orgueil de son bâtisseur, le cardinal Antoine Duprat Résultat d’images pour cardinal antoine duprat . Ce dignitaire, proche de François Ier, rêvait, dit-on, de devenir… pape ! Sa fortune, 400000 écus, devait lui permettre d’acheter le vote des cardinaux. Mais le roi s’y serait opposé. L’argent de l’élection n’a donc pas quitté Nantouillet. Selon une légende locale, il dormirait dans des tonneaux tonneau or , au fond des souterrains du château.

   

2 - Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

2 ) Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

   Dans ce château de la Renaissance se cache peut-être un chef-d’œuvre du XVIIIème siècle. Une toile disparue de Louis David, qui a peint Marat assassiné.          En1793, l’artiste aurait réalisé le portrait d’un autre député montagnard, Louis Michel Le Peletier, sur son lit de mort L.M Pelletier . Pendant des années, les Parisiens peuvent admirer le tableau, exposé aux Tuileries. Puis, en1826, David le revend à la fille du député, Suzanne. Et on en perd alors la trace. Celle-ci, royaliste convaincue, a-t-elle détruit ce portrait par honte des opinions révolutionnaires de son père ? Un des arrière-petits-enfants de Louis Michel Le Peletier évoque une autre hypothèse:  » La tradition familiale assure que Suzanne a dissimulé le tableau  » honni  » de David dans l’épaisseur des murs de Saint-Fargeau.  »  Ce descendant n’est autre que l’écrivain Jean d’Ormesson  Résultat d’images pour Jean d'Ormesson,!  qui a souvent rêvé, dans ce château où il séjournait, à cet incroyable trésor…

 

3 - Argelès, sa plage, ses lingots…

3 ) Argelès, sa plage, ses lingots

     La plage d’Argelès-sur-Mer : La rumeur attachée à ce lieu, fait que  de curieux vacanciers oublient parfois de regarder la mer et marchent les yeux rivés sur le sable. Ils connaissent la rumeur :  Elle naît en février 1939, lors de l’exil des républicains d’Espagne après leur défaite contre le général Franco. Des camions franchissent la frontière, remplis d’une partie des réserves d’or de la Banque d’Espagne. Ce trésor de guerre doit être évacué vers des pays alliés, notamment au Mexique. Mais, dit-on, l’un des camions est détourné et son chargement est enterré là, à Argelès-sur-Mer. Est-ce pour le retrouver que la plage est ratissée une première fois, à l’été 1939 ? Ou qu’un étrange bulldozer retourne nuitamment son sable en 1953 ? Aujourd’hui encore, des chasseurs de trésor viennent se promener ici …même si des historiens (comme la Catalane Assumpta Montellà) assurent qu’en réalité tous les convois sont arrivés à bon port.

4 - Dans la forêt, une cloche remplie d'or

4 ) Dans la forêt, une cloche remplie d’or….

   Les ruines de l’abbaye cistercienne de Mazan suscitent depuis un siècle et demi la convoitise des chasseurs de trésor. Les moines y auraient caché, avant l’arrivée des révolutionnaires, une cloche pleine de pièces d’or. En laissant un indice : la cachette est visible, en regardant vers la forêt, à travers l’œil-de-bœuf de l’église… Facile, non ? ( de trouver l’œil de bœuf ! )

5 - Le jackpot serait près de l'office du tourisme

5 ) Le jackpot serait près de l’office du tourisme

   Sous leurs maisons à colombages, les sous-sols du Vieux Mans abritent des caves fort anciennes. Et de drôles d’histoires… Dans la nuit du 24 septembre 1792, la mère supérieure du couvent des ursulines enterre cinq coffres remplis de couverts d’argent et de pièces d’or. Le couvent n’existe plus. Et le trésor, qu’est-il devenu ?

6 - La dot des vierges de Verdun

6 ) La dot des vierges de Verdun

   On raconte qu’en 1792, à Verdun, des jeunes filles trop proches des soldats prussiens ,avant d’être arrêtées et guillotinées , ont caché leur fortune . Une certaine Anne Watrin (Anne Watrin est décédée, à l’âge de 103 ans ) aurait ainsi enterré 10 000 livres dans 12 cachettes à travers la ville…

7 - La chartreuse n'a pas livré son secret

7) La chartreuse n’a pas livré son secret

   Avant 1789, la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon disposait, dans un coffre, de  » 120 pièces d’or, 935 pièces d’argent  »  et bien d‘autres merveilles. Mais, en 1792, les révolutionnaires chargés de confisquer ces biens ne les ont pas trouvés. Où sont-ils ? À proximité du couvent, aujourd’hui centre culturel ? On peut toujours y rêver en se promenant dans ce joyau architectural ! 

 

8 - Un trésor de guerre vendéen ?

8 ) Un trésor de guerre vendéen ?

   Dans l’Ouest, la bataille de Savenay est restée célèbre. Le 23 décembre 1793, l’armée vendéenne est mise en déroute par les troupes républicaines. Mais elle n’a peut-être pas tout perdu : des témoins ont vu, les jours suivants, des soldats vendéens en déroute enfouir leurs bourses aux alentours de la ville

9 - Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

9 )  Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

   Les souterrains de l’austère citadelle de Montmédy, à la frontière belge, cachent-ils des colliers, des diamants, des bracelets ? Ce trésor étincelant y serait dissimulé depuis    1791… Le 20 juin de cette année-là, Louis XVI, Marie-Antoinette et le dauphin quittent Paris. Leur objectif est de rejoindre la citadelle de Montmédy, où les attendent des troupes royalistes. Mais, on le sait, le roi et ses proches n’atteindront jamais cette impressionnante place forte datant du XVIe siècle. Ils seront arrêtés en chemin, le 21 au soir, à Varennes, et reconduits aussitôt à Paris.    En revanche, un homme a, dit-on, rejoint la citadelle. C’est le coiffeur favori de la reine, Léonard Autié Description de cette image, également commentée ci-après , parti en éclaireur avant le convoi royal. Marie-Antoinette lui aurait confié une partie de ses bijoux. En apprenant l’échec du plan royal, de peur d’être arrêté, le coiffeur s’en serait délesté à Montmédy… Où ? Peut-être dans les souterrains, ou dans le puits, profond de 82 mètres, percé au centre de la citadelle.    À l’office de tourisme, on explique que ce puits a déjà fait l’objet de plusieurs fouilles, malheureusement infructueuses.

10 - Quand Yvelines rime avec Vikings

10 )Quand Yvelines rime avec Vikings

    L’île de Villennes-sur-Seine abrite une centaine de villas cossues. On l’appelait même, dans les années 1950,  » l’île aux milliardaires  ». Pourtant, cette dénomination pourrait faire référence à une affaire beaucoup plus ancienne. Les habitants de cette commune des Yvelines ne savent pas toujours qu’une histoire de trésor est accrochée à leur terre. Et quel trésor ! Il y aurait été enterré sur l’île, en 845, par les Vikings, après deux pillages à Poissy et Meulan. Il est alors presque rituel pour les nouveaux propriétaires de donner un petit coup de pioche dans leur jardin, histoire de tenter leur chance. La version locale du Loto, en somme lol …

11 - Au fond de l'océan atlantique dort une caisse d'or…

11) Au fond de l’océan atlantique dort une caisse d’or…

   En 1940, face à l’avancée des troupes allemandes, le ministre des Finances décide de faire évacuer 736 tonnes d’or de la Banque de France vers les Antilles et les États-Unis.       Parmi les centaines de caisses de métal jaune qui transitent par Brest, l’une tombe à l’eau, semble-t-il, entre le fort du Portzic et le quai de Laninon. Après guerre, des plongeurs de la Banque de France explorent le fond, sans succès. La caisse a-t-elle été retrouvée et subtilisée ? Dort-elle toujours au fond de l’océan ? Mystère… de Brest.

12 - Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

12 ) Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

   En 1570, alors que les affrontements entre protestants et catholiques font rage, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val, charmante cité médiévale, décident de cacher les précieuses cloches de bronze de leur église. Et ils en donnent une localisation précise !       Selon un mémoire daté de 1755 et rédigé par un frère de Saint-Antonin, elles sont  » sous les maisons de madame Alliez, rue de la Place, et de monsieur Bardon sous la Grande Rue  » . Hélas, ces demeures ont disparu depuis. Sans doute se trouvaient-elles vers l’actuelle place de la Halle. Pour tout compliquer, une légende concurrente raconte que les cloches de Saint-Antonin ont été cachées non pendant les guerres de religion, mais à la Révolution, en 1792. Dans cette version-là, l’adresse de la cachette reste cependant la même …..et donc tout aussi caduque.

13 - Le magot de Mandrin est éparpillé

13 ) Le magot de Mandrin est éparpillé…..

    Où est passé le trésor de Louis Mandrin ? Le célèbre bandit, qui se livrait à la contrebande au 18ème siècle, a été arrêté et exécuté en 1755 sans révéler où était cachée sa fortune. On raconte, dans son Dauphiné natal, qu’il l’aurait dissimulée dans au moins deux cachettes. La première serait située aux abords de sa maison d’enfance, au coeur de la petite ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ; la deuxième serait à l’intérieur du château de Rochefort, en Savoie, où le brigand a été arrêté.    Pour Didier Audinot Résultat d’images pour didier audinot , un historien qui a consacré une dizaine d’ouvrages aux trésors de France, ces  » planques  » sont plausibles. Une troisième piste mène à la combe des Malavaux, en Auvergne, à quelques kilomètres de Vichy, aujourd’hui occupée par une carrière… Et une quatrième à la forêt du Vercors, où Mandrin aurait enfoui quelques caisses d’or !

Auvergne !  J’y vis ! Peut-être devrais- je y aller voir  ? lol 

La  » machine de Marly  » :

   Si quelqu’un désire lire ce billet : Bon courage ! lol ( moi , j’ai aimé l’écrire et chercher )

  La machine de Marly est un gigantesque dispositif de pompage des eaux de la Seine destiné à l’alimentation hydraulique des jardins du château de Marly et du parc de Versailles.

    Construite entre 1681 et 1682, sous le règne de Louis XIV, à Bougival, par le maître charpentier et mécanicien liégeois Rennequin Sualem  Rennequin-Sualem (2), d’après le projet d’Arnold de VilleRésultat d’images pour arnold de ville , elle s’inspirait des machines d’exhaure des mines de Liège et du Harz, ce qui en faisait l’une des machines les plus complexes de son temps. Elle fonctionna 133 ans, mais ne parvint jamais longtemps à fournir le débit attendu, et fut remplacée, en 1817, par plusieurs pompes successives plus performantes, jusqu’à des électro-pompes en 1968.

 » Cette machine immense qui frappe d’étonnement tous ceux qui la voient, par l’énormité de sa construction, est une grande chose qui fera toujours un honneur infini à son Inventeur, malgré ses défauts.  »
  Diderot, ( Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers )

    Dès la construction du château et du parc de Versailles s’était posé le problème de l’approvisionnement en eau. Le site choisi par Louis XIV

Louis 14

Louis 14

sur un ancien pavillon de chasse de Louis XIII était loin de toute rivière et en hauteur. La volonté du roi de disposer d’un parc avec toujours plus de bassins, de fontaines et de jets d’eau marquera son règne par l’extension ou l’amélioration presque permanente du système d’adduction d’eau avec la construction de nouvelles pompes, aqueducs et réservoirs pour aller chercher toujours plus d’eau, toujours plus loin.
  Hydraulique du parc du château de Versailles:
L’idée d’amener l’eau de la Seine jusqu’à Versailles était déjà dans l’air. Mais plus que la distance ( le fleuve se situe à près de 10 km du château ) se posait le problème du dénivelé à franchir( près de 150 mètres ). Depuis 1670, Colbert s’était opposé à plusieurs projets, dont celui de Jacques de Manse, tant pour des raisons de faisabilité que de coût.
  Mais Arnold de Ville (1653-1722), un jeune et ambitieux bourgeois de Huy dans le pays de Liège, qui avait déjà fait construire une pompe à Saint-Maur, réussit à présenter au roi son projet pour pomper les eaux de la Seine pour le château du Val en forêt de Saint-Germain, en assurant pouvoir faire de même pour alimenter Versailles. Cette machine, sorte de modèle réduit de ce que pouvait être la machine de Marly, ayant été mise en œuvre avec succès, le roi accepta alors de lui confier la réalisation d’une machine sur la Seine pour approvisionner les jardins de Versailles, mais aussi ceux du château de Marly ( alors en construction ).

  La machine  se trouve à 7 km au nord du château de Versailles et à 16,3 km à l’ouest de Paris centre, sur la Seine Les anciennes machineries des pompes et les bâtiments d’administration ont été situés à Bougival ; les puisards, les chevalets, l’aqueduc et les réservoirs ont été situés à Louveciennes. Un réservoir se trouve toujours à Marly-le-Roi.
    Entre Port-Marly et Bezons, la Seine est, sur sa longueur, divisée en deux bras par une suite d’îles et d’atterrissements que l’auteur propose de réunir par des digues de charpente, afin de  former comme deux lits de rivière parallèles, sans communication, sur plus de dix kilomètres de longueur. En travers du bras de gauche, un peu au-dessous du petit village de la Chaussée, en aval de Bougival, est établie une pompe avec machine hydraulique, refoulant l’eau de la rivière jusqu’au sommet du coteau qui borde la Seine 
  Le barrage de Bezons et la machine ont ainsi créé sur la rivière une chute de 3,10 m qui est utilisée par les roues hydrauliques

Digue de Chatou( digue de Chatou )

Seine entre Bezon et marly

( La Seine entre Bezons  et Marly ) 

   Pour imaginer  et construire cette machine, Arnold de Ville,( qui n’avait pas les compétences techniques ), fit appel à deux Liégeois, le maître charpentier et mécanicien Rennequin Sualem (1645-1708) et son frère Paulus. Il avait déjà travaillé avec eux pour une pompe au château de Modave et Rennequin Sualem était le concepteur de la pompe du château du Val. L’ensemble des travaux, chenal et digues sur la Seine, construction de la machine et du réseau d’aqueducs et de bassins, dura 6 ans. Le site choisi sur la Seine fut celui de Bougival (à hauteur des actuelles écluses de Bougival)
      Assez loin en amont, ColbertColbert fit canaliser une partie de la Seine en reliant les îles par des digues depuis l’île de Bezons et séparant ainsi le fleuve en deux bras, un bras occidental laissé à la navigation et un bras oriental destiné à alimenter la machine en créant un rétrécissement et une chute artificielle d’un à deux mètres pour entraîner les 14 roues à aubes de la machine.
    La construction allait mobiliser 1 800 ouvriers et nécessiter plus de 100 000 tonnes de bois, 17 000 tonnes de fer et 800 tonnes de plomb et autant de fonte.
   Une légende  prétend  que les pièces et les matériaux ont été importés du pays liégeois. En réalité ,  seules des manivelles furent réalisées par les frères Cox ( cousins des Sualem) . Arnaud de Ville tenta également, pour augmenter son profit financier, de faire fabriquer par son père, à Huy, des corps de pompes, mais ceux-ci ne convinrent pas. Le bois ayant servi à la construction de la plate-forme et des roues de la machine, pour l’endiguement entre les îles ou pour les bâtiments, fut pris dans les forêts environnantes, le fer  vint du Nivernais, puis de Champagne et la plupart des tuyaux de fonte furent produits en Normandie.
    Un grand nombre de Wallons vinrent travailler sur le chantier. Ils possédaient un savoir-faire acquis par les travaux d’hydraulique dans les mines. Beaucoup s’exilèrent aussi à cause des difficultés économiques rencontrés alors dans une Wallonie qui avait été ravagée par les guerres . Illettrés, les frères Sualem étaient  d’une famille de maîtres-charpentiers des mines de Liège. Ils avaient travaillé pour les mines du comte d’Arenberg et pour celles de l’abbaye du Val-Saint-Lambert, à Liège. Ils firent aussi venir des membres de leur famille, charpentiers ou menuisiers. Les frères Sualem étaient les seuls à maîtriser le mécanisme de commande à distance, la  »  feldstange  » nécessaire au bon fonctionnement de la machine de Marly. Les principaux artisans qui ensuite assureront son entretien seront d’ailleurs ces Wallons.

  Illustration de la machine  : illustration machine Marly
Le chantier débuta en juin 1681 par la canalisation de la Seine. La construction de la machine commença à la fin de 1681. Le mi- juin 1682, une démonstration réussie se déroula en présence du roi. L’eau put être acheminée en haut du coteau. La machine fut inaugurée le 13 juin 16844 par Louis XIV et sa cour. L’aqueduc de Louveciennes fut achevé en 1685 et l’ensemble des travaux, , en 1688.
    Le coût total du chantier fut de 5,5 millions de livres tournois. Il comprenait les travaux de construction de la machine proprement dite (3 859 583 livres), des bâtiments, des aqueducs et bassins, la fourniture des matériaux, les salaires des ouvriers et artisans (Rennequin Sualem était le mieux payé avec 1 800 livres par an).
   Après la fin des travaux et la démonstration réussie, Rennequin Sualem fut nommé Premier ingénieur du Roy par Louis XIV et anobli. Au roi, qui lui demandait comment il avait eu l’idée de cette machine, Rennequin répondit en wallon:  » Tot tuzant, sire   » ( » En y réfléchissant, sire  »). Arnold de Ville gagna beaucoup d’argent dans la réussite de cette machine et en profita pour se  » hisser  » dans l’aristocratie …..

   Actionnées à  » 3 révolutions par minute  » par le courant de la Seine et la chute d’eau artificielle créée, 14 (le « chiffre » du roi) grandes roues à aubes de 12 mètres de diamètre entraînaient des pistons refoulants.

     Par un système de balancier et de chaînes, chaque roue actionnait ainsi en continu 8 pompes immergées dans la Seine et une série de pompes situées aux niveaux supérieurs4 sur les 700 mètres du coteau. La dénivellation était trop forte, plus de 150 mètres, pour faire monter l’eau d’un seul jet  jusqu’à l’aqueduc. Les cuirs des pistons n’auraient pas résisté à la pression de 15 bars, il fut donc nécessaire de diviser la montée en trois paliers de 50 m avec deux puisards qui furent creusés à 48 m et 99 m au-dessus du fleuve et deux bassins intermédiaires, eux-mêmes munis de pompes. Chaque roue à aube était munie d’un  » varlet  » qui, pivotant autour d’un axe vertical, transformait le mouvement parallèle au fleuve des roues en un mouvement perpendiculaire4. Celui-ci actionnait alors des doubles tringles en fer maintenues par des balanciers, eux-mêmes fixés sur un chemin de bois continu comprenant des chevalets, innovation principale de la machine et qui actionnaient les pompes intermédiaires sur le coteau.
   La partie amont des transmissions s’arrêtant à la station intermédiaire dite de mi-côte était appelée transmission des petits chevalets. La partie d’aval montant jusqu’à la station intermédiaire supérieure s’appelait transmission des grands chevalets. Elle actionnait aussi au passage un ensemble de pompes à la station de mi-côte. La machine comptait au total plus de 250 pompes. La puissance théorique de la machine était de 700 chevaux environ et son débit théorique maximal de 6 000 m3 (6 millions de litres) par jour.
   L’eau effectuait sa dernière remontée dans la tour du Levant, haute de 23 mètres et construite par Mansart au sommet du coteau de Louveciennes.
Une vidéo sur l’histoire de l’acheminement de l’eau à Versailles  par le site du château de Versailles montre de plus amples détails: 

  La tour du Levant Tour de levantétait l’extrémité septentrionale de l’aqueduc de Louveciennes (appelé aussi aqueduc de Marly) qui acheminait l’eau par simple gravité sur 640 mètres à son autre extrémité, la tour du Jongleur ou du Couchant,Tour du couchant haute de 12 mètres, d’où elle était déversée par un siphon jusqu’au regard du Jongleur, qui répartissait l’eau vers les réservoirs destinés aux jardins du château de Marly et ceux pour Versailles. Depuis ces derniers, un aqueduc souterrain, dit de Picardie ou de Marly, long de 6 km acheminait l’eau, toujours par gravité, vers ce qui était alors nommé la « montagne » de Picardie dans un bassin homonyme. De là, un autre aqueduc,  » mur de Montreuil  » , acheminait l’eau jusqu’au mont de Montbauron, une hauteur de Versailles où quatre réservoirs avaient été construits qui recueillaient aussi les eaux des étangs dit inférieurs, situés au sud du château. Des tuyauteries enterrées partaient de Montbauron vers les réservoirs  intermédiaires du parc situés sous le parterre ou au-dessus de l’aile Nord.
   Le stockage continue de fonctionner de nos jours à Montbauron, fournissant une heure de réserve d’eau pour l’alimentation des grandes eaux de Versailles .

   Cette machine est souvent considérée comme   » la plus complexe du XVIIe siècle   » . En plus des artisans wallons, plus d’une soixantaine d’ouvriers assuraient jour et nuit son fonctionnement et entretien. Il y avait des charpentiers, des menuisiers, des plombiers ou de simples poseurs de tuyaux, des forgerons mais également des gardes. Les frères Sualem resteront chargés du bon fonctionnement des pompes, tringles et autres mécanismes jusqu’à leur mort, Paulus en 1685 et Rennequin en 1708 
   Très bruyante, la machine fonctionnait sans cesse, jour et nuit sauf lors des crues, des basses eaux ou en hiver si la Seine venait à geler. En amont, un dispositif de brise-glaces et un   » dégrilleur   » furent installés pour éviter la dégradation des aubes.
    Avant même son achèvement, une organisation administrative fut mise en place pour gérer la machine. Louvois, qui venait d’être nommé Surintendant des Bâtiments du roi à la mort de Colbert, nomma Joachim Cochu avec le titre de Contrôleur des bâtiments du roi. Homme de confiance de Louvois, son rôle était de surveiller les travaux et d’autoriser les paiements. Louvois lui demanda aussi de surveiller Arnaud de Ville !.         Ensuite, et pendant une trentaine d’années, Cochu allait administrer l’établissement responsable de la machine de Marly. La totalité du site sur le coteau fut enclos, des logements, des ateliers et des réserves, à l’écart du village de Bougival, furent construits sur le site pour héberger artisans, ouvriers et gardes.
    La machine de Marly devait initialement fournir 6 000 m3 par jour pour une puissance théorique de 700 ch. Mais en raison d’une mauvaise synchronisation du dispositif, le rendement initial n’était que de 83 % environ. Malgré l’entretien continu de la machine par de nombreux charpentiers, forgerons, plombiers ou goudronneurs, les pièces s’usaient prématurément à cause du frottement et cassaient souvent. Au-dessus des 14 grandes roues, un système anti-incendie ! permettait d’éteindre rapidement les fréquents embrasements résultant de frictions excessives sur l’axe principal des roues. La production initiale de 5 000 m3/jour chutera à 2 000 à 3 200 m3 au milieu du XVIIIème.
  Ce rendement insuffisant poussera assez rapidement à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement pour le parc de Versailles et au lancement de la construction du canal de l’Eure, canal qui ne sera cependant jamais achevé. Dès 1685, l’usage de la machine de Marly était presque entièrement réservé aux jardins du château de Marly. À partir de 1739, elle alimentera les fontaines et certains hôtels particuliers de Versailles.
   La machine était bruyante et son entretien coûteux. Le coût annuel, entre les salaires des personnes affectées à son entretien et le coût d’achat des matériaux, fer, bois, charbon, plomb ou cuir, se montait à 60 000 » livres tournois  ».
    Constituée à 90 % de bois, elle se détériora au fil des ans. On arrêta finalement de l’entretenir dans le courant du XVIIIe siècle, accélérant sa dégradation. Son rendement continuera de baisser, passant de 640 m3 par jour en 1798 à 240 m3 par jour en 1803. Sous la Révolution, on envisagea même de la détruire.
   La machine de Marly fonctionna durant 133 ans. Elle sera détruite en 1817 et remplacée par une machine   » provisoire   »

   De l’ensemble des machines installées jadis, ne subsistent de nos jours que quelques bâtiments, dont les réservoirs de Marly, le Regard du Jongleur, l’aqueduc de Louveciennes, la conduite d’eau sur le coteau de Bougival, des canalisations souterraines et des vestiges hydrauliques dans le parc de Marly, restant de la machine du roi Louis XIV, le bâtiment Charles X abritant à l’époque la machine à vapeur et le petit édifice sur la Seine, vestige de la machine de Dufrayer….

Quelques illustrations : 

Canalisation Marly( canalisation de la machine )machine 1827  ( machine en 1827 )

Machine aujourd'hui ( vue de la machine aujourd’hui ) 

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Des Renards Gavés à …..

.Mort Pour des Fourrures « Parfaites » Vendues à Gucci et Louis Vuitton.!

 

De bien tristes images publiées par le groupe activiste finlandais Oikeutta eläimille. Cette association qui lutte pour le droit des animaux vient de dénoncer un nouveau scandale de maltraitance.

      Cette association a révélé que des élevages de renards bleus utilisaient des méthodes ignobles pour produire les fourrures. Ces fourrures sont vendues à de grandes marques de la mode, à savoir Gucci, Michael Kors et Louis Vuitton.

 Ce sont des conditions de vie ignobles que subissent ces renards. Ils sont gavés au point de devenir obèses, enfermés dans des cages d’1m2 aux conditions sanitaires déplorables. Ils ont les yeux rougis à cause des infections, au point de les rendre méconnaissables… Certains pèsent jusqu’à 20 kg au lieu des 3,5 kg à l’état naturel ! Ils ne peuvent donc même plus se déplacer… Plus l’animal est gros et plus on récupère une fourrure de grande taille. Après avoir été gavé, le renard est mis au régime pour permettre à la peau de se détendre.! Puis, on attend que l’animal meure de ce traitement pour récupérer sa peau. Si l’animal tarde à mourir, les  » éleveurs  » (si c’ est le nom qu’on peut leur donner…) utilisent des méthodes encore plus radicales. Ils leur brisent le cou ou les placent dans des chambres à gaz ! Évidemment, la Finlande interdit les élevages où la souffrance animale règne. Et c’est ce que dénonce l’association  »Oikeutta eläimille  » en ayant révélé ces images atroces. 56 millions de bêtes sont tuées chaque année pour être vendues à la marque Saga Furs.

     Celle-ci les revend ensuite aux enchères où 83% des acheteurs ne sont autres que les Vuitton, Gucci ou Michael Kors, pour ne citer qu’eux. Les fermes à fourrure du monde entier élèvent et tuent 1 milliard d’animaux par an. Mais comme si cela ne suffisait pas, d’autres animaux sauvages sont aussi piégés et capturés dans la nature… Les renards ne sont pas les seuls à souffrir de la folie de l’industrie de la mode. Les visons, les chinchillas, les lapins… et même les chiens et chats sont torturés pour les « besoins » stupides de cette industrie. Il faudrait que ceux qui achètent  ces marques les  » boycottent  » mais?…..devenir un acteur passif de ces horreurs ne les dérange pas !.         Certaines marques ont d’ailleurs définitivement cessé d’utiliser la fourrure animale pour leurs vêtements. Ce sont les marques qui ont signé la Charte Officielle de l’Alliance Sans Fourrure.

Quelques photos :
l'industrie de la mode utilise la fourrure d'animaux maltraités

renard bleu obèse pour sa fourrure

renard gavé pour leur fourrure

fourrure pour vêtement animaux maltraitésrenard gavé obèse élevage fourrureélevage de renard pour fourrure devenu obèse

Pour en arriver là :

New York va retirer une statue de Theodore Roosevelt….

….. qui « représente les Noirs et les natifs américains comme assujettis »

    La statue en bronze du 26e président des Etats-Unis trône devant le Muséum américain d’histoire naturelle depuis 80 ans. Sa composition est considérée comme « raciste » par le musée et la ville.

 

La ville de New York a annoncé, lundi 22 juin, s’apprêter à retirer une statue du 26e président des Etats-Unis, Theodore Roosevelt (en fonction de 1901 à 1909) de son emplacement actuel en plein Manhattan. La sculpture trône devant une entrée du Muséum américain d’histoire naturelle, qui a demandé son retrait, selon un communiqué de l’institution .

   Cette décision s’inscrit dans le mouvement de protestation contre le racisme et les violences policières, après la mort de l’Afro-Américain George Floyd, le 25 mai, qui a déclenché un examen de conscience d’ampleur sur la question du racisme endémique aux Etats-Unis, rouvrant le débat autour des monuments célébrant l’héritage esclavagiste du pays.

Une sculpture à la mise en scène controversée

 La statue en bronze de  »Teddy » Roosevelt, qui accueille les visiteurs du Muséum depuis 80 ans, montre l’ancien président, qui fut gouverneur de l’Etat de New York avant d’accéder à la Maison Blanche, à cheval et surplombant un homme noir et un Amérindien marchant de chaque côté. Ce monument « a longtemps été l’objet d’une controverse en raison de sa composition hiérarchique », explique le musée, situé à côté de Central Park. « Beaucoup d’entre nous trouvent que la représentation des figures noires et natives et leur positionnement dans ce monument est raciste », a-t-il ajouté.

La statue de Theodore Roosevelt, surplombant sur son cheval un Amérindien et un Noir, photographiée le 17 juin 2020 à New York
La statue de Theodore Roosevelt, surplombant sur son cheval un Amérindien et un Noir, photographiée le 17 juin 2020 à New York 

     La ville de New York a répondu positivement à la demande émise par le musée, car la statue « représente explicitement les Noirs et natifs américains comme assujettis et racialement inférieurs », a expliqué le maire Bill de Blasio dans un communiqué.

   L’un des descendants de « Teddy » Roosevelt, Theodore Roosevelt IV, a expliqué soutenir cette décision : « La composition de la statue équestre ne représente pas l’héritage de Theodore Roosevelt. Il est temps d’enlever cette statue et d’aller de l’avant. » Comme le rappelle le site internet du muséum d’histoire naturelle, Teddy Roosevelt était considéré comme un progressiste défenseur de l’environnement. Le « hall de la biodiversité du musée » va d’ailleurs être renommé d’après lui. Mais il a aussi défendu des opinions racistes.

    Donald Trump,  » fervent défenseur des monuments confédérés  », a critiqué cette décision qu’il a qualifiée de « ridicule ». « Ne le faites pas ! », a-t-il écrit dans un tweet. Le milliardaire new-yorkais a récemment demandé l’arrestation des manifestants qui ont déboulonné à Washington une statue du général confédéré Albert Pike.