Un homme qui n’avait pas froid aux yeux ..

…..ni ailleurs !

Cet homme : Roald Amundsen !Résultat d’images pour Roald Amundsen…Explorateur norvégien…

      Fils d’un petit armateur, Roald Amundsen avait envie , à l’origine , d’être médecin mais il fut  saisi d’une  »vocation irrésistible   » pour l’exploration polaire.     En 1893,âgé de 21 ans,  il s’engage comme simple matelot sur un phoquier et, de 1897 à 1899, il participe à l’expédition antarctique d’Adrien de Gerlache Image illustrative de l’article Adrien de Gerlache de Gomeryen qualité de second du Belgica. Sa carrière d’explorateur s’ordonne autour de trois grandes réalisations : le forcement du passage du Nord-Ouest, la conquête du pôle Sud et la première liaison aérienne Europe-Amérique par le pôle.

En 1909  ( à 31 ans environ ) , Amundsen prépare avec enthousiasme son expédition à  destination du pôle Nord , il veut à tout prix atteindre le premier ce point  » mythique  » 

Mais, il apprend que son concurrent , Robert Peary Résultat d’images pour Robert Pearylui a volé  » la primeur  »  ! Amundsen ne se décourage pas pour autant : Puisque le Nord  » est pris  » , cap au Sud ! Et le voici qui change tranquillement de cap !Il prend pour destination l’autre pôle ! Là , il prépare sa nouvelle expédition dans le plus grand secret ( hors de question de se faire à nouveau voler le vedette !) . Deux ans plus tard , le 14 décembre 1911 Roald Engel Bregt Amundsen ( de son nom complet ) devient donc le premier explorateur à atteindre le pôle Sud ….Au court de sa carrière il fut aussi l’un des participants à l’expédition qui réalisa le premier  » hivernage en Antarctique ….Décidément, il n’avait réellement pas froid aux yeux …ni ailleurs lol 

 

Décès de Mr Barthélemy Thimonnier….

Bien que les commentaires soient  » ouverts  » , Ils ne sont ni utiles ni  conseillés : Je suis habitué !
    » Mort de B . Thimonnier  » , c’est bien beau , mais…..Qui était ce monsieur ? Pourquoi en  » parler ‘? 
                                  __________________________________________
     Fils d’un teinturier, Barthélemy Thimonnier naquit à L’Arbresle (Rhône) le 19 août 1793, et fit d’abord quelques études, dans sa jeunesse, à la Manécanterie (Une manécanterie désigne, à partir de la fin du XIXᵉ siècle, un type particulier de chœur d’enfants d’abord composé de garçons, rattaché à une cathédrale ou à une paroisse importante. Le chœur est géré par le clergé )  de la cathédrale de Lyon, que le cardinal Fesch réorganisait .
    Mais il dut bientôt les interrompre pour apprendre le métier  de tailleur, qu’il exerça à Amplepuis, où ses parents s’étaient installés en 1795.

     Les broderies au crochet que les fabriques de Tarare, dans les montagnes du Lyonnais, faisaient exécuter dans les montagnes du Lyonnais et du Forez lui donnèrent l’idée de construire une machine pouvant à la fois broder les étoffes et coudre les vêtements.Machines à coudre - ancienne machine a coudre gritzner allemande fonte fer forgé marqueterie couture En 1825, poursuivant toujours cette idée fixe, il vint à Saint-Etienne, où il pensait trouver plus facilement les moyens pratiques de mettre au point  son mécanisme. Quant à son état, il l’exerçait pour le compte du tailleur Sabatier, dont l’établissement était sur la place Royale.

  Thimonnier était allé se loger à l’écart, dans cette rue des Forges qui conserve aujourd’hui encore l’aspect pittoresque des anciens quartiers plus spécialement affectés aux ouvriers travaillant le fer. Là il se renfermait moins dans l’atelier où sa profession pouvait donner du pain à sa famille que dans un petit bâtiment isolé et ignoré de tous. Malheureusement, le tailleur d’habits ignorait les premières notions de mécanique, et il lui arriva ce qui arrive, dans le même cas, à une foule d’inventeurs ou plutôt de chercheurs : il négligea ses affaires, perdit son crédit, se ruina, et, de plus, s’entendit traiter de fou. Mais il ne se laissa ni abattre ni décourager, et poursuivit opiniâtrement ses essais.

Barthélemy Thimonnier

Barthélemy Thimonnier

     En 1829, il était maître de son idée, et en 1830, il prenait, à la préfecture de la Loire, un brevet d’invention pour une machine à coudre au point de chaînette. A cette époque, Beaunier, inspecteur des mines, ayant eu occasion de la voir fonctionner, comprit toute l’importance de la découverte, et emmena Thimonnier à Paris. En 1831, la maison Germain Petit et Cie montait, rue de Sèvres, pour la confection des vêtements militaires, un atelier de quatre-vingts machines à coudre, dont la direction était confiée à Thimonnier.

   Mais les ouvriers virent dans les machines de dangereux instruments de concurrence pour la main de l’homme. Une émeute les brisa, et Thimonnier fut même obligé de se cacher. L’émeute de la rue de Sèvres avait été réprimée et avait même donné lieu à des condamnations. Cependant, l’atelier était désorganisé et, pour comble de malheur, la société qui l’avait fondé dut se dissoudre quelques mois plus tard, par suite de la mort de Beaunier, qui avait chaudement épousé les intérêts de l’inventeur. Ce dernier revint à Amplepuis en 1832.

    En 1834, il retourna à Paris et travailla à façon avec sa machine, tout en cherchant à la perfectionner. En 1836, à bout de ressources, il fut obligé de revenir dans son pays à pied, sa machine sur le dos !, vivant en route de ce qu’il gagnait en la faisant fonctionner comme objet de curiosité et, de retour à Amplepuis, il en construisit et en vendit quelques unes dans les localités environnantes. Mais le nom seul de couture mécanique était une cause de défaveur ; le système n ‘eut encore aucun succès …..

 

   Selon le brevet déposé en  1845 , on constate qu’on obtenait 200 points à la minute. Magnin, de Villefranche, se chargea alors de son exploitation, et Thimonnier, associé avec lui, fabriqua dans cette ville des machines au prix de 50 francs la pièce. Bientôt après, les deux associés prirent un brevet de perfectionnement pour l’appareil couso-brodeur (5 août 1848), pouvant faire des cordons, coudre et broder toutes sortes de tissus, depuis la mousseline jusqu’au drap et au cuir, et donnant 300 points à la minute : une aiguille tournante permettait de broder les ronds et les festons sans tourner l’étoffe. La maison prit ensuite, le 9 février 1848, une  »patente anglaise  » pour son appareil, construit dès lors en métal et avec précision.

   La révolution de 1848 qui éclata peu de jours après fut un  obstacle à l’exploitation des brevets. Thimonnier passa alors quelques mois en Angleterre, où la patente fut cédée à une compagnie de Manchester, et revint en 1849.

   Envoyée à l’Exposition universelle de Londres en 1851, sa machine, par une incroyable fatalité qui , parait il s’est plusieurs fois rencontrée dans d’autres circonstances, resta entre les mains du correspondant et n’arriva qu’après l’examen du jury. Les premiers essais de perfectionnement que les Américains y avaient apportés, les machines à deux fils et à navette d’Elias Howe Résultat d’images pour elias howe, avaient pris la place et le rang qui lui revenaient surtout par droit d’ancienneté d’origine.

  Dès 1832, Thimonnier avait essayé ce dernier genre de mécanisme, et en 1856 il s’en occupait encore. Mais trente ans de travail, de lutte et de misère l’avaient épuisé. Il mourut ruiné à Amplepuis, le 5 août 1857, à quelques jours de ses 64 ans.

   Thimonnier, bien que peu  fortuné, partageait volontiers le peu qu’il avait avec les malheureux. On raconte que pour adoucir la misère d’un de ses voisins, il se levait la nuit et portait chez lui, en cachette de sa femme dont il craignait les remontrances, les provisions de son ménage.!!!!

  Ses inventions ne se limitèrent pas à la machine à coudre ; c’est lui qui eut l’idée première du  »vélocipède  » , et bien que son appareil n’ait pu être appliqué, c’est son mécanisme qui plus tard fut employé pour ces » instruments de locomotion  » ; ses amis se souvenaient encore de lui avoir entendu parler d’un moyen de souder le cuivre à froid ; mais il ne reste rien de cette découverte. 

  N.B :Thimonnier appartenait par sa mère à une famille d’inventeurs et plusieurs de ces ancêtres se firent remarquer au XVIIIe siècle  par leurs aptitudes mécaniques.

Naissance du restaurant….

 : une révolution dans l’assiette…

    Alors que de nombreux restaurants sont en difficulté depuis le déconfinements : Histoire d’une révolution culinaire imaginée par un économiste qui voulait abolir les privilèges de l’ancien régime et amener la gastronomie dans les assiettes de  » tout un chacun  » …. 

 »Il faut faire la croix à la cheminée  »….

   Une expression que ma grand-mère employait , elle m’est revenue cet après-midi après un appel d’une amie perdue de vue  depuis très longtemps ( elle avait appris le décès de ma mère ) , bref….L’idée m’est venue de chercher la signification et l’origine de cette expression …..( le pire ou le mieux : Ma chère Léone faisait vraiment une croix sur le chambranle Résultat d’images pour illustrations, images cheminée avec chambranle en boisde la  cheminée  lol ) ..

L’expression : s’emploie à la vue d’un événement agréable et inattendu, ( par exemple, à l’arrivée d’un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps  . Mon cas avec l’amie  cet après-midi ) 

    Quelques conjectures sur l’origine de l’ expression :

       Les anciens marquaient d’une pierre blanche les jours heureux, et d’une noire les malheureux

Horace écrit qu’on marquait avec de la craie ce qui était louable, et avec du charbon les objets de haine. C’est dans ce sens que le poète Horace, s’interroge au sujet des deux fils d’Arrius qui ne mangeaient que des rossignols :  (Faut-il les noter avec de la craie ou avec du charbon ?)  -Horace , pour moi = vague souvenir du lycée / philo …..

Les Romains ont probablement du nous transmettre cet usage, dont il ne nous est resté ensuite que l’expression. Cela est d’autant plus probable qu’autrefois on écrivait croye pour craie.   L’équivoque de croye avec croix aura pu modifier  le proverbe, qui était peut-être énoncé de cette façon : Il faut mettre la croye à la cheminée.

   

? Vrai ..30 millions de chinois …

….. vivraient dans des grottes :grotte chinoise 1

    Vivre dans une grotte ?

     Il semblerait que ce soit passé de mode depuis l’Homme des cavernes… Erreur ! De nos jours, 30 millions (!) de Chinois vivent dans des grottes aménagées à même le flanc des montagnes. Une statistique incroyable mais, semble – il, bien authentique.

Vivre parmi les rochers

     La vie moderne et son confort… beaucoup de Chinois semblent avoir  » fait une croix dessus  », en choisissant de vivre dans des grottes.?

    En effet, dans certaines régions du Nord de la Chine , comme le Shaanxi, le Gansu, le Shanxi et le Henan , de véritables cités troglodytes hébergent des dizaines de millions de citoyens ! de l’  »empire du Milieu » (on compte environ 30 millions de Chinois qui vivent dans de telles demeures).

   Nommées   » yaodong » , en mandarin, ces habitations ont une structure en voûte de plein cintre et datent, pour certaines d’entre elles, de la dynastie Han (-206 à 220).
   Par la suite, ces demeures connurent leur apogée durant les dynasties Ming (1368 à 1644) et Qing (1644 à 1912).

  Plus récemment, Mao ZedongMao lui-même a séjourné dans ce type d’habitations, au cours des années 1930, tandis que la Longe Marche avait pour destination la ville de Yan’an.

   » Pour vivre heureux, vivons cachés  » …..

    Comme on peut le supposer, la plupart de ces grottes contiennent le strict minimum pour permettre à leurs habitants de vivre à l’abri (pour, environ, une vingtaine d’euros par mois).!

     D’autres ,par contre , sont aménagées et équipées de l’électricité  et  de l’eau courante…..
       Enfin, il existe des  »grottes de luxe » grandes d’environ 70 mètres carrés (avec trois chambres et une salle de bain). En acheter une  peut  coûter près de 35 000 dollars !  Ce dernier modèle est toutefois bien loin des préoccupations des personnes qui habitent, pour la plupart, les yaodong. Très âgées, dans leur grande majorité, celles-ci vivent de manière très frugale et n’envisagent absolument pas de quitter leur logis.   ( Inversement, des citadins sont très ouverts à l’idée de faire l’expérience de la vie dans une grotte ) .
  Pour eux, il suffit de débourser près de 200 yuans (soit 25 euros) pour passer un mois dans le creux de la roche.

Le prix du dépaysement…….. lol 

Voici tout ce que l’on doit ( devrait ? ) à Napoléon….

…….

1 ) De sa vie militaire , l’empereur avait gardé  l’habitude de manger vite, parfois même debout ! ( même aussi à cheval !!!!) …Et quand il  » daignait se poser  » , il se contentait souvent , parait il , d’un plat de pâtes et de vin coupé d’eau . Pas franchement gastronome le  » monsieur  »  , pourtant il serait à l’origine d’ innovations autour de la table : 

2) La diplomatie  » par la table  » :

    Son  » archi-chancelier  » , Jean Jaques de Cambacérès Résultat d’images pour jean jacques de cambacérès , un grand gourmet lui aurait affirmé que  » c’est en grande partie par la table qu’on gouverne  » . Bon élève , napoléon organise ce qu’on nommerait aujourd’hui des  » diners people  » : Deux fois par semaine , il reçoit à sa table toutes les personnalités françaises ou étrangères de passage à Paris !

3) La boite de conserve : !

Napoléon cherche un moyen permettant de conserver la nourriture pour ses troupes … En 1809 ( je crois ) , Nicolas Appert Résultat d’images pour Nicolas Appert ( un confiseur ) lui présente un procédé de stérilisation des bocaux par la chaleur … » Bingo  » ! lol , il devient le fournisseur des armées napoléoniennes …( c’est l’origine de  » notre  » boite de conserve ……

4 ) Le sucre de betterave :

Pour riposter au blocus continental décidé par napoléon pour  » ruiner  » leur économie ,les anglais bloquent le transport de la canne à sucrecanne à sucre (2) provenant des Antilles  ….( Les français sont comme en hypoglycémie lol ) ..L’empereur demande alors aux meilleurs chimistes du pays de trouver une alternative …. » Euréka »  ! lol …Début janvier 1811 , un industriel nommé Benjamin Delessert Résultat d’images pour Benjamin Delessertlui présente le  » pain de sucre  »  pain de sucrefabriqué à partir de betterave . Ces pains sont parfait pour Napoléon qui en décroche sa propre légion d’honneur de sa poitrine pour l’épingler sur celle du  » héros du jour  » ….A la fin du règne de napoléon , 213 usines produisent du sucre raffiné ( la France serait toujours le premier producteur mondial  de sucre de betterave ! ? )

5 ) La baguette de pain :

Le  » fameux  » cliché du français avec la baguette Résultat d’images pour images baguette de pain sous le bras n’existerait peut-être pas sans Napoléon ! Là encore , il sagit d’une  » affaire  » militaire  

 

Un rat ..

…...de cave …Ce n’est pas seulement ratcet animal peu aimé ….

C’est aussi un objet très ancien qui était utiliser pour  » s’éclairer  » . Le mot ferait référence à deux systèmes d’éclairage à la bougie . Il s’agit soit d’une bougie très fine et longue Résultat d’images pour rat de cave bougieenroulée sur elle-même , soit d’un bougeoir très stable et pratique  à transporter . Ce second modèle était constitué d’un socle solide et d’une structure en spirale ( d’où le nom  de  » queue de cochon  » donné à l’objet dans certaines régions  ) rat de cave , à l’intérieur de laquelle on plaçait la bougie qui ainsi était maintenue bien en place en plus , elle était fixée sur une vis mobile qu’on faisait tourner  au fur et à mesure  que la cire fondait . Généralement , le rat – de – cave  avait aussi sur le côté une anse fine et longue qu’on pouvait accrocher en hauteur Résultat d’images pour lampe '' rat - de - cave ''

Passionnant n’est ce pas ? !

A un de ces jours peut-être …..

La  » machine de Marly  » :

   Si quelqu’un désire lire ce billet : Bon courage ! lol ( moi , j’ai aimé l’écrire et chercher )

  La machine de Marly est un gigantesque dispositif de pompage des eaux de la Seine destiné à l’alimentation hydraulique des jardins du château de Marly et du parc de Versailles.

    Construite entre 1681 et 1682, sous le règne de Louis XIV, à Bougival, par le maître charpentier et mécanicien liégeois Rennequin Sualem  Rennequin-Sualem (2), d’après le projet d’Arnold de VilleRésultat d’images pour arnold de ville , elle s’inspirait des machines d’exhaure des mines de Liège et du Harz, ce qui en faisait l’une des machines les plus complexes de son temps. Elle fonctionna 133 ans, mais ne parvint jamais longtemps à fournir le débit attendu, et fut remplacée, en 1817, par plusieurs pompes successives plus performantes, jusqu’à des électro-pompes en 1968.

 » Cette machine immense qui frappe d’étonnement tous ceux qui la voient, par l’énormité de sa construction, est une grande chose qui fera toujours un honneur infini à son Inventeur, malgré ses défauts.  »
  Diderot, ( Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers )

    Dès la construction du château et du parc de Versailles s’était posé le problème de l’approvisionnement en eau. Le site choisi par Louis XIV

Louis 14

Louis 14

sur un ancien pavillon de chasse de Louis XIII était loin de toute rivière et en hauteur. La volonté du roi de disposer d’un parc avec toujours plus de bassins, de fontaines et de jets d’eau marquera son règne par l’extension ou l’amélioration presque permanente du système d’adduction d’eau avec la construction de nouvelles pompes, aqueducs et réservoirs pour aller chercher toujours plus d’eau, toujours plus loin.
  Hydraulique du parc du château de Versailles:
L’idée d’amener l’eau de la Seine jusqu’à Versailles était déjà dans l’air. Mais plus que la distance ( le fleuve se situe à près de 10 km du château ) se posait le problème du dénivelé à franchir( près de 150 mètres ). Depuis 1670, Colbert s’était opposé à plusieurs projets, dont celui de Jacques de Manse, tant pour des raisons de faisabilité que de coût.
  Mais Arnold de Ville (1653-1722), un jeune et ambitieux bourgeois de Huy dans le pays de Liège, qui avait déjà fait construire une pompe à Saint-Maur, réussit à présenter au roi son projet pour pomper les eaux de la Seine pour le château du Val en forêt de Saint-Germain, en assurant pouvoir faire de même pour alimenter Versailles. Cette machine, sorte de modèle réduit de ce que pouvait être la machine de Marly, ayant été mise en œuvre avec succès, le roi accepta alors de lui confier la réalisation d’une machine sur la Seine pour approvisionner les jardins de Versailles, mais aussi ceux du château de Marly ( alors en construction ).

  La machine  se trouve à 7 km au nord du château de Versailles et à 16,3 km à l’ouest de Paris centre, sur la Seine Les anciennes machineries des pompes et les bâtiments d’administration ont été situés à Bougival ; les puisards, les chevalets, l’aqueduc et les réservoirs ont été situés à Louveciennes. Un réservoir se trouve toujours à Marly-le-Roi.
    Entre Port-Marly et Bezons, la Seine est, sur sa longueur, divisée en deux bras par une suite d’îles et d’atterrissements que l’auteur propose de réunir par des digues de charpente, afin de  former comme deux lits de rivière parallèles, sans communication, sur plus de dix kilomètres de longueur. En travers du bras de gauche, un peu au-dessous du petit village de la Chaussée, en aval de Bougival, est établie une pompe avec machine hydraulique, refoulant l’eau de la rivière jusqu’au sommet du coteau qui borde la Seine 
  Le barrage de Bezons et la machine ont ainsi créé sur la rivière une chute de 3,10 m qui est utilisée par les roues hydrauliques

Digue de Chatou( digue de Chatou )

Seine entre Bezon et marly

( La Seine entre Bezons  et Marly ) 

   Pour imaginer  et construire cette machine, Arnold de Ville,( qui n’avait pas les compétences techniques ), fit appel à deux Liégeois, le maître charpentier et mécanicien Rennequin Sualem (1645-1708) et son frère Paulus. Il avait déjà travaillé avec eux pour une pompe au château de Modave et Rennequin Sualem était le concepteur de la pompe du château du Val. L’ensemble des travaux, chenal et digues sur la Seine, construction de la machine et du réseau d’aqueducs et de bassins, dura 6 ans. Le site choisi sur la Seine fut celui de Bougival (à hauteur des actuelles écluses de Bougival)
      Assez loin en amont, ColbertColbert fit canaliser une partie de la Seine en reliant les îles par des digues depuis l’île de Bezons et séparant ainsi le fleuve en deux bras, un bras occidental laissé à la navigation et un bras oriental destiné à alimenter la machine en créant un rétrécissement et une chute artificielle d’un à deux mètres pour entraîner les 14 roues à aubes de la machine.
    La construction allait mobiliser 1 800 ouvriers et nécessiter plus de 100 000 tonnes de bois, 17 000 tonnes de fer et 800 tonnes de plomb et autant de fonte.
   Une légende  prétend  que les pièces et les matériaux ont été importés du pays liégeois. En réalité ,  seules des manivelles furent réalisées par les frères Cox ( cousins des Sualem) . Arnaud de Ville tenta également, pour augmenter son profit financier, de faire fabriquer par son père, à Huy, des corps de pompes, mais ceux-ci ne convinrent pas. Le bois ayant servi à la construction de la plate-forme et des roues de la machine, pour l’endiguement entre les îles ou pour les bâtiments, fut pris dans les forêts environnantes, le fer  vint du Nivernais, puis de Champagne et la plupart des tuyaux de fonte furent produits en Normandie.
    Un grand nombre de Wallons vinrent travailler sur le chantier. Ils possédaient un savoir-faire acquis par les travaux d’hydraulique dans les mines. Beaucoup s’exilèrent aussi à cause des difficultés économiques rencontrés alors dans une Wallonie qui avait été ravagée par les guerres . Illettrés, les frères Sualem étaient  d’une famille de maîtres-charpentiers des mines de Liège. Ils avaient travaillé pour les mines du comte d’Arenberg et pour celles de l’abbaye du Val-Saint-Lambert, à Liège. Ils firent aussi venir des membres de leur famille, charpentiers ou menuisiers. Les frères Sualem étaient les seuls à maîtriser le mécanisme de commande à distance, la  »  feldstange  » nécessaire au bon fonctionnement de la machine de Marly. Les principaux artisans qui ensuite assureront son entretien seront d’ailleurs ces Wallons.

  Illustration de la machine  : illustration machine Marly
Le chantier débuta en juin 1681 par la canalisation de la Seine. La construction de la machine commença à la fin de 1681. Le mi- juin 1682, une démonstration réussie se déroula en présence du roi. L’eau put être acheminée en haut du coteau. La machine fut inaugurée le 13 juin 16844 par Louis XIV et sa cour. L’aqueduc de Louveciennes fut achevé en 1685 et l’ensemble des travaux, , en 1688.
    Le coût total du chantier fut de 5,5 millions de livres tournois. Il comprenait les travaux de construction de la machine proprement dite (3 859 583 livres), des bâtiments, des aqueducs et bassins, la fourniture des matériaux, les salaires des ouvriers et artisans (Rennequin Sualem était le mieux payé avec 1 800 livres par an).
   Après la fin des travaux et la démonstration réussie, Rennequin Sualem fut nommé Premier ingénieur du Roy par Louis XIV et anobli. Au roi, qui lui demandait comment il avait eu l’idée de cette machine, Rennequin répondit en wallon:  » Tot tuzant, sire   » ( » En y réfléchissant, sire  »). Arnold de Ville gagna beaucoup d’argent dans la réussite de cette machine et en profita pour se  » hisser  » dans l’aristocratie …..

   Actionnées à  » 3 révolutions par minute  » par le courant de la Seine et la chute d’eau artificielle créée, 14 (le « chiffre » du roi) grandes roues à aubes de 12 mètres de diamètre entraînaient des pistons refoulants.

     Par un système de balancier et de chaînes, chaque roue actionnait ainsi en continu 8 pompes immergées dans la Seine et une série de pompes situées aux niveaux supérieurs4 sur les 700 mètres du coteau. La dénivellation était trop forte, plus de 150 mètres, pour faire monter l’eau d’un seul jet  jusqu’à l’aqueduc. Les cuirs des pistons n’auraient pas résisté à la pression de 15 bars, il fut donc nécessaire de diviser la montée en trois paliers de 50 m avec deux puisards qui furent creusés à 48 m et 99 m au-dessus du fleuve et deux bassins intermédiaires, eux-mêmes munis de pompes. Chaque roue à aube était munie d’un  » varlet  » qui, pivotant autour d’un axe vertical, transformait le mouvement parallèle au fleuve des roues en un mouvement perpendiculaire4. Celui-ci actionnait alors des doubles tringles en fer maintenues par des balanciers, eux-mêmes fixés sur un chemin de bois continu comprenant des chevalets, innovation principale de la machine et qui actionnaient les pompes intermédiaires sur le coteau.
   La partie amont des transmissions s’arrêtant à la station intermédiaire dite de mi-côte était appelée transmission des petits chevalets. La partie d’aval montant jusqu’à la station intermédiaire supérieure s’appelait transmission des grands chevalets. Elle actionnait aussi au passage un ensemble de pompes à la station de mi-côte. La machine comptait au total plus de 250 pompes. La puissance théorique de la machine était de 700 chevaux environ et son débit théorique maximal de 6 000 m3 (6 millions de litres) par jour.
   L’eau effectuait sa dernière remontée dans la tour du Levant, haute de 23 mètres et construite par Mansart au sommet du coteau de Louveciennes.
Une vidéo sur l’histoire de l’acheminement de l’eau à Versailles  par le site du château de Versailles montre de plus amples détails: 

  La tour du Levant Tour de levantétait l’extrémité septentrionale de l’aqueduc de Louveciennes (appelé aussi aqueduc de Marly) qui acheminait l’eau par simple gravité sur 640 mètres à son autre extrémité, la tour du Jongleur ou du Couchant,Tour du couchant haute de 12 mètres, d’où elle était déversée par un siphon jusqu’au regard du Jongleur, qui répartissait l’eau vers les réservoirs destinés aux jardins du château de Marly et ceux pour Versailles. Depuis ces derniers, un aqueduc souterrain, dit de Picardie ou de Marly, long de 6 km acheminait l’eau, toujours par gravité, vers ce qui était alors nommé la « montagne » de Picardie dans un bassin homonyme. De là, un autre aqueduc,  » mur de Montreuil  » , acheminait l’eau jusqu’au mont de Montbauron, une hauteur de Versailles où quatre réservoirs avaient été construits qui recueillaient aussi les eaux des étangs dit inférieurs, situés au sud du château. Des tuyauteries enterrées partaient de Montbauron vers les réservoirs  intermédiaires du parc situés sous le parterre ou au-dessus de l’aile Nord.
   Le stockage continue de fonctionner de nos jours à Montbauron, fournissant une heure de réserve d’eau pour l’alimentation des grandes eaux de Versailles .

   Cette machine est souvent considérée comme   » la plus complexe du XVIIe siècle   » . En plus des artisans wallons, plus d’une soixantaine d’ouvriers assuraient jour et nuit son fonctionnement et entretien. Il y avait des charpentiers, des menuisiers, des plombiers ou de simples poseurs de tuyaux, des forgerons mais également des gardes. Les frères Sualem resteront chargés du bon fonctionnement des pompes, tringles et autres mécanismes jusqu’à leur mort, Paulus en 1685 et Rennequin en 1708 
   Très bruyante, la machine fonctionnait sans cesse, jour et nuit sauf lors des crues, des basses eaux ou en hiver si la Seine venait à geler. En amont, un dispositif de brise-glaces et un   » dégrilleur   » furent installés pour éviter la dégradation des aubes.
    Avant même son achèvement, une organisation administrative fut mise en place pour gérer la machine. Louvois, qui venait d’être nommé Surintendant des Bâtiments du roi à la mort de Colbert, nomma Joachim Cochu avec le titre de Contrôleur des bâtiments du roi. Homme de confiance de Louvois, son rôle était de surveiller les travaux et d’autoriser les paiements. Louvois lui demanda aussi de surveiller Arnaud de Ville !.         Ensuite, et pendant une trentaine d’années, Cochu allait administrer l’établissement responsable de la machine de Marly. La totalité du site sur le coteau fut enclos, des logements, des ateliers et des réserves, à l’écart du village de Bougival, furent construits sur le site pour héberger artisans, ouvriers et gardes.
    La machine de Marly devait initialement fournir 6 000 m3 par jour pour une puissance théorique de 700 ch. Mais en raison d’une mauvaise synchronisation du dispositif, le rendement initial n’était que de 83 % environ. Malgré l’entretien continu de la machine par de nombreux charpentiers, forgerons, plombiers ou goudronneurs, les pièces s’usaient prématurément à cause du frottement et cassaient souvent. Au-dessus des 14 grandes roues, un système anti-incendie ! permettait d’éteindre rapidement les fréquents embrasements résultant de frictions excessives sur l’axe principal des roues. La production initiale de 5 000 m3/jour chutera à 2 000 à 3 200 m3 au milieu du XVIIIème.
  Ce rendement insuffisant poussera assez rapidement à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement pour le parc de Versailles et au lancement de la construction du canal de l’Eure, canal qui ne sera cependant jamais achevé. Dès 1685, l’usage de la machine de Marly était presque entièrement réservé aux jardins du château de Marly. À partir de 1739, elle alimentera les fontaines et certains hôtels particuliers de Versailles.
   La machine était bruyante et son entretien coûteux. Le coût annuel, entre les salaires des personnes affectées à son entretien et le coût d’achat des matériaux, fer, bois, charbon, plomb ou cuir, se montait à 60 000 » livres tournois  ».
    Constituée à 90 % de bois, elle se détériora au fil des ans. On arrêta finalement de l’entretenir dans le courant du XVIIIe siècle, accélérant sa dégradation. Son rendement continuera de baisser, passant de 640 m3 par jour en 1798 à 240 m3 par jour en 1803. Sous la Révolution, on envisagea même de la détruire.
   La machine de Marly fonctionna durant 133 ans. Elle sera détruite en 1817 et remplacée par une machine   » provisoire   »

   De l’ensemble des machines installées jadis, ne subsistent de nos jours que quelques bâtiments, dont les réservoirs de Marly, le Regard du Jongleur, l’aqueduc de Louveciennes, la conduite d’eau sur le coteau de Bougival, des canalisations souterraines et des vestiges hydrauliques dans le parc de Marly, restant de la machine du roi Louis XIV, le bâtiment Charles X abritant à l’époque la machine à vapeur et le petit édifice sur la Seine, vestige de la machine de Dufrayer….

Quelques illustrations : 

Canalisation Marly( canalisation de la machine )machine 1827  ( machine en 1827 )

Machine aujourd'hui ( vue de la machine aujourd’hui ) 

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New York va retirer une statue de Theodore Roosevelt….

….. qui « représente les Noirs et les natifs américains comme assujettis »

    La statue en bronze du 26e président des Etats-Unis trône devant le Muséum américain d’histoire naturelle depuis 80 ans. Sa composition est considérée comme « raciste » par le musée et la ville.

 

La ville de New York a annoncé, lundi 22 juin, s’apprêter à retirer une statue du 26e président des Etats-Unis, Theodore Roosevelt (en fonction de 1901 à 1909) de son emplacement actuel en plein Manhattan. La sculpture trône devant une entrée du Muséum américain d’histoire naturelle, qui a demandé son retrait, selon un communiqué de l’institution .

   Cette décision s’inscrit dans le mouvement de protestation contre le racisme et les violences policières, après la mort de l’Afro-Américain George Floyd, le 25 mai, qui a déclenché un examen de conscience d’ampleur sur la question du racisme endémique aux Etats-Unis, rouvrant le débat autour des monuments célébrant l’héritage esclavagiste du pays.

Une sculpture à la mise en scène controversée

 La statue en bronze de  »Teddy » Roosevelt, qui accueille les visiteurs du Muséum depuis 80 ans, montre l’ancien président, qui fut gouverneur de l’Etat de New York avant d’accéder à la Maison Blanche, à cheval et surplombant un homme noir et un Amérindien marchant de chaque côté. Ce monument « a longtemps été l’objet d’une controverse en raison de sa composition hiérarchique », explique le musée, situé à côté de Central Park. « Beaucoup d’entre nous trouvent que la représentation des figures noires et natives et leur positionnement dans ce monument est raciste », a-t-il ajouté.

La statue de Theodore Roosevelt, surplombant sur son cheval un Amérindien et un Noir, photographiée le 17 juin 2020 à New York
La statue de Theodore Roosevelt, surplombant sur son cheval un Amérindien et un Noir, photographiée le 17 juin 2020 à New York 

     La ville de New York a répondu positivement à la demande émise par le musée, car la statue « représente explicitement les Noirs et natifs américains comme assujettis et racialement inférieurs », a expliqué le maire Bill de Blasio dans un communiqué.

   L’un des descendants de « Teddy » Roosevelt, Theodore Roosevelt IV, a expliqué soutenir cette décision : « La composition de la statue équestre ne représente pas l’héritage de Theodore Roosevelt. Il est temps d’enlever cette statue et d’aller de l’avant. » Comme le rappelle le site internet du muséum d’histoire naturelle, Teddy Roosevelt était considéré comme un progressiste défenseur de l’environnement. Le « hall de la biodiversité du musée » va d’ailleurs être renommé d’après lui. Mais il a aussi défendu des opinions racistes.

    Donald Trump,  » fervent défenseur des monuments confédérés  », a critiqué cette décision qu’il a qualifiée de « ridicule ». « Ne le faites pas ! », a-t-il écrit dans un tweet. Le milliardaire new-yorkais a récemment demandé l’arrestation des manifestants qui ont déboulonné à Washington une statue du général confédéré Albert Pike.

Pour finir……….

Le savoir est inutile , mais il parait que…..

1 )  L’état étant à court d’argent , Louis XIV Résultat d’images pour louis xiv imagesa fait fondre son trône en or !Résultat d’images pour illustrations trône royal en or

2 )La montagne russe la plus rapide du monde , à Abou Dhabi ( L’émirat d’Abou Dabi se situe dans le sud et l’ouest des Émirats arabes unis dont il représente 80,5 % de la superficie) , peut atteindre 240 km/h !Résultat d’images pour images montagne russe de abou dhabi