Île  » poubelle  » ….

Résultat d’images pour images jpg île thilafushi L’ île Thilafushi est une île des Maldives sur laquelle l’archipel jette tous ses déchets , d’où son nom d’île poubelle …..

  Thilafushi , est une île en grande partie artificielle des Maldives située à 6,85 Km à l’ouest de Malé, la capitale du pays, entre les îlots de Giraavaru et Gulhifalhu. Elle est célèbre pour être la décharge des Maldives….dont une grande partie est issue du tourisme.

Quand on pense « Maldives », on imagine une mer cristalline, un ciel bleuté et son sable fin… Normal, on n’a pas accès à l’envers du décors. Près de 300 tonnes de déchets y sont déversés chaque jour …

Histoire , pourquoi ?

 En 1992, le gouvernement ne sachant plus comment gérer une quantité toujours grandissante d’ordures (dues à l’essor du tourisme dans le pays ), avait décidé de faire acheminer à Thilafushi les déchets des îles voisines. Au départ, des fosses ( » cells  ») d’un volume total de 1 060 m3 avaient été créées pour recevoir les ordures, destinées à être ensuite enfouies. Mais ces fosses furent saturées beaucoup plus rapidement que prévu, et en l’absence de solution de rechange le déversement des ordures se fait depuis à même le sol ou l’eau.!!!!

   Depuis, l’île-poubelle de 0,43 km 2 emmagasine 330 tonnes de déchets par jour, dont environ 200 tonnes d’ordures ménagères, et 100 tonnes de déchets industriels. Chaque touriste visitant l’archipel ( un million annuellement ) produit 7,2 kg d’ordures par jour, contre 2,8 kg pour un Maldivien) ;ce qui fait que l’île croît de 1 m2 par jour.

   La conséquence de cette activité de stockage des déchets sans tri ni traitement est un niveau de pollution extraordinaire, autant du sol que de l’eau et surtout de l’air, une partie des déchets étant constamment en feu, libérant un épais panache de fumée au-dessus de l’île, qui atteint parfois la proche capitale Malé. Huiles, mercure, amiante et plomb seraient ainsi déversés dans l’écosystème en grande quantité sans le moindre contrôle.

   La croissance exponentielle de l’île a fini par intéresser certains promoteurs : le gouvernement l’ouvre donc au lotissement dès Et 57 entreprises y installent des activités, notamment un chantier naval et des entrepôts.  L’île compte plus de 260 entreprises. L’île est ainsi devenue le siège de certaines industries polluantes, comme le traitement du méthane ou du ciment. Les ouvriers (souvent originaires du Bangladesh) qui y vivent travaillent 12 heures par jour dans un environnement saturé d’émanations toxiques pour un salaire mensuel de 255 euros, ce qui est très faible même pour le pays.

  En 2004, le tsunami avait ravagé l’île et projeté la majorité des ordures et des produits toxiques dans la mer, polluant plus d’une centaine d’autres îles et mettant l’accent sur le risque national que représente Thilafushi. Les Croix-Rouge australienne et canadienne  avaient réuni près de 10 millions de dollars pour financer un système de gestion des déchets écologique et durable, mais l’absence d’initiative du gouvernement avait finalement fait échouer le projet.

   Le gouvernement maldivien a souvent été alerté sur le problème écologique mais aussi sanitaire, économique et touristique que représente l’île, mais n’a encore jamais pris la moindre mesure réelle pour changer la situation. En 2008, la Banque mondiale avait fait un prêt de 14 millions de dollars pour lancer un  » Maldives Environnementale Management Project  », mais rien ne changea pour autant à Thilafushi (cependant un incinérateur fut créé sur l’île de Vandhoo, dans l’atoll de Thaa). En 2011, le déchargement des déchets avait été temporairement interdit sur Thilafushi en raison de sa saturation et de la dérive en mer d’une grande quantité de déchets, mais en l’absence de solution de rechange le déchargement avait rapidement repris de plus belle. Un contrat avait également été signé avec l’entreprise indienne Tatva Global Renewable Energy pour faire de l’île un centre de gestion des déchets moderne, mais ce projet fut mis à l’arrêt dès l’année suivante sans que des justifications soient données, et définitivement annulé en 2014 !!!

  Le seul projet encore d’actualité était l’ouverture d’une nouvelle prison sur l’île pour .

(Vue aérienne des réservoirs pétroliers de Thilafushi, construits sur des piles de déchets compactées au bulldozer.)

Savoir çà aussi est inutile…

  1) La  » dysanie  » est le fait d’avoir du mal à se lever le matin ! ( j’en  » souffre  » ) Résultat d’images pour dysanie

 2) Selon l’OMS, une personne décide de mettre fin à ses jours toutes les 40 secondes dans le monde.Résultat d’images pour images illustrations personnes se suicidant avec arme à feu

   Chaque année, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours. Un chiffre en baisse depuis 2010, mais qui reste très alarmant.

Toutes les 40 secondes, une personne sur Terre décide de mettre fin à ses jours. À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide , l’Organisation mondiale de la santé a  publié  un rapport chiffré sur ce phénomène. L’OMS indique qu’entre 2010 et 2016, le taux mondial a diminué de 9,8%, avec des baisses allant de 19,6% dans la région du Pacifique occidental à 4,2% dans la région de l’Asie du Sud-Est. 

    L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont les seules régions ayant enregistré une hausse (+6%) : l’accès aux armes à feu y est un important moyen de suicides, selon l’OMS. La baisse du taux mondial s’explique en partie par le fait qu’un plus grand nombre de pays dispose de stratégies de prévention. 

 »stéatopyge  »?

Résultat d’images pour images , illustrations femmes avec belle '' chute de reins ''                                              Résultat d’images pour photos , images stéatopyge

           Pourquoi ces deux images/photos de postérieurs féminins ? ( çà aurait pu être des masculins  mais….c’est tout de même plus agréable du point de vue  » plaisir des yeux  » ) …Pourquoi donc , simplement parce que j’ai lu  le mot  » stéatopyge  » que je ne connaissais pas , même si je me doutais que , comme  » callipyge  »  , il avait un rapport avec disons la  » chute de reins  » ..(Ne serait ce que via la chanson de Mr Brassens ) ..

    Disons donc que la première photo ,  » en haut  »  peut correspondre à  » callipyge  »  et les secondes , à droite à  » stéatopyge  » ( même si ce n’est pas flagrant ) , cet adjectif , d’après ce que j’ai lu a comme définition  :  » Qui est caractérisé par un développement exagéré du tissu adipeux fessier  » …..C’est à dire , dans le langage commun  :  » Qui a un gros cul  » …..oups ! 

 ( Cependant , quand  » pyge  » est associé à  » géo  » , on obtient alors, une insulte  imagée dont l’équivalent en langage courant serait  » cul- terreux  » )

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Bonnus : Mr Brassens …( pas de vidéo  » convenable  » )=> Paroles

Que jamais l’art abstrait, qui sévit maintenant
N’enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce
Qu’on ne peut s’empêcher de lui donner raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason

En le voyant passer, j’en eus la chair de poule
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules
En embrassant Fanny, je ne pense qu’à vous

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre

Vous devez torturer les gens de votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre
Et vous devez crever votre dame d’atour

C’est le duc de Bordeaux qui s’en va, tête basse
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d’eau
S’il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe
 » C’est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! « 

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

Laissez-les raconter qu’en sortant de calèche
La brise a fait voler votre robe et qu’on vit
Écrite dans un coeur transpercé d’une flèche

Cette expression triviale :  » A Julot pour la vie « 

Laissez-les dire encor qu’à la cour d’Angleterre
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre
La loi d’la pesanteur est dur’, mais c’est la loi

Nul ne peut aujourd’hui trépasser sans voir Naples
A l’assaut des chefs-d’oeuvre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis mourir

Que jamais l’art abstrait, qui sévit maintenant
N’enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité

Gloire à celui qui dit toute la vérité

 

 

 

 

Le trombone signe de résistance ????

   Le trombone fut un symbole d’unité et de résistance d’un peuple en particulier face à l’occupation nazie, donc pendant la Seconde guerre mondiale. Ce peuple est le peuple norvégien.

    On a du mal à imaginer que cet objet insignifiant  trombonne 1, utilisé pour maintenir une liasse de feuilles de papier ait pu revêtir une si grande et noble signification. Pourtant tel est bien le cas……

   D’abord Il est bon de savoir  que c’est un norvégien du nom de Johan Vaaler Résultat d’images pour Johan Vaaler qui au début du 20 ème breveta le premier modèle de trombone proche de celui que nous utilisons aujourd’hui. Mais pas exactement le même. (Il manquait à son modèle les deux boucles complètes  ). Donc il n’était pas facile d’y insérer des feuilles de papier. Du coup, son invention ne fut jamais produite.

 Pourtant de façon assez étonnante, la Norvège se vit comme le berceau de ce petit objet. C’est ce qui peut expliquer que les norvégiens se mirent à le porter sur leurs vêtements comme symbole de la résistance contre l’occupation allemande. ils arboraient ainsi un trombone sur le revers de leur veste pour affirmer à la fois leur solidarité et leur union. Leur union… on comprend aisément le symbole du trombone.

Ainsi Pierre Lefèvre dans la chronique qu’il signe le 9 mars 1941 pour l’émission  » Les Français parlent aux Français  »  félicite les norvégiens pour leur courage. Un acte qui selon lui est héroïque et mérite d’être cité à l’ordre de la Résistance. Il dit:  » Les norvégiens avaient pris l’habitude de porter à la boutonnière ces attaches dont l’on se sert dans les bureaux pour réunir les papiers et que l’on appelle couramment attaches trombones, à cause de leur forme. Cet étrange insigne, signifiait : Nous tenons ensemble  ».

    Mais les nazis finirent par en comprendre la signification et interdirent cette pratique.

Malheureusement pour eux, en réaction, de nouveaux insignes improvisés firent leur apparition aux boutonnières. Parmi eux, les cartes de pain; des cartes qui portaient les armes de la famille royale de Norvège. Mais aussi des étiquettes de bouteilles de lait. Pourquoi ? Tout simplement car on pouvait y lire la formule  »100 % norvégien ».

Pour finir, si on se demande pourquoi le trombone s’appelle ainsi, c’est très simple : Etant constitué d’une tige en métal repliée plusieurs fois afin de former plusieurs boucles, sa forme rappelle celle de l’instrument de musique Résultat d’images pour image trombone instrument de musiquedu même nom, d’où il tire son appellation.

En Suisse…..

 

C’était aussi un 20 mai …

  Il y a 218 ans : Bonaparte légalise l’esclavage !

     Par le décret du 30 Floréal An X (20 mai 1802), Napoléon Bonaparte légalise l’esclavage. Par pragmatisme (simple capacité à s’adapter aux contraintes de la réalité) , dans le souci de stabiliser les colonies françaises, le Premier Consul veut le maintenir là où il n’a pas été encore aboli…

N.B : L’esclavage est alors couramment  pratiqué en-dehors de l’Europe occidentale, et pas seulement dans les colonies européennes. Il est commun en Afrique comme en Asie. Il ne scandalise que les franges éclairées des Occidentaux. L’abolir dans les seules îles à sucre françaises aurait  sans doute été prématuré et aurait entraîné  l’éloignement l’Angleterre mais aussi l’Espagne et le Portugal de la République française.

 Une première abolition très limitée :

L’esclavage avait été en théorie aboli huit ans plus tôt par le décret de Pluviôse (4 février 1794). En réalité, cette mesure sans précédent votée par les députés de la Convention n’a pris effet qu’en Guadeloupe et à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti).

Les planteurs de la Martinique ont préféré se livrer aux Anglais au printemps 1794 plutôt que d’affranchir leurs esclaves.

Dans l’océan Indien, les colons de l’île de la Réunion et de l’île de France (aujourd’hui l’île Maurice) ont réussi à s’opposer à l’application du décret.

 Pour ce qui est de la grande île de Saint-Domingue, elle a attendu le départ des Anglais, chassés par Toussaint Louverture en octobre 1798, pour appliquer le décret et abolir l’esclavage. Encore les anciens esclaves n’ont-ils  » troqué   » leur statut que pour celui de travailleurs forcés, avec la bénédiction de leur libérateur, Toussaint Louverture…

Le Premier Consul,  aurait sans doute souhaité s’en tenir au statu quo. Mais il est pris de court par la restitution de la Martinique à la France à la paix d’Amiens (25 mars 1802) et plus encore par les velléités indépendantistes de Saint-Domingue.

Les colonies en ébullition

À Saint-Domingue, Toussaint Louverture ne veut pas en rester à sa victoire sur les Anglais. Le 8 juillet 1801, le leader noir chasse les Espagnols de la partie orientale de l’île et se nomme Gouverneur général à vie de l’île réunifiée.!

Il mène  une politique indépendante et signe des contrats de commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

C’est  »plus que n’en peut supporter  » Napoléon Bonaparte. Dès 1799, celui-ci caresse le désir de reconstituer un empire colonial aux Amériques  » conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789  ».

 Profitant du répit offert par la paix signée à Lunéville avec l’Autriche, il décide de rétablir à Haïti la souveraineté française.

    Le 14 décembre 1801, une flotte de 36 navires appareille de Brest avec 23 000 hommes sous le commandement du général Leclerc pour reprendre Saint-Domingue. L’expédition dépasse en importance celle que Bonaparte conduisit en Égypte trois ans plus tôt… Son échec sera encore plus dramatique !

Le 2 mai 1802, une autre flotte de 11 navires débarque 3500 hommes en Guadeloupe sous le commandement du général Antoine Richepance. Elle a pour mission de restaurer l’ordre dans l’île où un conseil animé par des officiers de couleur a pris le pouvoir.

Un décret mal inspiré  …..

Vu le  contexte, le Premier Consul est sommé de choisir : appliquer partout le décret de Pluviôse ou ne l’appliquer nulle part.

Il est encouragé à l’abolir par Cambacérès , avocat des planteurs, peut-être aussi par sa propre femme, Joséphine de Beauharnais, issue d’une riche famille créole de la Martinique, les Tascher de la Pagerie ; l’un et l’autre mettent en avant les difficultés des milieux d’affaires coloniaux depuis l’abolition de 1794.

   Il signe enfin le décret par lequel il légalise à nouveau l’esclavage dans les colonies où il perdure.

     L’esclavage revient à priver les hommes de couleur de leur citoyenneté et les travailleurs des plantations de leur salaire ; les maîtres ont le droit de punir leurs esclaves sans passer par la justice civile.

Le décret du 30 floréal An X (20 mai 1802) :

DÉCRET:
ART. Ier Dans les colonies restituées à la France en exécution du traité d’Amiens, du 6 germinal an X, l’esclavage sera maintenu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789.

II. Il en sera de même dans les autres colonies françaises au-delà du Cap de Bonne-Espérance.

III. La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies, auront lieu, conformément aux lois et règlements existants avant ladite époque de 1789.

IV. Nonobstant toutes lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux règlements qui seront faits par le Gouvernement.

   Le décret du 30 floréal va avoir pour la France un résultat désastreux en poussant à la révolte les anciens esclaves de Saint-Domingue et en précipitant la perte de l’île.

Naissance du préjugé de couleur :

  Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les souverains européens toléraient l’esclavage aux colonies mais n’assimilaient pas les esclaves aux Noirs. Ils ne tenaient pas ceux-ci pour une race inférieure vouée à l’esclavage comme l’atteste la présence d’un certain nombre d’Africains ayant des fonctions élevées à la cour de Versailles et dans d’autres cours européennes, y compris Saint-Saint-Pétersbourg, avec l‘aïeul africain du poète Pouchkine.

Au milieu du siècle, deux mentalités se développent et s’opposent, parfois au sein des mêmes personnes :

L’une est inspirée par la raison et l’humanité, en conformité avec l’  »esprit des Lumières  » et la doctrine chrétienne. Elle porte les élites pensantes à dénoncer l’esclavage et les préjugés à l’égard des autres races. Elle est illustrée par les fort beaux textes de Voltaire et Montesquieu sur ce thème et mieux encore par la mobilisation contre la traite de Wilberforce en Angleterre et Grégoire en France.

L’autre est née du fantasme d’invasion lié à l‘arrivée d’Africains de plus en plus nombreux dans les colonies mais aussi en métropole, comme serviteurs ou enfants des colons de passage (à l’exemple d’Alexandre Dumas père) ou  » petits nègres  » offerts aux dames de la bonne société (image ci-dessus  ).

On commence à se prémunir contre cette menace en érigeant des barrières réglementaires, intellectuelles et morales. C’est la naissance du  » préjugé de couleur  ».

Voltaire, qui n’en est pas à une contradiction près, formule quelques sentences formellement  » racistes  » au sens moderne du mot, c’est-à-dire établissant une hiérarchie entre ce qu’il est convenu d’appeler les « races » humaines. Quant à Montesquieu, s’il est à l’abri de semblables inepties, il ne rechigne pas plus que Voltaire à investir dans le  » commerce triangulaire  » .

Plusieurs ordonnances, sous le règne de Louis XVI,Illustration. dénoncent les unions mixtes et légifèrent contre l’immigration noire en métropole, en fait limitée à quelques centaines d’individus, au motif que  » terre de France ne porte pas esclave  ». Le 9 août 1777 est créé un système de  » dépôt  » ?? dans les ports pour les esclaves qui accompagnent leur maître.

Après la Révolution, le Premier ConsulAfficher l’image source ne s’en tient pas à la légalisation de l’esclavage. Animé par un sentiment  » raciste  » qui le distingue de la plupart de ses contemporains, encore pétris de l’esprit des Lumières, il prend plusieurs mesures qui renouent avec le préjugé de couleur des décennies précédentes et l’aggravent nettement...!

    » Je suis pour les blancs, parce que je suis blanc. Je n’ai pas d’autre raison, et celle-la est la bonne  », aurait-il déclaré au Conseil d’État en 1802. Il exclut de l’armée des officiers  » de couleur  » parmi lesquels le père d’Alexandre Dumas.

Bonaparte supprime aussi d’un trait de plume l’Institution nationale des Colonies, créée 5 ans plus tôt à l’instigation de l’abbé Grégoire pour promouvoir les enfants des colonies quelle que soit leur couleur de peau. Les vingt-deux élèves noirs de l’institution, qui étaient appelés à devenir officiers, sont affectés comme simples tambours dans autant de régiments.

 

Le traité de Tordesillas ? :

.traite-tordesillas (4)( image du Net )
 

 

   En 1492 Christophe Colomb découvrit pour les occidentaux l’Amérique. Un an plus tard le Pape Alexandre VI traça une ligne de démarcation au milieu de l’océan Atlantique afin de diviser le monde en deux parties. Une partie sera attribuée à l’Espagne, l’autre au Portugal. Ce partage du monde en deux est connu sous le nom de Traité de Tordestillas.

     Bien entendu ,ce partage suscita la colère de l’Angleterre et de la France. Pour la France, François 1er, déclara :  » Le soleil luit pour moi comme pour les autres. Je voudrais bien voir la clause du  » testament d’Adam ?  » qui m’exclut du partage du monde  » .

  Les circonstances entourant le traité:

     Ratifié par le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle 1ère de Castille : Fut définit comme ligne de partage le méridien localisé à 1 770 km à l’ouest des îles du Cap-Vert; ( les coordonnées seraient aujourd’hui 46° 37′ ouest ) . Conséquence, l’Espagne obtint les îles Canaries, alors que Madère, les Açores et les îles du Cap-Vert, revinrent au Portugal. Il obtint également le droit de conquête du Maroc.

   Les nouvelles terres découvertes par Christophe Colomb, le continent américain, sont encore peu connues et les cartes très imprécises. Cependant l’Amérique revint en théorie dans son intégralité aux Castillans.

    En 1500 Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil qui  est alors attribué au Portugal.

    Les autres puissances européennes sont exclues du partage et n’acceptent pas les termes du traité. Pour profiter des richesses du Nouveau Monde elles n’ont d’autres solutions, au départ, que d’avoir recours à la piraterie et à la contrebande.

   Par la suite François Ier obtint du pape Clément VII une interprétation assouplie de la bulle : le traité de Tordesillas ne concerne que  »les terres connues et non les terres ultérieurement découvertes par les autres Couronnes  ». Pour cette raison il financera des expéditions comme celles de Jacques Cartier.

   Enfin le traité de Tordesillas devint caduc à partir du moment où ces autres puissances se sont dotées d’une marine suffisamment puissante pour braver l’interdit hispano-portugais.

Pourquoi dit on……

   Tout à l’heure , alors que j’émergeais d’un sommeil plus ou moins  » réparateur  » , je fus disons  » alerté  » par un bruit aussi inhabituel que perturbant ….En fait , quelqu’un tapait violemment ,à coup très violent à ma porte ….( il y a pourtant une sonnette ? )…..Sonnette qui , après contrôle fonctionne parfaitement …..

   Après avoir enfilé quelques vêtements , je descendis pour voir ce qui ce passait ….Et ne vis personne devant la porte  ???? …Alors que j’allais rejoindre mon antre , une voisine m’interpella et me demanda ce qui ce passait ( elle avait aussi entendu le bruit ) …Bref , je ne sais toujours pas qui a pu faire ce bruit , ce  » boucan  »  ..

   Je me suis demandé d’où venait cette expression  et je vous livre le peu d’explication que j’ai trouvé …

Pourquoi dit-on  » faire du boucan  » ?

    L’action de  » faire du boucan  » consiste dans le langage familier à faire beaucoup de bruit.

    Le mot  » boucan  » viendrait directement du mot  » bouc  » Résultat d’images pour images boucdont le verbe  » boucaner  » signifie en ancien français du 17ème siècle, imiter le cri du bouc. Et dans la Bible il est un animal maudit. Plus tard il prit un sens additionnel puisque le boucan devint synonyme de  » bordel  » ( qui de nos jours signifie aussi parfois faire du bruit ? )Afficher l’image source , lieu qui a son tour pouvait facilement évoquer le vacarme. La prostituée était la  » boucanière  » et  » boucaner  » consistait à fréquenter ces lieux de débauche.

    A cause du bruit que pouvaient générer les maisons closes, faire du boucan signifia rapidement  » faire un bruit excessif  ».?

  ( On retrouve d’ailleurs le mot  » boucan  » dans un certain nombre d’autres expressions dans lesquelles il revêt une signification amplifiée comme  » faire un boucan d’enfer  ».)

déjà , encore et toujours le confinement !

Adrien Proust, l’homme qui voulait confiner tout le monde

    Père de l’écrivain Marcel Proust, le médecin hygiéniste Adrien Proust (1834-1903) est l’un des pionniers de la distanciation sociale, de la quarantaine, du cordon sanitaire moderne et du confinement, qu’il appelait  » séquestration  », à une époque où le choléra asiatique, la peste, la fièvre jaune étaient particulièrement meurtrières. Il se vantait de n’avoir contracté aucune maladie, en gardant ses distances avec les patients et en se lavant fréquemment mains et visage.

    S’il avait vécu aujourd’hui, l’hygiéniste Adrien Proust , aurait tracé la géographie du coronavirus, conseillé le gouvernement, préconisé un confinement systématique et décelé quelques frappantes similitudes avec les crises épidémiques du XIXe siècle.

   L’importance de ce savant auteur d’une vingtaine de volumes ( des traités sur les ci ircuits des épidémies dont son essai fameux sur l’hygiène internationale ) a été occultée par la célébrité posthume de Marcel Proust, l’auteur de  »À la Recherche du temps perdu  ».

   

    Ce  » géographe des épidémies  » , comme l’a décrit Jean-Yves Tadié, ( le biographe et   spécialiste de Marcel Proust) , a tracé  » les nouvelles routes des grandes épidémies  »,    voyageant de la Perse à l’Égypte, s’intéressant à leur propagation au pèlerinage de     La  Mecque. Il s’est beaucoup intéressé l’hygiène dans les transports, notamment maritimes.

Une carte des foyers de peste, publiée en in 1877 dans le « Traité d’hygiène publique et privée » d’Adrien Proust. (Photo : Jean-François Monier / AFP)

La thèse de doctorat en médecine d’Adrien Proust (1862) et son « Traité d’hygiène publique et privée » (1877). 

«   (illustrations = trouvées sur le net )

‘    » Si ce n’est pas lui qui a inventé le cordon sanitaire, il l’a réactivé  », explique Jean-YYves Tadié. Il a notamment théorisé le confinement systématique.

    » Une séquestration rigoureuse, l’interruption des communications par terre ou par mer ont réussi à préserver certains lieux ou certains pays  », écrivait dans son essai celui i qui devait devenir en 1884 l’inspecteur général des services sanitaires.

  Se laver fréquemment mains et visage

       Adrien Proust se vantait de n’avoir contracté aucune maladie en gardant ses distances avec des malades qu’il visitait courageusement. Il suffisait, disait-il, de se laver fréquemment mains et visage.

 D’après Jean-Yves Tadié,  »  il a une vision européenne des choses  », et des similitudes  avec la crise actuelle peuvent être observées :  » La défense de l’Europe contre le choléra se faisait comme aujourd’hui en ordre dispersé.  »

IIl aura été de toutes les conférences internationales sur les épidémies jusqu’à son décès en 11903. Il y plaidera pour la création d’un Office international d’hygiène publique, qui verra le jour en 1907, quatre ans après sa disparition.

  Adrien Proust bataillait  » pour imposer aux Britanniques et aux Ottomans un     véritable contrôle sanitaire  ». Le même dilemme qu’aujourd’hui existait : privilégier ll’économie globalisée ou la santé ?

       Au nom du  » laisser faire, laisser passer  », les Britanniques  » ne voulaient pas ffreiner le commerce qui reposait très largement sur la route des Indes. On a vu se   reproduire la même chose avec (le Premier ministre) Boris Johnson qui ne voulait pas d’abord des contrôles  »,  note le professeur Tadié.

Né à Illiers-Combray, près de Chartres, fils de petits commerçants, boursier passé par lle petit séminaire, docteur à 28 ans, ce médecin également neurologue, qui croit aux médicaments et se spécialise dans l’hygiène sur ses 40 ans, sera le prototype du positiviste laïc, républicain, athée, intéressé par la question sociale.

Admis à l’Académie de médecine, homme de son temps, Adrien Proust est convaincu que la science apportera l’épanouissement à l’humanité, et que l’hygiène est une cause nationale et internationale.

La plaque en mémoire d’Adrien Proust, à Illiers-Combray. (Photo : Jean-François Monier )

tDeux visions du confinement ..

C   C’est aussi un père  » assez terrifiant  », infidèle, écrasant de sa stature le jeune Marcel asthmatique, qu’il appelait  » mon pauvre Marcel  », relève Jean-Yves Tadié.

    Un personnage repris sous les traits du docteur Cottard dans  »Un amour de Swann  » ‘.

    Il avait noué une relation plus proche avec son aîné, Robert, qui sera un médecin renommé pendant la Première Guerre mondiale.

 Même s’ils  partageaient la même capacité de travail, beaucoup de choses séparaient   Adrien e  et Marcel : le père disait dans son traité d’hygiène qu’il fallait  » triompher de la poussière et aérer  ». Conseils que le fils, qui s’est confiné la dernière partie de   sa  vie, n’appliquera jamais.

« Ce sont les méthodes de sa mère qu’il emploie pour lutter contre l’asthme : se  c ouvrir, s’enfermer dans sa chambre, alors que son père lui disait de faire de l’  e xercice, de sortir, d’ouvrir la fenêtre …

I  Il y a confinement et confinement : quand Adrien prônait les fenêtres ouvertes, Marcel était imprégné par la peur de la contamination au point de faire désinfecter au formol les lettres qu’il recevait

 » Poireauter  »

     Tout à l’heure , je suis allé à la pharmacie  pour  me  » réapprovisionner  » en médocs anti épileptiques ….Il y avait beaucoup de personnes ( qui attendaient en respectant les  » règles  » dues au Corona virus ) ….J’ai donc du  » faire le poireau  » ( poireauter , patienter ….)  . ….Du coup , je me suis demandé d’où venait l’expression  » faire le poireau  » ……Et en cherchant ici et là ; je vous livre ce que j’ai trouvé :

Droit comme un  » I  » , le poireau Résultat d’images pour illustrations poireausemble un prodige de patience et de persévérance , de flegme ..Le légume serait l’un des plus anciennement consommés avec l’ail et l’oignon . Cependant, ce n’est qu’au 19 ème siècle qu’on commence à planter  » son » poireau , expression qui donnera  » un poireau  » pour qualifier une sentinelle ou un  » planton  » ( qui ne plante pas de poireau  lol , mais reste planté comme un piquet ….)Résultat d’images pour illustration '' sentinelle militaire '' Environ un siècle plus tard serait apparu le  » joli  » verbe  » poireauter  » qui permet de jolis dialogue  » légumiers  » et amoureux comme  » Tu m’as fait poireauter une heure  » __  » désolé mon chou !  » __ » tu me prends pour une poire , ou quoi ?  »  etc…

On trouve aussi dans  » le Panurge  » de Rabelais  d’autres  » nobles » allusions aux poireaux :  » la nature des poireaux , desquels nous voyons la tête blanche et la queue verte , droite et vigoureuse  » 

Mais il parait que ce n’est pas pour ces raison que les Gallois ont adopté le poireau comme emblème national !