C’était il y a environ ….

186 ans : 

    Le 30 mai 1854, sous le Second Empire, une loi relative aux travaux forcés officialise la création du bagne de Cayenne, en Guyane. L’objectif est de remplacer les bagnes des ports métropolitains, Rochefort, Brest et Toulon, mais aussi de peupler la colonie.

Départ de la bande à Bonnot pour le bagne de Cayenne, à La Rochelle en 1913

( photo = départ de la  » bande à Bonnot  » pour le bagne de Cayenne en 1913 )

La  » terre de la Grande Punition  » …

Dès la Révolution, Cayenne a accueilli des proscrits royalistes arrêtés à la suite du coup d’État du 18 Fructidor (4 septembre 1797). 65 députés et 35 journalistes furent ainsi condamnés à la  » guillotine sèche  ».Suite au coup d’État de Napoléon III, la Guyane reçut encore trois mille prisonniers.

À partir de 1854, les bagnards, dits  » transportés  », sont astreints à des travaux forcés et  »parqués  » dans différents camps, à Cayenne mais aussi à Saint-Laurent-du Moroni, Sinnamary ou encore aux îles du Salut. Selon le principe du  » doublage  », les survivants sont l’obligés de résider dans la colonie pendant autant de temps qu’ils y ont été incarcérés, voire toute leur vie si leur peine est supérieure à huit ans. Ils reçoivent pour leur subsistance un lot de terres.

N.B : les transportés ? Des condamnés aux travaux forcés pour une durée de cinq ans minimum par les Cours d’Assises, astreints de plus au doublage : à leur libération, ils devaient passer dans la colonie un temps au moins équivalent à celui de leur peine

 

         les relégués :  La relégation était une peine accessoire infligée aux délinquants multi-récidivistes, en théorie dès la quatrième condamnation à une peine supérieure à trois mois de prison (en pratique, elle était rarement prononcée avant une multitude de petits délits).

 

     L’administration pénitentiaire espère ainsi contribuer à la mise en valeur de la colonie, comme avec les  » convicts  » anglais en Australie. Mais sous le climat tropical, dans une nature profondément hostile, avec des hommes détruits par la brutalité de leur détention, cette tentative se solde par un échec total. En 1867, du fait d’une trop grande mortalité parmi les Européens, le bagne est réservé aux condamnés des colonies.

  Les condamnés de la métropole sont alors dirigés vers le bagne de Nouvelle-Calédonie, ouvert en 1864, dix ans après Cayenne, suite à un décret signé par Napoléon III ( le 2 septembre 1863 ) . Il va accueillir  22 000  » transportés  » jusqu’à sa suppression en 1887, en raison de conditions de détention jugées tropdouces.  Il s’agit de condamnés de droit commun mais aussi politiques. De 1872 à 1878, vingt-deux navires vont ainsi amener sur l’île près de 4 500 Communards, dont l’institutrice Louise Michel, et 90 déportés kabyles coupables de s’être rebellés contre la République en 1871.

Exécution capitale au bagne de Cayenne, vers 1925<= exécution capitale à Cayenne 1925 .

  En 1887, les condamnés européens retrouvent donc le chemin de Cayenne.

La loi de relégation du 27 mai 1885 astreint à résidence en Guyane les condamnés récidivistes et certains petits délinquants. Certains de ces  » relégués  » sont astreints au travail forcé, d’autres simplement détenus. Parmi eux, le capitaine  Dreyfus, incarcéré de mars 1898 à juin 1899 sur l’île du Diable, l’une des trois îles du Salut.

Avec Dreyfus ,le bagne sort  de l’anonymat, et un peu plus tard ( dans les années 1920 ), le journaliste Albert Londres va dénoncer  les conditions d’incarcération.  » Ici, morts vivants, dans des cercueils – je veux dire des cellules -, des hommes expient, solitairement  », écrit-il devant des cachots de quatre mètres carrés.

Mi – juin 1938, Gaston Monnerville Résultat d’images pour gaston monnerville , petit-fils d’esclave guyanais devenu sous-secrétaire d’État aux Colonies, fait voter une loi prévoyant enfin la suppression du bagne de Cayenne. Celle-ci ne deviendra effective qu’en 1946 ! quand la colonie sera érigée en département d’outre-mer.

Au total, la Guyane aura accueilli 52 000  » transportés  » et 16 000  » relégués  » ; la Nouvelle-Calédonie, 20 000  » transportés  » et 10 000  » transportés  ».

Forçats malgaches au bagne de Cayenne< = forçats malgaches 

   La Guyane,  » terre de tous les mirages  » :

La Guyane est la seule dépendance d’outre-mer avec des frontières terrestres (à part l’île antillaise de Saint-Martin, partagée entre la France et les Pays-Bas). Grande comme le Massif central (83 000 km2) et peuplée de seulement 250 000 habitants (en 2017), c’est un pan de l’immense massif forestier amazonien.

___________________________________

Vers 1637 , des marins normands abordent le rivage  et l’amiral Jean d’Estrées Résultat d’images pour l'amiral jean d'estréesoccupe en 1676 la presqu’île de Cayenne, capitale de la région. Sur le littoral s’installent quelques plantations esclavagistes semblables à celles des Antilles.

 En 1763, le gouvernement de Louis XV tente de mettre en valeur cette région inhospitalière, aussi appelée  » France équinoxiale  » , de la même façon qu’il a tenté de coloniser la Louisiane. Autour de Kourou, il lance des travaux de drainage comme l’ont fait les voisins hollandais et fait venir des paysans européens de toutes origines. Mais :Total échec.!

   Revendiquée par les Hollandais, les Anglais et les Portugais, la Guyane est définitivement attribuée à la France en 1817, sur une décision du congrès de Vienne ( ? ) . Comme tous les habitants des  » vieilles colonies  » héritées de l’Ancien Régime, les Guyanais reçoivent la citoyenneté française et le droit de vote en avril 1848, en même temps qu’est aboli l’esclavage.

  Victime de la mauvaise image colportée par les bagnes, la Guyane sort à nouveau de l’anonymat en 1964, quand le général de Gaulle décide d’implanter une base de lancement de fusées à Kourou Résultat d’images pour base de kourou , près de l’Équateur et donc à une latitude idéale pour les vols spatiaux. Le Centre Spatial Guyanais, utilisé par tous les opérateurs européens et même russes, fait aujourd’hui la fierté du département sans pour autant nourrir sa prospérité. Son personnel essentiellement européen vit en vase clos, à l’écart de la population métissée et de ses problèmes.

     Population qui supporte tous les maux imaginables : violence, immigration clandestine, alcoolisme, manque d’éducation, illettrisme, absence de travail productif, corruption des élus, misère (PIB/habitant en 2017 : 16 000 euros au lieu de 32 000 pour la France). Elle parle une trentaine de langues et dialectes, notamment créoles, amérindiennes ou caribéennes. Elle perçoit comme des colons les jeunes métropolitains de passage, qui viennent les éduquer et les encadrer… avec à la clé de très généreuses primes.

    Même la nature se rebelle. La forêt tropicale mérite ici plus qu’ailleurs le surnom d’  » enfer vert  » avec ses moustiques vecteurs de maladies (malaria, chikungunya…) et surtout la pollution des cours d’eau au mercure, due à l’orpaillage clandestin. Les Amérindiens en font les frais… tout comme les gendarmes qui affrontent périodiquement des orpailleurs lourdement armés, au péril de leur vie et loin des caméras.

Parce que j’ai remarqué…

     ….Seulement hier que ma seconde petite fille ( Justine ) est gauchère … ( mais loin d’être  » gauche  » ( = maladroite ) pour autant ! )

    Les gauchers  » contrariés  » par la culture et la religion

   De nombreux  gauchers témoignent  s’être vus empêcher, dans l’enfance, de se servir spontanément de leur main gauche.

     Ils racontent les punitions des professeurs et les méthodes d’autrefois pour entraver ou sanctionner  » la main du délit  » (main attachée au pied du bureau, règle en fer…). Une discipline d’un autre âge qui n’est pas restée sans conséquences. Certains se décrivent comme des  » handicapés manuels  », mauvais en écriture et en dessin.

Pourquoi tant de haine contre les gauchers ?

   Depuis l’antiquité, leur différence est chargée d’une symbolique lourde. Alors que la droite représente la rectitude, la vertu et le bien, la gauche incarne l’inverse… L’adjectif  » gauche  » a d’ailleurs remplacé l’ancien français  » senestre  », issu du latin sinister qui est à l’origine du   mot  » sinistre  », c’est-à-dire de  » mauvais augure, de funeste présage  ». De là à considérer la main gauche comme la main du diable, il n’y a qu’un pas !

Mais les gauchers n’ont pas toujours été victimes d’intolérance au cours de l’histoire…..  » Le ciel des gauchers s’est assombri à partir du moment où l’on a scolarisé les enfants, où on leur a appris à écrire. Parce qu’il fallait que le gaucher se conforme à l’usage général, c’est-à-dire tenir son stylo dans la main droite  » selon Pierre-Michel Bertrand, auteur de l’Histoire des gauchers ..

   Fort heureusement, les gauchers ne sont plus  » contrariés  » dans la plupart des écoles en occident. A la fin des années 1990, une étude a observé une évolution de l’usage de la main gauche pour l’écriture chez les adultes en France. Le même phénomène a été observé notamment au Brésil et en Italie. Ces données témoignent d’un changement d’attitude de l’éducation face aux gauchers au cours de la seconde moitié du vingtième siècle.

     Par comparaison, en 1983 au Japon, seuls 0.7 % de la population se servait de sa main gauche pour écrire et 1.7 % pour manger. Preuve que la pression culturelle qui s’exerce sur les gauchers à travers le monde est toujours une réalité.

________________________________

Pour info

   – Une journée internationale des gauchers a été instituée pour sensibiliser à leur identité spécifique 

C’est le 13 août…

 

– Etre gaucher, ce n’est pas seulement écrire de la main gauche

     Notre corps a un côté plus développé et plus robuste que l’autre. Nous avons une main et un pied avec lesquels nous sommes plus habiles, mais aussi un oeil plus perçant et une oreille qui entend mieux. Tout cela provient du fait que nous avons à la naissance un hémisphère du cerveau dominant (le droit pour les gauchers, le gauche pour les droitiers)… De plus, le fait d’utiliser en priorité ce côté le renforce, le rendant plus costaud et plus efficace.

   – Le fait d’avoir un côté du corps (droit ou gauche) dominant remonte à des temps très anciens

   Certains parlent de 1,8 million d’années ! Et les préhistoriens ont démontré (en étudiant leurs outils) qu’il y avait déjà un plus grand nombre de droitiers chez nos ancêtres il y a 200 000 ans.

  – Les gauchers sont encore et toujours contrariés 

   Même s’ils ne sont plus en France physiquement contrariés comme autrefois, ils vivent dans un monde où tout est pensé pour des droitiers (depuis les objets les plus usuels -ciseaux, tire-bouchons, cutters, ouvre-boites- jusqu’aux leviers de vitesse des voitures en passant par les viseurs des fusils et les poinçonneuses des métros !) Les gauchers doivent donc en permanence s’adapter. Quant à certains pays (Chine, Japon, Afrique Noire…), ils continuent encore à brimer les gauchers comme nous le faisions chez nous il y a un siècle !

   – Les gauchers représentent statistiquement 13 % de la population

En France, ils sont donc environ 3,5 millions… et dans le monde entier près d’un milliard. Pas mal non, pour un public jamais pris en compte !

  – Les ambidextres n’existent pas ?!

  Et oui ! ce seraient en fait des gauchers contrariés. Dans le cerveau, on est forcément latéralisés, à droite ou à gauche… Les  »ambidextres  » sont donc des gauchers qui se sont habitués très tôt à se servir de leur main droite.

 – Notre langage fait montre d’un véritable  » racisme  » envers les gauchers 

   Gauche signifie  » maladroit  », et la gaucherie c’est le manque d’adresse et de grâce :  » Se lever du pied gauche  » c’est être de mauvaise humeur,  » avoir deux pieds gauches  » c’est être empoté, »« être marié de la main gauche  » c’est ne pas être vraiment marié et  » passer l’arme à gauche  » c’est mourir !

  – Dans les religions juive et chrétienne, le côté gauche est celui du mal 

    S’il y a un Dieu et un Diable, Dieu est évidemment du côté droit et le Diable du côté gauche. On peut le vérifier dans toute la peinture religieuse. Par exemple, lorsqu’on représente Ève cueillant la pomme (sur tous les tableaux anciens), c’est de la main gauche qu’elle le fait et c’est dans la main gauche d’Adam qu’elle la donne.

  -Les gauchers ont souvent un sens artistique développé

    Cela proviendrait du fait que c’est le cerveau droit (celui qui commande le côté gauche…) qui gère plutôt les fonctions artistiques. Il est plus spécialisé pour gouverner les émotions, les analogies, les perceptions… alors que le cerveau gauche est plus dans la logique et l’analyse.

– Les gauchers sont doués pour les sports d’opposition (escrime, tennis, ping-pong…)

   L’hémisphère droit, qui commande la main gauche, est aussi celui qui gère l’habileté manuelle, la discrimination visuelle et l’évaluation des distances. Cela donne donc aux gauchers quelques millièmes de seconde d’avance dans leur temps de réaction. A priori, presque rien, mais très utile dans les compétitions de haut niveau. Voilà pourquoi sans doute les gauchers Mac Enroe, Connors, Leconte, Nadal ou Vilas excellent au tennis.

Quelques gauchers connus :

 

C’était il y a……

….environ 414 ans ,le 28 mai 1606 exactement ..

Le Caravage , peintre et……truand .

 Le 28 mai 1606, Le Caravage, peintre renommé et   »mauvais garçon  », tue un homme en duel à Rome, sur le Champ de Mars, suite à une querelle de jeu.

Commence , alors ,pour lui une cavale jusqu’à Malte. C’est durant cette période qu’il réalise ses plus grands chefs d’oeuvre.

<=  » jeune homme avec un panier de fleurs  »1593 ( Je pensais que c’était une femme ce  » jeune homme  » lol )

Une peinture troublante…..

   Né en 1571 à Caravaggio, en Lombardie, sous le nom de Michelangelo Merisi, le jeune homme se rend dans la Rome de la Contre-Réforme catholique, férue de maniérisme et de baroque. Il montre son talent dans des œuvres profanes ou mythologiques, dans des natures mortes de fruits, des portraits d’hommes des rues, de truands ou de joueurs semblables à lui.

  Grâce au clair-obscur (  »chiaroscuro  »), une technique inventée un peu plus tôt par Léonard de Vinci, le peintre donne aux visages un relief théâtral. Nul ne maîtrise comme lui la lumière ni ne rend avec autant de force l’expression des visages et des attitudes.

   Ses commanditaires, grands personnages du Saint Siège ou de l’aristocratie locale, lui pardonnent volontiers ses beuveries, son goût pour les jeunes garçons et ses frasques jusqu’au duel fatal qui l’oblige à quitter la Rome des papes.

David tenant la tête de Goliath, par Caravage (1606, huile sur bois, musée historique, Vienne)

     Celui que l’on surnomme désormais Le Caravage (Il Caravaggio), ( d’après son lieu de naissance ), renonce dès lors aux peintures profanes. Il ne va plus peindre que des sujets religieux, dans des tonalités sombres et avec une violence d’expression extrême qui nous renvoie à la dure réalité de la condition humaine, ( comme ci-dessus David tenant la tête de Goliath (1605) ).

  Le peintre, âgé de 35 ans, se rend d’abord à Naples où l’a précédé sa réputation l’a précédé. Mais il n’y reste que quelques mois avant de s’embarquer en juin 1607 pour l’île de Malte,  gouvernée par un ordre de moines-chevaliers  . 

  Le grand-maître de l’ordre, Alof de Wignacourt, qui admire le peintre, l’accueille avec faste, peu soucieux de son mauvais caractère et de ses crimes passés. Il lui commande son portrait, aujourd’hui au musée du Louvre à Paris, ainsi que d’autres peintures, telle la Décollation de saint Jean Baptiste, aujourd’hui dans la crypte de la cathédrale de La Valette, capitale de Malte.

 Le 14 juillet 1608, Le Caravage est fait chevalier de  »grâce magistrale » par son protecteur mais cela ne le rend pas plus affable pour autant. Quelques semaines plus tard, il se bagarre à l’épée et au pistolet avec d’autres chevaliers.

 Enfermé au fort San Angelo, il s’en évade grâce à des complices et gagne la Sicile à bord de la barque d’un pêcheur. Là, encore, il est accueilli avec bienveillance, cette fois par des religieux franciscains.

Il peint pour eux  »Le Reniement de saint Pierre  » et d’autres chefs-d’oeuvre mais garde la nostalgie de Rome. Après quelques nouvelles bagarres qui le laissent défiguré, il embarque sur un bateau en direction de Rome.

Il débarque à Porto Ercole pendant que le bateau poursuit sa route avec ses effets personnels.

 Le peintre n’atteindra jamais Rome où il comptait gagner le pardon du pape. Il meurt le 18 juillet 1610 âgé de 39 ans ), victime d’une fièvre maligne ou plus probablement d’une septicémie occasionnée par une ancienne blessure au genou.

Marat dans son bain , mais……

…..Pourquoi ?

   Connu pour avoir eu l’habitude de passer ses journées dans une baignoire, Jean-Paul Marat est finalement mort assassiné dans son bain, le 13 juillet 1793. Maculée de sang, une des pages du journal qu’il tenait à ce moment-là a finalement été analysée par des généticiens catalans. Leurs recherches ont pu livrer les secrets de cette mystérieuse maladie de peau qui démangeait le député montagnard.

Les dessous d’une découverte

 Assassiné par la Caennaise Charlotte Corday, Jean-Paul Marat est un révolutionnaire français dont la mort a été rendue célèbre par le tableau de Jacques-Louis David ,  »La Mort de Marat »Marat.jpg le représentant, gisant dans son bain, une page de son journal  »l’Ami du Peuple » dans la main gauche.

      Ce  » fameux   » document, maculé du sang du défunt, a fort heureusement été récupéré par Charlotte Albertine ( la sœur du révolutionnaire ) avant d’être conservé, bien des siècles plus tard, par la Bibliothèque Nationale de France.

C’est cet heureux concours de circonstances qui aurait permis à une équipe de scientifiques, de l’Institut de biologie évolutive de Barcelone, de réaliser des analyses  » pointues  » sur la santé de Marat.

Pour beaucoup d’historiens, la santé du député montagnard a longtemps été une source de mystères.
    En effet, il était connu de tous , que Jean-Paul Marat passait parfois des journées entières dans son bain (  afin d’apaiser de violentes démangeaisons qui  »affectaient  » son épiderme )  sans  que l’on sache exactement quel mal le rongeait.

Avec le concours de spécialistes français et britanniques, les chercheurs catalans ont pu prélever l’ADN du défunt sur les feuilles de papier, et isoler les traces des germes pathogènes.

Une expérience inédite, puisqu’il s’agit du matériel génétique le plus ancien prélevé à partir de papier cellulose.

Le mal qui rongeait Marat ?

En travaillant sur plus de 500 millions de séquences d’ADN, les chercheurs de l’institut ont pu reconstituer l’arbre généalogique de Marat, mais aussi isoler les traces d’un champignon nommé  »Malassezia restricta », responsable de la  »dermatite séborrhéique  » (une dermatose inflammatoire causant des plaques rouges et irritantes sur la peau).

   D’abord contaminé à l’aine, Marat avait fini par être touché sur le tout le corps, ce qui l’obligeait à se soulager dans un bain d’eau chaude de manière très régulière.

Sachant qu’il n’existait, à l’époque, aucun traitement contre cette infection, il apparaît clairement que le député était condamné à contracter une maladie létale (comme la septicémie) sur le long terme.

Une lente agonie qui a, ironiquement, été abrégée par son assassinat.!

Île  » poubelle  » ….

Résultat d’images pour images jpg île thilafushi L’ île Thilafushi est une île des Maldives sur laquelle l’archipel jette tous ses déchets , d’où son nom d’île poubelle …..

  Thilafushi , est une île en grande partie artificielle des Maldives située à 6,85 Km à l’ouest de Malé, la capitale du pays, entre les îlots de Giraavaru et Gulhifalhu. Elle est célèbre pour être la décharge des Maldives….dont une grande partie est issue du tourisme.

Quand on pense « Maldives », on imagine une mer cristalline, un ciel bleuté et son sable fin… Normal, on n’a pas accès à l’envers du décors. Près de 300 tonnes de déchets y sont déversés chaque jour …

Histoire , pourquoi ?

 En 1992, le gouvernement ne sachant plus comment gérer une quantité toujours grandissante d’ordures (dues à l’essor du tourisme dans le pays ), avait décidé de faire acheminer à Thilafushi les déchets des îles voisines. Au départ, des fosses ( » cells  ») d’un volume total de 1 060 m3 avaient été créées pour recevoir les ordures, destinées à être ensuite enfouies. Mais ces fosses furent saturées beaucoup plus rapidement que prévu, et en l’absence de solution de rechange le déversement des ordures se fait depuis à même le sol ou l’eau.!!!!

   Depuis, l’île-poubelle de 0,43 km 2 emmagasine 330 tonnes de déchets par jour, dont environ 200 tonnes d’ordures ménagères, et 100 tonnes de déchets industriels. Chaque touriste visitant l’archipel ( un million annuellement ) produit 7,2 kg d’ordures par jour, contre 2,8 kg pour un Maldivien) ;ce qui fait que l’île croît de 1 m2 par jour.

   La conséquence de cette activité de stockage des déchets sans tri ni traitement est un niveau de pollution extraordinaire, autant du sol que de l’eau et surtout de l’air, une partie des déchets étant constamment en feu, libérant un épais panache de fumée au-dessus de l’île, qui atteint parfois la proche capitale Malé. Huiles, mercure, amiante et plomb seraient ainsi déversés dans l’écosystème en grande quantité sans le moindre contrôle.

   La croissance exponentielle de l’île a fini par intéresser certains promoteurs : le gouvernement l’ouvre donc au lotissement dès Et 57 entreprises y installent des activités, notamment un chantier naval et des entrepôts.  L’île compte plus de 260 entreprises. L’île est ainsi devenue le siège de certaines industries polluantes, comme le traitement du méthane ou du ciment. Les ouvriers (souvent originaires du Bangladesh) qui y vivent travaillent 12 heures par jour dans un environnement saturé d’émanations toxiques pour un salaire mensuel de 255 euros, ce qui est très faible même pour le pays.

  En 2004, le tsunami avait ravagé l’île et projeté la majorité des ordures et des produits toxiques dans la mer, polluant plus d’une centaine d’autres îles et mettant l’accent sur le risque national que représente Thilafushi. Les Croix-Rouge australienne et canadienne  avaient réuni près de 10 millions de dollars pour financer un système de gestion des déchets écologique et durable, mais l’absence d’initiative du gouvernement avait finalement fait échouer le projet.

   Le gouvernement maldivien a souvent été alerté sur le problème écologique mais aussi sanitaire, économique et touristique que représente l’île, mais n’a encore jamais pris la moindre mesure réelle pour changer la situation. En 2008, la Banque mondiale avait fait un prêt de 14 millions de dollars pour lancer un  » Maldives Environnementale Management Project  », mais rien ne changea pour autant à Thilafushi (cependant un incinérateur fut créé sur l’île de Vandhoo, dans l’atoll de Thaa). En 2011, le déchargement des déchets avait été temporairement interdit sur Thilafushi en raison de sa saturation et de la dérive en mer d’une grande quantité de déchets, mais en l’absence de solution de rechange le déchargement avait rapidement repris de plus belle. Un contrat avait également été signé avec l’entreprise indienne Tatva Global Renewable Energy pour faire de l’île un centre de gestion des déchets moderne, mais ce projet fut mis à l’arrêt dès l’année suivante sans que des justifications soient données, et définitivement annulé en 2014 !!!

  Le seul projet encore d’actualité était l’ouverture d’une nouvelle prison sur l’île pour .

(Vue aérienne des réservoirs pétroliers de Thilafushi, construits sur des piles de déchets compactées au bulldozer.)

Savoir çà aussi est inutile…

  1) La  » dysanie  » est le fait d’avoir du mal à se lever le matin ! ( j’en  » souffre  » ) Résultat d’images pour dysanie

 2) Selon l’OMS, une personne décide de mettre fin à ses jours toutes les 40 secondes dans le monde.Résultat d’images pour images illustrations personnes se suicidant avec arme à feu

   Chaque année, 800 000 personnes mettent fin à leurs jours. Un chiffre en baisse depuis 2010, mais qui reste très alarmant.

Toutes les 40 secondes, une personne sur Terre décide de mettre fin à ses jours. À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide , l’Organisation mondiale de la santé a  publié  un rapport chiffré sur ce phénomène. L’OMS indique qu’entre 2010 et 2016, le taux mondial a diminué de 9,8%, avec des baisses allant de 19,6% dans la région du Pacifique occidental à 4,2% dans la région de l’Asie du Sud-Est. 

    L’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud sont les seules régions ayant enregistré une hausse (+6%) : l’accès aux armes à feu y est un important moyen de suicides, selon l’OMS. La baisse du taux mondial s’explique en partie par le fait qu’un plus grand nombre de pays dispose de stratégies de prévention. 

Le savoir est inutile…..

Commenter est loin d’être nécessaire !

Quelles sont les origines de la pizza ? 

Calzone, Végétarienne, MargheritaRésultat d’images pour pizza margherita images , Reine, Hawaïenne, Savoyarde… la pizza est une des spécialités italiennes les plus consommées dans le monde. Salée, sucrée ???, à la crème, à la sauce tomate, la pizza telle qu’on la connaît aujourd’hui s’habille de garnitures classiques et originales en fonction des cultures de chaque pays. Mais d’où vient la pizza ? Et à quoi ressemblait ce plat à l’origine ?

 

D’où vient la pizza ?

Ce sont les Italiens qui ont contribué à rendre la pizza populaire, mais garnir une fine pâte à pain avec des aliments est une tradition qui remonterait à plus de 2000 ans av. J.C

   Le  » lahmacum  » était en effet un plat typique des Assyriens qui recouvraient une pâte cuite de viande avant de la déguster. On mangeait également déjà à l’époque des Grecs et des Romains de la pâte cuite semblable à un pain plat agrémentée de différents ingrédients. La pizza telle que nous la connaissons aujourd’hui tient   ses origines de la ville de Naples.

La  » verace pizza napoletana  »….

   La véritable pizza était à la base un plat de pauvre cuit au four constitué de pâte à base de farine de blé, de sauce tomate et de fromage. Alors comment cette spécialité populaire a-t-elle pu se transformer en mets d’exception ? Selon la légende, un cuisinier napolitain, Raffaele Esposito, aurait reçu la visite du roi italien Umberto I Résultat d’images pour Umberto I of Italyet de la reine Margherita Résultat d’images pour Marguerite de Savoie reine d'Italie en visite à Naples en 1889.

    Il leur aurait alors confectionné une pizza à base de sauce tomate, de tomates fraîches et de fromage qui fut tout de suite très appréciée par la reine Marguerite. Baptisé Pizza Margherita à la suite de cet événement, ce plat aurait directement intégré la carte de nombreux restaurants en Italie avant de gagner rapidement les cuisines des pays européens puis celles du monde entier.

    Aujourd’hui, les Français figurent parmi les plus gros consommateurs de pizzas au monde devant l’Italie. Et pour cause, la pizza est un plat rassembleur et convivial qui fait écho à notre culture. L’offre s’est donc adaptée à la demande. On en trouve à tous les coins de rue. Entre les chaînes de fast-food, les pizzerias, les  »foodtrucks  » ou encore les magasins alimentaires, l’offre est omniprésente.

 

Origine du ….

Cette célèbre pâtisserie serait née d’une erreur ?

  C’est le Français Nicolas Stohrer Résultat d’images pour nicolas stohrerqui l’aurait inventée au 18e siècle. Il est alors apprenti pâtissier et travaille dans les cuisines d’un roi, plus précisément le roi de Pologne, Stanislas Leszcynski Résultat d’images pour stanislas leszczynski , qui est  alors en exil en Alsace.

    De France il avait emporté une brioche destinée au roi. Mais pendant le voyage elle s’était desséchée. Ne pouvant la servir dans cet état , il décide  de l’arroser d’un vin doux produit en Andalousie, le Malaga et de la parfumer au safran. Devenue présentable (et surtout comestible) il la fourre de crème pâtissière et de raisins secs.

Le roi Stanislas adore le dessert qui lui est servi. Mais il faut lui trouver un nom ! Il se trouve qu’à ce moment là, il lit Les Contes des Mille et une nuits. Le roi lui-même décide donc de baptiser ce gâteau  » l’Ali-baba  ».

D’ailleurs il évoque le  »baba » dans une de ses lettres adressée à Sophie Volland    Résultat d’images pour sophie volland en 1767. Le Baba connaîtra ensuite un grand succès au 19° et 20° siècles.

Comment ce gâteau parvient-il jusqu’en France ?

En 1725 la fille du roi, Marie Leszcynska Résultat d’images pour marie leszczyńska , se marie avec Louis XV. Or notre pâtissier la suit à Versailles. Et quelques années plus tard, il ouvre à Paris sa propre pâtisserie au 51 rue Montorgueil (dans le 2e arrondissement). Il s’agit d’ailleurs de la plus ancienne pâtisserie de Paris. Elle est partiellement inscrite aux monuments historiques.

 Mais depuis cette époque la recette a quelque peu évolué. La crème pâtissière est souvent remplacée par de la crème chantilly, et le Malaga par du rhum. D’où son nom de Baba au rhum.

En 1836, les Monsù (des chefs-pâtissiers de la noblesse napolitaine) importe le Baba au Rhum dans la ville de Naples. La recette de ce dessert apparaît alors pour la première fois dans un manuel de cuisine italien, et lui attribue une origine napolitaine,! Ce qui est  complètement faux.

    Un dernier mot sur la pâtisserie Sthorer. Un autre spécialité de la maison est le  »puits d’amour » Résultat d’images pour puit d'amour pâtisserie imagesdont la première recette date de 1735. Selon la légende, Louis XV offrait à ses nombreuses maîtresses ce petit gâteau comme preuve d’amour. Nicolas Stohrer modifia quelque peu la recette en garnissant le feuilletage d’une crème pâtissière à la vanille, en recouvrant le dessus d’une épaisse couche caramélisée obtenue au fer rouge.

D’après ce que j’ai lu la  » marque  »  Stohrer existe toujours :