Décès de Mr Barthélemy Thimonnier….

Bien que les commentaires soient  » ouverts  » , Ils ne sont ni utiles ni  conseillés : Je suis habitué !
    » Mort de B . Thimonnier  » , c’est bien beau , mais…..Qui était ce monsieur ? Pourquoi en  » parler ‘? 
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     Fils d’un teinturier, Barthélemy Thimonnier naquit à L’Arbresle (Rhône) le 19 août 1793, et fit d’abord quelques études, dans sa jeunesse, à la Manécanterie (Une manécanterie désigne, à partir de la fin du XIXᵉ siècle, un type particulier de chœur d’enfants d’abord composé de garçons, rattaché à une cathédrale ou à une paroisse importante. Le chœur est géré par le clergé )  de la cathédrale de Lyon, que le cardinal Fesch réorganisait .
    Mais il dut bientôt les interrompre pour apprendre le métier  de tailleur, qu’il exerça à Amplepuis, où ses parents s’étaient installés en 1795.

     Les broderies au crochet que les fabriques de Tarare, dans les montagnes du Lyonnais, faisaient exécuter dans les montagnes du Lyonnais et du Forez lui donnèrent l’idée de construire une machine pouvant à la fois broder les étoffes et coudre les vêtements.Machines à coudre - ancienne machine a coudre gritzner allemande fonte fer forgé marqueterie couture En 1825, poursuivant toujours cette idée fixe, il vint à Saint-Etienne, où il pensait trouver plus facilement les moyens pratiques de mettre au point  son mécanisme. Quant à son état, il l’exerçait pour le compte du tailleur Sabatier, dont l’établissement était sur la place Royale.

  Thimonnier était allé se loger à l’écart, dans cette rue des Forges qui conserve aujourd’hui encore l’aspect pittoresque des anciens quartiers plus spécialement affectés aux ouvriers travaillant le fer. Là il se renfermait moins dans l’atelier où sa profession pouvait donner du pain à sa famille que dans un petit bâtiment isolé et ignoré de tous. Malheureusement, le tailleur d’habits ignorait les premières notions de mécanique, et il lui arriva ce qui arrive, dans le même cas, à une foule d’inventeurs ou plutôt de chercheurs : il négligea ses affaires, perdit son crédit, se ruina, et, de plus, s’entendit traiter de fou. Mais il ne se laissa ni abattre ni décourager, et poursuivit opiniâtrement ses essais.

Barthélemy Thimonnier

Barthélemy Thimonnier

     En 1829, il était maître de son idée, et en 1830, il prenait, à la préfecture de la Loire, un brevet d’invention pour une machine à coudre au point de chaînette. A cette époque, Beaunier, inspecteur des mines, ayant eu occasion de la voir fonctionner, comprit toute l’importance de la découverte, et emmena Thimonnier à Paris. En 1831, la maison Germain Petit et Cie montait, rue de Sèvres, pour la confection des vêtements militaires, un atelier de quatre-vingts machines à coudre, dont la direction était confiée à Thimonnier.

   Mais les ouvriers virent dans les machines de dangereux instruments de concurrence pour la main de l’homme. Une émeute les brisa, et Thimonnier fut même obligé de se cacher. L’émeute de la rue de Sèvres avait été réprimée et avait même donné lieu à des condamnations. Cependant, l’atelier était désorganisé et, pour comble de malheur, la société qui l’avait fondé dut se dissoudre quelques mois plus tard, par suite de la mort de Beaunier, qui avait chaudement épousé les intérêts de l’inventeur. Ce dernier revint à Amplepuis en 1832.

    En 1834, il retourna à Paris et travailla à façon avec sa machine, tout en cherchant à la perfectionner. En 1836, à bout de ressources, il fut obligé de revenir dans son pays à pied, sa machine sur le dos !, vivant en route de ce qu’il gagnait en la faisant fonctionner comme objet de curiosité et, de retour à Amplepuis, il en construisit et en vendit quelques unes dans les localités environnantes. Mais le nom seul de couture mécanique était une cause de défaveur ; le système n ‘eut encore aucun succès …..

 

   Selon le brevet déposé en  1845 , on constate qu’on obtenait 200 points à la minute. Magnin, de Villefranche, se chargea alors de son exploitation, et Thimonnier, associé avec lui, fabriqua dans cette ville des machines au prix de 50 francs la pièce. Bientôt après, les deux associés prirent un brevet de perfectionnement pour l’appareil couso-brodeur (5 août 1848), pouvant faire des cordons, coudre et broder toutes sortes de tissus, depuis la mousseline jusqu’au drap et au cuir, et donnant 300 points à la minute : une aiguille tournante permettait de broder les ronds et les festons sans tourner l’étoffe. La maison prit ensuite, le 9 février 1848, une  »patente anglaise  » pour son appareil, construit dès lors en métal et avec précision.

   La révolution de 1848 qui éclata peu de jours après fut un  obstacle à l’exploitation des brevets. Thimonnier passa alors quelques mois en Angleterre, où la patente fut cédée à une compagnie de Manchester, et revint en 1849.

   Envoyée à l’Exposition universelle de Londres en 1851, sa machine, par une incroyable fatalité qui , parait il s’est plusieurs fois rencontrée dans d’autres circonstances, resta entre les mains du correspondant et n’arriva qu’après l’examen du jury. Les premiers essais de perfectionnement que les Américains y avaient apportés, les machines à deux fils et à navette d’Elias Howe Résultat d’images pour elias howe, avaient pris la place et le rang qui lui revenaient surtout par droit d’ancienneté d’origine.

  Dès 1832, Thimonnier avait essayé ce dernier genre de mécanisme, et en 1856 il s’en occupait encore. Mais trente ans de travail, de lutte et de misère l’avaient épuisé. Il mourut ruiné à Amplepuis, le 5 août 1857, à quelques jours de ses 64 ans.

   Thimonnier, bien que peu  fortuné, partageait volontiers le peu qu’il avait avec les malheureux. On raconte que pour adoucir la misère d’un de ses voisins, il se levait la nuit et portait chez lui, en cachette de sa femme dont il craignait les remontrances, les provisions de son ménage.!!!!

  Ses inventions ne se limitèrent pas à la machine à coudre ; c’est lui qui eut l’idée première du  »vélocipède  » , et bien que son appareil n’ait pu être appliqué, c’est son mécanisme qui plus tard fut employé pour ces » instruments de locomotion  » ; ses amis se souvenaient encore de lui avoir entendu parler d’un moyen de souder le cuivre à froid ; mais il ne reste rien de cette découverte. 

  N.B :Thimonnier appartenait par sa mère à une famille d’inventeurs et plusieurs de ces ancêtres se firent remarquer au XVIIIe siècle  par leurs aptitudes mécaniques.

Helen Keller :

 

 

Helen Adams KellerH.Keller était une écrivaine, activiste et conférencière américaine.

   Fille du capitaine Arthur Keller, militaire en retraite éditeur de journaux, et de sa femme Kate, Helen fut victime, vers l’âge de 19 mois, d’une maladie infantile diagnostiquée à l’époque comme  »fièvre cérébrale » (plus probablement une scarlatine) qui la laissa sourde, muette et aveugle.

     L’arrivée d’Annie Sullivan chez les Keller, le 3 mars 1887 (« le jour le plus important dont je puisse me souvenir », selon Helen) marqua le début d’un processus  »miraculeux » qui devait mener la jeune fille d’un état quasi- sauvage au diplôme « cum Laude » (avec les félicitations du jury) du prestigieux Collège Radcliffe  17 ans plus tard.

     Encore étudiante, elle avait commencé une carrière d’écrivaine qui dura toute sa vie.

   Son ouvrage le plus célèbre,  »The Story of My Life, » (1903) ( »L’histoire de ma vie », disponible en France sous le titre « Sourde, muette et aveugle » ) a été traduit en plus de 50 langues mais on lui doit également un dizaine d’autres ouvrages ainsi que de nombreux articles pour la presse.

    Au cours des 50 années qui suivirent, Helen Keller se consacra au  »service de l’humanité », luttant pour les droits des femmes, des ouvriers, des minorités et devint une sorte d’ambassadrice mondiale des faibles et des opprimés.

   Le premier hommage cinématographique est un film muet datant de 1919, intitulé « Deliverance ».
   Plus tard, la pièce de théâtre « The Miracle Worker », adapté de l’autobiographie d’Helen Keller, donne lieu à plusieurs films, dont « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn en 1962.       Aucun de ces films, avant une adaptation de Disney sortie dans les années 2000, n’aborde sa vie militante.!
   En 2005, le film bollywoodien « Black » de Sanjay Leela Bhansali est largement inspiré de l’histoire d’Helen Keller.

Naissance du restaurant….

 : une révolution dans l’assiette…

    Alors que de nombreux restaurants sont en difficulté depuis le déconfinements : Histoire d’une révolution culinaire imaginée par un économiste qui voulait abolir les privilèges de l’ancien régime et amener la gastronomie dans les assiettes de  » tout un chacun  » …. 

 »Il faut faire la croix à la cheminée  »….

   Une expression que ma grand-mère employait , elle m’est revenue cet après-midi après un appel d’une amie perdue de vue  depuis très longtemps ( elle avait appris le décès de ma mère ) , bref….L’idée m’est venue de chercher la signification et l’origine de cette expression …..( le pire ou le mieux : Ma chère Léone faisait vraiment une croix sur le chambranle Résultat d’images pour illustrations, images cheminée avec chambranle en boisde la  cheminée  lol ) ..

L’expression : s’emploie à la vue d’un événement agréable et inattendu, ( par exemple, à l’arrivée d’un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps  . Mon cas avec l’amie  cet après-midi ) 

    Quelques conjectures sur l’origine de l’ expression :

       Les anciens marquaient d’une pierre blanche les jours heureux, et d’une noire les malheureux

Horace écrit qu’on marquait avec de la craie ce qui était louable, et avec du charbon les objets de haine. C’est dans ce sens que le poète Horace, s’interroge au sujet des deux fils d’Arrius qui ne mangeaient que des rossignols :  (Faut-il les noter avec de la craie ou avec du charbon ?)  -Horace , pour moi = vague souvenir du lycée / philo …..

Les Romains ont probablement du nous transmettre cet usage, dont il ne nous est resté ensuite que l’expression. Cela est d’autant plus probable qu’autrefois on écrivait croye pour craie.   L’équivoque de croye avec croix aura pu modifier  le proverbe, qui était peut-être énoncé de cette façon : Il faut mettre la croye à la cheminée.

   

C’était il y a….

117 ans !

  Le  1er juillet 1903 : début du premier Tour de France cycliste :

  Le premier Tour de France cycliste comporte 6 étapes s’étalant sur 19 jours. Créé par Henri Desgranges , , directeur du journal L’Auto qui souhaitait augmenter les ventes de son quotidien dans le numéro du 2 juillet 1903 de L’Auto, Henri Desgranges  .

 ( Photographie tirée de  » La Vie au grand air   »: revue illustrée de tous les sports du 18 août 1901) : Henri Desgranges
henri-desgrange 

signe un compte-rendu des premiers instants de cette épreuve inédite à laquelle 80 coureurs s’étaient inscrits, cependant que 59 prirent le départ :

     » J’ai tâté leur courage à tous, quelques minutes avant le départ pour cet énorme Tour de France, avant la grande bataille qu’ils allaient livrer, et pas un ne m’a dit :   »J’ai peur que mes forces ne me trahissent, je crains que la tâche ne soit au-dessus de mes moyens  » .

   » Tous étaient pleins de confiance et dans leurs yeux brillait l’espérance de la. victoire. Et mon cœur de sportsman s’est réjoui au spectacle de ces courageux que   » le soleil auréolait d’une poussière d’or  » et devant qui la route allait s’étendre à l’infini, pendant des heures, pendant des jours, pendant des semaines……

…… Là, je me suis pris à regretter le temps où, moi aussi, je courais les grandes routes, où je voyais, libre sur ma frêle machine, d’extraordinaires couchers de soleil, où je me perdais dans des nuits étoilées, où je me retrouvais le lendemain matin, grâce à moi, à moi tout seul, dans de nouveaux pays où le parler n’était plus le même, où les paysans, au passage, avec leurs yeux paisibles, semblaient se demander d’où venait celui-là qui sortait des ténèbres.

    » Mais à quoi bon rêver au passé, regretter ce qui n’est plus ? Tout a ses joies et il est bon de contempler en d’autres des énergies défuntes. L’heure présente est à l’action de ces hommes, et cela, somme toute, vaut largement la reconnaissance de l’U.S.A.P.F. par l’U.S.F.S.A.

    » Les voici maintenant un pied sur la pédale, l’autre jambe à terre. Le départ se fait lancé ; il sont bien sages et bien raisonnables ; ils se sont rangés docilement sous les ordres du starter et lentement les 60 partants se mettent en marche. Ils font ainsi 3 ou 400 mètres et le tournant de la route nous les cache…….

 » Quelques minutes après je vois au loin un nuage de poussière qui se soulève à leur passage et ce nuage s’enfuit terriblement vite. La lutte est commencée, elle se terminera dans 19 jours.  »

    Dans le même numéro de L’Auto, Alphonse Steinès  Résultat d’images pour alphonse steinès , l’un des collaborateurs d’Henri Desgranges dans l’organisation du Tour de France, narre le départ de la première étape :

   » Le départ a été donné au Réveil-Matin. Ce nom sonne bien à l’oreille lorsqu’il s’agit d’une épreuve gigantesque, colossale comme le Tour de France. L’auberge du Réveil-Matin, ( photo ??? )  encore ignorée de bien des cyclistes parisiens, est connue depuis hier au même titre que bien des endroits célèbres. Elle servit de scène à ce premier acte qu’est le départ du grand drame sportif dénommé Tour de France  » .

 » En quittant Villeneuve-Saint-Georges pour aller sur Montgeron, l’auberge du Réveil-Matin est située à l’intersection de la route de Corbeil par Draveil. J’avoue assez volontiers que ce site manque d’ombre, ce de quoi se plaignaient les milliers de spectateurs venus pour voir l’envolée du peloton qui s’élança à la poursuite de la gloire et… de l’argent. Mais telle qu’elle est, l’auberge désormais historique nous servit pour abriter notre contrôle. »

 »  Dès une heure de l’après-midi, heure à laquelle commencent les opérations consistant en remise des brassards, des numéros de cadres et signatures de contrôle, dès une heure, donc, il était impossible de trouver une chaise, tellement l’affluence était grande. Des chanteurs ambulants exerçaient à droite et à gauche leur industrie et déclamaient par une chaleur insupportable des refrains divers. Les coureurs écoutent d’une oreille distraite, leur pensée vagabonde sur la route et ils entendent sans doute déjà les acclamations des populations du parcours. Pour le moment, ils font la sieste et sont étendus dans l’herbe, le ventre au soleil.  »

   » Le premier qui a l’honneur d’apposer sa signature sur la feuille de contrôle est Ellinamour de Paris, il retire le brassard numéro 64. Après lui vient Pernette, également de Paris, qui porte le n° 44. Les photographes de tous les journaux illustrés, armés des appareils les plus perfectionnés, sont présents et pigent les grands cracks. Parmi les  » chevaliers de la plaque sensible  », nous reconnaissons les amis Simons, de La Vie au Grand Air, Beau, Schweitzer, de La Revue Sportive, etc. Chaque fois que vient signer un des rois de la route, tels qu’Aucouturier, Garin, Fischer, Muller, Pasquier, Wattelier, etc., la foule se précipite à leur suite et le contrôle est envahi.

    »  Une douzaine d’amis de L’Auto, dont le dévouement est inépuisable, avaient assumé les très délicates fonctions de commissaires au départ et assuraient le service d’ordre, secondés par l’appariteur de Montgeron et la gendarmerie de Villeneuve-Saint-Georges.  »

Alphonse Steinès ajoute que  » le succès est complet et la proportion de partants remarquable, si l’on songe que dans Bordeaux-Paris qui n’a que 600 kilomètres, 23 coureurs se rangèrent au poteau de départ  ».

 » Le peloton se range en bon ordre. Je regrette que les photographies du départ que vous verrez dans les journaux illustrés ne reproduisent pas les couleurs des maillots, car ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’assister au départ eussent au moins pu se faire une idée du coup d’œil curieux et bizarre que présentait ce départ. Deux couleurs tranchaient et attiraient les regards : le jaune des brassards que tous portaient au bras gauche et le rouge des numéros de cadre que le public appréciait comme une innovation attendue depuis longtemps.

 »  Après un contre-appel, notre directeur fait aux concurrents d’ultimes recommandations, il leur rappelle plus particulièrement que les entraîneurs sont rigoureusement interdits, que sous aucun prétexte un coureur ne doit quitter son brassard et que le numéro du cadre doit toujours être en évidence afin de permettre de constater l’identité du concurrent par les innombrables contrôleurs volants qui sillonneront le parcours.

    »  En raison des travaux de réfection de la route, le départ réel est reporté à environ cinq cents mètres du Réveil-Matin. Ces quelques centaines de mètres sont faites à une petite allure en très bon ordre. Au moment où le groupe passe devant lui, l’ami Abran lâche le coup de revolver traditionnel. Il est 3 heures 16 m. Ils sont partis et disparaissent dans un nuage de poussière. La foule applaudit vigoureusement.  »

Dans le numéro du lendemain 3 juillet, Henri Desgranges dresse un bilan de la première étape :

    » Voici courue la première étape du Tour de France. Le succès a dépassé toutes les prévisions et une fois de plus les coureurs ont dérouté les pronostics des plus compétents   ».

 »  Personne n’eût osé croire, il y a quarante-huit heures, que des hommes livrés à eux-mêmes sur la. route, sans aucun soin, sans personne pour s’occuper d’eux autre part que dans les contrôles, passant la nuit dans des pays inconnus et difficiles, personne n’eût osé croire que ces hommes étaient capables de couvrir près de 500 kilomètres en moins de 18 heures à une allure supérieure à 26 kilomètres à l’heure.  »

    »Et pourtant rien n’est plus vrai. Ce fut un moment de stupéfaction sur tout le parcours ; les malins n’avaient-ils pas prédit qu’il faudrait au moins 24 heures aux coureurs pour se rendre-à Lyon ?

     »Quel beau début pour le Tour de France et comme nous sommes heureux de voir réussir une épreuve que nous avions jugée dès le début suprêmement intéressante.

   » Nous n’aurons pas assez de louanges pour le grand vainqueur Maurice Garin. L’énergie et les ressources musculaires de cet homme sont véritablement inépuisables. Les années semblent augmenter ses puissantes qualités et quand chacun doute, au moment du départ, s’il pourra refaire ce qu’il a déjà fait, Maurice Garin nous donne chaque fois la preuve qu’il est bien le meilleur et le plus redoutable de tous nos grands routiers.

Maurice Garin, vainqueur des première, cinquième et sixième étapes, et vainqueur du Tour de France 1903. Photographie extraite de La Vie au grand air : revue illustrée de tous les sports du 24 juillet 1903
 (Maurice Garin, vainqueur des première, cinquième et sixième étapes,
et vainqueur du Tour de France 1903. Photographie extraite de La Vie au grand air )
 Henry Mayer….

La maison des  » chastes amants  » ?

  Qu’est ce que la maison des chastes amants ?

   Endommagée par un tremblement de terre, la  »Maison des chastes amants  », à Pompéi, serait de nouveau ouverte au public après 40 ans de travaux de rénovation. Avec deux autres demeures, rendues aussi à la visite, cette  »domus » témoigne de la vie des patriciens romains au Ier siècle de notre ère.

Une maison surgie du passé ….chastes amants

La  »Maison des chastes amants » donne aux visiteurs  une idée précise de la disposition d’une demeure romaine de cette époque. Elle fait en effet partie des bâtiments de Pompéi Pompéi qui résistèrent le mieux à la fameuse éruption du Vésuve de 79 après J.-C.

      Son nom est tiré d’une inscription, découverte sur un des murs, et d’une fresque où deux amants s’embrassent avec pudeur. À Pompéi, cette maison est la seule à posséder un deuxième étage. Avec son jardin, cerné par les colonnes du péristyle, la domus se présente  dans un état de conservation étonnant.

  Garnis de fresques, fresqueles murs témoignent du goût décoratif des Romains. Trouvés sur place, de nombreux objets usuels évoquent la vie quotidienne des habitants de la  »Maison des chastes amants  » .

Une ambitieuse campagne de restauration

   Cette maison, et d’autres bâtiments de Pompéi, furent victimes, en 1980, d’un séisme meurtrier. La  »Maison des chastes amants » qui avait été découverte en 1933 fut alors fermée au public.

    Les flots de visiteurs avaient endommagé la demeure qui, avant sa fermeture, paraissait en assez piteux état. Au surplus, les travaux de restauration entrepris dans les années 1970 ne semblent pas avoir été menés dans les règles de l’art. Depuis lors, la maison, recouverte d’une épaisse couche de poussière et de saleté, menaçait de  » tomber en ruine  ».

   Alarmé par cette situation, l’Unesco menace, en 2013, de déclasser le site de Pompéi si rien n’est fait. Dès l’année suivante, les autorités réagissent et élaborent un vaste plan de restauration, financé en grande partie par des fonds européens.

   Le programme de rénovation a permis d’ouvrir au public deux autres demeures, fermées elles aussi après le tremblement de terre : la  »Maison du verger » et la  »Maison du bateau Europe  ». Cette initiative a permis de redonner vie à ce site unique.

 

 »L’enfer de la guerre »…..

….. certains ne s’en remettent jamais vraiment. D’autres, pour tenir le coup, prennent des psychotropes de manière régulière. C’était le cas de 34 % des GI’s  G I américains qui consommaient de l’héroïne durant l’éprouvante guerre du Vietnam.

À la guerre comme à la guerre : ?

  Très éprouvante pour les corps, comme pour les esprits, la guerre surmène littéralement les soldats qui la mènent.

  Ainsi, c’est pour faire face à la mort, qu’ils côtoient quotidiennement, que des hommes envoyés au front prennent des drogues  plus ou moins régulièrement .

    Par exemple, il est notoire que les membres de la secte chiite des  » Assassins » consommaient abondamment du hashish (le mot  »assassin » dérive même du nom de cette drogue), tandis que de nombreux terroristes contemporains prennent du  » CaptagonCaptagon  » (En France, le captagon a été utilisé légalement contre la narcolepsie, l’hyperactivité, mais aussi comme coupe-faim ou antidépresseur. Mais, il a été interdit dans les années 1970. A forte dose, il peut avoir des effets secondaires psychiques très sévères ) , avant de commettre leurs méfaits.

     De leurs côtés, les GI’s américains partis au Vietnam n’étaient pas en reste, puisque 34 % d’entre eux consommaient de l’héroïne , avec un taux de dépendance atteignant 20 %.

    Une statistique qui, bien qu’étant prévisible, pouvait sembler inquiétante pour les membres de l’état-major américain.

    En effet , dans de tels cas, se pose la question de  »l’après-conflit » et donc du comportement des vétérans, une fois qu’ils ont effectué leur retour à la vie civile.

Enfer de la guerre, paradis artificiel

    En réalité, selon une publication du  »Special Action Office for Drug Abuse  », datant de 1973, les soldats américains se droguaient de préférence après les combats ; de peur de mourir inopinément, s’ils n’étaient pas sobres durant les batailles.

    Ainsi, se ruant sur tout ce qu’ils pouvaient, les GI’s consommaient même de l’opium et des barbituriques, pour oublier la violence des affrontements qu’ils venaient d’endurer.

   Heureusement pour eux, cependant, le retour à la vie civile rimait souvent avec un quotidien bien plus sain. En effet, selon les études de Lee Robins, sur l’ensemble des soldats rentrés aux États-Unis, seul 1% présentait des signes d’addiction aux psychotropes.

   Un chiffre satisfaisant, même si les troubles de stress post-traumatique vont bien au-delà du simple domaine des drogues.

Voici tout ce que l’on doit ( devrait ? ) à Napoléon….

…….

1 ) De sa vie militaire , l’empereur avait gardé  l’habitude de manger vite, parfois même debout ! ( même aussi à cheval !!!!) …Et quand il  » daignait se poser  » , il se contentait souvent , parait il , d’un plat de pâtes et de vin coupé d’eau . Pas franchement gastronome le  » monsieur  »  , pourtant il serait à l’origine d’ innovations autour de la table : 

2) La diplomatie  » par la table  » :

    Son  » archi-chancelier  » , Jean Jaques de Cambacérès Résultat d’images pour jean jacques de cambacérès , un grand gourmet lui aurait affirmé que  » c’est en grande partie par la table qu’on gouverne  » . Bon élève , napoléon organise ce qu’on nommerait aujourd’hui des  » diners people  » : Deux fois par semaine , il reçoit à sa table toutes les personnalités françaises ou étrangères de passage à Paris !

3) La boite de conserve : !

Napoléon cherche un moyen permettant de conserver la nourriture pour ses troupes … En 1809 ( je crois ) , Nicolas Appert Résultat d’images pour Nicolas Appert ( un confiseur ) lui présente un procédé de stérilisation des bocaux par la chaleur … » Bingo  » ! lol , il devient le fournisseur des armées napoléoniennes …( c’est l’origine de  » notre  » boite de conserve ……

4 ) Le sucre de betterave :

Pour riposter au blocus continental décidé par napoléon pour  » ruiner  » leur économie ,les anglais bloquent le transport de la canne à sucrecanne à sucre (2) provenant des Antilles  ….( Les français sont comme en hypoglycémie lol ) ..L’empereur demande alors aux meilleurs chimistes du pays de trouver une alternative …. » Euréka »  ! lol …Début janvier 1811 , un industriel nommé Benjamin Delessert Résultat d’images pour Benjamin Delessertlui présente le  » pain de sucre  »  pain de sucrefabriqué à partir de betterave . Ces pains sont parfait pour Napoléon qui en décroche sa propre légion d’honneur de sa poitrine pour l’épingler sur celle du  » héros du jour  » ….A la fin du règne de napoléon , 213 usines produisent du sucre raffiné ( la France serait toujours le premier producteur mondial  de sucre de betterave ! ? )

5 ) La baguette de pain :

Le  » fameux  » cliché du français avec la baguette Résultat d’images pour images baguette de pain sous le bras n’existerait peut-être pas sans Napoléon ! Là encore , il sagit d’une  » affaire  » militaire  

 

La  » Vache qui rit  »

La vache qui rit

Un  » premier de cordée  » au cœur du Jura…..

 » 100 % des Français ont mangé, mangent ou mangeront de La vache qui rit  », dit un slogan publicitaire. Et c’est vrai, pas seulement en France ! Qui n’en a pas mangé au moins une fois, ne serait-ce qu’à la cantine ?

  L’emblématique vache rouge hilare aux boucles d’oreilles est un bel exemple d’une réussite à la française, une histoire dans l’Histoire……

La vache qui rit est commercialisée dans 136 pays. Ouest France, DR

Des origines jurassiennes à la  »Wachkyrie  »

Tout aurait commencé dans les montagnes du Jura, en 1865, à Orgelet, près de la frontière suisse, Jules Bel (23 ans) fait l’acquisition de caves pour y débuter son activité d’affinage.

Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DREn 1897,  il transmet à ses deux fils, Henry et Léon, une entreprise florissante. Les nouveaux patrons installent leur atelier à Lons-le-Saunier.

  Mais quand éclate la Première Guerre mondiale, Léon (35 ans) est mobilisé et affecté au ravitaillement.

Dans son escouade, les camions de ravitaillement en viande fraîche sont ornés d’un dessin offert par un illustrateur célèbre de l’époque, Benjamin Rabier, spécialiste des animaux humoristiques. Il représente une vache hilare ( » La vache qui rit  ») dénommée  » La Wachkyrie  » ! Il s’agit d’un jeu de mots qui rappelle le surnom donné aux combattants d’en face, les  » Walkyries  », en référence à d’anciennes divinités germaniques.

La Wachkyrie, dessin de Benjamin Rabier sur les camions de ravitaillement en viande de la Grande Guerre.

Les frères Graf, la recette du fromage fondu :

Une fois la guerre finie, Léon rentre à Lons-le-Saunier pour reprendre la direction de l’entreprise familiale. Il rencontre alors deux Suisses, les frères Graf, qui ont développé à Dole une invention explosive : le fromage fondu.

Les trois premières années, « La vache qui rit » est commercialisée en boîte de conserve. DRLeur technique permet au fromage de se conserver à température ambiante longtemps après que la meule a été entamée. C’est un atout décisif pour la commercialisation même si les qualités gustatives du produit s’en ressentent..

Léon Bel peut de cette façon commercialiser les invendus de la guerre et exporter sa production au delà des frontières, dans les colonies et en Amérique.

Léon Bel n’a pas oublié la Wachkyrie de Benjamin Rabier. Il s’en inspire pour décorer ses boîtes de fromage fondu d’une vache hilare à quatre pattes sur un fond rouge. En 1921,  » La vache qui rit  » est née.

Benjamin Rabier, à nouveau sollicité, soumet plusieurs ébauches de tête de vache. Anne-Marie, épouse de Léon, ajoute son grain de sel en suggérant d’ajouter à la vache des boucles d’oreilles avec la désormais célèbre  » mise en abyme  » (les boucles d’oreille montrent une boîte qui elle-même montre une boîte qui elle-même…).

La même année, en 1924, Bel délaisse la conserve pour des portions individuelles en papier d’étain.

   Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé… Nombreux sont les fromagers à vouloir le copier. L’exemple le plus connu est  » La vache sérieuse !?  » commercialisée en 1926, également vendue en portions.

« La vache sérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR

La guerres, années de  » vache maigre  » :

   En 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (qui restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996).

   Après la guerre, le groupe familial repart à la conquête du monde. Son produit phare s’est adapté pour traverser les époques et les continents. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie  » les jeunes pousses de l’internet  » ?

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Jules Bel (1842-1904), fondateur de la maison Bel. DR ( Jules Bel )Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DR ( Léon Bel )

Benjamin Rabier, l’illustrateur à part

   Né en 1864 à la Roche-sur-Yon, en Vendée, Benjamin Rabier était un artiste et une personnalité hors du commun. Extrêmement généreux, il avait pour habitude d’offrir ses dessins et se souciait peu de la valeur de ses œuvres. Á tel point qu’il y eu parfois des conflits de propriété intellectuelle car il avait donné les mêmes dessins à différentes entreprises.

Benjamin Rabier (1864-1939) dessinateur de La vache qui rit. DR B.Rabier

Avant même de commencer sa carrière de dessinateur, il remporta à l’âge de quinze ans le Prix de dessin de la Ville de Paris.

    Le facétieux illustrateur aimait faire rire les animaux en leur prêtant des expressions humaines, notamment dans des albums pour enfants dont le personnage le plus célèbre est Gédéon.

Il illustra les Fables de La Fontaine, travailla pour la presse, créa des carte postales, des images scolaires, des pièces de théâtre et des films d’animation en parallèle de son activité de fonctionnaire.

Dans la publicité aussi, il laissa des personnages désormais célèbres comme La vache qui rit, mais aussi  » La Baleine  » (marque de sel) ou  » Le Chat  » (marque de savon).

     Autre héritage notable, son Tintin-Lutin a inspiré Hergé dans les années 20 pour la création des aventures de Tintin et Milou.

 

L’idée circule que Benjamin Rabier et Léon Bel se sont connus pendant la guerre. En réalité, Rabier, trop âgé, n’a pas combattu. Mais une chose est sûre, son dessin sur les camions de ravitaillement en viande fraîche a connu une certaine notoriété et n’a pas échappé à Léon Bel.

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afficherabier  ( affiche pub par Barbier )

La vache qui rit à la pointe

La portion individuelle, format toujours utilisé aujourd’hui, permet une conservation plus longue de la crème de fromage. Le succès est au rendez-vous et les commandes s’accélèrent.

Dans les années 20, l'entreprise bel est à la pointe de la modernité. DRPour faire face à la demande, Bel modernise son équipement notamment avec des machines afin de mécaniser l’emballage en triangle. L’entreprise quitte l’atelier historique pour une usine flambant neuve en 1926.

  Sa production est multipliée par dix : des 12 000 boîtes quotidiennes, on passe à 120 000 boîtes de crème de gruyère soit 120 tonnes de fromage fondu produits par jour. Un système de succursales et d’entrepôts est mis en place pour répondre à la demande plus rapidement que ne le permettent les moyens de transport de l’époque.

  Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé. Le groupe devient le premier employeur de Lons-le-Saunier. Une usine de fabrication est implantée en Angleterre en 1929 et une autre ouvre ses portes en Belgique en 1933. Ces deux nouvelles portes d’accès vers l’Afrique finissent d’asseoir le succès des petites portions facilement conservables même dans les pays chauds.

  Le groupe Bel travaille à d’autres produits comme le Babybel, conçu pour faire concurrence au Port Salut. Ne comptant pas s’arrêter là, il se lance dans l’une des plus ambitieuses campagnes de communication de l’époque.

Avec le succès de la « La vache qui rit », Bel devient le principal employeur de la région. DR

Le pari de la publicité…..

     Dans les années 20, la publicité de masse telle que nous la connaissons n’en était qu’à ses balbutiements. On avait tendance à croire que si le produit était bon, il se vendrait tout seul. C’était vrai en local mais ça ne l’était plus à l’échelle nationale ou internationale qu’offraient les nouveaux transports. Léon Bel en est conscient. Dès l’ouverture de sa nouvelle usine, il se dote d’un bureau de la publicité avec un budget annuel équivalent à celui de la construction de son usine. Il n’est pas le seul dans ce cas. D’autres marques prestigieuses, comme LU, Michelin, Peugeot ou Citroën multiplient comme lui les campagnes publicitaires.

  Pour tirer son épingle du jeu, Bel innove. Il y a bien sûr les publicités à la radio, dans les magazines, chez les commerçants mais aussi des jeux-concours avec des vignettes qui permettent de gagner de très beaux cadeaux comme des appareils photo ou des radios.     

    L’entreprise comprend l’importance de soigner aussi les petits consommateurs en éditant des buvards ou des protège-cahiers.

    En 1933, sur le Tour de France, Bel lance une campagne de » sponsoring  » sportif et distribue aux spectateurs échantillons et cadeaux. Des représentants se rendent chez les détaillants dans des voitures floquées. Ils distribuent des objets dérivés pour promouvoir la marque comme des affiches, plaques émaillées, présentoirs.

A partir des années 20, Bel redouble d'ingéniosité pour faire sa publicité. DR

La guerre, années de  » vache  » maigre :

Robert Fievet (1908-2002) et son épouse Andrée Bel (1910-?). DREn 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. D’un produit contenant 40 % de matière grasse (sur produit total), La vache qui rit devient de plus en plus maigre à 30, puis 20, 10 %… progressivement jusqu’à 0 %. Á​ la fin, on n’est même pas sûr qu’il restait des produits laitiers.

   Un concurrent en profite pour lancer la rumeur que La vache qui rit serait une  » crème de rien, à base de croute de fromage et de restes  ».

    Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, le mythique entrepreneur Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (il restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996 avant de passer le relais à son fils).

  En 1943, le siège social déménage à Suresnes, sa localisation actuelle, pour se rapprocher de Paris.

Après la guerre, les consommateurs attendent plus de matière grasse. DRAprès la guerre, on remet du gras dans le fromage, et même plus qu’avant ! Cela devient un bon argument de vente. La recette est retravaillée.

   Dans cette course à la matière grasse que se livrent les fromagers, La vache qui rit renaît en 1955 et la crème de gruyère devient un  » fromage pour tartines  » tel que le précise l’appellation sur la boîte.

   On fait des mélanges pour la rendre plus onctueuse, avec de l’emmental, de la mimolette et de l’edam, la plupart produits par Bel. On va jusqu’à ajouter du beurre pour atteindre 50 % de matière grasse.

« La vachesérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR
La vache qui rit fait des envieux

   Nombreux sont les fromagers à avoir voulu copier La vache qui rit. L’exemple le plus connu est  »La vache sérieuse  » commercialisée en 1926, également vendue en portions, qui se voulait un » pied de nez  » à la célèbre vache rouge.  » Le rire est le propre de l’homme ! Le sérieux celui de la vache ! La vache sérieuse. On la trouve dans les maisons sérieuses ».

 » La vache qui rit  » rit jaune et va jusqu’à attaquer en justice  » La vache sérieuse  » qui perd le procès en 1955 pour contrefaçon. La malheureuse est contrainte à changer de nom. Bien d’autres tentatives de copies se sont succédées comme  » La vache qui lit  »,  » Le veau qui pleure  », La vache coquette  »,  »La belle vache  »,  » La vache savante » ,  »La vache du Jura  »… Sans que jamais aucune ne parvienne à détrôner La vache qui rit. Néanmoins la bataille est rude. Au début de son histoire, en 1923, La vache qui rit elle-même a été condamnée à verser des dommages et intérêts à la marque « La vache rouge » déposé par la société Vercasson.

Des consommateurs du monde entier, les Marocains et les Algériens sont les fans absolus de « La vache qui rit ». DR

À la conquête du marché international….

   La vache qui rit conquiert véritablement le monde à partir des années 60 en s’adaptant dans chaque pays au goût des consommateurs. Les recettes de base sont différentes. La vache qui rit se consomme nature en France mais affiche des variantes très diverses dans les autres pays : poulet, barbecue, fraise etc. Le fabriquant ajoute aussi, au besoin, calcium, zinc, fer

   Aux États-Unis, dans les années 2000, un livre à succès a conseillé aux Américaines de manger de La vache qui rit dans le cadre d’un régime. Depuis, La vache qui rit y est réputée pour être un produit diététique qui existe en version ultra light à 2 % de matière grasse.

Les goûts et la perception du produit varie selon les pays mais la vache reste. DR    Pour s’adapter toujours plus aux marchés étrangers, le nom La vache qui rit est traduit dans la langue du pays de commercialisation afin de conserver le trait d’humour. Lorsque nécessaire, le petit fromage triangulaire a su faire oublier ses origines françaises.

  Selon une étude menée au Maroc, l’un de ses principaux marchés, 80 % des personnes interrogées pensent que La vache qui rit est un produit marocain. Á l’inverse, parfois, le fromage emblématique de Bel revendique ses origines nationales.

En 1966, le Kiri voit le jour inspiré de la recette de La recette de « La vache qui rit » DRDans les dernières décennies, on a constaté en effet que, par endroits, le nom traduit n’est plus qu’une forme de sous-titre. Au Japon par exemple, être un produit français est un plus. Il y a un drapeau français ajouté sur la boîte  ! et il est important que le produit soit importé depuis la France.

   Quoiqu’il en soit aujourd’hui, La vache qui rit est, selon le site internet de son fabriquant, commercialisé dans 136 pays dont L’Algérie et le Maroc où se trouvent ses plus fervents consommateurs. Elle est produite dans quinze usines à travers le monde à raison de 121 portions par seconde (plusieurs milliards par an), ce qui en fait le quatrième fromage le plus vendu.

   La vache rouge qui a fait le succès de Bel, entreprise restée familiale, a permis au groupe de prospérer et de posséder plus de trente marques différentes, parmi lesquels Apéricubes, Babybel, ou encore Leerdammer, Boursin et Port Salut rachetés dans les années 2000, mais aussi le célèbre Kiri (1966) semblable à sa grande sœur mais à base de fromage frais.

    La vache qui rit n’a plus grand chose à voir avec la crème de gruyère des années 20 mais a su s’adapter pour traverser les époques. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie les jeunes pousses de l’internet, La vache qui rit continue de rire.

La maison de  »La vache qui rit  »

À l’initiative de la petite-fille de Léon Bel, le siège historique du groupe, à Lons-le-Saunier, est devenu un musée et une attraction touristique de premier plan :  » La maison de La vache qui rit  ». Parcours découverte, expositions permanentes ou temporaires et objets de collection accueillent petits et grands….

Résultat d’images pour ''Maison la Vache qui rit '' musée , images ( maison / musée de  » la vache qui rit  » )

 

Petit complément :

 

 

Ces trésors toujours…..

…. cachés en France qui  n’auraient jamais été retrouvés…..?

1 - Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l'or

1 ) Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l’or

   L’imposant château de Nantouillet, dans la petite ville du même nom, illustre l’orgueil de son bâtisseur, le cardinal Antoine Duprat Résultat d’images pour cardinal antoine duprat . Ce dignitaire, proche de François Ier, rêvait, dit-on, de devenir… pape ! Sa fortune, 400000 écus, devait lui permettre d’acheter le vote des cardinaux. Mais le roi s’y serait opposé. L’argent de l’élection n’a donc pas quitté Nantouillet. Selon une légende locale, il dormirait dans des tonneaux tonneau or , au fond des souterrains du château.

   

2 - Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

2 ) Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

   Dans ce château de la Renaissance se cache peut-être un chef-d’œuvre du XVIIIème siècle. Une toile disparue de Louis David, qui a peint Marat assassiné.          En1793, l’artiste aurait réalisé le portrait d’un autre député montagnard, Louis Michel Le Peletier, sur son lit de mort L.M Pelletier . Pendant des années, les Parisiens peuvent admirer le tableau, exposé aux Tuileries. Puis, en1826, David le revend à la fille du député, Suzanne. Et on en perd alors la trace. Celle-ci, royaliste convaincue, a-t-elle détruit ce portrait par honte des opinions révolutionnaires de son père ? Un des arrière-petits-enfants de Louis Michel Le Peletier évoque une autre hypothèse:  » La tradition familiale assure que Suzanne a dissimulé le tableau  » honni  » de David dans l’épaisseur des murs de Saint-Fargeau.  »  Ce descendant n’est autre que l’écrivain Jean d’Ormesson  Résultat d’images pour Jean d'Ormesson,!  qui a souvent rêvé, dans ce château où il séjournait, à cet incroyable trésor…

 

3 - Argelès, sa plage, ses lingots…

3 ) Argelès, sa plage, ses lingots

     La plage d’Argelès-sur-Mer : La rumeur attachée à ce lieu, fait que  de curieux vacanciers oublient parfois de regarder la mer et marchent les yeux rivés sur le sable. Ils connaissent la rumeur :  Elle naît en février 1939, lors de l’exil des républicains d’Espagne après leur défaite contre le général Franco. Des camions franchissent la frontière, remplis d’une partie des réserves d’or de la Banque d’Espagne. Ce trésor de guerre doit être évacué vers des pays alliés, notamment au Mexique. Mais, dit-on, l’un des camions est détourné et son chargement est enterré là, à Argelès-sur-Mer. Est-ce pour le retrouver que la plage est ratissée une première fois, à l’été 1939 ? Ou qu’un étrange bulldozer retourne nuitamment son sable en 1953 ? Aujourd’hui encore, des chasseurs de trésor viennent se promener ici …même si des historiens (comme la Catalane Assumpta Montellà) assurent qu’en réalité tous les convois sont arrivés à bon port.

4 - Dans la forêt, une cloche remplie d'or

4 ) Dans la forêt, une cloche remplie d’or….

   Les ruines de l’abbaye cistercienne de Mazan suscitent depuis un siècle et demi la convoitise des chasseurs de trésor. Les moines y auraient caché, avant l’arrivée des révolutionnaires, une cloche pleine de pièces d’or. En laissant un indice : la cachette est visible, en regardant vers la forêt, à travers l’œil-de-bœuf de l’église… Facile, non ? ( de trouver l’œil de bœuf ! )

5 - Le jackpot serait près de l'office du tourisme

5 ) Le jackpot serait près de l’office du tourisme

   Sous leurs maisons à colombages, les sous-sols du Vieux Mans abritent des caves fort anciennes. Et de drôles d’histoires… Dans la nuit du 24 septembre 1792, la mère supérieure du couvent des ursulines enterre cinq coffres remplis de couverts d’argent et de pièces d’or. Le couvent n’existe plus. Et le trésor, qu’est-il devenu ?

6 - La dot des vierges de Verdun

6 ) La dot des vierges de Verdun

   On raconte qu’en 1792, à Verdun, des jeunes filles trop proches des soldats prussiens ,avant d’être arrêtées et guillotinées , ont caché leur fortune . Une certaine Anne Watrin (Anne Watrin est décédée, à l’âge de 103 ans ) aurait ainsi enterré 10 000 livres dans 12 cachettes à travers la ville…

7 - La chartreuse n'a pas livré son secret

7) La chartreuse n’a pas livré son secret

   Avant 1789, la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon disposait, dans un coffre, de  » 120 pièces d’or, 935 pièces d’argent  »  et bien d‘autres merveilles. Mais, en 1792, les révolutionnaires chargés de confisquer ces biens ne les ont pas trouvés. Où sont-ils ? À proximité du couvent, aujourd’hui centre culturel ? On peut toujours y rêver en se promenant dans ce joyau architectural ! 

 

8 - Un trésor de guerre vendéen ?

8 ) Un trésor de guerre vendéen ?

   Dans l’Ouest, la bataille de Savenay est restée célèbre. Le 23 décembre 1793, l’armée vendéenne est mise en déroute par les troupes républicaines. Mais elle n’a peut-être pas tout perdu : des témoins ont vu, les jours suivants, des soldats vendéens en déroute enfouir leurs bourses aux alentours de la ville

9 - Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

9 )  Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

   Les souterrains de l’austère citadelle de Montmédy, à la frontière belge, cachent-ils des colliers, des diamants, des bracelets ? Ce trésor étincelant y serait dissimulé depuis    1791… Le 20 juin de cette année-là, Louis XVI, Marie-Antoinette et le dauphin quittent Paris. Leur objectif est de rejoindre la citadelle de Montmédy, où les attendent des troupes royalistes. Mais, on le sait, le roi et ses proches n’atteindront jamais cette impressionnante place forte datant du XVIe siècle. Ils seront arrêtés en chemin, le 21 au soir, à Varennes, et reconduits aussitôt à Paris.    En revanche, un homme a, dit-on, rejoint la citadelle. C’est le coiffeur favori de la reine, Léonard Autié Description de cette image, également commentée ci-après , parti en éclaireur avant le convoi royal. Marie-Antoinette lui aurait confié une partie de ses bijoux. En apprenant l’échec du plan royal, de peur d’être arrêté, le coiffeur s’en serait délesté à Montmédy… Où ? Peut-être dans les souterrains, ou dans le puits, profond de 82 mètres, percé au centre de la citadelle.    À l’office de tourisme, on explique que ce puits a déjà fait l’objet de plusieurs fouilles, malheureusement infructueuses.

10 - Quand Yvelines rime avec Vikings

10 )Quand Yvelines rime avec Vikings

    L’île de Villennes-sur-Seine abrite une centaine de villas cossues. On l’appelait même, dans les années 1950,  » l’île aux milliardaires  ». Pourtant, cette dénomination pourrait faire référence à une affaire beaucoup plus ancienne. Les habitants de cette commune des Yvelines ne savent pas toujours qu’une histoire de trésor est accrochée à leur terre. Et quel trésor ! Il y aurait été enterré sur l’île, en 845, par les Vikings, après deux pillages à Poissy et Meulan. Il est alors presque rituel pour les nouveaux propriétaires de donner un petit coup de pioche dans leur jardin, histoire de tenter leur chance. La version locale du Loto, en somme lol …

11 - Au fond de l'océan atlantique dort une caisse d'or…

11) Au fond de l’océan atlantique dort une caisse d’or…

   En 1940, face à l’avancée des troupes allemandes, le ministre des Finances décide de faire évacuer 736 tonnes d’or de la Banque de France vers les Antilles et les États-Unis.       Parmi les centaines de caisses de métal jaune qui transitent par Brest, l’une tombe à l’eau, semble-t-il, entre le fort du Portzic et le quai de Laninon. Après guerre, des plongeurs de la Banque de France explorent le fond, sans succès. La caisse a-t-elle été retrouvée et subtilisée ? Dort-elle toujours au fond de l’océan ? Mystère… de Brest.

12 - Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

12 ) Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

   En 1570, alors que les affrontements entre protestants et catholiques font rage, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val, charmante cité médiévale, décident de cacher les précieuses cloches de bronze de leur église. Et ils en donnent une localisation précise !       Selon un mémoire daté de 1755 et rédigé par un frère de Saint-Antonin, elles sont  » sous les maisons de madame Alliez, rue de la Place, et de monsieur Bardon sous la Grande Rue  » . Hélas, ces demeures ont disparu depuis. Sans doute se trouvaient-elles vers l’actuelle place de la Halle. Pour tout compliquer, une légende concurrente raconte que les cloches de Saint-Antonin ont été cachées non pendant les guerres de religion, mais à la Révolution, en 1792. Dans cette version-là, l’adresse de la cachette reste cependant la même …..et donc tout aussi caduque.

13 - Le magot de Mandrin est éparpillé

13 ) Le magot de Mandrin est éparpillé…..

    Où est passé le trésor de Louis Mandrin ? Le célèbre bandit, qui se livrait à la contrebande au 18ème siècle, a été arrêté et exécuté en 1755 sans révéler où était cachée sa fortune. On raconte, dans son Dauphiné natal, qu’il l’aurait dissimulée dans au moins deux cachettes. La première serait située aux abords de sa maison d’enfance, au coeur de la petite ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ; la deuxième serait à l’intérieur du château de Rochefort, en Savoie, où le brigand a été arrêté.    Pour Didier Audinot Résultat d’images pour didier audinot , un historien qui a consacré une dizaine d’ouvrages aux trésors de France, ces  » planques  » sont plausibles. Une troisième piste mène à la combe des Malavaux, en Auvergne, à quelques kilomètres de Vichy, aujourd’hui occupée par une carrière… Et une quatrième à la forêt du Vercors, où Mandrin aurait enfoui quelques caisses d’or !

Auvergne !  J’y vis ! Peut-être devrais- je y aller voir  ? lol