L’hymne national anglais ….

   Encore une fois : Bientôt plus de net ( factures impayées ) …….

Les commentaires ne sont pas bloqués, mais ils sont inutiles !

 

    J’ai lu que certains prétendent , à la grande colère des Anglais , que le chant national de  » nos voisins d’outre-mer  » ,le célèbre  » God save the King ou God save the Queen ( si c’est une reine ) , est d’origine française !…

En effet ,  » on  » a soutenu que ce chant était de Lulli Jean-Baptiste Lully …Le marquis de Créqui François de Créquy ( dont les mémoires sont remplis de faits controversés ) aurait raconté que lorsque le roi Louis XIV allait visiter Saint – Cyr  les jeunes et jolies pensionnaires l’accueillait par une sorte de cantique dont le paroles étaient de  » la supérieure  » , Mme  de Brinon Résultat d’images pour mme de brinonet la musique de Lulli :

Grand Dieu, sauvez le roi  !

 Grand Dieu , vengez le roi !

Vive le roi !

Que toujours glorieux ,

Louis victorieux

Voie ses ennemis

Toujours soumis .

Grand Dieu, sauvez le roi !

Vive le roi !

L’hymne anglais , qui aurait donc adapté les paroles françaises au rythme musical  :

Dieu sauve notre roi ,

Et fais lui de longs jours !

Dieu sauve le roi !

Fais le victorieux 

Et glorieux !

Qu’il règne longtemps !

Dieu sauve le roi ! 

   Cette analogie dans le rythme et dans l’idée a pu amener ce rapprochement et créer la légende . D’après ceux qui l’ont propagée ( sans preuve ) , Haendel aurait entendu les jeunes filles exécuter ce cantique ; il aurait demandé la permission de le copier et , de retour en Angleterre , en aurait fait hommage au roi Georges .

   Bien entendu , l’orgueil britannique refuse d’accepter que son chant national est un air français écrit pour des petites filles ; mais il est sur qu’une certaine obscurité enveloppe la naissance de ce chant et crée ainsi une atmosphère favorable aux légendes…

Ce qui n’est pas douteux , c’est l’origine des paroles du chant anglais : Elles sont de Carey Résultat d’images pour marquis d'halifax, fils naturel du marquis d’Halifax , qui eut une existence tourmentée et , de dégoût , finit par se suicider . En 1742 , l’Angleterre était en guerre contre l’Espagne qui lui  » disputait  » les Antilles .l’amiral Vernon , qui jouissait d’une réputation considérable , s’était embarqué avec  pour mission de détruire tous les établissements espagnols . Il alla droit à Porto-Bello , dont il s’empara . La nouvelle de cette victoire , qui ne fut que  » précaire  » fut source de liesse à Londres ….. Le poète Carey , gagné par l’enthousiasme , improvisa dans une taverne , à Dornhyll , à l’occasion d’un banquet en l’honneur de l’amiral victorieux , ces couplet qui tenaient plus du cantique que du chant populaire ..Dans la version initiale , Carey disait : » God save our Lord the King  » ( Dieu sauve notre seigneur le roi ) , qui devint :  » God save great George our King ,après la révolte de 1745 . C’est en 1745 que ce chant paraît pour le première fois dans sa forme définitive . Ce qui ne nie en rien , jusqu’à présent , la légende répandue …..légende qui attribue à l’air national  anglais à Lully . Carey , plus poète que musicien , a improvisé ses couplet sur des airs populaires …..Ce serait donc l’origine de ces airs qu’il faut rechercher ;

Un certain docteur Brewex  aurait cru pouvoir affirmer que le  » God save the King  » avait été composé en 1605 par le Dr J.Bull , à l’occasion de la découverte de  » la compagnie des poudres  » ….Le manuscrit original serait encore à Anvers , où ,sous le règne de Jacques II , Bull devint organiste de la cathédrale . Bien que flatteuse pour les Anglais , cette thèse n’est pas encore la vérité officielle .

  Mais Haendel Haendel ? Comme il est indéniable que Carey ne connaissait pas la composition musicale , il faut admettre qu’il se fit aider par un collaborateur plus  connaisseur , selon toutes vraisemblance , il s’adressa à Smith , qui était le secrétaire ou copiste de Haendel …Il ne serait donc pas surprenant que des retouches ai été faites par l’illustre compositeur , mis au courant de cette collaboration .

 

 

Le syndrome de…..

….la cabane ?cabane

     Le déconfinement post-coronavirus a refait parler du   syndrome de la cabane. Cette affection très peu connue du grand public avait pourtant été décrite il y a plus d’un siècle et demi aux États-Unis.

    Depuis quelques temps, les règles imposées par l’épidémie liée au covid-19 se sont assouplies. Actuellement, tout citoyen français peut sortir de chez lui sans devoir fournir une attestation et se déplacer librement dans tout l’hexagone, en respectant quand même certaines précautions sanitaires. La vie des habitants commence à reprendre un rythme plus familier, les commerces ouvrent à nouveau, les enfants retrouvent le chemin de l’école. Toutefois certaines personnes au lieu de se réjouir de ce retour à la normale ont sombré dans une sorte de dépression appelée le syndrome de la cabane.

    Le syndrome de la cabane (également appelé le syndrome de l’escargot) se manifeste  par la peur de sortir de son lieu de confinement. Cette affection n’est pas liée spécifiquement au covid-19, elle a été pour la première fois décrite peu de temps après la ruée vers l’Or qui a débuté en 1848 aux États-Unis : 

     À cette époque, les hommes partaient pendant plusieurs mois pour chercher de l’or dans des contrées isolées. Les conditions de vie étaient rudimentaires et les habitations se limitaient souvent à une petite cabane faite de  » bric et de broc  ».Résultat d’images pour illustrations cabane de chercheur d'or au 19 ème siècle À leur retour à la civilisation, ces chercheurs d’or avaient souvent bien du mal à revenir à leur ancienne existence. Le contact avec autrui était particulièrement difficile à gérer et une nostalgie de leur ancienne vie les poussait parfois à la dépression.

 

C’était le 4 juillet 1807……

  Ni commentaires ni lecteurs : SYMPA ! Bahhh , pas grave je suis habitué maintenant => j’écris ici d’abord pour moi , pour m’occuper encore quelques temps …..

Il y a donc environ 213 ans !

A Nice naissait Giuseppe Garibaldi …..

    Giuseppe (Joseph) Garibaldi est né le 4 juillet 1807 à Nice, dans la famille d’un capitaine de navire d’origine génoise. Son enfance se déroule pendant l’épopée napoléonienne.

   Héros romanesque en quête permanente d’idéal, Garibaldi est le   » pendant  » italien (et populaire) du marquis de La Fayette

 

. L’un et l’autre, à un demi-siècle de distance, ont été qualifiés  de  »Héros des Deux Mondes ».

    Mousse à 13 ans, il voyage et commence à se  passionner  pour les idées révolutionnaires. En 1833, il rejoint le mouvement  »Jeune Italie » de Giuseppe  Mazzini Résultat d’images pour Giuseppe Mazzini.

     Lors d’un soulèvement à Gênes, Mazzini lui donne  pour mission de s’emparer de la flotte sarde mais le complot est  » éventé  » et lui-même est condamné à mort par contumace..

    La chance, qui ne  l’abandonnera  » pratiquement jamais  »  tout au long de sa  vie, lui permet de s’enfuir. Il gagne alors Marseille d’où il s’embarque pour l’empire du Brésil.

L’aventure américaine :

Garibaldi,  »condottiere de la Révolution  », s’associe dans le Rio Grande do Sul, à un soulèvement sécessionniste des républicains locaux contre l’empereur du Brésil. C’est un échec. Un peu plus tard, il passe en Uruguay pour défendre l’indépendance de ce petit pays, menacée par les visées du Rosasdictateur argentin Rosas.

    En 1843  il forme une petite troupe de combattants avec des exilés italiens. Comme  uniforme, Garibaldi dote sa Légion d’un poncho et d’un bonnet de gaucho, ainsi que d’une tunique rouge inspirée de l’uniforme des ouvriers des abattoirs de Buenos Aires !

   C’est pour cette raison que les légionnaires de Garibaldi se feront désormais connaître sous l’appellation de  »Camicie rosse » (les  »Chemises rouges »).  (Mussolini puis Hitler reprendront cette idée avec, le 1er avec les  » Chemises noires », et Hitler avec  »Chemises brunes » ).

   La Légion garibaldienne, renforcée par quelques esclaves récemment affranchis, résiste à Montevideo au siège de la capitale par les troupes du dictateur argentin. Elle remporte en 1846 la victoire de Sant’Antonio qui va avoir un grand retentissement dans les milieux libéraux européens et faire connaître le nom de Garibaldi.

 Au cours de son séjour sud-américain, le   »séduisant  » combattant enlève une jeune Brésilienne mariée, de 15 ans sa cadette : Anna Maria Ribeiro de Silva A.M garibaldi, plus connue sous le nom d’Anita. Il l’épouse en 1842. Elle partagera jusqu’à la mort toutes ses aventures et lui donnera deux fils : Menotti et Riciotti, ainsi qu’une fille, Teresita.

L’aventure italienne :

   En 1848, auréolé de ses succès uruguayens, Garibaldi regagne l’Europe où viennent d’éclater les dernières révolutions de  »’ l’ère romantique  ». Bien que républicain, il met son épée au service du roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert, pour la libération de l’Italie.

    Après la défaite des Piémontais face aux Autrichiens à Custozza, le 25 juillet 1848, il tente de poursuivre le combat avec 3.000 francs-tireurs mais finit par se replier en Suisse. Là-dessus, il apprend que Giuseppe Mazzini vient de proclamer la République à Rome, au grand dam du pape Pie IX, en fuite. Il accourt avec une nouvelle troupe de volontaires.

  Il remporte la victoire contre le corps expéditionnaire français du général Oudinot Résultat d’images pour Nicolas Charles Oudinot au Janicule le 30 avril 1849 mais ne réussit pas à sauver la république romaine. À ses hommes, Giuseppe Garibaldi lance le 2 juillet 1849 la formule que reprendra Winston Churchill,( ? ) s’adressant aux Britanniques en 1940 : «Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes ! »

   Battant en retraite face aux Français, il traverse la chaîne montagneuse de l’Apennin et se réfugie dans la petite république de San-Marino. Les Autrichiens offrent l’amnistie aux légionnaires. Garibaldi et 250 réfractaires la refusent et embarquent à destination de Venise.

   Éprouvante traversée ! Anita, victime d’une blessure par balle, doit être débarquée en catastrophe dans les marais du Pô. Elle meurt par manque de soins dans une cabane de pêcheurs.

C’est à nouveau l’exil. Cette fois, Garibaldi gagne l’Amérique du Nord. Il s’embauche à New York dans une usine de chandelles puis se fait capitaine de navires marchands au Pérou. Enfin, en 1854, il rentre à Nice où se sont établis ses enfants puis achète la moitié de la petite île de Caprera, entre la Sardaigne et la Corse, pour s’y établir dans l’attente de jours meilleurs.

 » L’odeur de la poudre  » rappelle Garibaldi en 1859 lorsque le royaume de Piémont-Sardaigne entre à nouveau en guerre contre l’Autriche, en vue de chasser celle-ci de Lombardie et de Vénétie. Cette fois, grâce à son ministre Cavour, le petit roi Victor-Emmanuel II Résultat d’images pour victor emmanuel 2 bénéficie de l’appui de Napoléon 3 jpg, empereur des Français.

  Pendant que les armées régulières s’affrontent à Magenta et Solférino, Garibaldi prend la tête d’un corps de  » chasseurs des Alpes  » ( 5.000 hommes ). Ils remportent quelques succès sur les Autrichiens à Varese, le 26 mai 1859, et à Brescia, le 13 juin 1859.

  Il aimerait bien descendre vers la Toscane pour y déclencher une insurrection mais Victor-Emmanuel II l’en empêche.

  Les hostilités s’interrompent  alors . Tandis que le Piémont-Sardaigne annexe la Lombardie et les principautés de Parme, de Modène et de Toscane, la France reçoit pour prix de ses services la Savoie et… Nice, la ville natale du héros. Garibaldi en est furieux et se retire à Caprera. Pas pour longtemps…

L’  »Expédition des Mille  » :

  En avril 1860 éclate en Sicile un soulèvement contre le roi des Deux-Siciles, établi à Naples. Garibaldi quitte son asile de Caprera et proclame  sa volonté d’unir les Deux-Siciles à la couronne piémontaise.

  Il rassemble un millier de volontaires à la chemise rouge (1089 exactement) et s’embarque à Gênes pour la Sicile, sur deux bateaux à vapeur. C’est le début de l’épique  » expédition des Mille  » . Cavour Cavourlaisse faire, avec le secret espoir qu’elle échouera…

    En débarquant à Marsala le 11 mai 1860, à l’ouest de Palerme, les Chemises rouges sont très déçues de ne pas  être accueillies par le peuple comme ils l’espéraient. Qu’à cela ne tienne. Garibaldi se proclame dictateur de la Sicile au nom du roi Victor-Emmanuel II, avec la devise :  »Italia e Vittorio Emanuele  » , puis marche sur Palerme.

  Sur la route, près du village de Calatafimi, 3.000 soldats napolitains  leurs font face. Etablis sur une éminence, ils sont armés de fusils Résultat d’images pour fusilstandis que les Chemises rouges n’ont que des mousquets mousquet  .

  Garibaldi a conscience que son destin se joue à cet endroit. Comme les Napolitains lancent des pierres en direction de sa petite troupe de légionnaires, il s’écrie :  » Voyez, ils n’ont plus de munitions ! À l’assaut ! »

La bataille de Calatafimi, avec Garibaldi

      Alors s’engage le corps-à-corps de la dernière chance. Il se solde par la victoire des Mille ! Le destin bascule. Garibaldi voit venir à lui de nouveaux volontaires. Ils sont 4.000 à l’arrivée à Palerme, capitale de l’île. Mais la garnison de la ville compte pas moins de 24.000 hommes.

     Garibaldi ,faisant semblant de battre en  retraite , attire une partie de la garnison hors de la ville puis y pénètre à la faveur de la nuit. Après çà ,comme le gouverneur décide de bombarder celle-ci avant la contre-attaque, la population se rallie à Garibaldi.!!!

  Quelques jours plus tard, Palerme  se soumet à Garibaldi et celui-ci se prépare à traverser le détroit de Messine et marcher sur Naples. Il entre dans la cité le 7 septembre 1860, au lendemain de la fuite du roi.

   Cavour sent le danger : Garibaldi, républicain et anticlérical de cœur, n’est pas l’allié le plus sûr qui soit pour Victor-Emmanuel II et la maison de Savoie ! D’autre part, une intervention de Garibaldi contre Rome risque de déclencher une intervention de l’Autriche et de la France, deux grandes puissances catholiques.

 Il décide donc de prendre les devants et de marcher sur Naples à travers les États du pape.

Garibaldi à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II(  Garibaldi saluant Emmanuel II)

    Giuseppe Garibaldi s’incline. Il chevauche à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II et, le 26 octobre 1860, à Teano, le hèle d’un  » tonitruant  » :  »Je salue le premier roi d’Italie ! » Là-dessus, le roi et le républicain font ensemble leur entrée à Naples sous les acclamations. C’en est fini du rêve républicain de Mazzini.

 Il ne reste plus qu’à légitimer par un plébiscite la soumission de l’Italie méridionale et officialiser la naissance du royaume d’Italie.

Giuseppe Garibaldi se voit offrir un titre de général, un château et les plus grands honneurs. Le président américain Abraham LincolnA. Lincoln (2) lui fait demander par l’intermédiaire de Victor-Emmanuel de bien vouloir s‘engager à son service dans la guerre de Sécession qui vient de débuter.!!!!!

  Mais le héros refuse toutes les offres. Il préfère poursuivre son combat pour Rome, sans s’apercevoir que le moment était prématuré pour priver le pape de son pouvoir séculier.

    Il lève une troupe pour partir à la conquête de la Ville éternelle. C’est  »le pas de trop  » . Victor-Emmanuel II ne peut tolérer plus longtemps que sa toute fraîche autorité royale soit ainsi bafouée.

  Les troupes régulières défont la Légion garibaldienne à Aspromonte le 29 août 1862. À vrai dire, l’engagement dure à peine un quart d’heure et Garibaldi, légèrement blessé, n’insiste pas. Capturé, il est aussitôt pardonné et relâché. Il ne lui reste plus qu’à se réfugier dans son île de Caprera, entouré de sa famille et de ses admirateurs du monde entier.

   Garibaldi tente encore de  » jouer sa partition  » en 1866, lors de la guerre entre l’Autriche et la Prusse, alliée à l’Italie. Puis, l’année suivante, pour la énième fois, il lève une Légion de Chemises rouges et se lance à l’attaque du réduit romain.

  Il est battu par les troupes françaises et pontificales à Mentana, le 3 novembre 1867, à nouveau arrêté par le gouvernement italien et presque aussitôt libéré.

L’aventure française

  En 1871, l’unité italienne est achevée. Garibaldi, alors âgé de 64 ans, va-t-il enfin prendre du repos ? Non !

   Quand est renversé l’empereur Napoléon III, Garibaldi met son épée au service des républicains français, en lutte contre l’envahisseur allemand. Il se rend à Tours avec ses deux fils mais est mal accueilli par les officiers dont aucun n’accepte de combattre sous ses ordres.

   Heureusement,   Léon Gambetta L.Gambetta, qui a pris en main la Défense nationale, lui fait une offre généreuse en lui confiant le commandement de 10.000 tirailleurs de l’armée des Vosges.

Joseph Garibaldi âgéÀ leur tête, il va reprendre Dijon aux Prussiens. Ce sera la seule victoire obtenue par les armées de la jeune République ! Elle ne suffira pas à renverser le cours du destin. La France, vaincue, signera le traité de Francfort.

   Giuseppe Garibaldi est élu au début de l’année suivante comme député de la Côte-d’Or, de Paris, d’Alger et de Nice sans s’être porté candidat dans aucune de ces circonscriptions. Mais à Bordeaux où siège provisoirement la nouvelle Assemblée nationale, il est insulté par les députés de la majorité conservatrice qui lui reprochent en particulier son soutien au séparatisme niçois.

      Son élection est invalidée au motif qu’il est étranger et du coup, Victor Hugo V.Hugo, lui-même élu député, démissionne de son mandat en guise de soutien à celui dont il dit : «Cet homme est une puissance».

Giuseppe Garibaldi se retire définitivement à CapreraCaprera

où il rédige ses mémoires et meurt le 2 juin 1882.

 »Il faut faire la croix à la cheminée  »….

   Une expression que ma grand-mère employait , elle m’est revenue cet après-midi après un appel d’une amie perdue de vue  depuis très longtemps ( elle avait appris le décès de ma mère ) , bref….L’idée m’est venue de chercher la signification et l’origine de cette expression …..( le pire ou le mieux : Ma chère Léone faisait vraiment une croix sur le chambranle Résultat d’images pour illustrations, images cheminée avec chambranle en boisde la  cheminée  lol ) ..

L’expression : s’emploie à la vue d’un événement agréable et inattendu, ( par exemple, à l’arrivée d’un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps  . Mon cas avec l’amie  cet après-midi ) 

    Quelques conjectures sur l’origine de l’ expression :

       Les anciens marquaient d’une pierre blanche les jours heureux, et d’une noire les malheureux

Horace écrit qu’on marquait avec de la craie ce qui était louable, et avec du charbon les objets de haine. C’est dans ce sens que le poète Horace, s’interroge au sujet des deux fils d’Arrius qui ne mangeaient que des rossignols :  (Faut-il les noter avec de la craie ou avec du charbon ?)  -Horace , pour moi = vague souvenir du lycée / philo …..

Les Romains ont probablement du nous transmettre cet usage, dont il ne nous est resté ensuite que l’expression. Cela est d’autant plus probable qu’autrefois on écrivait croye pour craie.   L’équivoque de croye avec croix aura pu modifier  le proverbe, qui était peut-être énoncé de cette façon : Il faut mettre la croye à la cheminée.

   

Pour finir…..

   La maman dit à l’enfant  » Mets la table , nous allons manger  »  , celui -ci , quelque peu impertinent  ( mais logique ) répond :  » Pas besoin elle est déjà dans la salle à manger  » ……table

   Aujourd’hui , il est plus juste de dire   » mettre le couvert  »  , mais  si on se réfère à l’époque médiévale , l’expression  » mettre la table  » prend tout son sens  : Dans les châteaux , les seigneurs recevaient un grand nombre de convives  pour  » festoyer   ». Si les tables avaient été installées en permanence , la perte de place aurait été trop importante .

Avant le diner , les serviteurs installaient donc des tréteaux sur lesquels ils posaient de grandes planches : => Ils mettaient la table ! repas-medieval

C’était il y a….

…187 ans !

Guizot instaure un enseignement primaire public……

    Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe Ier, le ministre de l’Instruction publique François Guizot NADAR (1820-1910). Portrait de François Guizot. Photographie. Collection particulière. fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public et gratuit pour les enfants des familles pauvres. C’est la première étape de l’éducation pour tous en France…

Loi Guizot du 28 juin 1833 :

Caricature de Daumier sur l'école (BNF)

Vers l’alphabétisation de masse :

François Guizot, bourgeois sévère et conservateur, est aussi un pieux protestant épris des Lumières. Il exige dans la loi que chaque commune devienne, dans les six ans qui suivent, propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles !!!:  » Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire  » . Cette loi  rappelle l’ordonnance royale du 13 décembre 1698 qui avait demandé la création de  » petites écoles  »​ paroissiales de façon non contraignante .

Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. ( Les premières étaient apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d’enseignement ) . L’article 11 de la loi stipul​e :  » Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins » » Il ne s’agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d’en ouvrir qu’à partir de 1879.

La loi Guizot précise aussi le contenu de l’enseignement : » L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures  »​

Elle précise aussi  :  » Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l’instruction religieuse  »  ! ( Autant dire que dès 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe, on met des limites à l’influence de l’Église ) …

L’enseignement primaire élémentaire est gratuit pour les enfants des familles pauvres      ( un sur trois environ ). Pratiqué le plus souvent dans une classe unique, sans souci des niveaux, il permet aux enfants les plus faibles d’être soutenus par les autres. N.B : Les châtiments corporels sont interdits par la loi dès 1834.

   Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry……

Résultat d’images pour images écoles dans les années 1800Résultat d’images pour images écoles dans les années 1800Résultat d’images pour images écoles dans les années 1800

Un rat ..

…...de cave …Ce n’est pas seulement ratcet animal peu aimé ….

C’est aussi un objet très ancien qui était utiliser pour  » s’éclairer  » . Le mot ferait référence à deux systèmes d’éclairage à la bougie . Il s’agit soit d’une bougie très fine et longue Résultat d’images pour rat de cave bougieenroulée sur elle-même , soit d’un bougeoir très stable et pratique  à transporter . Ce second modèle était constitué d’un socle solide et d’une structure en spirale ( d’où le nom  de  » queue de cochon  » donné à l’objet dans certaines régions  ) rat de cave , à l’intérieur de laquelle on plaçait la bougie qui ainsi était maintenue bien en place en plus , elle était fixée sur une vis mobile qu’on faisait tourner  au fur et à mesure  que la cire fondait . Généralement , le rat – de – cave  avait aussi sur le côté une anse fine et longue qu’on pouvait accrocher en hauteur Résultat d’images pour lampe '' rat - de - cave ''

Passionnant n’est ce pas ? !

A un de ces jours peut-être …..

 » Les dés sont pipés »…

D’où vient l’expression  » les dés sont pipés  » ?

   Comme chacun sait , si les  » dés sont pipés  » cela veut dire le hasard n’a plus de place, remplacé par une manœuvre frauduleuse, une tromperie. Au sens propre des dés à jouer peuvent d’ailleurs être alourdis sur une face pour augmenter la fréquence de sortie de la face opposée.Résultat d’images pour images dés à jouer

   Cette expression aurait pour origine le langage utilisé dans le monde de la chasse au Moyen Âge. A cette époque un  » pipet  » était une sorte de flûte pipetpermettant d’imiter le cri des oiseaux afin de les attirer, les tromper et faciliter leur chasse. De cette pratique on a tiré le verbe  » piper  »  et le nom de la technique elle-même,   » la pipée   » ou   » la chasse à la pipée   ».

Le tabac suite…..

    Les européens ont dû attendre l’expédition transatlantique de Christophe Colomb en 1492 pour découvrir le tabac …  l’introduction du tabac en France se fit par l’intermédiaire Jean Nicot vers 1560  en plus de son penchant pour les poisons, Catherine de Médicis est en partie responsable de l’introduction du tabac en France  : La petite histoire du tabac……

histoire du tabac

De l’Antiquité à la seconde guerre mondiale..  Les grandes dates de l’histoire du tabac.…….

Le tabac de l’Antiquité à Christophe Colomb :

    Le tabac a été inconnu en Europe pendant très longtemps. Ailleurs, pourtant, des hommes utilisaient déjà la fumée de certaines herbes brûlées pour prier ou pour se soigner :

     Les fouilles effectuées en Amérique du Sud révélèrent un usage ancestral de la pipe remontant à près de mille ans avant notre ère ; 

     À Pompéi, des fresques prouvant l’usage de pipes ont été retrouvées ; 

     Dans l’archipel des Antilles et en Amérique du Sud, le tabac était fumé quotidiennement ou à l’occasion de fêtes.

   Ainsi, la fumée fut longtemps associée à des rituels et des croyances, tantôt funéraires parfois festifs

   Les occidentaux ne commencèrent à fumer qu’après la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492. ….Ce dernier s’aperçoit que les Indiens fument une plante nommée « petum » sous forme d’un tube de feuilles roulées. Il note , dans son Journal de Navigation du 28 mars 1492, avoir vu à Cuba des indiens « hommes et femmes, avec un petit tison allumé, composé d’une sorte d’herbe dont ils aspiraient le parfum suivant la coutume ». 

Le XVIème siècle et l’incroyable extension du tabac :

En 1527, l’évêque Barthélemy de Las Casas Résultat d’images pour 1527 barthélemy de las casas confirme dans son Histoire Générale des Indes l’utilisation du cigare par les indiens : « L’herbe dont les Indiens aspirent la fumée est bourrée dans une feuille sèche (…). Les Indiens l’allument par un bout et sucent ou hument par l’autre extrémité, en aspirant intérieurement la fumée, avec leur haleine« . Contrairement aux décoctions connues des Européens, le tabac n’est associé chez les Indiens à aucune vertu thérapeutique ou sacrée.

     Les premières graines de tabac furent rapportées en Europe en 1520. Au Portugal, quelques années plus tard, le tabac était cultivé et utilisé comme une plante médicinaleJean Nicot, ambassadeur de France au Portugal, est rentré dans l’Histoire grâce à un marchand revenant d’Amérique qui lui a cédé quelques feuilles de tabac.

 L’ambassadeur, auquel le tabac apparaissait comme une herbe miracle, décida d’en envoyer à la reine Catherine de Médicis, pour la guérir de ses migraines. L’histoire ne dit pas si les migraines royales en furent guéries mais l’Ambassadeur donna son nom à la plante. Le tabac gagna alors en notoriété en France sous le nom d’Herbe-à-la-Reine ou « Catherinaire » . 

  Ainsi apparaît le terme « Nicotiana » : cette herbe est alors censée guérir toutes sortes de maladies.

   L’usage du tabac se répandit comme une traînée de poudre à travers toute l’Europe.

En Italie, en 1561 ;

En Angleterre, en 1565 ;

En Allemagne vers 1570 ; A Vienne, dans les mêmes années;

En 1580, il parvient en Turquie, véritable porte vers l’Asie;

Quinze ans plus tard c’est la Corée, le Japon et la Chine;

Pour l’Afrique, l’entrée s’est faite par le Maroc en 1593.

   Dès la fin du XVI e siècle, le tabac est connu dans le monde entier et on lui prête alors de nombreuses vertus thérapeutiques.

Le XVIIème siècle et les premières oppositions au tabac

L’extension mondiale du tabac se poursuit bien qu’il amène de plus en plus de tentatives d’opposition :

   Les vertus thérapeutiques sont mises en doute et le souverain d’Angleterre Jacques I er devient un adversaire irréductible du tabac ;

En Perse, le shah Abbas, se référant au Coran, fait trancher les lèvres des fumeurs.!

   À Constantinople, le sultan Amurat IV pend ou brûle les fumeurs de pipe et de tabac .

   À Moscou, Michel Federowich menace les fumeurs de 60 coups de bâton sous la plante des pieds. En 1642, le pape Urbain VIII interdit la consommation de tabac sous peine d’excommunication.

   La France adopte une attitude bien plus nuancée et saisit le bénéfice pécuniaire d’un tel commerce. En effet, longtemps utilisé à seules fins médicinales, le tabac fut au fil des siècles de plus en plus consommé par plaisir. Profitant de ce commerce très lucratif, le Cardinal de Richelieu instaura en 1629 le premier impôt sur le tabac. Colbert, responsable des finances sous Louis XIV, instaure le monopole d’État de la vente du tabac, auquel il ajoute le monopole de sa fabrication en 1681.

   La culture du tabac est donc prohibée dès 1719 en France (sauf en Franche-Comté, en Flandre et en Alsace ?) et exclusivement réservée à la Compagnie des Indes occidentales.

Le XIXème siècle et la naissance du tabagisme :

En 1809, Louis Nicolas Vauquelin, professeur de chimie à l’Ecole de médecine de Paris, isole le principe actif du tabac : la nicotine, ( appelée ainsi en référence à Jean NicotNicot ). 

   La culture, la fabrication et la vente sont finalement libéralisées par l’Assemblée nationale en 1791 mais, en 1811, Napoléon rétablit un monopole d’État sur le tabac.       La loi du 28 avril 1816 attribue exclusivement à l’État l’achat, la fabrication et la vente du tabac dans toute l’étendue du royaume

  ( Le Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs, devenu la SEITA en 1935 en absorbant la régie des allumettes, récupère le monopole En France. Ce n’est qu’en 2000  que l’État français s’en désengagera ).

     SEITA :  Ancienne entreprise publique fut fondée en 1926, sous la présidence de Raymond Poincaré Poincaré (2)et sous le nom de Service d’exploitation industrielle des tabacs (SEIT), et rattachée à la Caisse autonome de gestion des bons de la défense nationale et d’amortissement de la dette publique. Elle reprend les attributions du monopole des tabacs rétabli en 1810 par Napoléon 1er.)

   La cigarette apparaît entre 1830 et 1840 et constitue un moyen efficace et peu coûteux pour l’utilisation du tabac. Le tabagisme prend son envol à un tel point que, dès 1868, l’Association Française contre l’abus du tabac est créée et demande à être reconnue d’utilité publique en 1881. (On compte alors parmi ses membres d’éminentes personnalités comme Pasteur ) .

Mais dès cette époque, le rapport attrayant de 1 à 10 entre le coût de production et le prix de vente de tabac laisse peu de place à cette association, dont la reconnaissance d’utilité publique reste lettre morte.

De la seconde guerre mondiale à aujourd’hui, le fléau de la cigarette :

En 1944, les G.I. américains  apportent avec eux leurs cigarettes blondes. Depuis cette date, le tabac blond et les marques américaines envahissent l’Europe, s’étendant aux femmes et à toutes les classes de la société. La cigarette filtreRésultat d’images pour cigarette filtre inventée vers 1930 n’apparaît qu’en 1950, une fois prouvée la toxicité du tabac. 

Depuis, le fléau de la cigarette ne cesse de prendre de l’ampleur. La consommation du tabac est passée de 810 g par tête en 1888 à 2 kg en 1995.!! Dans la population masculine, la proportion de fumeurs réguliers a baissé depuis les années 60, passant de 45% à 35%, mais dans la population féminine, la proportion de fumeuses régulières a augmenté, passant de 10 à 22%.   Le rapport des sommes investies par l’État dans sa lutte contre le tabagisme/taxes encaissées sur le tabac, il était en 1995 de 1 à 3000. Le prix des paquets de cigarette ne cesse d’augmenter. 

   En 2017, la prévalence du tabagisme quotidien est passé de 29,4% en 2016 à 26,9%, soit une baisse de 2,5 points. Cela représente un million de fumeurs quotidiens de moins en un an. 

 

Mots qui changent de sens…..

…..évoluent….Et rendent notre langue plus riche ( je trouve ) 

Par exemple : Quel est le point commun entre les mots ‘‘ imbécile » et  »  béquille  » Résultat d’images pour illustration béquille? Et bien , les deux mots partagent la même origine étymologique et sont dérivés du latin  » imbecillus  » , qui signifiait  » faible  » . En effet , un imbécile , dans le sens premier du mot était qui n’avait pas de  béquille ( métaphore ) sur laquelle s’appuyer , qui était faible ….L’usage a fait ensuite de cette faiblesse physique , une faiblesse intellectuelle ….?…..Résultat d’images pour illustrations d'un imbécile