Le masque-à-barbe de Léopold II ( Belgique ) pour ….

……se protéger des microbes (déjà un masque ? ! )

Léopold II ( roi de Belgique 1865 ) hypocondriaque ?

En vieillissant, le roi Léopold II devint un obsédé des microbes, s’imaginant une proie fatale pour la moindre maladie. Ainsi il était très malvenu de tousser en sa présence, acte pour lequel tout aide de camp risquait une sanction. Nappes et serviettes du palais devaient être bouillies tous les jours. Son journal, qu’il lit au lit, doit être préalablement repassé, pour anéantir toute bactérie…!!!

Le rhume est chez lui une obsession et, dit-on, il a été le premier à constater qu’il est contagieux. Sa maîtresse Blanche Delacroix éternue quand elle veut se retrouver seule et, pour écarter les femmes qui approchent le roi de trop près, elle prétend qu’elles sont enrhumées… Si, au cours d’une audience, quelqu’un éternue, Léopold II y met fin sur le champ.  » Celui qui a un rhume est stupide, disait-il, car il n’avait qu’à éviter l’enrhumé.  » Quand il va se baigner à la mer ou quand le temps est humide, il glisse sa longue barbe dans un sac imperméable qu’il a confectionné lui-même. Un jour, à l’occasion d’une balade dans les bois des environs de Bad-Gastein, par temps pluvieuse, Blanche Delacroix

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Blanche Delacroix

raconte l’apparition comique qu’il lui réserve :

 » …quelle ne fut pas ma surprise de le voir sortir de sa calèche, gainé jusqu’aux hanches d’épaisses bottes, et le torse emprisonné dans un suroît que les marins endossent les jours de tempête. Et ce n’était pas du tout ! De son menton pendait une longue poche de toile cirée retenue par des cordons à son large chapeau de feutre.

Léopold II



Devant cet accoutrement je ne pus garder mon sérieux. J’éclatai de rire. »

–  » Mais, me dit le Roi, je suis très satisfait de mon invention. Avec cette poche, la pluie peut tomber, je ne crains rien : ma barbe restera sèche. Vous riez, mais vous ne riez pas quand une femme, après s’être lavé les cheveux, les sèche et les enveloppe dans une serviette. Vous ne riez pas, et c’est pourtant la même chose. Les femmes en séchant leurs cheveux, et moi en garantissant ma barbe de la pluie, nous ne faisons que nous préserver des rhumes !  »….

Lassitude……

Je dormirai ce soir d’un large et doux sommeil…
Fermez bien les rideaux, tenez les portes closes.
Surtout, ne laissez pas pénétrer le soleil.
Mettez autour de moi le soir trempé de roses.

Posez, sur la blancheur d’un oreiller profond,
De ces fleurs sans éclat et dont l’odeur obsède.
Posez-les dans mes mains, sur mon cœur, sur mon front,
Les fleurs pâles au souffle amoureusement tiède.

Et je dirai très bas :  » Rien de moi n’est resté…
Mon âme enfin repose… ayez donc pitié d’elle.
Qu’elle puisse dormir toute une éternité.  »
Je dormirai, ce soir, de la mort la plus belle.

Que s’effeuillent les fleurs, tubéreuses et lys,
Et que meure et s’éteigne, au seuil des portes closes,
L’écho triste et lointain des sanglots de jadis.
Ah ! le soir infini ! le soir trempé de roses !

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fralurcy085903@gmail.com

C’était il y a environ 508 ans ….

Le 2 avril 1513 :

Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon

Dessin de Ponce de Léon

aborde un rivage encore inconnu au nord des Antilles. Il s’agit d’une presqu’île qu’il baptise Florida, sans doute parce que la découverte coïncide avec la Pascua Florida, la Pâques fleurie ou fête des Rameaux.

Il en prend possession au nom de l’Espagne, qui la cèdera beaucoup plus tard, en 1819, aux États-Unis.

En posant le pied en Floride, Juan Ponce de Léon, qui fut précédemment gouverneur de l’île de Puerto Rico, peut être donc considéré comme le premier Européen  à avoir foulé le sol des futurs États-Unis…

L’Optimisme

L’Optimisme

Mettre du rêve dans la tête

Des pauvres gens déshérités

Voilà le bonheur du poète

Qui traque les difficulté.

Il faut pour garder l’espérance

De l’optimisme et de l’entrain

Et débordant d’exubèrance,

Chantonner l’air et le refrain.

Si tu veux trouver la fortune,

Evite toi d’aller chercher

Près de celui qui t’importune,

Tu risquerais de te fâcher.

Pour bien profiter de la vie

Ne t’en va pas perdre ton temps,

Sitot qu’arrive le printemps,

Prends tout ce qui te fait envie.

               R.Cerisier

bof…(facile à dire dans la société ou nous vivons)

Le 1er avril ?

Pourquoi est ce le jour des  » farces  » ,  »blagues  » ?

La tradition du premier avril remonterait à l’époque de Charles IX ….

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Charles IX ?

…….A cette époque , une réforme du calendrier fut décidée , car l’année pouvait commencer le 25 décembre , à Pâques , le 25 mars ou le 1er avril selon les régions de France ! C’est donc grâce à un édit de Charles IX que la nouvelle année commença le 1er janvier dans toute la France . Et c’est par une décision du pape de l’époque ( Grégoire 13 ? ) que cette date a été étendue à tous les pays chrétiens …..

Cependant , certaines personnes avaient des difficultés pour s’habituer au nouveau calendrier ou n’étaient même pas au courant du changement ! Alors , elles continuèrent à s’offrir des cadeaux / étrennes le 1er avril . Pour rire et ce moquer d’eux , certains décidèrent d’offrir des faux cadeaux.C’est de là que vient ( viendrait ? ) l’habitude de se faire des blagues et des farces le 1er avril ….

Et le poisson d’avril ? Pourquoi un poisson ?

J’ai trouvé deux hypothèses concernant l’origine du poisson :

1 ) La première raconte que la pêche était interdite au début du mois d’avril en France , car c’était la période de reproduction des harengs .Ne pouvant donc pas pêcher , les pêcheurs recevaient un hareng que les  » plaisantins  » accrochaient dans leur dos ..? Ensuite , le vrai hareng fut remplacé par un poisson en papier .

2) La deuxième viendrait du signe du zodiaque  » poisson  » , dernier signe de la période hivernale . Au début du 20 ème siècle , on s’envoyait des cartes de 1er avril décorées de poissons pour se souhaiter amour, amitié et bonheur . ????

( un peu  »tirée par les cheveux  » la seconde )

Une bonne idée de cadeau….

…pour le premier avril ( un peu tard mais…) : Des chocolats un peu particuliers …..

Ce serait sur une idée originale de l’artiste londonien Magnus Irvin

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M.Irvin

en partenariat avec M. Ritzema qu’est né un produit appelé  » Edible Anus  », des anus en chocolat.

Au départ Magnus Irvin aurait tenté d’utiliser son propre fondement, mais les résultats n’ont pas été à la hauteur. En expliquant ses soucis à une personne rencontrée à un arrêt de bus, il s’est avéré que cette dernière était disposée à lui fournir son propre modèle. Modèle qui a été un succès.
Le quidam anonyme ne sait d’ailleurs probablement pas que son postérieur est désormais célèbre dans le monde

Ces chocolats à la forme particulière, sans conservateurs, se vendent désormais dans le monde entier et aident, selon les credo de l’entreprise, à briser les frontières culturelles, raciales, sociales et sexuelles d’une manière amusante et comestible. lol

C’était il y a 132 ans

La Tour Eiffel a été inaugurée le 31 mars 1889, en avant-première de l’Exposition universelle de Paris qui commémora le centenaire de la Révolution française (33 millions de visiteurs). Elle devint contre toute attente le symbole universel de la capitale française.

La tour Eiffel et le Champ-de-Mars en janvier 1889 (Paul Delance, musée Carnavalet, Paris)
La tour en construction .

Un ingénieur de son temps

Le  »père  » de la Tour Eiffel, qui lui a donné son nom, est un ingénieur centralien très représentatif de son temps. Sa génération, exaltée par les progrès des techniques en tous genres,  est aussi celle de Ferdinand de Lesseps et de Jules Verne

 

Né à Dijon le 15 décembre 1832, avec un patronyme d’origine germanique, Bönickhausen dit Eiffel, le futur ingénieur laissera tomber la première partie de son nom pour ne pas apparaître allemand.

Gustave Eiffel  voit dans le fer le matériau de l’architecture du futur. Il crée sa propre société en 1867, à 35 ans, et met au point des structures métalliques en forme de treillis, qui allient légèreté, souplesse et résistance.

Homme d’affaires habile, il capte les marchés publics dans tous les pays d’Europe.

C’est ainsi qu’il réalise le viaduc Maria Pia, sur le Douro, au Portugal, à l’occasion d’une exposition universelle, puis le viaduc de Garabit, en Auvergne, en 1882. On lui doit aussi la gare de Budapest, en Hongrie, les charpentes métalliques du Bon Marché et du Crédit Lyonnais, à Paris, la coupole de l’observatoire de Nice mais aussi la structure de la statue de la liberté !

Gustave Eiffel est donc déjà un ingénieur de grand prestige quand le président de la République Jules Grévy   et le président du Conseil J. Ferry décident de célébrer le prochain centenaire de la prise de la Bastille avec faste, par le biais d’une Exposition universelle sur la vaste esplanade du Champ-de-Mars, au cœur de la capitale, au bord de la Seine.

Les organisateurs lancent dès 1884 l’idée d’une tour de 1000 pieds, soit environ 300 mètres, symbole de la grandeur retrouvée de la France et de la bonne santé des institutions républicaines, à peine troublées par le  »boulangisme  »

Un symbole républicain

Justement, dès mai 1884, deux ingénieurs du bureau d’études de la société Eiffel & Cie, Maurice Koechlin et Émile Nouguie, dessinent un pylône métallique géant. L’architecte Stephen Sauvestre lui donne la forme qu’on lui connaît, avec ses quatre pieds reliés par des arches qui font le lien avec l’architecture traditionnelle.

Gustave Eiffel affiche d’abord son scepticisme devant le projet. Mais il ne tarde pas à se raviser quand il voit prendre forme le projet d’Exposition universelle.

Il rachète alors pour cent mille francs le brevet déposé par ses deux ingénieurs le 18 septembre 1884, concernant la structure métallique.  Devenu seul propriétaire du projet, il est assuré de lui donner son nom !

C’est ainsi qu’il présente sa tour une semaine après le décret du 8 novembre 1884 qui institue l’exposition ! 

L’administration publie deux ans plus tard un cahier des charges de la future tour qui écarte opportunément le principal rival d’Eiffel. L’homme d’affaires a utilisé à bon escient sa fortune et son entregent… Sans trop de surprise, le projet de la société Eiffel & Cie est retenu à l’issue d’un concours au cours duquel s’affrontent une centaine de projets.

Indifférent dans un premier temps, Gustave Eiffel commence à s’intéresser au projet lorsqu’il en mesure la portée symbolique et médiatique. Il rachète alors à ses ingénieurs leurs droits sur le brevet déposé en commun, concernant la structure métallique.

D’emblée, les détracteurs sont légion.

Le 14 février 1887, Le Temps publie un manifeste de protestation signé par des personnalités du monde des arts et des lettres parmi lesquelles Leconte de Lille, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Charles Garnier, Sully Prudhomme, Paul Verlaine :  » Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu’ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de la capitale, de l’inutile et monstrueuse tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice a déjà baptisée du nom de « tour de Babel  »

En dépit de ces oppositions, la tour est construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours avec, sur le chantier, un total d’environ deux cents ouvriers… sans aucun accident mortel, ce dont Gustave Eiffel a tout lieu d’être fier (si ce n’est un ouvrier qui fait une chute en vaquant sur la Tour en-dehors des horaires de travail).

Elle mesure 318 mètres et pèse 10 100 tonnes, avec 18 000 pièces de structure en fer puddlé (un type de fer presque sans carbone, aujourd’hui délaissé, dont Gustave Eiffel appréciait la facilité de façonnage). Les pièces de la structure sont assemblées par 2.500.000 rivets. Il s’agit de gros clous chauffés à blanc et enfoncés dans un trou à travers deux pièces. L’assemblage se fait en aplatissant d’un coup de masse l’extrémité de la tige opposée à la tête.

Le 25 mars 1889, Gustave Eiffel lui-même fixe un immense drapeau tricolore au paratonnerre. Une semaine plus tard, le président de la République Sadi Carnot inaugure la Tour Eiffel.

Le succès populaire est immédiat. Pas moins de deux millions de visiteurs en font l’ascension pendant la durée de l’exposition, soit à pied soit en empruntant les ascenseurs de chacun des quatre piliers pour gagner les deuxième et troisième étages. Ces ascenseurs du Français Roux-Cambaluzier et de l’Américain Otis sont eux-mêmes révolutionnaires par leur technique et leurs performances.

Opportune radio :

Prévue pour être détruite après l’exposition, la Tour Eiffel devra sa survie à l’installation à son sommet, par Gustave Eiffel lui-même, d’un laboratoire de recherche et surtout d’une antenne destinée à relayer les premières émissions de radio vers les Parisiens. Cette fonction permettra à la Tour de durer assez longtemps pour devenir un élément incontournable du paysage parisien.

Si elle n’est plus depuis longtemps le plus haut édifice du monde, la « vieille dame », en dépit de sa beauté très relative, conserve les faveurs du public et l’amour des Parisiens. À preuve les illuminations et le feu d’artifice qui ont salué l’entrée dans le troisième millénaire.

Pour Gustave Eiffel, dont la postérité est assurée, l’avenir immédiat s’annonce quelque peu difficile. L’ambitieux homme d’affaires, grisé par le succès, s’était engagé à achever le percement de l’isthme de Panama avec Ferdinand de Lesseps. Mais la Compagnie de Panama a déposé son bilan le 16 décembre 1888. Des milliers d’épargnants sont ruinés. Il s’ensuit une procédure judiciaire et un procès , en 1893, au cours duquel Gustave Eiffel va être, non sans raison, soupçonné d’avoir tenté de corrompre médias et politiciens. Il est incarcéré quelques heures, est condamné à deux ans de prison et  n’échappe à sa peine que de justesse, grâce à une mesure de clémence de la Cour de cassation.

Toilettage :

En 2009, pour ses 120 ans, la Tour Eiffel s’est refait une beauté qui a nécessité 60 tonnes de peinture, 1500 brosses, 5000 disques abrasifs… et le travail de 25 artisans. C’est son dix-septième  » lifting  ».