Le  » Ketchup » …

..J’avais déjà écrit un billet sur le ketchup  , mais avec comme question   » pourquoi le N° 57 ( je crois ) sur les flacons  » 

…origines..? Résultat d’images pour ketchup

Perso , je n’aime pas mais…..d’où vient il ? 

     Deux origines  » controversées  »  :

1) La théorie la plus courante serait que les marins anglais rapportèrent d’Orient , à la fin du 17 ème /début du 18 ème , une sauce piquante nommée  » ké-tsiap  » . La recette aurait été adoucie pour le goûts occidentaux , avec l’ajout des champignons et échalotes, puis, vers  1800 , de la tomate ! En 1876 , Henry John Heinz Résultat d’images pour henry john heinzy ajouta du sucre , donnant ainsi naissance au  » célèbre ketchup Heinz  » 

2) Une autre théorie conclue que le Ketchup est 100% américain !  » tomato ketchup  » viendrait de  » tomato catsup  » , abréviation de  » tomato catsup  » ( soupe aux chats à la tomate ) lol ….

La recette a , parait il , été publiée dans un recueil culinaire destiné à aider la population à surmonter les disettes pendant la guerre de sécession …? !

 

C’était en juillet….

  Il y a de  » petites histoires  » ( anecdotes ) ,historiques mais dont on n’a pratiquement jamais entendu parler , peut-être par ce qu’elles sont moins avouables que d’autres ….Comme , parait- il , le fait que le buste de Hitler a trôné trois fois sur le bureau du perchoir ( estrade réservé au président )  Résultat d’images pour images intérieur assemblée nationale avec '' perchoir '' de l’Assemblée Nationale ( même l’Assemblée nationale le rapporte sur son propre site !) : Selon ce site , le buste Résultat d’images pour buste d'hitler y a trôné trois fois  : La première fois en juillet 1940 , alors que le chef nazi s’exprimait à la radio depuis le palais Bourbon ( redécoré aux couleur du 3 ème Reich pour l’occasion ) , puis par deux fois lors de cérémonies commémoratives qui eurent lieu la même année ( 1940 ) . Ne reste qu’a espérer  que les services de nettoyage du Palais Bourbon ont un bon désinfectant ! 

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Bonnus :

Premier vide-greniers d’Europe, réservé aux naturistes……

   Aux Sables d’Olonne ce dimanche 30/06, se tenait le premier vide-greniers d’Europe, réservé aux naturistes.

   Près d’une centaine de personnes se sont promenées nues dans les allées de cette brocante insolite.

 » Bon, chérie, qu’est ce qu’on fait, on y va ?  » Ce couple de Vendéens hésite. Il faut dire que le vide-greniers qui se déroule à quelques mètres d’eux est pour le moins insolite. Dimanche  , aux Sables d’Olonne, il est réservé aux naturistes. Une première en Europe.      » On vous demande de respecter notre philosophie, rappelle à l’entrée à chaque personne, Christian, président de l’association naturiste vendéenne et co-organisateur de l’événement. Vous avez le vestiaire en entrant à gauche. On vous demande de vous déshabiller et de ne garder que le masque et vos chaussures.  »

   C’est Nehru Hattais, le propriétaire du vide-greniers permanent des Olonnes et naturiste occasionnel, qui en a eu l’idée il y a un peu plus d’un mois. Il l’a soumise aux associations naturistes et tout s’est accéléré.  » C’était un concept original, confie Ludovic Richard, président d’ Happy Nat, asso co-organisatrice. Et ça allait bien avec notre état d’esprit : ici, on recycle plutôt que de jeter. On avait l’occasion avec ce vide-greniers de joindre l’utile à l’agréable.  » La date est vite trouvée : le premier week-end de juillet, ça tombe bien, c’est la journée internationale du sans maillot.

Quelques messages d’insultes…

    De 9 h à 17 h, une centaine de personnes est venue chiner dans ce grand bâtiment de 600 m2 (dont les vitres ont été occultées) du vide grenier permanent des Olonnes, créée il y a six mois. 150 boxes, avec des articles aussi différents les uns que les autres (bibelots, livres, vêtements etc.), ont été installés.  » J’ai reçu trois messages d’insultes sur Internet, regrette Nehru Hattais. On me disait que j’étais un sale dégoûtant de faire ça ou que c’était un bon moyen d’attraper le Covid-19. Je rappelle juste que le coronavirus, jusqu’à preuve du contraire, ne se propage pas par les autres orifices que la bouche et le nez…  »

Certains ont réalisé leur première expérience naturiste ce dimanche.
Certains ont réalisé leur première expérience naturiste ce dimanche. 

Le public est majoritairement composé de pratiquants du naturisme. Comme Laurine, 19 ans, et Hugo, 20 ans, de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu par exemple.  » C’était vraiment super, lâchent-ils en chœur. On a acheté pas mal de choses. L’ambiance était sympa car on se connaît quasiment tous entre adhérents d’assos.  » Ou comme Jeff, 25 ans,  » naturiste de plage, mais pas adhérent d’association » » qui n’est pas du tout effrayé quand on lui indique qu’il va falloir se dévêtir.

 » On peut entrer quand même habillé ?  »

     D’autres sont plus rétifs à l’idée de se retrouver en tenue d’Adam et Eve. Un couple de sexagénaires, originaire des Sables d’Olonne, avoue son plaisir de pouvoir se balader enfin dans un vide-greniers, après plusieurs semaines d’interdiction.  » Mais euh…, il faut vraiment qu’on se dévêtisse ? On ne peut pas entrer habillé ?  » , lance, un peu mal à l’aise, le mari, avec son masque à la main. Aucune exception. Le couple fera demi-tour, sans pénétrer dans le grand bâtiment, avec le sourire.  » Cela ne me dérange pas, mais je ne me vois pas me déshabiller aujourd’hui…  », justifiera la femme.

   Quelques minutes plus tard, un père, avec ses deux filles, lance quelque peu énervé :      »Non, mais c’est quoi ce délire ? Faut être tout nus pour entrer ?  » Aussitôt arrivé, aussitôt reparti. Pas le cas de David, un Mayennais de 42 ans.  » Je n’ai jamais fait de naturisme, j’ai envie d’essayer car j’y pense depuis un moment. C’est l’occasion pour moi aujourd’hui.  » Quelques secondes plus tard, le voilà privé de textile à flâner dans les allées de la brocante.  »C’était sympa, pourquoi pas le refaire ?  », confie-t-il en sortant, les mains vides.  » L’essayer, c’est l’adopter  », rit au loin, un des organisateurs.

C’était il y a environ 85 ans :

12 juin 1935

Un armistice met fin à la guerre du Chaco

    La grande plaine du Chaco,Résultat d’images pour carte géographique :plaine du chaco inhospitalière mais supposée riche en pétrole, a été l’enjeu d’une guerre meurtrière entre le Paraguay et la Bolivie de 1932 à 1935.

   Elle s’acheva sur un armistice, le 12 juin 1935, avec de graves conséquences pour le pays vaincu, la Bolivie.

Montée des tensions :

    La Bolivie a bénéficié  » à sa naissance  » d’un accès à l’océan mais l’a perdu à la suite de la guerre du Pacifique, de 1879 à 1883, à l’issue de laquelle le Chili a annexé toute sa zone côtière. Pour sortir de son enclavement, l’ancien Haut-Pérou convoite la rivière Paraguay car elle lui permettrait de rejoindre l’estuaire de La Plata, sur l’océan Atlantique. Cette rivière délimite la frontière orientale de la Bolivie et traverse le Chaco, une région partagée entre l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie.

  Pour compliquer l’enjeu, voilà que l’on prétend au début du XXe siècle que le Chaco pourrait abriter du pétrole… La rumeur se révèlera infondée et le pétrole se fait toujours attendre !

  Toujours est-il que la Bolivie construit des forts dans une zone que le Paraguay considère comme sienne. Ce dernier riposte en construisant ses propres forts et en incitant des Mennonites  = ( Membres d’une branche issue de l’anabaptisme, fondée par le réformateur néerlandais Menno Simonsz Résultat d’images pour menno simons(1496-1561), surtout implantée en Amérique (amish de Pennsylvanie )à s’implanter dans le Chaco, au cours des années 1920. La rudesse de la zone n’effraie pas ces austères colons protestants germanophones qui ont fui l’Ukraine ou la Russie pour échapper au service militaire.

     Dans le même temps ,  les rivalités entre la Standard Oil Company of New Jersey, appartenant aux Rockefeller et présente en Bolivie, et la Royal Dutch Shell, soutenue par les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, du côté paraguayen, s’accentuent.

   » Victoire de David sur Goliath  »:

   En juin 1932, quand une patrouille bolivienne s’empare d’un fortin paraguayen, c’est la guerre. La supériorité militaire de la Bolivie ne fait pas de doute : le pays est trois fois plus peuplé que le Paraguay et son armée a bénéficié d’un bon entraînement dispensé par un général allemand et dispose de stocks d’armes importants, acquis grâce à des prêts de banques américaines.

   Mais les soldats boliviens, des Indiens originaires des hauts plateaux andins, supportent mal le climat chaud et sec des plaines du Chaco et ne montrent aucune motivation pour cette guerre. À la surprise générale, la maîtrise du terrain et une tactique efficace permettent au Paraguay de s’emparer progressivement de la majeure partie du Chaco, au prix d’âpres combats.

   Après trois années de guerre et près de 100 000 morts, soit le quart des effectifs engagés (sans doute un record historique !), les protagonistes signent enfin un armistice très favorable au Paraguay qui se voit attribuer la majorité des territoires disputés par les deux pays. La Bolivie obtient pour sa part un corridor jusqu’à la rivière Paraguay.

Les anciens combattants au pouvoir :

  Cette défaite alimente une immense frustration parmi les soldats boliviens, qui ont souffert de la violence des combats et de la soif et se sont sentis manipulés par des puissances étrangères.

   La défaite est perçue comme d’autant plus humiliante que le pays a perdu depuis l’indépendance la moitié de son territoire au bénéfice de ses voisins. La faiblesse de la classe politique apparaît de façon flagrante. Des organisations d’anciens combattants se mettent sur pied et de nouveaux partis apparaissent, de sensibilité révolutionnaire ou populiste, en rupture avec l’oligarchie des  » barons de l’étain  » ( ce minerai constituant la principale richesse du pays ).

  La Bolivie, hésitant entre le communisme russe et le fascisme européen, entre dans la période du  » socialisme militaire  » avec deux militaires qui occupent successivement la présidence de la République.

   En 1943, un coup d’État mené par des officiers ultranationalistes, anciens combattants du Chaco, renverse le président et met sur pied un régime à forte tendance  fasciste. Washington, soucieux de ne pas se brouiller avec un pays au sous-sol riche en étain, nécessaire à l’effort de guerre, se résout à l’existence de ce régime.

    Au Paraguay, le colonel Rafael Franco Rafael_Franco, héros de la guerre du Chaco, profite de sa popularité pour mener une révolution contre les politiciens libéraux au pouvoir. Il n’aura cependant pas le temps de réaliser son programme réformiste.

   Un an et demi après son arrivée au pouvoir, un autre militaire ! à poigne, le général EstigarribiaEstigaribbia , le renverse et prend des mesures autoritaires de rétablissement de l’ordre face au désordre général. Le général MorinigoRésultat d’images pour général morinigo , qui lui succède après sa mort accidentelle, impose une véritable dictature militaire et rapproche son pays de l’Allemagne nazie.

( La guerre du Chaco a inspiré au dessinateur Hergé le sixième album des aventures de Tintin, L’Oreille cassée (1937).)

L'oreille cassée, page 42 (Tintin, Hergé, Casterman 1937)

 »Dépouiller Pierre pour habiller Paul »

  Je découvre cette expression , j’ai donc cherché ici et là  et….

Une expression qui me  » convient  » parfaitement ces derniers temps financièrement  : 

 Signification : Changer de créancier, emprunter à l’un pour payer l’autre

Cette locution existait en latin semble -t-il  du temps de Dagobert.

  ( Illustration = net )

Une vieille chronique rapporte que Dagobert  Résultat d’images pour Dagobert Ier, qui imposait des contributions aux maisons religieuses pour fonder l’abbaye de Saint-Denis, fit enlever les portes d’airain de Saint-Martin de Tours afin de les mettre à l’ abbaye de St Denis , et que de là naquit, en changeant les noms des deux saints, le proverbe :  »Non est spoliandus Petrus ut vestiatur Paulus  » (Il ne faut pas dépouiller Pierre pour habiller Paul). Mais cette  origine semble controversée, et c’est plutôt celle qui suit qui serait vraie.

Les évêques, dans les premiers temps du christianisme, prenaient à leurs plus anciennes églises certains objets dont elles étaient abondamment pourvues pour les donner aux nouvelles qui en avaient besoin, et ils agissaient ainsi en s’autorisant des paroles de la Seconde Épître de saint Paul aux Corinthiens : Alias ecclesias exspoliavi, accipiens stipendium ad ministerium vestrum .  » J’ai dépouillé les autres églises en recevant l’assistance pour vous servir.  »

     Ces actes, approuvés d’abord de tous les fidèles, finirent par exciter des réclamations qui se formulèrent dans le proverbe, où l’on semble avoir voulu opposer à l’autorité invoquée de l’apôtre des gentils celle de l’apôtre que Jésus-Christ avait nommé son vicaire. Quant au verbe  »habiller  », qu’ on y lit, il vient de l’usage qu’on avait alors de mettre des habits aux statues des saints, (usage encore existant en plusieurs pays ).

Rien…?

    La langue française est riche et…..curieuse : Tout le monde connait cette chanson  où il est sujet de  » rien  »…..Pourtant…..

….. si  »rien  » , on ne peut le nier ( nier qui , en plus , les lettres mêlées donne  » rien  » )lol …..Pourtant disais je , j’ai lu que  » rien  » , avant de devenir  »  rien  » était bel et bien quelque chose ! 

Souvenir ( sur ce sujet )

 

C’était aussi un 10 juillet…..

Le 10 juillet 1975 ( il y a 45 ans !)  : Création du loto en France .

 

 

 

‘ Le rêve à portée de main  » .?

    Le 10 juillet 1975, Jacques Chirac, Premier ministre à l’époque, signe un décret autorisant le Loto, ce jeu d’argent très populaire en France. Le premier tirage est organisé quelques mois plus tard, le 19 mai 1976, en public au théâtre de l’Empire à Paris. Seuls les joueurs d’Île-de-France peuvent participer. Ils sont 75 000. Un an plus tard, ils sont 7 millions. Toute la France est concernée. « Je ne peux pas aider tout le monde » Certains foyers connaissent subitement des problèmes de riches. ? !

          « J’ai reçu beaucoup de courriers, tout le monde me demandait un peu d’argent, mais je ne peux pas aider tout le monde », explique à l’époque un gagnant. Cédric Breton, directeur des opérations loterie à la F D J, se souvient : « On pouvait espérer gagner dans le meilleur des cas, plusieurs centaines de milliers de francs. Ça dépendait du nombre de participants à chaque tirage ».

D’après Chirac , le premier but du loto était d’aider les invalides de guerre et anciens combattants ..D’abord réservé aux franciliens , le loto devient national en 1978 et , le 11 janvier ,les téléspectateurs peuvent assister au premier tirage en direct sur TF1 . A ce jour, il parait que les 24 millions d’euros remportés en 2011 restent le record de gain ? 

    Moi je ne sais toujours pas comment on joue au Loto », concluait Roger Gicquel Résultat d’images pour Roger Gicquel ,   après la diffusion des images du tout premier tirage du jeu de hasard national durant son 20 heures. En ce mercredi 19 mai 1976, la roue de la célèbre loterie venait en effet de tourner pour la première fois. Et si cet événement est qualifié de « gros succès » par l’autre présentateur Jean-Claude Narcy dans cette vidéo de l’INA, les bulletins ayant seulement permis de récolter « une recette de 640.000 francs », ses débuts ont été plutôt laborieux.
<=== La vidéo du 1er tirage ! pffff difficile à trouver et à …lire
Pas de grand gagnant pendant trois mois .Le tirage avait en effet lieu à Paris, sous  »les ors » du théâtre de l’Empire (XVIIe arrondissement). Mais alors qu’un millier d’invités avaient été conviés, 300 personnes tout au plus, dont aucun membre du gouvernement de l’époque, étaient venues assister au spectacle, animé par des hôtesses, des 6 boules extraites d’une sphère en Plexiglas par une main mécanique.     Avant d’attirer aujourd’hui 17 millions de joueurs chaque année, le Loto, qui ne se déroulait initialement que le mercredi, a d’abord dû être apprivoisé. Seules 73.680 bulletins ( 1 franc la grille ) avaient été validés pour cette première, réservée à la région parisienne. Les habitants de province devront attendre plusieurs semaines avant de pouvoir tenter leur chance. Pour les joueurs, il fallait se familiariser avec les nouvelles règles du jeu et leurs six numéros à cocher : jusqu’ici avec la vieille Loterie nationale (créée de son côté en 1933), il suffisait d’acheter un ticket en espérant que le numéro figurant sur celui-ci soit tiré au sort.

P.S : Je n’ai JAMAIS joué lol et pourtant…….j’en aurais besoin….si je gagnais ! 

çà s’est passé il y a environ….

Sans intérêt , ne nécessite pas de commentaire : Pour moi !

…..120 ans  : Le 10 /07 /1900 

 

   Le premier projet de chemin de fer dans Paris daterait  de 1855. Imaginé par Édouard Brame et Eugène Flachat Afficher l’image sourceil consistait en un chemin de fer souterrain, destiné à relier le centre de Paris à la périphérie et à assurer l’approvisionnement des Halles centrales. Il fut sur le point d’être mis à exécution mais, au dernier moment, des considérations relatives à l’effort énorme qui serait nécessaire pour arriver en définitive à un résultat d’ordre secondaire, firent arrêter les études et dès lors, on envisagea non seulement l’idée du transport des marchandises, mais aussi celle de la circulation d’un million de voyageurs par jour.

Dans les dernières années de l’Empire, l’Administration se préoccupait fort de l’achèvement des voies de communication de la capitale. Un projet de chemin de fer urbain avait été dressé par un groupe d’ingénieurs et la question allait peut-être entrer dans une phase définitive, lorsque éclata la guerre de 1870. Tout fut remis en question. Cependant, vers la fin de 1871, le 10 novembre, le Conseil général de la Seine invita le Préfet à faire étudier par une Commission spéciale un réseau de transport en commun par tramways et chemins de fer intérieurs. Cette Commission dut aussitôt examiner, en outre du projet  » Brame-Flachat  » ,  un certain nombre d’autres projets intéressants parmi lesquels   ceux de Le Hir, Le Masson, Vauthier, Le Tellier et Guerbigny.( pas trouvé de photos / images) 

Travaux de construction du métropolitain en 1899   <==Travaux de construction du métropolitain en 1899 (image du net ) 

  Suite à cet examen, la Commission formula les données essentielles d’un grand réseau intra-urbain ; elle posa en principe que le railway métropolitain devait être effectué dans les conditions générales des chemins de fer à voie normale. Elle donna quelques consignes , à titre d’indication :

1 ) Une ligne allant de la Bastille au Bois de Boulogne par les boulevards intérieurs, en passant par la place de l’Étoile .

2 )  Une ligne transversale nord-sud composée de trois sections : des Halles au chemin de fer de ceinture, rive droite ; du square Cluny à Montrouge par le boulevard Saint-Michel ; une ligne de jonction entre les précédentes.

 La commission ajourna à une époque ultérieure toute étude de lignes complémentaires. La traction devait être faite au moyen de locomotives ; les tunnels étaient prévus avec 4m50 de hauteur. Le préfet de la Seine fut invité à concéder le premier réseau à titre de chemin de fer d’intérêt local, mais aucune demande de concession ne se produisit. L’idée n’était pas assez mûre pour attirer les capitaux.

Le Conseil général ne renonça pas  et trois ans plus tard, le 22 novembre 1875, il vota des fonds pour l’étude d’un nouveau projet. En réponse à l’invitation du Conseil, le Préfet de la Seine présenta un projet de chemin de fer souterrain très différent de celui de 1872. Une gare centrale établie sous le Jardin du Palais-Royal dirigeait ses voies sur chacune des grandes gares. La concession en aurait été faite au Syndicat des cinq grandes Compagnies de chemins de fer. Pour l’exécution du projet, on demandait une subvention au Conseil général et une autre au Conseil municipal ; l’État aurait garanti l’excédent. Ce chemin de fer desservait bien les gares, mais il ne répondait pas du tout  aux besoins de la circulation parisienne. Le Conseil municipal refusa de discuter le projet ainsi établi ……..Une Commission spéciale nommée par ce même Conseil fut chargée d’étudier de nouveaux projets présentés par des particuliers. Parmi ces projets : Celui de Louis Heuzé, dont l’originalité consistait en ce qu’il parcourait, à 7 mètres au-dessus du sol, une voie de 13 mètres de largeur spécialement ouverte pour lui ; le viaduc formait passage couvert pour piétons.  » Il faut, disait Heuzé, créer des chemins de fer en élévation, dans une voie spéciale, percée exprès, par expropriation, avec passage couvert pour piétons, bordé de boutiques ou étalages dont la location s’ajoutera au revenu du trafic de la voie et du transport des voyageurs. Heuzé ajoutait :  » Le principe de la traversée ainsi faite est  » si avantageux à tous les points de vue que nous croyons ce mode de percement destiné à suppléer aux boulevards qui nous manquent encore.  » Le tracé qu’il proposait desservait les Halles, la mairie du premier arrondissement, les églises Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Germain-L’auxerrois, Saint-Eustache, Bonne-Nouvelle et Saint-Laurent, la Monnaie, le théâtre du Gymnase, le Conservatoire de musique, le Palais de Justice et trois grandes gares.

Un autre projet soumis à la Commission, le plus remarquable de tous, fut celui de J. Chrétien. Il se rapprochait , par plusieurs points , du Métropolitain actuel : Il prévoyait la traction électrique avec  » force motrice produite par des machines  »magnéto-électriques Gramme  », lesquelles produisent de l’électricité. Cette électricité est conduite par des fils de cuivre tout le long de la voie et se trouve ainsi distribuée sur tous les points du parcours. Les voitures portent chacune une machine magnéto-électrique qui recueille l’électricité envoyée par les conducteurs et tourne à la vitesse que l’on veut avoir. Le mouvement ainsi obtenu est transmis aux roues du véhicule par un mécanisme approprié.  »

Le métropolitain parisien. Chromolithographie de 1930( illustration du net métro 1930 )

Au sujet des voitures, Chrétien disait :  » Elles doivent donner les plus grandes facilités pour l’entrée et la descente des voyageurs. Il ne doit y avoir qu’un seul marchepied peu élevé prolongeant jusque sur le quai le parquet de la voiture afin que l’entrée et la sortie puissent se faire facilement. Les portes doivent être très larges et l’intérieur des voitures bien visible du dehors, afin d’éviter autant que possible les pertes de temps… Tout le monde peut voir facilement les places libres, en passant devant un compartiment.  »  Le tracé comportait trois lignes dont la principale parcourait les boulevards intérieurs de la Madeleine à la Bastille et dont les deux autres suivaient l’une le boulevard Voltaire, l’autre le boulevard Haussmann et l’avenue Friedland avec gares terminus à la Madeleine, à la Bastille, à l’Arc de Triomphe et à l’ancienne barrière du Trône.

 Aucune de ces études n’était accompagnée d’une proposition de construire la voie projetée. Elles ne donnaient que des estimations de dépenses et de recettes montrant qu’un chemin de fer métropolitain pouvait être assez rémunérateur pour être exécuté sans subvention ni garantie d’intérêts. Pour s’informer  sur la question, le Conseil municipal décida, en 1876, d’envoyer à Londres quelques-uns de ses membres avec mission d’étudier sur place le fonctionnement du Métropolitain de cette ville. Après un examen approfondi des conditions dans lesquelles ce chemin de fer était construit et exploité, les délégués conclurent : 1: à la possibilité de doter Paris d’un railway analogue à celui de Londres ;

                                                                                                                                                        2: à la possibilité d’exécuter cette entreprise sans aucune subvention de la Ville ou de l’État, et même sans garantie d’intérêts.

Quelque temps plus tard fut promulguée la loi du 11 juin 1880 réservant aux communes la faculté de construire des chemins de fer d’intérêt local sur leur territoire : le Métropolitain passait par suite du Conseil général au Conseil municipal, et on put alors, croire que certaines difficultés seraient aplanies rapidement. Mais alors l’État intervint et voulut faire déclarer le Métropolitain de Paris d’intérêt général pour rester maître de la situation. Le Conseil résista et voulut retenir pour lui le projet.

C’est alors qu’une Société Buisson et Cie présenta un projet dressé par Soulié, ingénieur, et demanda la concession du chemin de fer métropolitain de Paris, sans subvention ni garantie d’intérêts. Le projet comprenait : 1) Une ligne allant de Saint-Cloud aux chemins de fer de Vincennes et de Lyon ; 2) Une ligne allant des Halles Centrales à la Chapelle ; 3 )Une ligne allant de la Bastille à la place de l’Étoile par la gare d’Orléans, la gare de Sceaux, la gare Montparnasse et le Trocadéro ; 4) Une ligne allant du square Cluny au pont de l’Alma ; 5 )Une ligne allant du carrefour de l’Observatoire à la place de l’Étoile, par la gare Montparnasse et le Trocadéro ; 6 ) Un raccordement entre les lignes 2 et 3, traversant la Seine à la pointe de la Cité.

 Ce projet fut retenu par le Conseil municipal de Paris. Le 10 février 1883 un arrêté préfectoral ouvrait la mise à l’enquête et nommait la commission prévue par la loi du 3 mars 1841. L’enquête fut close le 24 avril ; le 5 mai, le dossier était soumis au Conseil municipal qui l’approuvait le 4 juin suivant. De son côté, le Conseil général donnait le 14 juin 1883 un avis favorable et l’affaire était ensuite transmise au ministère des Travaux Publics pour introduction au Parlement et vote d’une loi d’autorisation.

    C’est alors qu’éclata le conflit dont la solution ne devait intervenir qu’en 1898. L’État,  ( comme dit précédemment, revendiquait le privilège de construction et d’exploitation du chemin de fer Métropolitain ; de son côté, le Conseil municipal tenait bon et émettait la prétention d’avoir son chemin de fer à lui. À la suite de la demande Buisson, le Ministre consulta le Conseil général des Ponts et Chaussées qui approuva le tracé en maintenant au réseau le caractère d’intérêt général. Le Conseil d’État, également consulté par le gouvernement et réuni en session plénière, affirma le caractère d’intérêt général du Métropolitain. En présence de ces deux avis favorable  ( que d’ailleurs il espérait tels ), le ministre mit fin au débat et retint l’entreprise pour le compte de l’État.

     En 1884. La Commission municipale du Métropolitain se rendit alors auprès du ministre pour protester contre cette décision. Il lui fut répondu que l’avis du Conseil d’État créait au gouvernement l’obligation de proposer aux Chambres l’attribution à l’État du chemin de fer projeté et que, par suite, le projet Buisson devait être considéré comme écarté, mais que cependant le tracé envisagé par le ministre correspondait à peu de chose près à celui du projet en question. Le 3 avril 1886, le ministre des Travaux publics, qui était alors Baïhaut, et le ministre des Finances, Sadi-CarnotRésultat d’images pour Sadi Carnot homme d'État , présentèrent à la Chambre un projet de Métropolitain se raccordant aux lignes des grandes Compagnies qui devait être concédé à Christophle, Gouverneur du Crédit foncier.

  Ce projet fut mis en discussion le 21 juillet 1887, mais fut repoussé, et jusqu’en 1893 aucun résultat ne put être obtenu malgré les efforts officiels et la pression de l’opinion. La Ville, propriétaire du sol sur lequel devait être établi le railway, était justement exigeante. Elle soutenait que le Métropolitain devait avoir pour unique but de satisfaire aux besoins de l’activité parisienne et que les raccordements des grandes lignes étaient une tout autre question qui devait rester nettement séparée de la première.

       Malgré  tout : L’avis du Conseil général des Ponts et Chaussées, malgré celui du Conseil d’État et les décisions de ministres qui passent, la Ville finit par obtenir gain de cause. La crainte de se retrouver, pendant l’Exposition universelle de 1900, aux prises avec l’insuffisance des moyens de transport qui avait été si durement ressentie pendant l’Exposition de 1889, décida le gouvernement à mettre fin au conflit.

Détail d'un édicule Guimard (modèle créé au début du XXe siècle) ornant l'accès de la station Abesses. À l'origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974

Détail d’un édicule Guimard  ornant l’accès de la station Abesses.
À l’origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974

 Le 22 novembre 1895, une dépêche du ministre des Travaux publics  »proclama » que la Ville aurait le droit d’assurer l’exécution à titre d’intérêt local des lignes destinées à la circulation urbaine. C’est l’avant-projet de réseau de  » chemin de fer urbain à traction électrique  » d’Edmond huet ( directeur des travaux de la ville de Paris ) et de Fulgence Bienvenüe ( ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ) qui avait été retenu.

Le Conseil municipal obtint bientôt le vote par les Chambres, le 30 mars 1898, d’une loi déclarant d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer métropolitain municipal, à traction électrique, comprenant les six lignes suivantes : 1) Ligne de la Porte de Vincennes à la Porte Dauphine ; 2) Ligne circulaire par les anciens boulevards extérieurs ; 3) Ligne de la Porte Maillot à Ménilmontant ; 4) Ligne de la Porte de Clignancourt à la Porte d’Orléans ; 5) Ligne du boulevard de Strasbourg au Pont d’Austerlitz ; 6) Ligne du Cours de Vincennes à la place d’Italie.

  La même loi prévoyait la concession éventuelle de deux autres lignes,  : 1) Ligne du Palais-Royal à la Place du Danube ; 2) Ligne d’Auteuil à l’Opéra par Grenelle.        Deux lois nouvelles en date du 22 avril 1902 et du 6 avril 1903 rendirent définitive la concession de ces deux lignes.

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 » Tenir le haut du pavé  » ?

    Comme chacun ,sait ,tenir le haut du pavé signifie  »avoir une position sociale élevée  » . Mais, si les pavés sont plats, pourquoi parle-t-on de  » haut du pavé  » ?     Pour comprendre cette expression, il faut s’intéresser à l’architecture médiévale.

Tenir le haut du pavé En effet, au Moyen Âge, les rues étaient pavées et n’avaient pas de trottoirs. Par exemple, et malgré la présence boulevard Saint-Michel d’un égout créé par les Romains, la ville de Paris n’avait pas choisi de généraliser cette solution, préférant opter pour des évacuations à ciel ouvert. Ainsi, les rues étaient construites en forme de V : la chaussée remontait vers les façades des immeubles afin de laisser s’écouler les eaux usées dans la partie centrale de la rue.

   On peut facilement imaginer que se promener dans ces rues en pente n’était ni simple ni très propre. Les passants avaient donc pris l’habitude de marcher sur la partie haute de la rue, le long des maisons, afin d’éviter de mettre les pieds dans les saletés des eaux usées.

    En plus , les rues étaient  particulièrement étroites : les maisons et les immeubles étaient construits très près les uns en face des autres afin de protéger la rue de la pluie. Comme ces ruelles ne permettaient donc pas de se croiser en restant sur la partie haute le long des façades, les convenances de l’époque voulaient que, lorsque deux personnes se croisaient, la plus pauvre des deux se mette au milieu, laissant la plus riche marcher sur le  » haut du pavé  » pour qu’elle ne se salisse pas !

    Cette expression a conservé son sens d’origine, faisant référence au statut social élevé. Par extension, aujourd’hui, elle désigne aussi  une personne qui se démarque des autres en société.

   Finalement, n’est-il pas normal que la population utilise les pavés pour s’élever contre l’autorité et manifester son mécontentement ? Plus qu’un élément de la rue, le pavé est tout un symbole, car sous les pavés…la plage  lol 

 

 

haut du pavé