Vide….

……compte bancaire : Plus que vide ! Afficher l’image source

 

 

       placards et frigo : vides …Résultat d’images pour images réfrigérateur vide

cigarettes : zéro ,manque ….Résultat d’images pour images jpeg paquet cigarette vide

     commentaires  sur mes blogs : vides !!

      » tête ,esprit  » vides ..

    Alors ….KLIK…….

       Soyez bien vous , qui , par hasard passeriez ….

( Sitôt avoir mis ce billet pleurnichard , je l’ai regretté , bahh tant pis )

 » orteils COVID  » ????

       Le virus responsable de la pandémie actuelle de coronavirus ne se manifesterait pas seulement par la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. D’autres symptômes de l’infection pourraient apparaître, comme de petites lésions cutanées sur les orteils de certains patients.

Comme des engelures

    Dans plusieurs pays, les dermatologues ont alerté sur l’apparition, chez certains patients, de lésions cutanées apparaissant surtout sur les orteils ou les doigts de pied. Elles pourraient faire penser à des engelures.

 

   Elles se manifestent par des sortes de rougeurs, d’aspect violacé. Elles présentent souvent l’aspect de petites boursouflures et peuvent être douloureuses au toucher, les personnes atteintes ressentant parfois une sensation de brûlure.

   Ces lésions cutanées apparaissent plus souvent chez des enfants ou des adolescents, mais des patients plus âgés peuvent en être victimes. En règle générale, ces lésions se résorbent d’elles-mêmes, sans laisser de traces.

Un nouveau symptôme du coronavirus?

    De nombreux dermatologues soupçonnent un lien possible entre ces  »orteils Covid » , comme on les appelle désormais, et une infection par le coronavirus.

    Une étude italienne a révélé qu’environ 20 % des patients touchés par le virus présenteraient ces lésions cutanées. Il s’agirait de personnes testées positives mais ne présentant pas d’autres symptômes.

       Si la relation entre l’apparition de ces rougeurs et une infection par le coronavirus était étable, ce nouveau symptôme permettrait de repérer très tôt, et donc d’isoler, des personnes asymptomatiques. Cette démarche serait en effet d’autant plus pertinente que l’apparition de ces lésions serait un des premiers signes de l’infection.

    En tous cas, la présence de nombreux cas d’  »orteils Covid »  parmi des personnes testées positives au coronavirus semble exclure une simple coïncidence. Les médecins recommandent aux proches de ces personnes, souvent de jeunes patients, d’observer la survenue éventuelle d’autres symptômes, plus classiques. Ils conseillent également un dépistage des personnes concernées, afin de détecter une éventuelle présence du virus dans l’organisme.

   Les spécialistes n’expliquent pas encore l’origine de ces lésions, peut-être dues à l’action du coronavirus. Il se pourrait qu’il produise de minuscules caillots, qui viendraient perturber la circulation sanguine. Une inflammation des vaisseaux serait également en cause.

Parce que j’en bois beaucoup….trop ?

Le café

    C’est vers 1644 ,  suite à   une longue suite de  » vicissitudes  » que le café, faisait  » modestement  » son apparition à Marseille grâce à des voyageurs étrangers,il  obtint peu à peu droit de cité en France après avoir conquis en premier le centre élégant de la vie parisienne : Environ cinquante ans plus tard, il avait gagné la faveur publique, bravant les mesures infructueuses d’un gouvernement ayant vu en lui une source de revenus substantiels

  Ce furent, tout naturellement, des  » voyageurs  » qui introduisirent en France le café, alors fort en usage dans les pays turcs, du Bosphore à la vallée du Nil. Marseille,  » porte de l’Orient  » , l’accueillit en 1644:  Revenant de Constantinople où il avait accompagné M. de la Haye, le  » sieur  » de la RoqueRésultat d’images pour    '' sieur '' de la Roque images rapporta, avec du café, les ustensiles nécessaires pour le confectionner et le boire : il était , parait il , particulièrement fier  de  » tasses de vieille porcelaine d’une grande beauté et de petites serviettes de mousseline brodées d’or, d’argent et de soie  » (  objets de collection plus que d’usage courant ) .

   Son petit cabinet  » à la turque  »  passait pour une vraie curiosité  et le public invité à goûter le breuvage était composé de voyageurs amis, comme La Roque accoutumés aux usages des pays orientaux  . D’autres négociants de Marseille commencèrent alors à en faire également un certain usage. Mais pendant une quinzaine d’années la boisson ne sortit pas de milieux assez restreints.

Turc buvant du café, Chinois buvant un thé et Indien d'Amérique du Sud buvant un chocolat. Gravure (colorisée ultérieurement) extraite de Traités nouveaux et curieux du café, du thé et du chocolate par Philippe-Sylvestre Dufour, édition remaniée parue en 1685 de son De l'usage du caphé, du thé et du chocolate publié en 1671

( image = Turc buvant du café, Chinois buvant un thé et Indien d’Amérique du Sud buvant un chocolat.)

    En 1657, introduit par Jean de Thévenot, le café fit son apparition à Paris. Le célèbre voyageur, qui avait rapporté d’Égypte une provision de la précieuse fève, en régala des amis ( Jean de Thévenot consacre plusieurs pages au  » cahvé  » et aux  » cahvehanes  » (cabarets publics de  » cahve  ») chez les Turcs, dans le récit de ses voyages ) qui n’étaient peut-être pas tous des  »orientalisants  » …. Quelques personnes de la haute société, à l’affût de plaisirs nouveaux, se piquèrent même de posséder des faiseurs de café italiens.

      En 1660, un  »sieur  » More fut adjoint par le maître d’hôtel de Mazarin à la troupe de ses cuisiniers, tandis qu’Andréa Salvator venait préparer le nouveau breuvage chez le maréchal de Gramont, qu’on   » fort curieux de ces sortes de choses  ». Ces deux habiles Italiens excellaient « à distiller toutes sortes de fleurs, fruits, grains et autres choses, tant par le chaud que par le froid, et à préparer le chocolat, le thé et le café » . La fève, rare et précieuse, était vendue 80 francs la livre. D’où une clientèle assez restreinte . Le grand public ignorait toujours l’existence du café. D’où la surprise des lecteurs de la Muse de Cour, quand ils y découvrirent, en 1666, un poème de Subligny célébrant les vertus du  » kavé  » :

Qui guérit en moins d’un avé
Quand le reste ne peut guérir en une année…

 

    Un événement bien  » parisien  » allait être à l’origine de l’engouement qui, soudain,  » lança  »  le noir breuvage. Depuis plusieurs années, les relations avaient été suspendues entre le Sultan et le Très-Chrétien, brouillés à la suite d’outrages, vols, molestations, etc., dont les ambassadeurs et  négociants de France étaient l’objet en pays turc. Un corps d’armée dirigé par le duc de Beaufort venait même d’être envoyé au secours des Vénitiens assiégés dans Candie par le Grand Vizir.

    Soudain on apprit que Mohammed IV, revenant à de meilleurs sentiments, envoyait à Paris un ambassadeur. Celui-ci débarqua à Toulon début  août 1669, accompagné d’une vingtaine de notables et de domestiques , et tous les regards furent désormais tournés vers Soliman Aga, Muaferraca , titre turc indiquant une fonction de la domesticité du sultan, interprété comme le nom de l’ambassadeur que l’on appela à Paris Mouta Faraca ou Mustapha Raca. Pour le saluer, les villes sur son passage tirèrent le canon. À Paris le roi lui-même le reçut avec une solennité inusitée ….

    Mais loin d’être touché par ces marques d’attention, le Turc, bien au contraire, se plaignit de ce que le roi ne s’était pas levé pour recevoir sa lettre, et se retira fort  mécontent. L’ambassade aboutissait à un échec, sur le plan politique ; il en fut tout autrement, s’agissant de la littérature et des mœurs ( car Mustapha Raca est à l’origine du Bourgeois Gentilhomme ) et répandit en France l’usage du café. À en croire une anecdote de La Martinière, ce serait pour se moquer des dédains de l’envoyé de la  »Sublime Porte  » qu’auraient été imaginées les  » turqueries  »  bouffonnes du Bourgeois Gentilhomme : en mettant sur la scène l’Orient travesti, Molière vengeait Louis XIV.

Intérieur d'une coffee house anglaise. Frontispice de Coffee houses jests par William Hickes (1630-1682), édition de 1686
  (image = Intérieur d’une coffee house anglaise. )

   En fait, après s’être montré si fier envers Louis XIV, Soliman Mouta Faraca, » bel homme  » âgé d’une cinquantaine d’années, se mit à recevoir, les dames surtout.  »      De jeunes et beaux esclaves, habillés d’un riche costume turc, présentaient aux dames de petites serviettes damassées garnies de franges d’or et servaient le café dans des tasses de porcelaine fabriquées au Japon.  »  On se pressait dans le logis au décor exotique, attiré d’ailleurs plus par le charme d’une conversation piquante car  le Turc était  » homme d’esprit  » plus que par un breuvage au goût assez acre. Mais Mustapha poussa la galanterie jusqu’à offrir du sucre avec son café. Et l’engouement fut complet.

   Après son départ , le 22 août, tous ceux qui avaient eu  » l’inestimable privilège  » d’être reçus par lui mirent leur point d’honneur à faire goûter par leurs invités le breuvage dont tout le monde parlait, la mode se répandit alors , dans la haute société, de consommer du café au cours des réceptions.

   Les bourgeois, eux aussi, voulurent bientôt connaître la saveur nouvelle. La renommée de la  » liqueur arabesque  » fut exploitée par les marchands de la capitale, toujours prêts à satisfaire la curiosité du public. Dès 1671 ,il y eut  à Paris,   » plusieurs boutiques où l’on vendait publiquement le caffé  ». Le produit nouveau, vendu en grains, était utilisé comme drogue plus encore que comme boisson d’agrément ; ce sont ses propriétés thérapeutiques que vantait un prospectus répandu par les marchands de café :

 » Coffé est une meure qui croist dans les déserts d’Arabie, d’où elle est transportée dans toutes les dominations du Grand Seigneur : qui estant beuë( bue), desseiche toutes humeurs froides et humides, chasse les vents, fortifie le foye, soulage les hydropiques par sa qualité purifiante ; souveraine pareillement contre la galle et corruption de sang ; raffraischit le cœur et le battement vital d’iceluy, soulage ceux qui ont des douleurs d’estomac et qui ont manque d’appetit ; est bonne pareillement pour les indispositions de cerveau froides, humides et pesantes. La fumée qui en sort est bonne contre les deffluxions des yeux et bruits dans les oreilles ; souveraine aussi pour la courte haleine, pour rhumes qui attaquent le poumon, et douleurs de ratte, pour les vers, soulagement extraordinaire après avoir trop beu ou mangé. Rien de meilleur pour ceux qui mangent beaucoup de fruict.  » lol : Un remède pour toutes les maladies ! 

  Et donc le café n’aurait été qu’une préfiguration du quinquina médicinal, s’il n’avait ,dans le même temps, été prôné sur les tréteaux des foires comme la boisson par excellence. Les Arméniens qui, dès 1666,  apportaient du Midi à Paris des ballots de café, eurent alors l’idée de profiter de l’engouement des Parisiens en ouvrant des boutiques où l’on vendrait uniquement des décoctions du  » noir breuvage  ». Peut-être furent-ils inspirés par l’exemple de Marseille, initiatrice en la matière, où s’ouvrit, en 1671, un magasin de  » liqueur de caffé  ».

Dame qui prend du café illustration.Dame qui prend du café. Gravure de Robert Bonnart réalisée vers 1695

En 1672 s’établit à Paris ( même si les historiens du café indiquent que dès 1643 un Levantin aurait ouvert sans succès un café dans le passage couvert, sous le Petit-Châtelet, qui menait dans la rue Saint-Jacques au Petit-Pont, aucun ne donne de références ) , à la foire Saint-Germain, une  » maison de caffé  » tenue par un nommé  » Harouthioun » ou Pascal, qui connut grand succès.  Une fois la foire fermée, Pascal transporta son commerce sur le quai de l’École ( plus tard quai du Louvre ), où, pour  »deux sous six deniers  », il servait une tasse de café.

Mais là, le succès l’abandonna. Les passants du quai répugnèrent à pénétrer dans l’établissement que furent seuls à fréquenter des Levantins et quelques chevaliers de Malte. Pascal dut fermer boutique et se retirer à Londres. Pour y continuer son commerce ? Probablement. Dans la capitale anglaise, les coffee houses, ouvertes depuis 1652, avaient déjà conquis la faveur du public au point qu’en 1675, craignant leur hostilité, Charles IIRésultat d’images pour charles ii roi d'angleterre essaya de supprimer  » ces repaires de gens déconsidérés, qui discutent et répandent divers propos fallacieux, malicieux et scandaleux, pour diffamer le gouvernement de Sa Majesté et troubler la paix et le repos de la nation  »

À Paris, Pascal avait été un précurseur. Attiré par la clientèle abondante et facile qu’offrait la foire Saint-Germain, son commis Procopio associa ses maigres économies de  » garçon de café  » à celles d’un nommé Logerot, et loua dans la foire une loge . L’idée de la  » maison de café  » installée en ville fut reprise, elle, par un autre Arménien, Maliban, qui s’installa rue de Bussy, près du Jeu de Paume de Metz. Après un court passage rue Férou, il revint à la première boutique, et se mit à y débiter du tabac et des pipes à la mode orientale. Il échoua ,  bientôt il passa en Hollande. Son commis lui succéda ( un certain Grigor ou Grégoire, originaire d’Ispahan ), qui eut une idée fort astucieuse : il alla s’établir près de la Comédie Française, qui donnait alors ses représentations rue Mazarine. Comédiens et gens de lettres prirent l’habitude de se retrouver chez Grégoire. Le café, lieu où lon cause, était fondé.

Pour consommer, il n’était d’ailleurs pas besoin d’entrer dans les petites échoppes des cafetiers levantins. Des marchands ambulants parcouraient les rues, débitant le café à domicile. Le plus célèbre, un petit boiteux, nommé le Candiot, sans doute un Crétois, s’en allait par les rues en criant :  » Du café !  » Ceint d’une serviette  »fort propre  », il portait d’une main un réchaud sur lequel était une cafetière, et de l’autre une espèce de fontaine remplie d’eau ; devant lui, un éventaire de fer blanc avec tous les ustensiles nécessaires.      Pour deux sous il remplissait un gobelet, en fournissant aussi le sucre. Le Candiot avait des concurrents. . Tous ces Levantins ont été les artisans obscurs de l’acclimatation, à Paris, du café. Durant toute la seconde moitié du XVIIe siècle, Arménien fut synonyme de marchand de café.

Les réduits où se consommait le café n’étaient pourtant que des échoppes  »infestées par la tabagie  ». On vit alors apparaître, rue des Fossés-Saint-Germain, un établissement d’un tout autre aspect, aimable, propre, luxueux même : le premier véritable café, fondé par Francesco Procopio Coltelli. On a beaucoup discuté sur les origines du personnage : était-il né à Palerme en Sicile, à Florence comme le prétend son successeur Dubuisson  ou encore à Paris, ville dans laquelle un Procopio Coltelli était venu s’installer à l’époque de Catherine de Médicis ? ( La question fut résolue par un Extrait du Plumitif de la Chambre des Comptes de Paris, année 1684, attestant que Francesco Procopio Coltelli était sicilien. Son acte de mariage permet d’ajouter : né en 1650, d’Onofrio Coltelli et de Domenica Semarqua.

Le café Procope au XVIIIe siècle. Estampe (colorisée ultérieurement) anonyme de 1779
(  image :  Le café Procope au XVIIIe siècle.) 

À la suite de quelles tribulations le Sicilien ( en qui il faut renoncer à voir un gentilhomme ruiné ) échoua-t-il à la foire Saint-Germain où il devint commis de Pascal ? On ne sait. Il suivit son patron quai de l’École ; lorsque ce dernier eut fermé boutique, il retourna, à la foire Saint-Germain, s’associa à un certain Logerot pour louer une échoppe, et gagna rapidement assez d’argent pour pouvoir, dès 1675, se marier avec Marguerite Crouïn : il en eut, de 1676 à 1688, huit enfants. Ses relations semblent localisées dans les milieux italiens. Mais en 1684 le Sicilien, à la tête d’une affaire prospère, se fit naturaliser. Désormais Procope Couteau appartient  »sinon à l’histoire de France, du moins à l’histoire des mœurs françaises  ».

Avant d’être français, Procopio faisait, dès 1676, partie de la communauté des  » distillateurs-limonadiers  ». Tandis que son acte de mariage le désigne (en 1675) comme  » marchand  », il est appelé  » distillateur  » en 1677 et  » maître-distillateur  » en 1677 et 1678 dans les actes de baptême de ses filles. En 1676, en effet, les  » maîtres-limonadiers, marchands d’eau-de-vie  »  avaient reçu un nouveau statut ; l’article III donnant la  » faculté de composer et vendre du café en grain, en poudre et en boisson  ».  » Distillateur-limonadier  », Procope avait quitté la foire Saint-Germain pour venir s’installer rue de Tournon. En 1686, il se transporta rue des Fossés-Saint-Germain puis y fonda l’établissement qui devait au cours des siècles suivants connaître la célébrité sous le nom de  » Café Procope  ».

Procope loua de plus les deux maisons attenantes, ce qui lui fournit un assez vaste espace :  » Le terrain régnait le long des fossés de la ville entre les portes de Saint-Germain et de Bussy et en était la contrescarpe.  » Le hardi Sicilien, abattant les cloisons, consacra le rez-de-chaussée des deux immeubles à son café, y installa de petites tables de marbre commodes et avenantes, accrocha au plafond des lustres de cristal, orna enfin les murs d’une élégante tapisserie et, suprême raffinement, de miroirs et de glaces. Le café devenait digne de devenir le rendez-vous des honnêtes gens et des gourmets.

À ses talents de cafetier le  » maître-distillateur  » joignait ceux de préparateur de liqueurs et de drogues multiples. Il possédait aussi une gamme de vins capiteux tels muscats, vins d’Espagne, de Saint-Laurent et de la Ciotat et toute une palette de mélanges savants : rossoly,  » rosée du soleil  », qui au gourmet permettait de savourer l’harmonie du fenouil, de l’anis, du coriandre, de l’aneth et du carvi pilés ensemble et macérés au soleil dans de l’eau-de-vie ;  » populo  », où venaient se fondre les parfums du clou de girofle, du musc, de l’ambre, du poivre long, du sucre, de l’anis, du coriandre et de l’esprit de vin ; eau de Cédrat et  » liqueur du parfait amour  » ; sorbec, composé de citron, de musc, d’ambre et de sucre ; fruits confits, cerises, framboises ou noix ; eaux de gelées et finalement glaces de fruits et de fleurs aux multiples parfums, car l’  » artiste  » sicilien lança, dès la fin du XVIIe siècle, la formule du  » café glacier  » : de quoi se réchauffer, de quoi se rafraîchir.

   C’est alors que, par une coïncidence heureuse, une large clientèle vint s’offrir à Procope. Chassés en 1687 de la rue Mazarine par l’hostilité des Jansénistes, leurs voisins les Comédiens du Roi, s’installant dans la salle du Jeu de Paume du sieur de l’Étoile, rue des Fossés-Saint-Germain, juste en face du Café Procope, construisirent un théâtre neuf ; le 18 avril 1689, la Comédie-Française inaugurait par une sensationnelle représentation de Phèdre et du Médecin malgré lui sa nouvelle salle de spectacle. Dans le théâtre lui-même, Procope occupait sa place ; car il y avait loué la  » loge de la limonade  » et installé une  » distributrice de douces liqueurs  ». Fait capital : le Café Procope devint lui-même le quartier général de tous ceux qui avaient rapport avec la Comédie.

Habit de Caffetier (vêtement allégorique avec attributs professionnels). Gravure (colorisée ultérieurement) de Nicolas de Larmessin (1632-1694) extraite de la série Les costumes grotesques : habits des métiers et professions publiée en 1695
 » Habit de Caffetier  » .

Jusque-là, Procope avait surtout la visite des joueurs de boule du Jeu de Malus (situé derrière le café), des joueurs de paume du sieur de l’Étoile et de quelques bretteurs du voisinage. Il avait aussi trouvé une clientèle parmi les nombreux passants qui traversaient le carrefour de Bussy, alors le véritable centre de Paris sur la rive gauche. Des rues Dauphine, Mazarine, Saint- André-des-Arts, des Boucheries, de Condé, on poussait volontiers jusqu’à la rue des Fossés-Saint-Germain, pour y déguster une glace, y savourer une tasse de café. Mais, une fois bâtie la Comédie, afflua la clientèle des auteurs, comédiens, nouvellistes, gens de lettres, beaux seigneurs aussi ou fermiers généraux, attirés dans ces parages par les charmes des comédiennes.

Alors, les serveurs en costumes orientaux, drapés d’amples vêtements et coiffés de bonnets de fourrure, apportent leurs petites tasses de breuvage fumant à une clientèle fort variée : jeunes cavaliers bien faits ; abbés galants se délectant de confiseries ; couples discrets réfugiés au milieu de la foule et du bruit ; savants aussi et gens de lettres qui  » confèrent sur des matières d’érudition, sans gêne et sans cérémonie, pour ainsi dire en se divertissant  ». Devant la tasse de café, on bavarde ;  » la causerie accompagne obligatoirement le café ou le thé, elle est même presque leur vraie raison d’être  ». Le café, à peine né, est un café littéraire.

Dès le début aussi, c’est un café politique. On y discute les affaires, plus graves, du gouvernement. Et le pouvoir s’intéresse aussitôt à ces centres possibles d’opposition. Le 27 décembre 1685, Seignelay écrit à La Reynie :  » Le Roy a été informé que, dans plusieurs endroits de Paris où l’on donne à boire du caffé, il se fait des assemblées de toutes sortes de gens et particulièrement d’étrangers. Sur quoy Sa Majesté m’ordonne de vous demander si vous ne croiriez pas qu’il fût à propos de les en empêcher à l’avenir.  »     Mais le succès des nouveaux établissements était si éclatant que le lieutenant de police ne retint pas la proposition du secrétaire d’État.

    À côté du Procope on vit se développer beaucoup d’autres cafés : à la foire Saint-Germain, les modestes échoppes se transformèrent en salles élégantes, où les garçons  »arméniens  » se servaient désormais de cafetières d’argent ; à l’angle de la rue Dauphine et de la rue Christine, Laurent fonda un café devenu rapidement célèbre ; rue Saint- André-des-Arts, Étienne d’AIep se fixa après avoir, des années durant, parcouru les rues en criant :  » Du café !  » Bref, en 1690, tout le centre élégant de la vie parisienne entre le carrefour de Bussy, la foire Saint-Germain et la Seine, était gagné à la formule nouvelle : il était de bon ton de se rendre au café.

Dans le même temps, le café avait gagné l’usage des particuliers, ( non sans difficulté ). Après l’engouement de 1670, une réaction s’était manifestée, conduite par la Faculté ; effrayés par les propriétés excitantes du café, de nombreux médecins l’avaient fait bannir par leurs pratiques. La correspondance de Mme de Sévigné témoigne de l’opposition du corps médical à la nouvelle boisson, et des attitudes changeantes de la Cour et des gens du monde envers le nouveau breuvage. Le 10 mai 1676, elle apprend à sa fille que le café vient d’être  » chassé honteusement  » de chez Mlle de Méri.  » Après de telles disgrâces, peut-on compter sur la fortune ?  »En 1679 à nouveau, elle rapporte à Mme de Grignan les préventions de Du Chesne, médecin de ses amis :  » La force que vous croyez que le café vous donne n’est qu’un faux bien.  » La même année, le sieur Colomb, pour son agrégation au Collège des médecins de Marseille, démontrait de son côté que l’usage du café était nuisible aux habitants de cette ville.

Un homme et une femme prenant du café. Gravure de Bernard Picart réalisée vers 1720
                     (Un homme et une femme prenant du café.  )

   Un fort parti restait cependant attaché au café. D’où les perplexités de la marquise :  » Du Chesne hait toujours le café ; le frère (Ange) n’en dit point de mal, écrit-elle en 1680 à sa fille… Est-ce qu’il faut avoir l’intention de le prendre comme un remède ? Caderousse s’en loue toujours ; le café engraisse l’un et emmaigrit l’autre : voilà toute l’extravagance du monde. Je ne crois pas qu’on puisse parler plus positivement d’une chose où il y a tant d’expériences contraires.  »

Le parti du café petit à petit l’emportait ; bientôt il allait pouvoir, à son tour, se réclamer de traités savants, montrant le bon usage que l’on pouvait en faire pour la  » préservation et la guérison des maladies  » . Mais, nouveau retour de fortune :  » Le café est tout à fait disgracié, écrit Mme de Sévigné à sa fille le 1er novembre 1688 ; le Chevalier croit qu’il échauffe et qu’il met son sang en mouvement ; et moi en même temps, bête de compagnie comme vous me connaissez, je n’en prends plus.  »

    Une semaine après, il est vrai, la marquise de Sévigné  pense que le café pourrait  » revenir en grâce  » ; mais la Cour semblant le condamner définitivement :  » Le café est disgracié ici et par conséquent je n’en prends plus ; je trouvais pourtant qu’il me faisait de certains biens ; mais je n’y songe plus.  »  C’est alors qu’un médecin de Grenoble, Monin, eut l’idée d’ajouter au café du sucre et du lait. La préparation eut raison des derniers opposants et la marquise, suivant les conseils d’Aliot, médecin ordinaire du roi, vanta désormais le lait  » cafeté ou café laité  »,  » la plus jolie chose du monde  ».

    Tant que sa place était restée modeste, le gouvernement n’avait pas songé à voir dans le café une source possible de revenus. Le jour où il figura de façon régulière sur  » les livres de raison  », il pensa pouvoir en tirer des profits substantiels. Un édit de janvier 1692 monopolisa en effet la vente du café au profit du Trésor. Le fermier aurait seul le droit d’importer et de vendre le café, le thé, le chocolat, le cacao et la vanille ; il faudrait, pour les débiter, une autorisation écrite, renouvelable tous les ans moyennant trente livres. Le prix du café en grains était fixé à quatre francs la livre ; la  » prise  » de café, à trois sols six deniers. Et maître François Damame, bourgeois de Paris, recevait pour  » six années prochaines et consécutives  », à dater du 1er janvier 1692, le privilège  » de vendre, faire vendre et débiter seul, à l’exclusion de tous autres, tous les caffés tant en fèves qu’en poudre, le thé, les sorbecs et les chocolats » (arrêt du  du 22 janvier 1692).

   Le café avait désormais une existence officielle dans l’État. Mais allait-il pouvoir résister à l’énorme augmentation de prix qu’entraînait la ferme ? Il valait de 27 à 28 sols la livre en 1690 ; il était porté brusquement à quatre francs la livre. La chute de la consommation fut brutale (  de la consommation officielle tout au moins, car la fraude prit de grandes proportions )

Marchand ambulant de café. Gravure d'Edmé Bouchardon de 1746 extraite d'Études prises dans le bas peuple ou Les cris de Paris

Marchand ambulant de café. 

Cependant la consommation d’ensemble avait dû réellement diminuer :  » La plus grande partie de ceux qui en prenaient s’en abstiennent  », lit-on dans les considérant de l’arrêt du Conseil d’État du 19 août 1692  » qui réduit et modère le prix du café à la somme de cinquante sols la livre, y compris le prix du marchand et autres droits  ». Cette atténuation ne redonna pas de vigueur à un système qui ralentissait la consommation et encourageait la fraude.

   Un arrêt du Conseil du roi révoqua le privilège de Damame en mai 1693. Le commerce du café redevenait libre ; il ne pouvait cependant  » entrer dans le royaume que par la ville de Marseille, en payant à l’entrée du port une somme de dix sols de chaque livre pesant, poids de marc, outre et par-dessus tous les anciens droits  ». Désormais  » liqueur de café  » et  » maisons de café  » pouvaient sans contrainte répondre à la faveur grandissante du public.

Passionnant n’est ce pas ? ! ( pour moi , oui )

Bon à rien…..

….cette nuit .

J’avais prévu de mettre plusieurs billets (plus ou moins intéressants pour d’ éventuels lecteurs ) , prévu aussi de passer sur les blogs que j’aime ….Mais rien à faire : Aucune  » inspiration  » n’ est venue …..Par exemple , je suis passé plusieurs fois sur le blog de Yann Yann ………trigwen.wordpress.com

( qui vient de mettre un billet  » géant  » où Célestine est revenue ) , mais impossible de mettre un mot cohérent sur son billet => Rien mis .

J’ai tout de même eu une petite heure de bonheur en fin de journée : Emmanuel est venu avec mes deux petites filles ! Là … » Ma  » Camille adorée a mis un peu de lumière dans ma journée . Déjà en entrant : Le  » bisou – câlin  » rituel  , Je lui dis  » mais tu sais bien ma puce , en ce moment , on ne peut pas se faire de bisous  ».

Elle répond :  » Ah oui , le virus ? Mais il ne peut rien faire quand je fais un bisou à mon papy  » , appuyé par un  » hein oui papa c’est vrai ?  » …..Et comme Manu a acquiescé  , nous nous sommes embrassés et elle a proposé à Justine , sa soeur de faire de même , ce qui fut fait ……Ensuite , elle est moi comme dans une  » bulle  » : Des papotages ,dessins , récitation de l’alphabet ( à l’endroit et , sur ma demande ,  » à l’envers  » , ce qu’elle fit sans problème !)….

Puis , ils sont partis  sur un  » Au revoir Papy , fait attention à toi hein pour le virus !  » et un  » au revoir de la main  » par Justine …..

Passionnant n’est ce pas ? 

  P.S : J’ai appelé mon père qui lui non plus n’est pas  » au top  » , il m’avoue penser à maman sans cesse ( il serait temps  ) …..Je ne lui ai pas dit qu’il en est de même pour moi . 2 mois , çà fait environ deux mois qu’elle est décédée et…..

Manu ,mon  » bonhomme  »…..

 

 » Un jour ,bientôt  tu me verras vieux , encore plus vieux …..alors  quand ce moment / jour sera venu  » :

  Si je me salis quand je mange et que ne parviens plus à m’habiller… prends patience, souviens-toi du temps que j’ai consacré à te l’apprendre.

   Si quand je parle avec toi, je répète sans cesse les mêmes choses… ne m’interromps pas. Écoutes moi car, quand tu étais petit, je devais te raconter chaque soir la même histoire pour que tu t’endormes.

  Quand je ne voudrais  pas me laver, ne me blâme pas et ne me fais pas avoir honte… Souviens toi quand je devais courir derrière toi en inventant des excuses parce que tu ne voulais pas prendre ton bain.

   Quand tu constateras mon ignorance des nouvelles technologies ( comme c’est déjà souvent le cas ) , donnes-moi le temps nécessaire et ne me regardes pas avec ce petit sourire ironique….. J’ai eu toute la patience pour t’apprendre l’alphabet.

  Si je ne parviens plus à me souvenir d’une chose ou si je perds le fil de ma phrase… donnes moi le temps nécessaire pour me le rappeler et, si je n’y parviens pas, ne t’énerves pas… La chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et que tu m’écoutes.

  Quand mes jambes fatiguées ne parviendront plus à soutenir ta cadence, ne me traites pas comme si j’étais un poids. Viens vers moi et tiens moi fort comme je l’ai fait quand tu faisais tes premiers pas.marche apprentissage bébé

  Quand je dis que je voudrais être mort, ne te fâches pas car un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essayes de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas, on survit. Un jour tu comprendras que, malgré mes erreurs, j’ai toujours voulu le meilleur pour toi et que j’ai tenté de t’aplanir la route.

  Donnes moi un peu de ton temps, continues à me donner  un peu de ta patience, donnes moi une épaule sur laquelle je peux appuyer ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.

  Continues à m’aider  à faire mon chemin ……Aides moi à finir mes jours avec amour et patience et, en échange, je te rendrai un sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.

Je t’aime mon fils.  »    Résultat d’images pour illustrations , photos bébé dans les bras de son père

 

 

Mon fils
Dès que tu as vu le jour,
Mon fils, mon  petit bonhomme
Si beau, si fragile dans mes bras
Je t’ai submergé de baisers
Je t’ai dorloté, je t’ai câliné
J’ai accueilli tes sourires
J’en ai fait une fête
Au plus profond de mon cœur,
Tu as puisé la force de t’épanouir
Et les joies que tu m’as données
Sont ma plus grande fierté.
Comment ne pas te décrocher la lune
Mon fils, mon cadeau du ciel !
Chaque jours , chaque nuit  partagés
Mon amour n’a cessé de grandir !
Les années passent si vite
Mais tu es toujours le rayon de lumière
Qui me réchauffe dans les jours de brouillard !
Je t’aime plus que tout mon fils
Et cet amour merveilleux
Est gravé à jamais dans mon cœur !

Et, si on me donnait la possibilité
de choisir ce que j ‘aimerais être
je choisirais d’être …ton père
et il n’y a personne d’autre que toi
que je voudrais avoir ….comme fils……

F.

 »Confinement …positif  » ?

Quelque agrément que l’on ait ailleurs, on est encore mieux dans sa propre maison

   Rien n’est plus naturel que le goût de la propriété comme le désir de la liberté. Soyez maître de l’univers, il vous manquera toujours quelque chose, si vous n’êtes pas maître de votre personne.

  Les Anciens donnaient le nom de royaume à la propriété. Cette pensée se retrouve dans cette phrase : Id nisi in tuo regno essemus non tulissemus, ce qui signifie :  » Si nous n’avions pas été chez vous, nous ne l’eussions pas souffert  » .

  C’est donc quelque chose que de pouvoir se dire le maître d’un domicile même modeste et dans quelque endroit qu’il puisse être. La plus humble chaumière a pour le pauvre qu’elle abrite autant de charmes que pour le riche le château où il vit dans l’opulence. A ce proverbe répond cet autre. A chaque oiseau son nid parait beau.

Le poète Panard Afficher l’image source (XVIIIe siècle) a dépeint dans ces quelques vers le charme attaché à la possession du domicile qu’on habite :

Un petit asyle champêtre
Plaît toujours aux yeux de son maître.
Lorsque l’on se promène, il est bien doux de dire :
Je marche en ce moment sur quelque chose à moi.
Ce ruisseau dont le frais m’attire,
Ce tilleul, cet ormeau qu’agite le zéphire,
Cette fleur que je sens, cette autre que je vois,
Sont autant de sujets à qui je fais la loi.
Tout rit où l’on a de l’empire,
Tout est charmant où l’on est roi.

    Outre le charme que l’on éprouve et que Panard a si gracieusement exprimé dans les vers qu’on vient de lire, il y a un sentiment de satisfaction, une sorte d’orgueil que l’on éprouve encore, lorsqu’on peut se dire : Je suis chez-moi je ne dépends de personne.

Cœur …Image symbolique ?

coeurPourquoi cette image pour le coeur  ? 

En fait, il n’y a pas  ( ou plutôt je n’ai pas trouvé ) de réponses   bien établies pour cette question, mais j’ai essayé  déjà de faire un tri.

    1) J’ai lu que cela était proche de la forme de notre cœur. Honnêtement je ne vois pas où est la ressemblance.Résultat d’images pour coeur humain

     2 ) J’ai lu qu’au moyen âge l’église catholique interdisait l’autopsie, on s’est inspiré de ce que l’on connait, comme par exemple la forme du cœur de bœuf Résultat d’images pour images coeur de bovin . Booof …

      3 ) Enfin, j’ai lu aussi que cela nous venait des vikings pour qui ça représentait ni plus ni moins l’aspect joufflu du postérieure de leur compagne !Résultat d’images pour images jpg femmes vikings … leur donnant subitement des envies d’avoir de la descendance. Heu…..

    Après avoir mis de côté   toutes ces infos me paraissant  aussi farfelues  les unes que les autres , je suis  tombé sur quelque chose de plus plausible, qui de plus se retrouve dans plusieurs sources. En fait, la forme du symbole viendrait de la feuille de lierre

      Dans l’antiquité, la feuille de lierre était souvent associée à la feuille de vigne et ornait les vases grecs et romains. Cette association avec la vigne s’est étendue à Dionysos, le dieu du vin, de la bonne chaire, et de la sensualité. De plus, à la résistance du lierre on a associé l’amour durable et solide. La forme de la feuille serait devenue au cours du temps un symbole à part entière, ne faisant plus nécessairement référence à la plante.        C’est par la suite au moyen âge qu’on a représenté ce symbole en rouge pour lui donner une dimension corporelle, physique (rouge, couleur du sang). Et comme on croyait à l’époque que les sentiments humains provenaient du cœur, il n’en a pas fallu plus pour associer le symbole et l’organe, qui je le rappelle n’est rien autre qu’une pompe à sang.

    Je sais, je suis un grand romantique…LES AMOUREUX DE PEYNET........PARTAGE DE FACEBOOK........     lol ….

F.

coeur couple (2)Ugeste : Comme ceci ?????

Rangement…

Dans mon  » antre  » , une foule d’objets traînent un peu partout ….J’essaie bien de trier , jeter régulièrement , mais …..Il n’y a pas assez de place pour tout ranger  contrairement à mon ancienne maison ….

Ici un ou deux  » cagibis  »  c’est tout ….D’où mon essai de billet sur ce mot , son histoire / signification etc……

Le débarras – ou réduit – existait déjà bien avant l’époque contemporaine Le débarras ( ou réduit ) existait déjà bien avant l’époque contemporaine . Contre toute attente, la notion de débarras ou de cagibi ne date pas d’hier.En effet, si le terme  » cagibi  » a été utilisé pour la première fois au cours du XXème siècle, les habitants ont ( à toutes les époques ) disposé d’un espace servant de cagibi, ne  »méritant  » pas d’être considéré comme une pièce.

    Autrefois, cet espace de l’habitat s’appelait parfois le  » réduit  », le  » débarras  » ou même le  » cabinet  ». D’une famille à l’autre, son utilité pouvait varier et sa forme n’était pas toujours la même (box, sous-pente, alcôve, etc.).Finalement, le plus souvent, l’ancêtre du cagibi était nommé  » réduit  », un terme qui en dit long sur cet espace de la maison qui n’est pas une pièce ! Dans l’étymologie du mot, on trouve une notion d’isolement ou de mise à l’écart avec le latin  » reductus  ».

   À l’époque du Moyen-Âge, le réduit désignait seulement un lieu retiré. C’est pour cela qu’au cours du XIIème siècle, le terme a commencé à être utilisé pour faire référence à un lieu où les individus se retrouvaient pour discuter ou s’amuser. Au fil du temps,  » réduit  » s’est donc apparenté à un lieu de retraite, pour trouver le calme et la sérénité.  L’idée de pièce à l’écart de la maison n’est apparue qu’au cours du XVème siècle. Il s’agissait parfois même d’un espace servant à engranger des réserves en cas d’attaque de l’ennemi.Dans un autre esprit, le mot débarras provient de l’inverse de la notion d’embarras, d’origine espagnole (embarazar signifie gêner). Ce qui nous embarrasse finit logiquement dans un débarras : cet usage apparaît dès le XIXème siècle.Quel est le visage du débarras d’aujourd’hui ?debarras-pièce-dissimuler-maximum  » Le débarras, une pièce que l’on souhaite dissimuler au maximum.

   Aujourd’hui encore, bien qu’il soit souvent intégré au logement et non éloigné géographiquement Le débarras, une pièce que l’on souhaite dissimuler au maximum(sauf pour ceux qui ont un jardin ou un box), le débarras est un espace peu reluisant de l’habitat, que l’on ne montre pas à ses convives et que l’on dissimule autant que possible.Si vous faites visiter votre maison à des amis, il y a de fortes chances que vous fassiez tout votre possible pour ne pas montrer le cagibi. D’ailleurs, les visiteurs admettent volontiers de terminer la visite sans voir cet espace.S’il est intégré dans la maison, il ne fait en aucun cas partie de son identité, puisqu’il sert simplement à dissimuler les objets qui vous gênent au quotidien.Si avoir un débarras est un atout vous permettant d’avoir des pièces à vivre plus agréables, on a souvent tendance à mettre un objet au cagibi très facilement, alors même qu’il faudrait peut-être tout simplement le revendre ou le jeter, parce qu’on ne l’utilisera plus jamais.Si vous pensez que de nombreux objets dont vous n’aurez plus jamais l’utilité encombrent votre débarras Ne laissez pas votre débarras s’encombrer inutilement ! , il est utile de faire appel à un  » Débarras de Maison  » pour faire le vide dans cet espace et lui redonner toute son utilité initiale.Débarrasser un débarras, une pratique très profitable ….( hormis le fait de gagner de la place , les objets inutiles qui s’y trouvent peuvent être vendus )

Le glanage…..

    Pratiqué chez tous les peuples et à toutes les époques, la loi de Moïse prescrivant ainsi aux Hébreux de laisser le pauvre, la veuve, l’orphelin et l’étranger glaner dans les champs, le glanage existe notamment en France et sous différentes formes depuis le Moyen Age
Le glanage ( qui a trait à ce qui reste à même le sol comme les pommes de terre ou les céréales , et le grappillage  relatif à ce qui reste sur les arbres ou les ceps de vigne après la cueillette  ont une même origine et s’appuient sur une même tradition religieuse qui remonte jusqu’aux lois de Moïse, où le droit du pauvre de glaner les derniers épis des moissons et de recueillir les derniers fruits des arbres et des vignes, est érigé en précepte divin. C’est Dieu lui-même qui aurait dit par la bouche de son interprète :

   » Lorsque vous ferez la moisson dans vos champs, vous ne couperez point jusqu’au pied de qui sera crû sur la terre et vous ne ramasseriez point les épis qui seront restés (Lévitique, ch. 19, verset 9). Quand vous aurez cueilli les fruits de vos oliviers, vous ne reviendrez pas pour reprendre ceux que vous aurez laissés sur les arbres ; quand vous aurez vendangé votre vigne, vous n’irez point cueillir les raisins qui y seront restés, mais vous laisserez toutes ces choses au pauvre, à l’étranger, à la veuve et à l’orphelin, afin que Dieu vous bénisse dans toutes les oeuvres de vos mains (Deutéronome, ch. 24, versets 19, 20, 21 ; Lévitique, ch. 19, verset 10)  ».

 

Les Glaneurs. Peinture de Jules Breton (1854)
Les Glaneurs. Peinture de Jules Breton (1854)
    La première trace qui existe du glanage dans nos lois se rencontre dans l’article 10 de l’ordonnance toujours en vigueur du roi Henri II  daté du 2 novembre 1554 :  » Voulons et nous plaît que, par chaque année, un peu devant que l’on fasse lesdites moissons, nos dits lieutenants criminels (…) fassent, chacun en son destroit, publier et faire commandement à toutes personnes oisives, soit homme, soit femme, qui puissent et soient valides pour scier, qu’elles aient à s’employer durant le temps d’août, et de mestiver, et cueillir et scier les blés et grains, à salaires raisonnables, en leur faisant défense de ne plus glaner ; ce qu’avons néanmoins permis et permettons aux gens vieux et débilitez de membres, aux petits enfants ou autres personnes qui n’ont pouvoir ni force de scier  », après que le laboureur aura enlevé les gerbes.

   On retrouve ces mêmes dispositions dans les règlements du Parlement de Paris des 7 juin 1729, 16 février 1781 et 11 juillet 1782. L’article 21, titre 2 de la loi du 28 septembre-6 octobre 1791 maintint ce droit, consacré au XIXe siècle par l’article 471 du Code pénal. Il dispose que les glaneurs, les râteleurs et les grappilleurs n’entreront dans les champs, prés et vignes, récoltés et ouverts, qu’après l’enlèvement entier des fruits ; et que le glanage, le râtelage et le grappillage sont interdits dans tout enclos rural.

    L’article 22 de la même loi défend aux pâtres et aux bergers de mener les troupeaux d’aucune espèce dans les champs moissonnés, avant l’expiration des deux jours qui suivent la récolte. L’article 471 du Code pénal, paragraphe 10 ajoute, à ces dispositions non abrogées, la défense de glaner, râteler ou grappiller  » avant le moment du lever, ou après celui du coucher du soleil.  »

  Ces dispositions, conformes d’ailleurs au texte et à l’esprit des coutumes, s’expliquent par un sentiment de dignité publique qui se révolte à l’idée de laisser des hommes et des animaux se précipiter pêle-mêle dans un champ pour y chercher leur nourriture. La raison et l’humanité commandent d’accorder la priorité aux glaneurs qui ne ramassent que les épis, avant de permettre le pâturage aux bestiaux qui dévorent tout à la fois les épis et les herbes.

   Au XVIe siècle, lorsque fut publiée l’ordonnance du roi Henri II et au moment où la propriété était moins divisée, l’exercice du droit de glanage n’entraînait pas beaucoup d’abus et ne soulevait que de rares plaintes. Mais dès le début du XIXe siècle, il n’était pas d’usage rural qui fût l’occasion de réclamations plus vives et plus générales ; presque tous les déposants demandaient la suppression ou la restriction du glanage tel qu’il se pratiquait.

   Le glanage était,selon eux, une occasion de rapine. Pour se rendre sur le champ où ils allaient glaner, les glaneurs ou glaneuses passaient à côté de récoltes qui étaient en javelles ou même liées en bottes, et, le plus souvent, commençaient à s’attaquer à ces produits qu’ils auraient dû respecter avant de se mettre à ramasser les épis dont ils auraient dû se contenter. Les enfants qui accompagnaient les parents étaient excités à commettre ces vols, ou provoqués par un scandaleux exemple.

     Ce n’était pas tout : les indigents n’étaient pas les seuls à aller glaner ; beaucoup d’autres, préférant le glanage au travail à la journée, se joignaient à eux, et l’on cita même des femmes d’adjoints et de conseillers municipaux qui profitaient indûment de la tolérance accordée à l’exercice de cet usage.!

   Enfin, le glanage, qui se bornait originellement au blé, s’étendait à toute espèce de récoltes, à l’avoine et à l’orge par exemple. Il y avait là un abus injustifiable, et si la loi obligeait à souffrir le glanage, il convenait du moins d’en restreindre l’application aux besoins de la nourriture du pauvre. On se plaignait également du  » râtelage  » : pourquoi enlever à un cultivateur l’herbe qui poussait dans son champ et dont il pourrait se servir pour la nourriture de son bétail ? On réclamait de même contre le grappillage à raison des abus qu’il entraînait.

   En 1804, l’abbé Étienne Calvel (1749-1830), rédigeait un plaidoyer en faveur du maintien du glanage, estimant que ce dernier était  » l’aumône la mieux placée, la plus réfléchie, la moins onéreuse que le riche puisse faire à l’infortune et à la misère  », et élaborait un projet de loi sur le glanage, ainsi libellé :

 » Art. I. Le glanage est une aumône que l’intérêt public et particulier a, de tout temps, consacré pour la subsistance du véritable pauvre qui réclame le droit de l’exercer.

 » II. Sera regardé comme véritable pauvre, tout individu qui n’a pas de bien pour se sustenter, lui et sa famille, et qui est hors d’état de travailler à la récolte.

 » III. Sont aussi regardés comme tels, toute femme âgée de plus de cinquante ans, et tout homme qui a atteint sa soixantième année, tout infirme ou convalescent qui est hors d’état de travailler à la moisson d’une manière active, tout enfant, fille ou garçon âgé de moins de douze ans ; toute mère nourrice qui a, indépendamment de son nourrisson, un enfant en bas-âge, s’ils n’ont pas de bien pour se nourrir.

 » IV. Nul ne pourra entrer dans les champs pour glaner, qu’il n’en ait obtenu, pour lui et ses enfants, du maire de sa commune, une permission par écrit, qui spécifiera le motif de cette permission.

 » V. Les maires seront responsables des abus qui pourraient résulter de leur condescendance à donner des permissions aux personnes qui ne sont pas comprises dans les art. II et III.

 » VI. Nul ne pourra entrer dans les champs, pour glaner, avant le coucher du soleil, et y rester lorsqu’il est couché.

 » VII. Dans un moment où l’on est menacé d’orage, ou lorsqu’il y a un péril imminent pour la récolte, tout propriétaire est autorisé à requérir le maire, pour obliger les glaneurs et glaneuses d’aider à ramasser les javelles, pour faire les gerbes, et seconder les moissonneurs dans tout ce qu’ils commanderont d’utile pour le bien de la récolte.

 » VIII. Tout glaneur et glaneuse qui sera convaincu d’être entré dans les champs avant l’enlèvement de la dernière gerbe, sera privé par le maire du droit de glaner, pendant un ou plusieurs jours, suivant l’exigence du cas.

 » IX. Tout glaneur ou glaneuse qui sera convaincu d’avoir pris dans les javelles, dans les gerbes, soit dans les champs, soit sur les charrettes, sera, par cela seul, privé du droit de glaner, et envoyé devant le tribunal de police correctionnelle, pour être puni comme voleur, et condamné à la restitution de la chose volée et aux dommages.

  » X. Les pères et mères seront responsables, à cet égard, pour leurs enfants.

  »  XI. Tout glaneur ou glaneuse qui sera convaincu de s’être approprié les glanes d’un autre glaneur, sera privé du droit de glaner pendant la moisson, et forcé à la restitution.

  »  XII. Le droit de glaner ne peut s’exercer que dans les champs ouverts, et non dans les enclos, à moins d’une permission verbale du propriétaire.

  » XIII. Si, à raison de la division des propriétés, plusieurs champs voisins de celui où la récolte a été enlevée, sont couverts de grains, le maire pourra ordonner que le glanage ne commence, dans cette partie, qu’après l’enlèvement des fruits.

  »  XIV. Il est défendu aux glaneurs de traverser les champs encore couverts de fruits, sous prétexte d’abréger leur chemin, pour aller dans un champ découvert.

 »  XV. Les femmes et enfants des moissonneurs ne pourront glaner dans les champs où ces derniers ont scié ou fauché le blé.

 » XVI. Il est défendu, sous quelque prétexte que ce soit, de glaner au râteau dans les champs, autres que ceux qui ont produit de l’avoine ou des fourrages. Les épis seront ramassés à la main.

 »  XVII. Nul berger, pâtre, vacher, quel qu’il soit, ne pourra mener ses troupeaux dans les champs que 24 ou 48 heures après que le glanage aura été ouvert, à peine de …

 »  XVIII. Les gardes-champêtres sont chargés, sous leur responsabilité, et à peine de dommages et destitution, de l’exécution de la présente loi, de dresser procès-verbal de son infraction, de prévenir toute rixe entre les glaneurs, et d’en rendre compte au maire, qui pourra interdire le glanage, pendant un ou plusieurs jours, aux auteurs ou fauteurs de ces rixes.

  » XIX. Les infractions au présent règlement seront, sur le rapport des maires, de leurs adjoints ou gardes-champêtres, poursuivies devant le tribunal de police correctionnelle de chaque canton, et punies conformément à l’art. 5 du titre II de la loi du 24 août 1790, et aux art. 21 et 22 du titre 2 de la loi sur la police rurale. »
  Le Code pénal du XIXe siècle punissait d’une amende de 1 franc à 5 francs ceux qui glanaient dans des champs non entièrement moissonnés ou avant le lever ou le coucher du soleil. Un emprisonnement de trois jours au plus pouvait même être prononcé, selon les circonstances, ces pénalités ayant remplacé la confiscation, qui était précédemment ordonnée.

Des glaneuses. Peinture de Jean-François Millet (1857)

   En 1867, le Code-formulaire des arrêtés de police municipale fournissait un modèle d’arrêté municipal relatif au glanage libellé en ces termes :

 » Le maire de la commune de…

  » Considérant que le glanage, le râtelage et le grappillage donnent lieu à des abus qui, de toutes parts, ont excité des plaintes légitimes Que les usages ont été établis dans l’intérêt des indigents vieux ou infirmes ou en bas âge ;  Que, dès lors, les personnes qui ont des ressources les mettant au-dessus des besoins ou qui sont en état de travailler ne doivent pas être autorisées à en retirer le profit ; Qu’il est donc convenable de ramener le glanage, le râtelage et le grappillage au but charitable pour lequel ils ont été institués, tout en protégeant et en sauvegardant tous les droits ; Vu l’art. 10 de l’édit du mois de novembre 1554, l’art. 21 du titre 11 de loi du 28 septembre 1791 ; la jurisprudence constante de la Cour de cassation ; les art. 471, n. 10, 473 et 474 du Code pénal,

 » ARRÊTÉ :

     » Art. 1er. Le glanage, râtelage et grappillage ne sont permis, dans un quartier , qu’après l’enlèvement complet de la récolte sur ce quartier, et que dans les pièces de terre non closes.

  » 2. Le glanage ne pourra se faire qu’à la main ; il est défendu aux glaneurs de traverser les pièces couvertes d’andains, de javelles ou de gerbes, ou dont les fruits sont encore sur pied.

 » 3. Nul ne pourra glaner, râteler et grappiller avant le lever et après le coucher du soleil et sans être porteur d’un certificat délivré à la mairie.

 » 4. Les troupeaux et bestiaux de toute espèce ne pourront être menés dans les champs moissonnés et ouverts que deux jours après la récolte entière enlevée.

 » 5. Il est interdit d’entrer dans les prés pour y râteler les résidus des foins avant que la récolte ne soit entièrement enlevée.

 » 6. Les grappilleurs ne pourront se présenter dans les vignes avant le (indiquer le jour). Le grappillage est interdit dans tout enclos rural, conformément à l’art. 21 du titre II du Code rural.

 » 7. Les produits de glanage, râtelage et grappillage, recueillis en contravention aux dispositions du présent arrêté, seront saisis et tenus en dépôt pour la confiscation en être prononcée par le tribunal, s’il y a lieu.

  » 8. M. le commissaire de police et les gardes champêtres sont chargés de l’exécution du présent arrêté.

 » Fait en mairie, à… le… Le Maire  »

   Maintenu par un arrêt du 14 février 1867 de la Cour de cassation, le glanage, avant l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal le 1er mars 1994, faisait l’objet d’une disposition à l’article R 26 prévoyant de punir d’une amende de 20 à 150 francs  » ceux qui, sans autre circonstance, auront glané, râtelé ou grappillé dans les champs non encore entièrement dépouillés et vidés de leurs récoltes, ou avant le moment du lever ou après celui du coucher du soleil  ». Ce qui impliquait le maintien de l’autorisation dans les autres cas.

  Si le nouveau Code pénal, en vigueur depuis 1994, ne mentionne plus le glanage, un arrêt du 17 septembre 1997 de la Chambre criminelle de la Cour de cassation  précise que l’article R 635-1 prévoyant une amende de 5e classe englobe l’ancien article R 26 relatif à cet usage. Ainsi, le glanage est toujours autorisé, sous les mêmes conditions que celles fixées par l’ordonnance de 1554.!

Langue française….mots  » croustillants  »

Cinq mots de la langue française  redonner le sourire :

 »Croustiller » ,  »emberlificoter »… Connaissez-vous ces mots rares?  un florilège de ces mots rares à (re)découvrir.Old books on wooden table

   Parce qu’à l’oreille, ils sonnent bien, ou parce que leur définition, une fois découverte, est délicieuse, certains mots méritent bien d’être sortis des  »colonnes somnolentes  » de nos dictionnaires pour se faire entendre. Un  »histrion », par exemple, peut s’appliquer à une personne  »qui se prend pour une bête de scène, mais dont les prestations ne sont pas à la hauteur de ses ambitions » . Un  »sycophante » est un hypocrite ou encore, quelqu’un de fourbe. Florilège.

Pagnoterie :

   Le mot est  » joli et a un air quelque peu… raffiné  ».

    »Faire preuve de pagnoterie » signifie montrer une  »absence de courage, d’énergie », précise  » Le Trésor de la langue française  ». Par métonymie ( = changement de nom ), il peut également être synonyme de  »négligence, bévue » . On trouve une première attestation de ce terme dès 1688. Il vient du nom et adjectif  »pagnote » qui désigne un  »poltron » ou encore, un  »lâche ». Il vient de l’italien pagnotta,  »pain, ration de soldat », probablement emprunté à l’ancien provençal panhota,  »petit pain ». A savoir qu’en 1587, pendant les guerres du Piémont, on qualifiait de  »soldats de la pagnotte » les soldats qui n’avaient que du pain pour toute ration ou solde. Une désignation péjorative..

Emberlificoter :

   Voilà un verbe  » tout à fait charmant  » . Il signifie familièrement  »gêner quelqu’un dans ses mouvements » ou encore,  »s’emmêler (dans quelque chose) ». (dans une corde par exemple ). Cependant, c’est au figuré que ce mot est  intéressant. En effet, il peut alors avoir un tout autre sens: celui d’ »embarrasser (quelqu’un) » mais aussi,  »amener (quelqu’un) à ses propres vues, en le séduisant par des paroles ou des promesses » .  Une autre manière de dire  »être pris dans les filets (de quelqu’un) » . Joli, n’est-ce pas?

Météorisme :

   A la lecture de ce mot, on pourrait croire s’élever dans le ciel, parmi les étoiles et aux confins de l’univers. Il n’en est rien. En effet, ce terme médical désigne le  »gonflement de l’abdomen dû à l’accumulation des gaz intestinaux ». Un  »ballonnement  », en somme. Mais dit avec plus de grâce !   »Météorisme » est emprunté au grec meteorismos,  »action de lever » d’où  »enflure, gonflement », lui-même dérivé de meteorizo,  »lever en l’air », ( Peut on  » lever en bas , en terre  » ? )

Croustiller :

  Il y a mille façons de manger…. On peut picorer, savourer, déguster, manger sur le pouce, dévorer, engloutir, croquer… Mais aussi,  »croustiller ». Le saviez-vous? Ce petit mot veut dire:  »manger de petites croûtes pour boire après le repas et pour être plus longtemps à table ». On le trouve dès le début du XVIIe siècle au sens de  »manger une croûte de pain ».  Ce verbe est emprunté au provençal croustilha,  »croustiller  », et est dérivé de crousta, «croûter».

Jactance :

   Qu’est-ce qu’un homme  »plein de jactance » ? C’est un individu dont l’attitude est arrogante ,  »Une personne imbue d’elle-même, qui cherche à se faire valoir par un ton et des propos suffisants ».

   L’adjectif, bien que rare et désuet, existe: on peut parler d’une personne  » jactancieuse  ».  »Jactance » vient du latin de l’époque impériale jactancia,  »vantardise ». Quant à  »jactance » pris au sens de  »bavardage, incessant et volubile », il n’apparaît qu’à la fin du XIXe siècle et est dérivé de  »jacter » qui signifie  »bavarder ».