Comme je  » tutoie » facilement :

J’ai lu que le tutoiement a été obligatoire en France :


En plus de vouloir refaçonner la France, les sans-culottes ont également voulu … révolutionner la langue française, en interdisant le vouvoiement dans l’espace public.
Donc , même si cela peut nous sembler incroyable de nos jours, le tutoiement a bien été obligatoire dans la Première République française, et ceci, dès novembre 1793.

Le tutoiement révolutionnaire :

De nos jours , quand on rencontre des gens dont on voudrait être ami , on dit souvent  » on pourrait se tutoyer  » ? Pour les révolutionnaires français, la question ne se posait même pas !

Soucieux de rompre avec la société de l’Ancien Régime (dans laquelle le tutoiement était perçu comme une pratique grossière), les sans-culottes avaient, en effet, décidé de rendre cette familiarité obligatoire.

Ainsi, un décret allant dans ce but fut adopté le 8 novembre 1793, par la Convention.
L’usage du tutoiement devenait donc obligatoire dans les administrations, afin de supprimer toute notion de distinction hiérarchique (laquelle pouvait évoquer une société de castes).

Particulièrement employé sous l’Ancien Régime, le vouvoiement était en effet perçu comme une marque de distanciation sociale inopportune dans une société qui se voulait égalitaire.

La liberté avant tout…..

Bien qu’étant  »exaltés  », les révolutionnaires ne réussirent pas pour autant à imposer le tutoiement en dehors de l’administration.

Pourtant, peu après le décret, le député Claude Basire

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essaya de faire passer une loi fixant le tutoiement obligatoire (dès le 11 novembre 1793). Ce projet fut rejeté par son collègue Thuriot

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qui s’y opposa fermement, en brandissant le concept de liberté individuelle.

Malgré tout, le tutoiement fut un franc succès auprès des révolutionnaires les plus acharnés.
Présenté comme un symbole de  »sociabilité populaire », il apparaissait également comme un pas de plus vers la mise en place d’une  »fraternité universelle ».

Parfois, l’engouement pouvait même être jugé excessif ; comme lorsque qu’un serveur du café  »Procope » échappa à un lynchage public, simplement pour avoir vouvoyé (par habitude) un des clients.!!!!!

Ainsi, comme d’autres  » credo  » portés par les sans-culottes, le tutoiement systématique fut, plus tard , jugé liberticide.

Une raison qui conduisit à l’annulation du décret associé, peu après la déchéance de Robespierre

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, au mois de juillet de l’année 1794.

C’était il y a environ….

…..103ans :

11 septembre 1917

La dernière mission de Georges Guynemer

Le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle pour ce qui sera sa dernière mission au-dessus des lignes allemandes. Son engagement dans la Grande Guerre et sa mort à 22 ans en feront une légende de l’aviation de combat.

Avant , la  » grande guerre  » , dans les états-majors, peu d’officiers croient à l’utilité militaire de l’aviation.  » L’aviation, c’est du sport. Pour l’armée, c’est zéro  », assure le général Foch. En France, il n’y a guère que le général d’artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934) qui a perçu son potentiel. Au début du conflit, on compte 200 avions dans l’armée allemande, 190 dans la russe (!), 148 dans la française et 84 dans l’anglaise. On compte sur eux pour fournir des renseignements et c’est d’ailleurs un avion de reconnaissance qui va fournir à Joffre et Gallieni le renseignement-clé qui leur permettra d’engager la contre – offensive de la Marne……

Rapidement, les avions vont étendre leurs fonctions au bombardement et à la chasse. L’aviateur français Roland Garros imagine dans ce but un dispositif qui permet à une mitrailleuse de tirer à travers l’hélice. À la fin de la guerre, l’armée française aligne 7 000 appareils, les Anglais 3 700, les Allemands 4500 et les Américains 2050 (fournis par les Français).

 

Georges Guynemer :

Georges Guynemer (24 décembre 1894, Paris ; 11 septembre 1917)

est né à Paris le 24 décembre 1894. Il a 9 ans quand les frères Wright , de l’autre côté de l’Atlantique, effectuent un premier vol. Ignorant de cet événement, il ne se doute pas des conséquences qu’il aura sur sa courte existence.

Quand éclate la guerre en 1914, il est refusé dans l’infanterie puis dans la cavalerie en raison de sa constitution fragile mais réussit à s’engager dans l’aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.

Il est affecté à Vauciennes, près de Compiègne, dans l’escadrille des Cigognes.( Le nom de celle-ci fait référence à l’Alsace dont l’oiseau est le symbole et que les Français ambitionnent de reconquérir). 

Le jeune Guynemer abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d’une mitrailleuse montée sur affût rigide. Il est promu sergent et reçoit la médaille militaire. En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil. Le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur.

 

L’As de l’aviation :

Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il est gravement blessé mais reprend l’air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique d’As de l’aviation. Le 27 juillet, il affronte avec succès une  » meute ‘ de 10 avions ennemis.

Un an plus tard, devenu célèbre jusqu’en Russie, décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar, il est muté avec son escadrille dans les Flandres.

Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son avion  » Le Vieux Charles  », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle. Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.

Le destin foudroyant de ce jeune aristocrate inaugure l’épopée de l’aviation de chasse. On peut y voir une survivance de la chevalerie, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.

Georges Guynemer a légué à l’École de l’Air sa devise :  » Faire face  »  et une colonne a été érigée après la guerre près du lieu où il est tombé, à Poelkapelle, près d’Ypres. À son sommet une cigogne en vol. Sur le socle, le portrait de l’aviateur en médaillon et des épitaphes comme celle ci-dessus.

 

Un héros peut en cacher un autre ?

Par sa mort en pleine jeunesse, Georges Guynemer éclipse dans la mémoire nationale un autre héros de l’aviation française, René Fonck (1894-1953). Il se signale par le palmarès le plus impressionnant de toutes les aviations interalliées de la Grande Guerre : 75 victoires homologuées et 52 probables, ce qui lui vaut le titre d’As des As. À côté de lui figurent au tableau d’honneur son compagnon de combat Georges Guynemer (54 victoires) et Charles Nungesser (45 victoires).

Porte-drapeau de l’armée de l’air lors du défilé de la Victoire du 14 juillet 1919, René Fonck

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devient ensuite député des Vosges. Au début de l’Occupation, comme la plupart des anciens combattants, il fait confiance au maréchal Pétain, ce qui lui sera plus tard reproché, mais il ne tarde pas à s’en éloigner et aider les réseaux de résistance…

 

Pfffff ! Le bin’s : revenu au nouveau style de blog ( que je n’aime pas ! )

 

Bruxelles : le  » Faux Soir  » de la résistance belge qui a humilié les nazis en 1943….

Image = le  » faux soir  » ( journal )

En 1943, en Belgique, en plein cœur de la Seconde Guerre comme la majorité des nations Alors que les Allemands contrôlent la presse, des journaux clandestins soutenus par la résistance se développent çà et là.

Leur but est d’entretenir le moral de la population, de ridiculiser l’occupant, les collaborateurs et d’affirmer la présence et les actions de la résistance, coûte que coûte, malgré les risques encourus.

En 1954, le film de Gaston Schoukens «
Un Soir de Joie
» retraça l’aventure du «
Faux Soir
».

Plus de 600 titres furent créés en Belgique durant la guerre.

C’est dans ce climat que le 19 octobre, Marc Aubrion a une idée, qu’il partage avec René Noël : jouer un bon tour aux Allemands.

Le journal Le Soir demeurant le journal le plus lu, tous deux décident de remplacer une des éditions éditées sous le contrôle des Allemands et rédigées par des journalistes collaborateurs par une livraison en apparence identique, qui serait distribuée dans les kiosques et les librairies.…..

Les deux hommes, membres du Front de l’Indépendance, une des plus importantes organisations de la résistance, souhaitent ainsi faire un pied de nez à l’occupant en le ridiculisant aux yeux d’une bonne partie de la population.

La distribution du numéro est prévue pour le 11 novembre 1943, date qui n’est pas choisie par hasard puisqu’il s’agit du 25e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le but étant ainsi aussi de rappeler la victoire alliée.

Les faussaires n’ayant que trois semaines pour mettre à exécution leur projet, il faut faire vite et en toute discrétion : trouver le papier, l’imprimeur, le réseau de distribution.

Des articles sont rédigés à la hâte. Et la parodie se révèle absolument parfaite :

Elle reprend, d’une manière détournée, le style d’écriture lourd, suffisant et propagandiste qui est celui des  » sbires  » de l’occupant.

L’opération est un véritable succès !

Le jour prévu , le journal dans toutes les libraires de Bruxelles.

L’action déclenche l’hilarité́ générale. Ou presque

Les Allemands, eux, ne rient pas du tout. Quinze hommes seront arrêtés. Cinq d’entre eux, mourront dans les camps.

Alors, si on  »foule le pavé bruxellois  », on se rendre au 35 rue de Ruysbroeck. L’école primaire qui s’y trouve a été bâtie là où se trouvait l’imprimerie où fut imprimé le  » faux Soir  ». Une plaque murale y rappelle d’ailleurs ce haut fait de la résistance.

Le Musée National de la Résistance, ( situé au 14, Rue Van Lint à Anderlecht ), quant à lui , remplace aujourd’hui l’immeuble où se réunissaient les membres du Front de l’Indépendance et où fut réalisée les plaques pour l’impression.

On a volé la Joconde !

21 août 1911

Vol de la Joconde !

Au matin du lundi 21 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde…..

Cette célèbre peinture  »de chevalet » aux dimensions modestes (77cm x 53cm), peinte à l’huile sur une écorce de peuplier, célèbre portrait par d’une dame de Florence, Mona Lisa, deuxième épouse d’un marchand de tissus, Giacomo del Giaocondo. Elle a vingt-quatre ans et déjà cinq enfants, mais un sourire infiniment doux qui renferme toute le mystère du monde.

Lors de son départ d’Italie pour la France, en 1516, l’artiste avait amené le portrait avec lui et son jeune mentor François Ier l’avait acquis pour 4 000 écus, une très jolie somme.

La Joconde (Léonard de Vinci, Louvre)

Un vol très médiatique:

Quelle ne fut donc pas la surprise de Louis Béroud fut extrêmement quand il découvrit que ce petit tableau sur écorce de peuplier (77×53 cm) a disparu. Un gardien interrogé suppose qu’il est peut-être au service de reprographie ! Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé. Le scandale est immense. L’opinion publique incrimine la gestion laxiste du musée du Louvre , le relâchement des gardiens, l’indifférence des pouvoirs publics etc. Le Président du Conseil Joseph Caillaux s’en mêle …….

La Joconde, qui était tombée dans un demi-oubli depuis quatre siècles, ne bénéficiant que de l’estime des esthètes et des connaisseurs, va du fait de ce vol bénéficier d’une notoriété sans égale dans le grand public. Elle devient la peinture la plus célèbre et la plus  » courue  » de France !

Des enquêteurs et des juges  » marris  »

Le Quai des Orfèvres mandate sur place soixante policiers. Le criminologue Alphonse Bertillon

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 multiplie sans résultat les analyses d’empreintes digitales. Le juge d’instruction chargé de l’affaire, Joseph-Marie Drioux (le  » marri de la Joconde  » dixit la presse), n’hésite pas à emprisonner quelques jours à la prison de la Santé le poète Guillaume Apollinaire qui gardera de l’affaire des séquelles psychiques ! Picasso lui-même est interrogé.

On a retrouvé la Joconde (4 janvier 1914)Le public se passionne pour l’enquête policière. On suspecte un mauvais coup du Kaiser ou pourquoi pas ? un complot juif… Les journaux offrent de belles récompenses mais sans résultat.

Le voleur se fait prendre enfin, deux ans plus tard en tentant de vendre le tableau à un receleur. Il le rencontre à Florence le 10 décembre 1913. Le marchand est accompagné du directeur du musée des Offices qui identifie l’œuvre.

La police est aussitôt alertée et le voleur arrêté dans son hôtel. Il s’agit d’un ouvrier vitrier italien, Vincenzo Peruggia.

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Il avoue qu’ayant eu à travailler au Louvre, il a volé le tableau pour le restituer à sa patrie, l’Italie ! Il n’a eu rien d’autre à faire qu’à attendre la fermeture du musée, décrocher le tableau, enlever la vitre et le cacher sous sa blouse. Le tableau est depuis lors resté caché dans son logement, dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris.

Le voleur écopera en définitive de douze mois de prison et n’en effectuera que sept. 

Le 4 janvier 1914, 28 mois après le vol, la Joconde a retrouvé sa place au Louvre où pas moins de 20 000 visiteurs admirent chaque jour son sourire indéfinissable… derrière une vitre blindée à l’épreuve de toutes les agressions et sous le regard vigilant des gardien.

Plus populaire que jamais

La Joconde nue (XVIe siècle, musée Condé, Chantilly)Le vol aurait valu à Mona Lisa une popularité sans égale dans le monde de l’art.

Par amour, dépit ou jalousie, les artistes contemporains l’ont en conséquence harcelé de toutes les façons possibles, en cachant plus ou moins leur admiration pour le grand Léonard, maître du sfumato.

Cette attirance équivoque pour la Joconde ne date pas d’aujourd’hui comme le démontre le mystérieux dessin de la  » Joconde nue  » visible au musée Condé (Chantilly) qui ressemble à la véritable Madonna Lisa autant que Gérard Depardieu à Michèle Morgan.lol

Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q., parodie de La Joconde de Léonard de Vinci, 1919

Par exemple :

Plus près de nous, en 1919 , le surréaliste Marcel Duchamp

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se permet d’ajouter à la Joconde une  » très élégante  » paire de moustaches !

Fernando Botero, Mona Lisa, Age Twelve, 1959, MoMA, New YorkEt que penser de l’artiste colombien Fernando Botero

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qui se pique en 1959 de représenter Mona Lisa à l’âge de douze ans ?

C’était il y a…..

Environ 80 ans: Trotsky

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assassiné : ( NUL mais simplement pour tester le nouvel éditeur ..QUE JE N’AIME PAS !)=> Copié sur le net !

Le 20 août 2020 marque le 80e anniversaire de l’assassinat de l’internationaliste révolutionnaire, Léon Trotsky. Avec Vladimir Ilitch Lénine, Trotsky était le principal dirigeant et représentant international de la révolution russe en 1917. C’est lui qui, le 7 novembre (le 25 octobre sur le calendrier occidental), annonce au nom du Comité militaire révolutionnaire le renversement du gouvernement provisoire et dirige la défense de Petrograd contre l’offensive des Cosaques contre-révolutionnaires. Au gouvernement soviétique, il occupe le poste de Commissaire aux Affaires étrangères et prône la fin du carnage impérialiste commencé en 1914. C’est Trotsky qui mène les négociations de Brest-Litovsk au nom du gouvernement soviétique pour mettre fin aux hostilités. En tant que Commissaire du Peuple à la Guerre, Trotsky a joué un rôle décisif dans la défense de la république soviétique, pendant la guerre civile et dans la défaite de l’intervention militaire d’une large coalition de puissances étrangères, dont la France, dans le but était de noyer la révolution dans le sang.

Résolument internationalistes, Lénine et Trotsky comprenaient et expliquaient franchement aux travailleurs du monde entier que la démocratie soviétique ne pouvait pas se maintenir sans l’extension internationale de la révolution socialiste, et notamment dans les pays les plus économiquement et socialement avancés de l’Europe occidentale. L’épuisement de la révolution dans un pays arriéré et dévasté par des années de guerre et de blocus économique a acculé le régime révolutionnaire à faire des concessions aux intérêts capitalistes dans le cadre de la Nouvelle Politique Economique (NEP). Il fallait gagner du temps dans la perspective de victoires révolutionnaires possibles au-delà de ses frontières. Mais les défaites subies en Europe, et notamment celle de la tentative révolutionnaire de 1923 en Allemagne, ont inauguré une période de contre-révolution et de stabilisation capitaliste à l’Ouest, condamnant la révolution russe à l’isolement et l’épuisement qui ont préparé le terrain au développement de la contre-révolution bureaucratique. Au cours des années 20, Trotsky s’est battu vaillamment pour défendre la démocratie soviétique et une politique révolutionnaire internationaliste, face à l’émergence du régime bureaucratique incarné par Staline, qui a ordonné son exil à Alma-Ata en janvier 1928.  En Turquie (à partir de février 1929), et puis successivement en France, en Norvège et finalement au Mexique, Trotsky n’a jamais abandonné ce combat. Tout au long de ces années d’exil et jusqu’au jour de son assassinat, les écrits et les discours de Trotsky constituent un véritable trésor théorique, historique et programmatique et méritent d’être étudiés par tous ceux qui, de nos jours, souhaitent un dénouement révolutionnaire de l’impasse dans laquelle le capitalisme a mené l’humanité.

Les  » procès de Moscou  » sont souvent cités, à juste titre, pour illustrer la nature contre-révolutionnaire du régime stalinien. Entre 1936 et 1939, pratiquement tous les membres du Comité Central de l’époque de Lénine vivant en URSS – dont par exemple Zinoviev, Kamenev, Smirnov Piatakov, Sojoknikov, Toukhatchevski, Boukharine, Rykov et Rakovsky – ont été massacrés. Mais les victimes de ces « procès », dont les noms et les parcours nous sont connus, ne doivent jamais faire oublier les centaines de milliers de communistes « de base » qui ont été fusillés dans les camps de concentration du régime stalinien. Il fallait exterminer en masse tous les éléments révolutionnaires au sein de la société, ainsi que leurs parents, leurs enfants, leurs amis et même, dans bien des cas, des individus dont le seul « crime » étaient d’être des voisins ou de vagues connaissances des condamnés.

Malgré les calomnies de Staline et de la bureaucratie, Trotsky reste l’une des plus grandes figures historiques du mouvement ouvrier international. En 1940, Staline – en alliance, à l’époque, avec Hitler, avec, à la clé, le partage et la « disparition » de la Pologne – ne pouvait permettre Trotsky de rester plus longtemps en vie. Après une première tentative d’assassinat en mai 1940, avec l’entrée nocturne d’un groupe d’hommes armés jusqu’à dans la chambre de Trotsky et de sa femme Natalia, et pendant laquelle son petit-fils, âgé alors de 14 ans, a reçu une balle de mitraillette dans son pied, une nouvelle tentative a été organisée au mois d’août.

Le petit-fils en question, Esteban (Sieva) Volkov, qui vit encore à Coyoacan, non loin de l’ancienne maison de son grand-père, nous a expliqué qu’après cette première attaque, certaines choses ont été modifiées dans la maison. « On a installé une porte métallique, de nouvelles fenêtres et des tours de surveillance pour les gardes. Trotsky était un peu sceptique quant à l’utilité réelle de tout ce travail. Il était persuadé que la prochaine attaque ne serait pas du même genre. Et il avait raison. Personne n’aurait pu imaginer que « Jackson » [Ramon Mercader], le compagnon de Sylvia Ageloff [une secrétaire], et qui ne s’intéressait pas à la politique – un homme d’affaires généreux, qui sympathisait avec les gardes, etc. – était en réalité un agent de la police secrète de l’URSS. Et finalement, c’est lui qui est parvenu à accomplir la volonté de Staline. 

Le 20 août, je revenais de l’école par la rue de Vienne, une rue assez longue, et lorsque j’arrivais à trois intersections de la maison, j’ai remarqué que quelque chose se passait. Je me suis mis à courir ; j’étais angoissé. Plusieurs officiers de police se tenaient devant la porte, qui était ouverte. Une voiture était là, mal garée. En entrant, j’ai vu Harold Robbins, l’un des gardes, qui tenait un revolver et était très agité. Je lui demandai : « Que se passe-t-il ? ». Il me répondit : « Jackson, Jackson… ». Je n’ai pas compris immédiatement, et continuais à marcher. Je vis alors un homme, tenu par deux policiers et dont le visage ruisselait de sang, criant et en larmes… C’était Jackson.

En entrant dans la maison, je réalisais ce qui venait de se passer. Natalia et les gardes étaient là. Je me souviens de ce détail : même à cet instant, malgré son état, Trotsky a refusé que son petit-fils assiste à la scène. Cela montre la grande qualité humaine de cet homme. De même, il eut la présence d’esprit de recommander de ne pas tuer Jackson, disant qu’il était plus utile vivant. Mais les gardes ont tout de même frappé Jackson… »

Dans cette même maison, aujourd’hui, le Musée Léon Trotsky, quelques mois avant son assassinat, plus exactement le 27 février 1940, Trotsky a rédigé quelques lignes dans son journal, auxquelles on fait souvent référence sous la désignation de « testament ». Les voici :

« Ma haute (et sans cesse montante) pression sanguine trompe mon entourage sur mon réel état de santé. Je suis actif et capable de travailler, mais l’issue est manifestement proche. Ces lignes seront publiées après ma mort.

Je n’ai pas besoin de réfuter une fois de plus ici les stupides et viles calomnies de Staline et de ses agents : il n’y a pas une seule tâche sur mon honneur révolutionnaire. Je ne suis jamais entré, que ce soit directement ou indirectement, dans aucun accord en coulisse, ou même négociation, avec les ennemis de la classe ouvrière. Des milliers d’opposants à Staline sont tombés victimes de semblables fausses accusations. Les nouvelles générations révolutionnaires réhabiliteront leur honneur politique, et agiront avec les bourreaux du Kremlin selon leurs mérites.

Je remercie chaleureusement les amis qui me sont restés loyaux à travers les heures les plus difficiles de ma vie. Je n’en nommerai aucun en particulier faute de pouvoir les nommer tous. Cependant, je me crois justifié à faire une exception pour ma compagne, Natalia Ivanovna Sedova. En plus du bonheur d’être un combattant pour la cause du socialisme, le destin m’a donné le bonheur d’être son époux. Durant les presque quarante ans de notre vie commune elle est restée une source inépuisable d’amour, de grandeur d’âme et de tendresse. Elle a subi de grandes souffrances, surtout dans la dernière période de notre vie. Mais je trouve quelque réconfort dans le fait qu’elle a connu aussi des jours de bonheur.

Pendant quarante-trois années de ma vie consciente, je suis resté un révolutionnaire ; pendant quarante-deux de ces années, j’ai lutté sous la bannière du marxisme. Si j’avais à tout recommencer, j’essaierais certes d’éviter telle ou telle erreur, mais le cours général de ma vie resterait inchangé. Je mourrai révolutionnaire prolétarien, marxiste, matérialiste dialectique, et par conséquent un athée irréductible. Ma foi en l’avenir communiste de l’humanité n’est pas moins ardente, bien au contraire elle est plus ferme aujourd’hui qu’elle n’était au temps de ma jeunesse.

Natacha vient juste de venir à la fenêtre de la cour et de l’ouvrir plus largement pour que l’air puisse entrer plus librement dans ma chambre. Je peux voir la large bande d’herbe verte le long du mur, le ciel bleu clair au-dessus du mur et la lumière du soleil partout. La vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement. »

C’était il y a….

…… environ 100 ans :

Le dix-neuvième amendement de la Constitution des États-Unis donne le droit de vote aux femmes dans l’ensemble de l’Union. Il entre en vigueur le .

Le texte de l’amendement :

 » Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les États-Unis ni l’un quelconque des États. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée.  »

  La ratification du 19ème amendement par l’état du Tennessee  octroie aux femmes le droit de vote dans l’ensemble de l’Union .

C’est l’aboutissement d’un long combat des associations féminines , et un succès pour Carrie Chapman Catt Afficher les détails de l’image associée ,présidente de la  » National American Woman Suffrage Association  ». Les femmes purent voter dès la présidentielle du 2 novembre .

Le , le président Woodrow WilsonRésultat d’images pour woodrow wilson image jpg annonce son soutien à cet amendement. Le jour suivant, la Chambre des représentants réussit presque à faire passer le texte mais les sénateurs renvoient le débat à octobre. Quand le Sénat vote l’amendement, celui-ci se trouve rejeté par seulement trois voix .

En réponse, le Parti national des femmes (National Woman’s Party) appelle les citoyens américains à voter contre les sénateurs ayant rejeté l’amendement et se présentant pour leur réélection au printemps 1918. Après cette élection de mi-mandat, la majorité des sénateurs est favorable au projet. Le , la Chambre des représentants vote le 19 ème amendement par 304 voix contre 89 et le Sénat suit le 4 juin par 56 voix contre 25.

L’amendement entre officiellement en vigueur le 26 août 1920 après sa ratification le 18 août par le Tennessee, 36 ème État à le faire.

Il est célébré chaque année lors de la Journée de l’égalité de la femme.

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   Le dix-neuvième amendement a été adopté après une longue campagne de ses défenseurs, qui avaient largement désespéré d’atteindre leur objectif par la modification des lois individuelles de l’État. L’agitation au nom du droit de vote des femmes a été enregistrée dès l’administration Jackson, mais les premiers résultats ont été maigres. À partir de 1838, le Kentucky autorisa les femmes à voter aux élections scolaires !!! et son action fut plus tard copiée par un certain nombre d’autres États. En 1887, le Kansas accorda aux femmes des droits de vote illimités aux élections municipales. !!

   Ce n’est qu’en 1869, lorsque le Territoire du Wyoming accorda aux femmes des droits de vote sur un pied d’égalité avec les hommes et continua cette pratique après leur admission à l’État, que ces défenseurs enregistrant une victoire notable.   Les progrès continuèrent d’être décourageants, seuls dix autres États avaient rejoint le Wyoming en 1914, et les efforts judiciaires ayant échoué.  Une campagne vigoureuse a amené l’adoption par le Congrès d’un amendement proposé en 1919 et les ratifications nécessaires de l’État en 1920. 

   Après  l’interprétation du quinzième amendement par la Cour suprême , les tribunaux d’État qui ont adopté l’effet de l’amendement ont statué qu’il ne confrontait pas aux femmes le droit de vote, mais seulement le droit de ne pas être discriminés sur la base de leur sexe dans l’établissement des qualifications de vote, une distinction formaliste pour être sûr, mais qui a limité les demandes possibles de l’amendement. Dans un seul cas, la Cour suprême elle-même a examiné l’effet de l’amendement, estimant qu’une loi sur la taxe de vote en Géorgie qui exemptait de paiement les femmes qui ne s’inscrivaient pas pour voter ne faisait aucune discrimination contre le droit de vote des hommes, bien qu’elle ait noté que l’amendement  » s’applique aux hommes et aux femmes et par sa propre force remplace les mesures incohérentes, qu’elles soient fédérales ou étatiques  »

C’était il y a environ 127 ans ….

17 août 1893

Émeutes à Aigues-Mortes :

       A la fin du XIXe siècle, la France qui  » stagne  » du point de vue démographique commence à faire appel à une immigration européenne pour les besoins de l’industrie naissante. Cette immigration ne bénéficie d’aucune sollicitude ni aide sociale et il arrive que les nouveaux-venus entrent en conflit avec des nationaux.

     Le cas le plus dramatique concerne des saisonniers piémontais employés dans les marais salants d’Aigues-Mortes par la Compagnie des Salins du Midi. Une dizaine au moins sont tués dans un affrontement avec des travailleurs locaux le 17 août 1893. Tous les meurtriers seront acquittés.

Le massacre des saliniers italiens d'Aigues-Mortes le 17 août 1893 (gravure du Petit Journal)

Une rivalité plus sociale que nationale

La compagnie emploie au total 800 ouvriers. Elle a constitué une dizaine de  » colles  » ou brigades au sein desquelles les Italiens sont associés à des  » trimards  », vagabonds, repris de justice ou chômeurs recrutés pour la saison, beaucoup moins aguerris au dur travail du sel.

    Les premiers, payés au rendement, reprochent aux seconds, payés à la journée, de casser les cadences et de n’être pas capables de pousser les brouettes d’une centaine de kilos. Les seconds leur reprochent de leur voler leur travail et de tirer les salaires vers le bas. 

   Il s’ensuit des rixes qui débutent le mardi 16 août 1893 sur la saline de Fangouse par une dispute banale. Elles dégénèrent à l’heure du déjeuner et les Italiens, en supériorité numérique (200 contre 100) sortent les couteaux. Ils blessent assez légèrement quatre  » trimards  ».

 La venue du juge de paix et de trois gendarmes ramène le calme. Mais des  » trimards  » s’enfuient vers Aigues-Mortes et rameutent la population.  Une foule précédée d’un drapeau rouge entreprend la chasse aux Italiens dans toute la ville. Poursuivis par 250 ouvriers français, un groupe d’Italiens se réfugie dans une boulangerie avec l’aide de deux douaniers, de deux adjoints municipaux et d’un abbé.

La municipalité réclame des renforts. Un détachement de cinquante cavaliers du 163e de ligne et plusieurs brigades de gendarmerie sont dépêchés sur place en soirée par train spécial pour maintenir l’ordre.

 En attendant, le préfet et le procureur de la République suggèrent de faire évacuer les Italiens de la boulangerie et les autres vers la gare en vue de les renvoyer chez eux ! Encore faut-il y arriver ! C’est le cas de seulement 23 Italiens.

 Le lendemain, 17 août, les émeutes reprennent et débouchent sur un véritable pogrom aux cris de :  »Mort aux Christos !  » (Mort aux chrétiens !). La foule marche sur la saline de Peccais où 300 Italiens se disposent à partir à la gare sous la protection des gendarmes.

Cette fois, des manifestants sortent des fusils. Les gendarmes sont impuissants face à la multitude. Tout juste arrivent-ils à mettre une cinquantaine d’Italiens à l’abri dans la tour de Constance. Les autres Italiens subissent l’agression de la foule. Dix sont tués et plusieurs dizaines blessés avant que la gendarmerie ait pu intervenir.

     Aussitôt, le maire d’Aigues-Mortes annonce que  » tout travail est retiré par la Compagnie aux sujets de nationalité italienne et que dès demain les divers chantiers s’ouvriront pour les ouvriers qui se présenteront  ». La proclamation n’a d’autre effet que de raviver la colère de la foule qui se dirige cette fois vers la saline du Perrier. Et ce sont à nouveau des violences. 

Le soir enfin, un détachement d’artilleurs arrive à libérer et évacuer les derniers Italiens. 

   La presse parisienne, dont Le Figaro, attribuent l’origine des troubles à des provocations venant des Italiens! La presse italienne s’indigne à juste titre de ce drame et réclame des sanctions exemplaires… Tout juste obtient-elle la démission du maire d’Aigues-Mortes.

 Finalement, le 30 décembre 1893, le procès, aux assises de Charente, se conclut sur l’acquittement de tous les prévenus… Cette sentence indigne va contribuer à la colère de l’anarchiste Caserio Casério, un émigré italien de Sète qui va tuer le président Sadi CarnotRésultat d’images pour marie françois sadi carnot  le 24 juin 1894.

N.B : Les émeutes d’Aigues-Mortes relèvent davantage d’un drame social que de la xénophobie. Les voyous provençaux qui ont agressé les Italiens ne devaient pas mieux parler français que leurs victimes. Et ils auraient peut-être agi de la même façon avec des travailleurs bretons ou normands.

A la mi-août …

C’était exactement le 14 /08/1976  à 15 heures ! 

  Dans une ville de l’Aisne ( 02) , un gars âgé de 21 ans 1/2 , épousait une jeune fille âgée de  19 ans ……Un mariage  » en grande pompes  » mariage 1 lol ……Après quelques mois , ils s’installèrent dans une ville du Nord ( car ils y avaient trouvé un emploi …)….

     Comme tous les jeunes mariés , ils avaient beaucoup  de projets  pour l’avenir : Acheter une maison , avoir des enfants etc…….Environ 4  années après  ( le 14 juin 1980 , naquit une enfant ,un  garçon )…….Travaillant tous les deux, ils durent engager une  » nourrice  » qui se chargeait du bébé  chaque jour travaillé . L’un ou l’autre le déposait chez cette dame le matin en partant au travail et le prenait le soir en rentrant ……Tout allait bien , ils avaient de nombreux amis avec qui ils passaient souvent le samedi soir , partageant le repas ,écoutant de la musique ,refaisant le monde pendant que le bébé dormait calmement dans son couffin couffin……

 

   Mais……c’était trop beau ! 

Bientôt , le mari s’aperçut d’un changement dans l’attitude de l’épouse ……..En fait , elle le trompait !!!!! Le trompait avec un de ses collègues de bureau ….( ceci depuis plusieurs années => Il se demanda si le bébé était bien SON bébé …..)

  Bref , ils divorcèrent ( un divorce  » à l’amiable  » )  ce dernier eut lieu le 24 /09/1981  dans le Nord ……

  Histoire banale comme on en voit tous les jours dirions nous , mais………..A la grande surprise du juge ( une femme )juge F , le mari demanda la garde du bébé âgé d’ un peu plus d’un an…..!  ( Il avait prévenu son épouse : si elle ne lui laissait pas le bébé , il n’accepterais pas le divorce  » à l’amiable  » )  . Après diverses questions, passages devant des  » psy  » etc….Le gars fut déclaré  » apte à  élever » seul le bébé ……( la mère eut un droit de visite un Week- end sur deux et la moitié des vacances solaires ……) ……Là encore ce ne fut pas simple , facile d’assumer une vie seul avec une bébé et en travaillant pour le  » père  » , mais il était heureux  et l’enfant semblait l’être aussi …………Aujourd’hui , le fils est âgé de 40 ans , le père de 65 ans …..L’homme vit seul , mais son fils le voit une fois par semaine minimum …….., lui aussi est divorcé avec 2 petites filles ( Camille et Justine ) , mais c’est la mère qui a la garde , quand Emmanuel a ses filles pour le W.E , souvent il vient voir son vieux père avec Camille et Justine …Camille qui demande , donne  » moult  » bisous / câlins à son papy …..

Est ce réellement SON fils : Il ne le sait toujours pas et……..ne veut pas le savoir .

 

 

…Il y a 44 ans ( le 14/08/1976 exactement) , je me mariais pour la première fois ! mariage 1Quatre ans plus tard un bébé naissait ( 14/06/80 ) et…….6 mois après la naissance de ce dernier , nous divorcions et j’obtenais la garde de  » mon  »? bébé …..

    Le pire est que j’ai  » replongé  » DEUX fois !

C’était il y a environ …

21 ans : Le 11août 1999 avait lieu  une éclipse totale de soleil visible en France : Phénomène très rare en un lieu donné , la précédente éclipse totale visible de la France s’était déroulée le 15 février 1961 ,la prochaine serait prévue pour le 3 septembre 2081 !

  Celle de 1999 se  » présentait sous les meilleurs hospices  » : Elle se produisait en été pendant les vacances et en plein milieu de journée alors que le soleil est au plus haut . Des dizaines de milliers de curieux étaient attendus à l’intérieur de la  » bande de totalité  »  là où le soleil serait totalement masqué : Une bande de moins de 200 kms de large , s’étendant du sud de la Nouvelle Ecosse jusqu’au golfe du Bengale . En France , cette bande s’étirait au nord d’une ligne Le havre – Strasbourg …La durée de la phase totale devait être inférieure à 3 minutes (assez peu comparée à la grande éclipse totale de 1973 observable en Afrique du Nord ( 7 minutes ).

Malheureusement , en 1999 , dans le  » jeu de cache-cache  » qui se jouait entre le Soleil et la Lune , une 3ème invitée vint perturber le spectacle : La météo . Dès le 10 août , la pluie envahissait le nord de la France et les prévisions pour le lendemain n’étaient pas réjouissantes ….C’est donc sous les nuages que la plupart des spectateurs  » vécurent  » cette éclipse  le 11 août ….Seules quelques petites régions eurent la chance d’avoir un ciel dégagé ……eclipse3

Vidéo de cette éclipse :

Bonnus lol:

Il est né le 15 juillet 1914 :

  Je verrais pour approfondir et compléter le billet ce soir : Là  out off order l’ermite ! klik 

   cela fait donc environ 106 ans . 

   Mais de quoi sagit il ?  Et bien de Résultat d’images pour illustrations feuilles d'impôt sur le revenu!!!! L’impôt sur le revenu ….

Ce jour là , le Sénat adopte la création de l’impôt  » progressif sur l’ensemble des revenus  » ceci après……60 ans de débats ! 

Par exemple, en 1896 , un projet d’impôt  sur le revenu adopté par la Chambre avait provoqué ,suscité un vote hostile du Sénat …Mais cette fois, le contexte est différent : Les contribuables doivent mettre la main au portefeuille pour financer la Première Guerre mondiale !! Mais…..le conflit terminé , l’impôt , lui est resté !

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( pratiquement copier sur le  Net ! )

 

       Avant la création de la taille, impôt de répartition, le principe d’un impôt de quotité frappant les revenus de l’ensemble des sujets du royaume avait été retenu.

          L’impôt du vingtième et la dîme saladine furent ainsi levés au XII ème siècle, comme l’impôt du centième et du cinquantième au XIII ème. Ces impôts étaient techniquement très en avance sur leur temps. Ils exigeaient en effet une déclaration des contribuables (dîme saladine, cinquantième) et leur taux était fixé d’avance (impôt de quotité), progressif, même, dans le cas de l’impôt du cinquantième. Le pouvoir royal ne trouva malheureusement aucune administration apte à gérer de tels impôts.

   Plus tard, au XVIII ème siècle, des besoins financiers accrus, les défauts de la taille, conduisirent la Monarchie à tenter d’instituer des impôts universels sur les revenus et de réaliser quelques innovations techniques.

Dans son ouvrage, paru en 1701, Vauban préconise l’instauration d’une dîme royale, payable par tous.

En 1710, le contrôleur général des finances, Desmaretz, s’inspirant de la taille réelle, crée, pendant la guerre de succession d’Espagne, le dixième, qui deviendra l’impôt des vingtièmes en 1749. Impôt de quotité, le dixième cherche à frapper les revenus des propriétés déclarées. Pour la première fois apparut alors, de façon expérimentale, la déclaration des revenus.

Cette innovation fut étendue à la taille personnelle par le Duc de Noailles en 1716, sous la Régence. Il s’agissait d’assurer la proportionnalité de la charge fiscale aux facultés du taillable en établissant des règles clairement définies.

  Visant à établir plus d’équité entre les taillables des pays d’élections, la réforme du Duc de Noailles prévoyait une déclaration de revenus, reçue par les collecteurs chargés, en présence de commissaires nommés par l’intendant, de l’établissement des rôles. L’administration monarchique entendait ainsi disposer de documents écrits pour contrôler la répartition de l’impôt qu’elle ne souhaitait plus confier seulement à des collecteurs élus par leurs concitoyens.

La déclaration de revenus se généralise ensuite peu à peu jusqu’en 1789 avec plus ou moins de fortune selon la personnalité des intendants qui s’emploient à la promouvoir. Ces derniers pouvaient, à l’aide des déclarations de revenus, pratiquer une politique fiscale active, plus juste, en allégeant l’activité agricole (le physiocrate Bertin) ou l’activité industrielle et commerciale (Necker), en essayant d’exonérer les familles nombreuses et les veuves, d’ouvrir des déductions de charges pour n’imposer que le revenu net, de pratiquer la progressivité.

Les nouvelles techniques fiscales rencontrèrent l’opposition des cours souveraines, au premier rang desquelles les cours des Aides, qui y voyaient l’extension de l’absolutisme royal. Les cours préféraient le maintien d’une administration fiscale décentralisée, contrôlée par les magistrats et respectueuse des privilèges locaux conçus comme des libertés.

Alliés au cours souveraines dans leur résistance au développement et au perfectionnement de l’impôt, les contribuables taillables supportaient de moins en moins un système qui restait inégalitaire dans son principe. Plus la taille se perfectionnait et devenait équitable pour ceux-là seuls qui la payaient, plus elle leur paraissait inacceptable. Ce sentiment, qui s’exprime dans les Cahiers de doléances de 1789, devait conduire à la suppression de la fiscalité personnelle de l’Ancien Régime au profit d’une fiscalité réelle ignorant les individus.

Néanmoins, certains contribuables à l’esprit novateur avaient parfois conscience de l’utilité que pouvait représenter une déclaration de revenus afin de rendre l’impôt plus juste. Ne voit-on pas, par exemple, une petite paroisse des environs de Château-Thierry, Saulchery, répondre à un questionnaire répandu dans l’élection (1788) en ces termes : « Le meilleur moyen de répartition de l’impôt consisterait à obliger chaque particulier à faire une déclaration exacte de tout ce qu’il possède, faire une masse de tout et répartir la masse des impositions proportionnellement » ?

Les techniques de l’impôt personnel sur le revenu imaginées sous la Monarchie pourront plus tard être utiles à la justice républicaine lorsque réapparaîtra, en 1914, sous une forme plus universelle, l’impôt sur le revenu, impôt de solidarité entre les citoyens et non plus impôt inégalitaire comme au XVIII ème siècle. Entre temps, la Révolution aura élaboré le principe de l’égalité de tous les citoyens devant la loi, et l’impôt.


La création  :

A partir de 1848, des impôts directs sur le revenu sont institués ou proposés dans différents pays.

En France, sous la II ème République, le Ministre des Finances Garnier-Pagès parle d’instaurer un impôt sur le revenu « proportionnellement progressif ».

L’instauration du suffrage universel et les aspirations démocratiques du plus grand nombre vont conduire à rechercher davantage de justice fiscale alors que l’état de l’évolution financière, économique et sociale conduit à une remise en cause du système d’imposition.

Après 1870, le paiement des indemnités de guerre, l’augmentation des dépenses provoquées par la guerre et la Commune, accroissent les charges de l’Etat. Il faut trouver d’autres ressources et certains députés républicains pensent que c’est le moment opportun pour créer un impôt général sur le revenu tel que le proposait Gambetta. Thiers s’oppose énergiquement à ce projet « d’atroce impôt sur le revenu ». On préfère dans ce cas augmenter les taxes existantes puis établir, en 1872, un impôt sur le revenu des valeurs mobilières. Cet impôt, retenu à la source, qui n’atteint pas, en particulier, les rentes sur l’Etat et les fonds publics étrangers, est ajouté aux « quatre vieilles » pour former un système d’impôts dont l’avantage principal est d’éviter le plus possible les contacts entre les contribuables et le fisc.

Les  » quatre vieilles  » 

  – 1 ) La contribution foncière : est ‘ assise  » sur les biens fonciers. C’est la taille réelle des anciens pays d’États. Elle correspond aussi à l’ancienne taille de propriété des pays de taille personnelle. Seul le propriétaire est imposé sur la valeur locative de ses biens.
– 2 ) La contribution personnelle mobilière : est  » assise   »essentiellement sur le logement. La valeur du loyer de l’habitation du contribuable devait permettre une évaluation approximative de son revenu.
– 3) La patente  : est assise sur l‘industrie et le commerce. Elle n’atteint les revenus industriels et commerciaux qu’indirectement, par le biais du loyer, comme les autres contributions. Ainsi, par exemple, son tarif est fixé à deux ou trois sols par livre du loyer des boutiques, magasins ou ateliers (10 à 15 %).
–  4 ) L’impôt des portes et fenêtres est voté un peu plus tard (loi du 4 Frimaire an VII = 24 mars 1798) par le Directoire. L’impôt est fixé sans pénétrer dans les maisons, d’après les signes extérieurs de richesse de l’habitation. En ce sens, il fait figure d’impôt idéal, ne taxant que les objets réels visibles sans porter atteinte à la liberté du contribuable dont on ne cherche pas à connaître les revenus invisibles. Il est acquitté par l’occupant et non par le propriétaire .constituées d’un ensemble de taxes indiciaires commodes à asseoir et peu gênantes pour le contribuable puisque ne comportant ni déclaration ni inquisition, sont éloignées de la réalité des revenus. Elles demandent, pour être augmentées, une révision d’assiette. A titre d’exemple, on détermine, en 1887, que par rapport au revenu réel, les pourcentages des prélèvements peuvent varier de 0,15 à 42 % pour l’impôt foncier et de 1,6 à 37 % en ce qui concerne la contribution mobilière. Les inégalités sont très grandes. Aussi, il est difficile d’éviter à l’Etat de revoir son système fiscal. 

    La taxation des revenus mobiliers ouvre la voie à plus de 200 propositions, entre 1871 et 1909, visant à l’instauration d’un impôt sur le revenu. En 1876, Gambetta Résultat d’images pour Léon Gambettapropose l’institution d’un impôt proportionnel sur les revenus. Le ministre des finances Peytral Résultat d’images pour Paul Peytral dépose ensuite en 1889 un projet d’impôt sur le revenu, qui n’est pas discuté. A la suite des élections de 1893, favorables aux républicains progressistes, plusieurs initiatives parlementaires relatives à l’établissement de l’impôt sur le revenu voient le jour. Une commission extra-parlementaire chargée d’examiner le problème de l’imposition des revenus est également instituée qui conclut positivement sur les avantages sociaux des impôts sur le revenu, sans toutefois se prononcer sur leur établissement.

   En 1896, un projet d’impôt général sur le revenu, le projet Doumer  Doumer (Ministre des Finances), accepté par la Chambre, est retiré devant un vote hostile du Sénat.

     De 1894 à 1898, tous les ministres des finances (sauf Poincaré) déposent leur projet d’impôt sur le revenu. Dans les luttes politiques du moment, l’opposition entre partisans et adversaires de l’impôt sur le revenu occupe la plus grande place.

      Alors qu’il est ministre des finances du gouvernement du « bloc des gauches », Caillaux Caillauxdépose en 1900 un projet de « réforme des contributions directes ». Ce projet n’est pas adopté.

       De nouveau ministre des finances sous le ministère de Clémenceau, en 1906, après la victoire des radicaux aux élections, Caillaux dépose dès 1907 un autre projet qui juxtapose un impôt cédulaire sur les revenus et un impôt sur le revenu global, de caractère progressif. Clémenceau souhaite en effet réaliser des réformes sociales et politiques, telles que la journée de huit heures de travail et l’impôt sur le revenu. Il parvient à arracher à la Chambre, en mars 1909, le vote qui créé l’impôt sur le revenu. La conjoncture était favorable : la montée des tensions internationales, à partir de 1900, le réarmement indispensable du pays rendaient nécessaires des ressources supplémentaires. Le Sénat mettra près de cinq ans pour se prononcer et proposer un texte sensiblement différent. Son opposition ne sera surmontée qu’en raison des menaces de guerre qui pèsent sur le budget en 1913 et grâce à l’intervention de Caillaux. Au printemps 1914, radicaux-socialistes et socialistes reconstituent un « bloc des gauches ». Ils gagnent les élections. Leur programme est axé sur l’abolition de la Loi Barthou, qui a porté la durée du service militaire de deux à trois ans, et la création de l’impôt sur le revenu. Le Président de la République, Poincaré, appelle au gouvernement le socialiste indépendant Viviani. Ce dernier accepte de ne pas demander dans l’immédiat l’abrogation de la Loi de trois ans. En contrepartie, le Sénat adopte le 3 juillet l’impôt sur le revenu auquel il s’opposait depuis 1909.

A ce moment-là, il y a quatre jours que l’archiduc héritier d’Autriche a été assassiné à Sarajevo.

Contre l’Impôt sur le revenu

     Les opposants à l’impôt sur le revenu voient en lui une réincarnation de l’Ancien Régime. C’est le retour à l’inquisition fiscale de l’administration, « immoralité écrite en loi » selon Thiers.

   D’après eux, le projet d’impôt sur le revenu s’oppose aux principes d’égalité et de liberté de l’individu qui garantissent son anonymat par rapport au fisc. Ce projet risque d’attribuer aux agents des impôts chargés de l’évaluation du revenu global des contribuables des pouvoirs comparables à ceux des commissaires aux tailles des intendants du XVIII ème siècle et d’entraîner un arbitraire dangereux.

   Mais c’est surtout le principe de la progressivité de l’impôt qui est condamné parce que contraire à l’égalité des citoyens. La progressivité pénalise les riches, « épargne des millions de citoyens pour en accabler quelques milliers », (c’est ce que disait l’historien Marcel Marion à la fin du XIXème siècle). Elle est susceptible en cela de rétablir au bas de l’échelle sociale les privilèges supprimés en haut et de rompre ainsi avec l’esprit de 1789. En ce sens, une fiscalité réelle est préférée à la fiscalité personnelle puisqu’elle reflète imparfaitement les variations de revenu des contribuables et permet difficilement d’établir des tarifs progressifs.

     Rétablissement à l’envers des privilèges, l’impôt progressif est encore, pour ses détracteurs, l’instrument de la révolution sociale, « instrument admirable de confiscation et de nivellement des fortunes » suivant Méline (Président du Conseil en 1896).

   Enfin, l’impôt sur le revenu est néfaste pour l’économie, « aussi catastrophique que la révocation de l’Édit de Nantes » (selon l’économiste libéral Paul Leroy-Beaulieu). Surtaxant les riches, il stérilise le capital et arrête le moteur de l’économie au contraire d’une fiscalité fixe et non progressive encourageant l’épargne, stimulant l’esprit d’entreprise. C’est ce que pensent Max Boucard et Gaston Jèze auteurs des « Éléments de la science des finances » (1902) : « L’impôt général progressif n’est pas seulement injuste et sans fondement rationnel, il est arbitraire. Sur quelle base fixera-t-on la progression ? Et cette progression, où s’arrêtera-t-elle ? Si on n’établit pas une limite, l’impôt finira par absorber la totalité des revenus et entamera le capital, restreignant l’épargne et la production, et forçant les capitaux à se cacher ou fuir ».


L’impôt sur le revenu : une revendication du parti radical

    Cette revendication figurait déjà dans le programme « radical » exposé par Gambetta à Belleville en 1869. Elle est plus particulièrement reprise par les radicaux-socialistes favorables aussi à l’intervention de l’Etat dans les rapports entre le capital et le travail et à quelques nationalisations.

  Soucieux de compenser les effets de la concentration croissante des moyens de production tout en respectant le régime de la propriété, les radicaux estiment que la pression sociale oblige à une réforme sous peine de révolution. Ils proposent de recourir à l’impôt personnel et progressif, mesure susceptible selon eux de désamorcer les tensions sociales sans modifier la structure de la société.

   Les radicaux, qui souhaitent un minimum d’égalité, pensent que la réforme de l’impôt permet de résoudre les grandes questions sociales. Ils rejoignent en cela Jaurès recommandant à la Chambre, en 1894, un impôt personnel et progressif en ces termes : « Dans une société où celui qui ne possède pas a tant de peine pour se défendre, tandis au contraire que celui qui possède de grands capitaux voit sa puissance se multiplier non pas en proportion de ces grands capitaux mais en progression de ces capitaux, l’impôt progressif vient corriger une sorte de progression automatique et terrible de la puissance croissante des grands capitaux ».