C’était en juillet il y a….

  ( Etant donnée ma situation actuelle ,je voulais en savoir un peu plus sur l’Armée du salut : Je n’aime pas du tout le côté  » armée  » ni la face religieuse !!! )

….environ 155 ans ! Le 5 juillet 1865 exactement naissait  » l’armée du salut » Résultat d’images pour Armée du salut….Face à la détresse ouvrière et la misère de la classe ouvrière anglaise , le pasteur William Booth Résultat d’images pour william boothcrée la  » Mission chrétienne  » , baptisée  » armée du salut  » en 1878 . Sa devise à l’époque  » Soupe,savon,salut  » , est aujourd’hui  » secourir ,accompagner , reconstruire  »…L’organisation s’est donnée deux missions: Spirituelle et sociale …Installée en France depuis 1881 , elle y gère une cinquantaine d’établissements d’action sociale …

 

   Le message de l’Armée du salut se fonde sur la BibleSa mission consiste à annoncer l’Évangile de Jésus-Christ et à soulager, en son nom, sans aucune  distinction , les détresses humaines.

 » Tant que des femmes pleureront, je me battrai
Tant que des enfants auront faim et froid, je me battrai,
Tant qu’il y aura un alcoolique, je me battrai,
Tant qu’il y aura dans la rue une fille qui se vend, je me battrai,
Tant qu’il y aura des hommes en prison, et qui n’en sortent que pour y retourner, je me battrai,
Tant qu’il y aura un être humain privé de la lumière de Dieu, je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai.  »

William Booth ( 9 mai 1912 )

Histoire :

   En Angleterre, en pleine révolution industrielle, William Booth fonde la Mission chrétienne de l’Est de Londres le  pour propager la foi et lutter contre la pauvreté. Cette mission devient, le , l’Armée du salut. À cette époque, les foules ouvrières s’entassent dans les quartiers pauvres d’East End (à l’est de Londres) .

 Un peu comme  Karl Marx Résultat d’images pour Karl Marxqui y trouve les fondements de son idéologie révolutionnaire, matérialiste, athée et basée sur le principe des masses, W. Booth propose par contre ,un autre moyen de salut à  » ces populations qui vivent dans la misère.  » Pour lui, le progrès social, politique et économique devrait découler d’une profonde transformation intérieure de l’homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l’Évangile. William Booth sait cependant qu’avant de partager la promesse biblique, il faut pouvoir lui proposer des conditions de vie décentes sur terre. D’où la devise  : Soup, soap, salvation (Soupe, savon, salut).

   Depuis 1891, durant le mois de décembre, l’Armée du salut organise une collecte de fonds dans la rue, ce sont  » les Marmites de Noël  » .( La campagne des marmites de Noël est l’une des activités annuelles de financement de l’Armée du Salut. Pendant le temps des fêtes, le grand public est invité à déposer un don dans l’une des 2000 marmites réparties dans tout les pays, et ainsi permettre à l’Armée du Salut d’accomplir sa mission. Il est également possible de faire un don dans l’une des  marmites virtuelles .)….

   Membre à part entière de l’Église chrétienne, l’Armée du salut refuse de se laisser réduire au rang d’une simple institution charitable. C’est une approche globale en faveur de l’être humain, aimé de Dieu, que l’Armée du Salut développe au travers de ses actions. Ainsi son action sociale est une des expressions de l’amour de Dieu envers les hommes. C’est  » la foi en action  »

(  »Salutistes   » américaines à Ansauville (France) durant la Première Guerre mondiale, équipées de masques à gaz, en train de préparer des tartes pour les soldats ) …

Sa structure :

  Pour regrouper et mettre à l’œuvre les convertis qui le suivent, William Booth s’inspire du modèle militaire. Son organisation adopte vite une hiérarchie, une discipline, un drapeau , un uniforme, des règlements, un vocabulaire spécifique. Un général y coordonne l’action au niveau mondial et fixe les grandes orientations.          Depuis le , le général Brian Peddle Résultat d’images pour Brian Peddle exerce cette fonction.

      Dans chaque pays, l’Armée du salut est constituée sous forme de territoire . Un territoire salutiste peut regrouper plusieurs pays commandé par un officier supérieur depuis un quartier général territorial. Depuis l’origine, le quartier général international est basé à Londres.

L’officier de l’Armée du salut est ministre du culte. Son service est un apostolat. Homme ou femme, marié ou célibataire, il travaille à plein temps pour l’œuvre dans un ministère pastoral qui le conduit également à mettre en place des actions de secours envers les plus démunis … L’Armée du salut forme ses cadres au sein d’écoles militaires.!!!  Au cours d’un cycle de deux ans, les jeunes cadets suivent un enseignement essentiellement religieux. De même, elle utilise un grade pour définir l’ancienneté et les responsabilités de chaque officier.

Soldat!!!

    Le soldat, fort d’une expérience spirituelle fondée, fait le choix de l’Armée du salut comme Église. Il prend l’engagement personnel d’observer dans tous les domaines de sa vie les principes évangéliques. Dans la communauté salutiste, le soldat assume bénévolement sa part de travail en fonction de ses compétences et ses disponibilités. Certaines fonctions sont distinguées par les grades d’officiers locaux.

N.B : L’Armée du salut est une structure internationale implantée dans 128 pays qui rassemble 1,5 million de membres. Elle intervient partout où elle peut être utile et où elle est acceptée.

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Une armée ! berkkkk!

  Rien, en effet, ne rappelle davantage la fameuse compagnie de Loyola que l’Armée du Salut. Elle est aussi une compagnie de guerre, avec son général tout-puissant, exigeant la soumission absolue. C’est pourquoi elle a une organisation toute militaire. (Edmond de Pressensé, L’Armée du salut, dans la Revue bleue politique et littéraire, 1883, )

   Non, mais vous vous rendez compte ? Et pendant ce temps, y en a des qui se font entretenir par la  » mendianticité  ». Non, non, l’Armée du Salut, c’est pas conforme à la Bible. — (Pascale Brudon, Médicaments pour tous en l’an 2000? )

   Plus net encore devrait être le cas de l’Armée du salut : sa réputation de congréganiste aurait été difficile à établir a priori, étant donné que la figure institutionnelle de l’Armée du salut ne ressemble pas à un monastère, ni à la Compagnie de Jésus.  (Jean-Paul Durand, )

Un homme qui n’avait pas froid aux yeux ..

…..ni ailleurs !

Cet homme : Roald Amundsen !Résultat d’images pour Roald Amundsen…Explorateur norvégien…

      Fils d’un petit armateur, Roald Amundsen avait envie , à l’origine , d’être médecin mais il fut  saisi d’une  »vocation irrésistible   » pour l’exploration polaire.     En 1893,âgé de 21 ans,  il s’engage comme simple matelot sur un phoquier et, de 1897 à 1899, il participe à l’expédition antarctique d’Adrien de Gerlache Image illustrative de l’article Adrien de Gerlache de Gomeryen qualité de second du Belgica. Sa carrière d’explorateur s’ordonne autour de trois grandes réalisations : le forcement du passage du Nord-Ouest, la conquête du pôle Sud et la première liaison aérienne Europe-Amérique par le pôle.

En 1909  ( à 31 ans environ ) , Amundsen prépare avec enthousiasme son expédition à  destination du pôle Nord , il veut à tout prix atteindre le premier ce point  » mythique  » 

Mais, il apprend que son concurrent , Robert Peary Résultat d’images pour Robert Pearylui a volé  » la primeur  »  ! Amundsen ne se décourage pas pour autant : Puisque le Nord  » est pris  » , cap au Sud ! Et le voici qui change tranquillement de cap !Il prend pour destination l’autre pôle ! Là , il prépare sa nouvelle expédition dans le plus grand secret ( hors de question de se faire à nouveau voler le vedette !) . Deux ans plus tard , le 14 décembre 1911 Roald Engel Bregt Amundsen ( de son nom complet ) devient donc le premier explorateur à atteindre le pôle Sud ….Au court de sa carrière il fut aussi l’un des participants à l’expédition qui réalisa le premier  » hivernage en Antarctique ….Décidément, il n’avait réellement pas froid aux yeux …ni ailleurs lol 

 

C’était le 4 juillet 1807……

  Ni commentaires ni lecteurs : SYMPA ! Bahhh , pas grave je suis habitué maintenant => j’écris ici d’abord pour moi , pour m’occuper encore quelques temps …..

Il y a donc environ 213 ans !

A Nice naissait Giuseppe Garibaldi …..

    Giuseppe (Joseph) Garibaldi est né le 4 juillet 1807 à Nice, dans la famille d’un capitaine de navire d’origine génoise. Son enfance se déroule pendant l’épopée napoléonienne.

   Héros romanesque en quête permanente d’idéal, Garibaldi est le   » pendant  » italien (et populaire) du marquis de La Fayette

 

. L’un et l’autre, à un demi-siècle de distance, ont été qualifiés  de  »Héros des Deux Mondes ».

    Mousse à 13 ans, il voyage et commence à se  passionner  pour les idées révolutionnaires. En 1833, il rejoint le mouvement  »Jeune Italie » de Giuseppe  Mazzini Résultat d’images pour Giuseppe Mazzini.

     Lors d’un soulèvement à Gênes, Mazzini lui donne  pour mission de s’emparer de la flotte sarde mais le complot est  » éventé  » et lui-même est condamné à mort par contumace..

    La chance, qui ne  l’abandonnera  » pratiquement jamais  »  tout au long de sa  vie, lui permet de s’enfuir. Il gagne alors Marseille d’où il s’embarque pour l’empire du Brésil.

L’aventure américaine :

Garibaldi,  »condottiere de la Révolution  », s’associe dans le Rio Grande do Sul, à un soulèvement sécessionniste des républicains locaux contre l’empereur du Brésil. C’est un échec. Un peu plus tard, il passe en Uruguay pour défendre l’indépendance de ce petit pays, menacée par les visées du Rosasdictateur argentin Rosas.

    En 1843  il forme une petite troupe de combattants avec des exilés italiens. Comme  uniforme, Garibaldi dote sa Légion d’un poncho et d’un bonnet de gaucho, ainsi que d’une tunique rouge inspirée de l’uniforme des ouvriers des abattoirs de Buenos Aires !

   C’est pour cette raison que les légionnaires de Garibaldi se feront désormais connaître sous l’appellation de  »Camicie rosse » (les  »Chemises rouges »).  (Mussolini puis Hitler reprendront cette idée avec, le 1er avec les  » Chemises noires », et Hitler avec  »Chemises brunes » ).

   La Légion garibaldienne, renforcée par quelques esclaves récemment affranchis, résiste à Montevideo au siège de la capitale par les troupes du dictateur argentin. Elle remporte en 1846 la victoire de Sant’Antonio qui va avoir un grand retentissement dans les milieux libéraux européens et faire connaître le nom de Garibaldi.

 Au cours de son séjour sud-américain, le   »séduisant  » combattant enlève une jeune Brésilienne mariée, de 15 ans sa cadette : Anna Maria Ribeiro de Silva A.M garibaldi, plus connue sous le nom d’Anita. Il l’épouse en 1842. Elle partagera jusqu’à la mort toutes ses aventures et lui donnera deux fils : Menotti et Riciotti, ainsi qu’une fille, Teresita.

L’aventure italienne :

   En 1848, auréolé de ses succès uruguayens, Garibaldi regagne l’Europe où viennent d’éclater les dernières révolutions de  »’ l’ère romantique  ». Bien que républicain, il met son épée au service du roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert, pour la libération de l’Italie.

    Après la défaite des Piémontais face aux Autrichiens à Custozza, le 25 juillet 1848, il tente de poursuivre le combat avec 3.000 francs-tireurs mais finit par se replier en Suisse. Là-dessus, il apprend que Giuseppe Mazzini vient de proclamer la République à Rome, au grand dam du pape Pie IX, en fuite. Il accourt avec une nouvelle troupe de volontaires.

  Il remporte la victoire contre le corps expéditionnaire français du général Oudinot Résultat d’images pour Nicolas Charles Oudinot au Janicule le 30 avril 1849 mais ne réussit pas à sauver la république romaine. À ses hommes, Giuseppe Garibaldi lance le 2 juillet 1849 la formule que reprendra Winston Churchill,( ? ) s’adressant aux Britanniques en 1940 : «Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes ! »

   Battant en retraite face aux Français, il traverse la chaîne montagneuse de l’Apennin et se réfugie dans la petite république de San-Marino. Les Autrichiens offrent l’amnistie aux légionnaires. Garibaldi et 250 réfractaires la refusent et embarquent à destination de Venise.

   Éprouvante traversée ! Anita, victime d’une blessure par balle, doit être débarquée en catastrophe dans les marais du Pô. Elle meurt par manque de soins dans une cabane de pêcheurs.

C’est à nouveau l’exil. Cette fois, Garibaldi gagne l’Amérique du Nord. Il s’embauche à New York dans une usine de chandelles puis se fait capitaine de navires marchands au Pérou. Enfin, en 1854, il rentre à Nice où se sont établis ses enfants puis achète la moitié de la petite île de Caprera, entre la Sardaigne et la Corse, pour s’y établir dans l’attente de jours meilleurs.

 » L’odeur de la poudre  » rappelle Garibaldi en 1859 lorsque le royaume de Piémont-Sardaigne entre à nouveau en guerre contre l’Autriche, en vue de chasser celle-ci de Lombardie et de Vénétie. Cette fois, grâce à son ministre Cavour, le petit roi Victor-Emmanuel II Résultat d’images pour victor emmanuel 2 bénéficie de l’appui de Napoléon 3 jpg, empereur des Français.

  Pendant que les armées régulières s’affrontent à Magenta et Solférino, Garibaldi prend la tête d’un corps de  » chasseurs des Alpes  » ( 5.000 hommes ). Ils remportent quelques succès sur les Autrichiens à Varese, le 26 mai 1859, et à Brescia, le 13 juin 1859.

  Il aimerait bien descendre vers la Toscane pour y déclencher une insurrection mais Victor-Emmanuel II l’en empêche.

  Les hostilités s’interrompent  alors . Tandis que le Piémont-Sardaigne annexe la Lombardie et les principautés de Parme, de Modène et de Toscane, la France reçoit pour prix de ses services la Savoie et… Nice, la ville natale du héros. Garibaldi en est furieux et se retire à Caprera. Pas pour longtemps…

L’  »Expédition des Mille  » :

  En avril 1860 éclate en Sicile un soulèvement contre le roi des Deux-Siciles, établi à Naples. Garibaldi quitte son asile de Caprera et proclame  sa volonté d’unir les Deux-Siciles à la couronne piémontaise.

  Il rassemble un millier de volontaires à la chemise rouge (1089 exactement) et s’embarque à Gênes pour la Sicile, sur deux bateaux à vapeur. C’est le début de l’épique  » expédition des Mille  » . Cavour Cavourlaisse faire, avec le secret espoir qu’elle échouera…

    En débarquant à Marsala le 11 mai 1860, à l’ouest de Palerme, les Chemises rouges sont très déçues de ne pas  être accueillies par le peuple comme ils l’espéraient. Qu’à cela ne tienne. Garibaldi se proclame dictateur de la Sicile au nom du roi Victor-Emmanuel II, avec la devise :  »Italia e Vittorio Emanuele  » , puis marche sur Palerme.

  Sur la route, près du village de Calatafimi, 3.000 soldats napolitains  leurs font face. Etablis sur une éminence, ils sont armés de fusils Résultat d’images pour fusilstandis que les Chemises rouges n’ont que des mousquets mousquet  .

  Garibaldi a conscience que son destin se joue à cet endroit. Comme les Napolitains lancent des pierres en direction de sa petite troupe de légionnaires, il s’écrie :  » Voyez, ils n’ont plus de munitions ! À l’assaut ! »

La bataille de Calatafimi, avec Garibaldi

      Alors s’engage le corps-à-corps de la dernière chance. Il se solde par la victoire des Mille ! Le destin bascule. Garibaldi voit venir à lui de nouveaux volontaires. Ils sont 4.000 à l’arrivée à Palerme, capitale de l’île. Mais la garnison de la ville compte pas moins de 24.000 hommes.

     Garibaldi ,faisant semblant de battre en  retraite , attire une partie de la garnison hors de la ville puis y pénètre à la faveur de la nuit. Après çà ,comme le gouverneur décide de bombarder celle-ci avant la contre-attaque, la population se rallie à Garibaldi.!!!

  Quelques jours plus tard, Palerme  se soumet à Garibaldi et celui-ci se prépare à traverser le détroit de Messine et marcher sur Naples. Il entre dans la cité le 7 septembre 1860, au lendemain de la fuite du roi.

   Cavour sent le danger : Garibaldi, républicain et anticlérical de cœur, n’est pas l’allié le plus sûr qui soit pour Victor-Emmanuel II et la maison de Savoie ! D’autre part, une intervention de Garibaldi contre Rome risque de déclencher une intervention de l’Autriche et de la France, deux grandes puissances catholiques.

 Il décide donc de prendre les devants et de marcher sur Naples à travers les États du pape.

Garibaldi à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II(  Garibaldi saluant Emmanuel II)

    Giuseppe Garibaldi s’incline. Il chevauche à la rencontre du roi Victor-Emmanuel II et, le 26 octobre 1860, à Teano, le hèle d’un  » tonitruant  » :  »Je salue le premier roi d’Italie ! » Là-dessus, le roi et le républicain font ensemble leur entrée à Naples sous les acclamations. C’en est fini du rêve républicain de Mazzini.

 Il ne reste plus qu’à légitimer par un plébiscite la soumission de l’Italie méridionale et officialiser la naissance du royaume d’Italie.

Giuseppe Garibaldi se voit offrir un titre de général, un château et les plus grands honneurs. Le président américain Abraham LincolnA. Lincoln (2) lui fait demander par l’intermédiaire de Victor-Emmanuel de bien vouloir s‘engager à son service dans la guerre de Sécession qui vient de débuter.!!!!!

  Mais le héros refuse toutes les offres. Il préfère poursuivre son combat pour Rome, sans s’apercevoir que le moment était prématuré pour priver le pape de son pouvoir séculier.

    Il lève une troupe pour partir à la conquête de la Ville éternelle. C’est  »le pas de trop  » . Victor-Emmanuel II ne peut tolérer plus longtemps que sa toute fraîche autorité royale soit ainsi bafouée.

  Les troupes régulières défont la Légion garibaldienne à Aspromonte le 29 août 1862. À vrai dire, l’engagement dure à peine un quart d’heure et Garibaldi, légèrement blessé, n’insiste pas. Capturé, il est aussitôt pardonné et relâché. Il ne lui reste plus qu’à se réfugier dans son île de Caprera, entouré de sa famille et de ses admirateurs du monde entier.

   Garibaldi tente encore de  » jouer sa partition  » en 1866, lors de la guerre entre l’Autriche et la Prusse, alliée à l’Italie. Puis, l’année suivante, pour la énième fois, il lève une Légion de Chemises rouges et se lance à l’attaque du réduit romain.

  Il est battu par les troupes françaises et pontificales à Mentana, le 3 novembre 1867, à nouveau arrêté par le gouvernement italien et presque aussitôt libéré.

L’aventure française

  En 1871, l’unité italienne est achevée. Garibaldi, alors âgé de 64 ans, va-t-il enfin prendre du repos ? Non !

   Quand est renversé l’empereur Napoléon III, Garibaldi met son épée au service des républicains français, en lutte contre l’envahisseur allemand. Il se rend à Tours avec ses deux fils mais est mal accueilli par les officiers dont aucun n’accepte de combattre sous ses ordres.

   Heureusement,   Léon Gambetta L.Gambetta, qui a pris en main la Défense nationale, lui fait une offre généreuse en lui confiant le commandement de 10.000 tirailleurs de l’armée des Vosges.

Joseph Garibaldi âgéÀ leur tête, il va reprendre Dijon aux Prussiens. Ce sera la seule victoire obtenue par les armées de la jeune République ! Elle ne suffira pas à renverser le cours du destin. La France, vaincue, signera le traité de Francfort.

   Giuseppe Garibaldi est élu au début de l’année suivante comme député de la Côte-d’Or, de Paris, d’Alger et de Nice sans s’être porté candidat dans aucune de ces circonscriptions. Mais à Bordeaux où siège provisoirement la nouvelle Assemblée nationale, il est insulté par les députés de la majorité conservatrice qui lui reprochent en particulier son soutien au séparatisme niçois.

      Son élection est invalidée au motif qu’il est étranger et du coup, Victor Hugo V.Hugo, lui-même élu député, démissionne de son mandat en guise de soutien à celui dont il dit : «Cet homme est une puissance».

Giuseppe Garibaldi se retire définitivement à CapreraCaprera

où il rédige ses mémoires et meurt le 2 juin 1882.

C’était il y a….

117 ans !

  Le  1er juillet 1903 : début du premier Tour de France cycliste :

  Le premier Tour de France cycliste comporte 6 étapes s’étalant sur 19 jours. Créé par Henri Desgranges , , directeur du journal L’Auto qui souhaitait augmenter les ventes de son quotidien dans le numéro du 2 juillet 1903 de L’Auto, Henri Desgranges  .

 ( Photographie tirée de  » La Vie au grand air   »: revue illustrée de tous les sports du 18 août 1901) : Henri Desgranges
henri-desgrange 

signe un compte-rendu des premiers instants de cette épreuve inédite à laquelle 80 coureurs s’étaient inscrits, cependant que 59 prirent le départ :

     » J’ai tâté leur courage à tous, quelques minutes avant le départ pour cet énorme Tour de France, avant la grande bataille qu’ils allaient livrer, et pas un ne m’a dit :   »J’ai peur que mes forces ne me trahissent, je crains que la tâche ne soit au-dessus de mes moyens  » .

   » Tous étaient pleins de confiance et dans leurs yeux brillait l’espérance de la. victoire. Et mon cœur de sportsman s’est réjoui au spectacle de ces courageux que   » le soleil auréolait d’une poussière d’or  » et devant qui la route allait s’étendre à l’infini, pendant des heures, pendant des jours, pendant des semaines……

…… Là, je me suis pris à regretter le temps où, moi aussi, je courais les grandes routes, où je voyais, libre sur ma frêle machine, d’extraordinaires couchers de soleil, où je me perdais dans des nuits étoilées, où je me retrouvais le lendemain matin, grâce à moi, à moi tout seul, dans de nouveaux pays où le parler n’était plus le même, où les paysans, au passage, avec leurs yeux paisibles, semblaient se demander d’où venait celui-là qui sortait des ténèbres.

    » Mais à quoi bon rêver au passé, regretter ce qui n’est plus ? Tout a ses joies et il est bon de contempler en d’autres des énergies défuntes. L’heure présente est à l’action de ces hommes, et cela, somme toute, vaut largement la reconnaissance de l’U.S.A.P.F. par l’U.S.F.S.A.

    » Les voici maintenant un pied sur la pédale, l’autre jambe à terre. Le départ se fait lancé ; il sont bien sages et bien raisonnables ; ils se sont rangés docilement sous les ordres du starter et lentement les 60 partants se mettent en marche. Ils font ainsi 3 ou 400 mètres et le tournant de la route nous les cache…….

 » Quelques minutes après je vois au loin un nuage de poussière qui se soulève à leur passage et ce nuage s’enfuit terriblement vite. La lutte est commencée, elle se terminera dans 19 jours.  »

    Dans le même numéro de L’Auto, Alphonse Steinès  Résultat d’images pour alphonse steinès , l’un des collaborateurs d’Henri Desgranges dans l’organisation du Tour de France, narre le départ de la première étape :

   » Le départ a été donné au Réveil-Matin. Ce nom sonne bien à l’oreille lorsqu’il s’agit d’une épreuve gigantesque, colossale comme le Tour de France. L’auberge du Réveil-Matin, ( photo ??? )  encore ignorée de bien des cyclistes parisiens, est connue depuis hier au même titre que bien des endroits célèbres. Elle servit de scène à ce premier acte qu’est le départ du grand drame sportif dénommé Tour de France  » .

 » En quittant Villeneuve-Saint-Georges pour aller sur Montgeron, l’auberge du Réveil-Matin est située à l’intersection de la route de Corbeil par Draveil. J’avoue assez volontiers que ce site manque d’ombre, ce de quoi se plaignaient les milliers de spectateurs venus pour voir l’envolée du peloton qui s’élança à la poursuite de la gloire et… de l’argent. Mais telle qu’elle est, l’auberge désormais historique nous servit pour abriter notre contrôle. »

 »  Dès une heure de l’après-midi, heure à laquelle commencent les opérations consistant en remise des brassards, des numéros de cadres et signatures de contrôle, dès une heure, donc, il était impossible de trouver une chaise, tellement l’affluence était grande. Des chanteurs ambulants exerçaient à droite et à gauche leur industrie et déclamaient par une chaleur insupportable des refrains divers. Les coureurs écoutent d’une oreille distraite, leur pensée vagabonde sur la route et ils entendent sans doute déjà les acclamations des populations du parcours. Pour le moment, ils font la sieste et sont étendus dans l’herbe, le ventre au soleil.  »

   » Le premier qui a l’honneur d’apposer sa signature sur la feuille de contrôle est Ellinamour de Paris, il retire le brassard numéro 64. Après lui vient Pernette, également de Paris, qui porte le n° 44. Les photographes de tous les journaux illustrés, armés des appareils les plus perfectionnés, sont présents et pigent les grands cracks. Parmi les  » chevaliers de la plaque sensible  », nous reconnaissons les amis Simons, de La Vie au Grand Air, Beau, Schweitzer, de La Revue Sportive, etc. Chaque fois que vient signer un des rois de la route, tels qu’Aucouturier, Garin, Fischer, Muller, Pasquier, Wattelier, etc., la foule se précipite à leur suite et le contrôle est envahi.

    »  Une douzaine d’amis de L’Auto, dont le dévouement est inépuisable, avaient assumé les très délicates fonctions de commissaires au départ et assuraient le service d’ordre, secondés par l’appariteur de Montgeron et la gendarmerie de Villeneuve-Saint-Georges.  »

Alphonse Steinès ajoute que  » le succès est complet et la proportion de partants remarquable, si l’on songe que dans Bordeaux-Paris qui n’a que 600 kilomètres, 23 coureurs se rangèrent au poteau de départ  ».

 » Le peloton se range en bon ordre. Je regrette que les photographies du départ que vous verrez dans les journaux illustrés ne reproduisent pas les couleurs des maillots, car ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’assister au départ eussent au moins pu se faire une idée du coup d’œil curieux et bizarre que présentait ce départ. Deux couleurs tranchaient et attiraient les regards : le jaune des brassards que tous portaient au bras gauche et le rouge des numéros de cadre que le public appréciait comme une innovation attendue depuis longtemps.

 »  Après un contre-appel, notre directeur fait aux concurrents d’ultimes recommandations, il leur rappelle plus particulièrement que les entraîneurs sont rigoureusement interdits, que sous aucun prétexte un coureur ne doit quitter son brassard et que le numéro du cadre doit toujours être en évidence afin de permettre de constater l’identité du concurrent par les innombrables contrôleurs volants qui sillonneront le parcours.

    »  En raison des travaux de réfection de la route, le départ réel est reporté à environ cinq cents mètres du Réveil-Matin. Ces quelques centaines de mètres sont faites à une petite allure en très bon ordre. Au moment où le groupe passe devant lui, l’ami Abran lâche le coup de revolver traditionnel. Il est 3 heures 16 m. Ils sont partis et disparaissent dans un nuage de poussière. La foule applaudit vigoureusement.  »

Dans le numéro du lendemain 3 juillet, Henri Desgranges dresse un bilan de la première étape :

    » Voici courue la première étape du Tour de France. Le succès a dépassé toutes les prévisions et une fois de plus les coureurs ont dérouté les pronostics des plus compétents   ».

 »  Personne n’eût osé croire, il y a quarante-huit heures, que des hommes livrés à eux-mêmes sur la. route, sans aucun soin, sans personne pour s’occuper d’eux autre part que dans les contrôles, passant la nuit dans des pays inconnus et difficiles, personne n’eût osé croire que ces hommes étaient capables de couvrir près de 500 kilomètres en moins de 18 heures à une allure supérieure à 26 kilomètres à l’heure.  »

    »Et pourtant rien n’est plus vrai. Ce fut un moment de stupéfaction sur tout le parcours ; les malins n’avaient-ils pas prédit qu’il faudrait au moins 24 heures aux coureurs pour se rendre-à Lyon ?

     »Quel beau début pour le Tour de France et comme nous sommes heureux de voir réussir une épreuve que nous avions jugée dès le début suprêmement intéressante.

   » Nous n’aurons pas assez de louanges pour le grand vainqueur Maurice Garin. L’énergie et les ressources musculaires de cet homme sont véritablement inépuisables. Les années semblent augmenter ses puissantes qualités et quand chacun doute, au moment du départ, s’il pourra refaire ce qu’il a déjà fait, Maurice Garin nous donne chaque fois la preuve qu’il est bien le meilleur et le plus redoutable de tous nos grands routiers.

Maurice Garin, vainqueur des première, cinquième et sixième étapes, et vainqueur du Tour de France 1903. Photographie extraite de La Vie au grand air : revue illustrée de tous les sports du 24 juillet 1903
 (Maurice Garin, vainqueur des première, cinquième et sixième étapes,
et vainqueur du Tour de France 1903. Photographie extraite de La Vie au grand air )
 Henry Mayer….

Il y a environ…..

244 ans :

29 juin 1776 ……

Fondation de San Francisco

     Le 29 juin 1776, deux Pères franciscains venus du Mexique voisin célèbrent la messe au fond d’une magnifique baieRésultat d’images pour baie de san francisco en 1776 de la côte californienne… çà se passe cinq jours avant la déclaration d’Indépendance des futurs États-Unis d’Amérique !

 Aujourd’hui s’élève  à cet endroit l’une des plus belles cités américaines.Résultat d’images pour San Francisco images ,photos ( question de goût  lol )

   Les Franciscains en Californie…..
  Donc , la ville de San Francisco doit  sa naissance… et son nom à l’ordre religieux des franciscains, fondé par Saint François d’Assise Résultat d’images pour saint françois d'assise

Né en 1713 à Majorque (Baléares), le père Junipero SerraRésultat d’images pour père junipero serra fonde une mission à San Barnabé, près de Monterey, au nord de la colonie de Nouvelle-Espagne (l’actuel Mexique). De là, il lance des expéditions vers la Californie, encore inexplorée et à l’écart de la civilisation occidentale. En quelques années, sous son impulsion, les franciscains fondent en Californie 21 missions.

Mi décembre 1774, le vice-roi de Nouvelle-Espagne, Bucareli, adresse au Père Junipero Serra une lettre où il l’invite à rejoindre une expédition vers une baie d’importance stratégique, en Californie centrale, sous le commandement du capitaine de marine Juan Bautista de Anza.

Un premier camp militaire est établi en ce lieu et les Pères Palou et Cambon y célèbrent la messe pour la première fois devant une modeste cabane, la »  mission Dolorès  » .

L’endroit reçoit le nom de San Francisco en l’honneur de saint François d’Assise, . Ainsi naquit la future métropole de Californie centrale.

La découverte de l’or  lui assura à partir de 1848 un très rapide essor, à peine interrompu par le séisme de 1906.

Des étrangers venus du Nord….

Tandis que les franciscains espagnols multipliaient leurs missions en Californie du sud, les Russes, venus de la presqu’île du Kamtchatka, à l’extrémité nord du continent asiatique, mettaient le pied en Amérique à la suite de Béring pour étendre leurs territoires de chasse à la fourrure.

Les Russes font une telle hécatombe de visons, castors et autres loutres qu’il leur faut pousser toujours plus avant, n’hésitant pas à hiverner sur place dans des conditions fort hostiles.

Le vice-roi du Mexique s’inquiète de ces empiètements en terre espagnole et donne l’ordre de se montrer inflexible avec ces entreprenants schismatiques russes…. Mais , en réalité, les intérêts des Russes et des Espagnols sont suffisamment compatibles pour que chaque partie en reste aux démonstrations sans conséquence…..

Dans les premières années du XIXe siècle, les trappeurs russes venus d’Asie s’assurent de nouveaux terrains de chasse et fondent Fort Ross fort Ross , au nord de San Francisco, où ils laissent une petite colonie assistée d’Inuits ou Esquimaux d’Alaska.

Mais en décembre 1841, désespérant de l’appui du tsar qui avait d’autres soucis en tête, leurs successeurs en sont réduits à brader leur comptoir à John SutterSutter , un colon d’origine suisse qui a fait fortune dans le négoce à Sacramento et va accéder à la célébrité mondiale huit ans plus tard en découvrant de l’or sur ses terres.

Rapprochement amoureux hispano-russe :

Le 5 avril 1806,  un petit bâtiment russe  , le Juno   se présente devant le fort de San Francisco commandé par le capitaine Arguello. À son bord, le grand chambellan Nicolas Petrovitch Rezanov, ministre plénipotentiaire du tsar et artisan de la colonisation russe en Amérique.

Le Russe demande des secours après un hivernage désastreux au poste de Sitka (Alaska), trois mille kilomètres plus au nord. Le capitaine qui n’est pas mauvais bougre , est  ému par l’état d’épuisement de ces hommes courageux et leur offre une généreuse hospitalité dans son poste avancé en attendant des instructions.

La garnison s’ennuie ferme et les officiers s’occupent comme tous les officiers du monde : En jouant aux cartes, en buvant et en courant les filles. Ces dernières sont particulièrement rares, sans compter que pères et maris ont l’œil au grain…       Pourtant, six semaines plus tard, Nicolas Petrovitch Rezanov rassemble le courage qui n’appartient qu’aux jeunes prétendants et s’enhardit à demander au capitaine espagnol médusé la main de sa fille aînée  ,Señorina Concepcion…

Les fiançailles sont célébrées aussitôt sous les  » vivas  » de l’équipage en attendant l’autorisation du pape et du roi d’Espagne (le Russe est orthodoxe, la fiancée catholique).    Le Juno appareille à nouveau le 21 mai, ses cales bien approvisionnées en matériel et nourriture. Mais , de retour à Saint-Pétersbourg, Rezanov meurt d’une pneumonie. Il ne se trouvera personne après lui pour porter le rêve d’une colonisation russe en Amérique.

C’était il y a….

…187 ans !

Guizot instaure un enseignement primaire public……

    Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe Ier, le ministre de l’Instruction publique François Guizot NADAR (1820-1910). Portrait de François Guizot. Photographie. Collection particulière. fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public et gratuit pour les enfants des familles pauvres. C’est la première étape de l’éducation pour tous en France…

Loi Guizot du 28 juin 1833 :

Caricature de Daumier sur l'école (BNF)

Vers l’alphabétisation de masse :

François Guizot, bourgeois sévère et conservateur, est aussi un pieux protestant épris des Lumières. Il exige dans la loi que chaque commune devienne, dans les six ans qui suivent, propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles !!!:  » Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire  » . Cette loi  rappelle l’ordonnance royale du 13 décembre 1698 qui avait demandé la création de  » petites écoles  »​ paroissiales de façon non contraignante .

Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. ( Les premières étaient apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d’enseignement ) . L’article 11 de la loi stipul​e :  » Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins » » Il ne s’agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d’en ouvrir qu’à partir de 1879.

La loi Guizot précise aussi le contenu de l’enseignement : » L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures  »​

Elle précise aussi  :  » Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l’instruction religieuse  »  ! ( Autant dire que dès 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe, on met des limites à l’influence de l’Église ) …

L’enseignement primaire élémentaire est gratuit pour les enfants des familles pauvres      ( un sur trois environ ). Pratiqué le plus souvent dans une classe unique, sans souci des niveaux, il permet aux enfants les plus faibles d’être soutenus par les autres. N.B : Les châtiments corporels sont interdits par la loi dès 1834.

   Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry……

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C’était Il y a environ ….

…..115 ans :

27 juin 1905

Mutinerie à bord du Potemkine…..

Le mardi 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine,Résultat d’images pour potemkine le principal cuirassé de la flotte de guerre russe.

   Sur le moment, l’événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon.

Mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, grâce à un film Le cuirassé Potemkine (affiche du film de Serge Eiseinstein)que lui a consacré le réalisateur Eisenstein Résultat d’images pour Eisenstein cinéaste  images ,photosvingt ans plus tard :

Extrait du film :

En 1965, Jean Ferrat lui a consacré aussi l’une de ses plus belles chansons.

Les paroles :

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan
M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d’un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine
Potemkine

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Marine en crise

Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du  » Dimanche rouge  » du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg.

     Sur le cuirassé Potemkine, qui porte le nom d’un favori de Catherine II, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov, a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité.

    Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12 600 tonnes et transporte environ 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n’ont pas encore l’expérience du feu.

Viande avariée

    Tandis qu’il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d’Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s’approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d’asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C’est l’indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l’entourent, il prétend sentencieusement que la viande est  » comestible  » sous réserve d’être simplement lavée avec du vinaigre.

    Les marins murmurent et se retirent. Arrive l’heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c’est l’explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l’état de la viande.

    Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l’équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d’avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois.

Une image du film d'Eisenstein (Le cuirassé Potemkine)Bafoué, le commandant se contente d’annoncer que les marins n’auront rien d’autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.

    Dans l’équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire.

   Matiouchenko se dit que voilà l’occasion de devancer l’insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte…et tout le monde connait la suite….

 

C’était il y a environ….

…….92 ans :

25 juin 1928

   Poincaré  »exécute  » le franc Germinal

      Le 25 juin 1928, le gouvernement français dévaluait le franc des 4/5e de sa valeur. La monnaie nationale ne vaut plus que le cinquième de la contrepartie en or du franc d’avant 1914, le franc Germinal, ( <= pièces franc germinal ) créé par Napoléon Bonaparte un siècle plus tôt.

   Cette dévaluation massive met un terme à la crise financière qui agite l’État. Elle est le résultat d’une politique courageuse menée envers et contre tous par le président du Conseil Raymond Poincaré, un conservateur austère et sans charisme de 67 ans, qui a déjà eu l’écrasante responsabilité de présider la République française tout au long de la Grande Guerre.

Retour réussi

  Dans l’impasse, le 21 juillet 1926, avec une livre qui est remontée au cours record de 235 francs, le président Gaston DoumergueDoumergue appelle Raymond Poincaré à former un cabinet d’union nationale, qui réunit les droites et le parti radical, grand parti charnière du centre, à l’exclusion des socialistes (SFIO) et des communistes.

Fort de son prestige, le nouveau chef du gouvernement constitue une équipe de choc avec seulement treize ministres.

    La confiance des milieux d’affaires et des épargnants revient aussitôt. La conjoncture internationale, il est vrai, est favorable : le monde occidental connaît une euphorie économique et la question des réparations allemandes est en voie de règlement avec le plan Dawes ( Le plan Dawes est un arrangement des réparations dues par l’ Allemagne signé le 24 juillet 1924, suite au traité de Versailles de 1919 et ayant pour objectif de lutter contre l’ hyperinflation qui mettait à mal la survie de la République de Weimar ) qui a été adopté le 1er septembre 1924.

  En une seule journée, le 3 août 1926, Poincaré fait adopter par la Chambre des députés un important train de mesures fiscales.

     Là-dessus, réunissant solennellement les parlementaires à Versailles, le 10 août 1926, il crée une  » Caisse d’amortissement des bons du Trésor  ». La fonction de cette caisse  est de collecter les recettes générées par certains impôts et taxes, ces recettes devant être affectées au remboursement de la dette de l’État. Les épargnants sont ainsi assurés de récupérer leur mise.?

    Les résultats, rapides, satisfont l’opinion : les rentrées fiscales augmentent cependant que les prix à la consommation tendent à baisser, en partie à cause de la revalorisation du franc.

    Mais Poincaré veut aussi éviter l’erreur de Churchill  Churchill , chancelier de l’Échiquier, qui a restauré la livre sterling à son niveau de 1914 et porté de ce fait un coup sévère aux exportations britanniques.

    Après les élections législatives du printemps 1928, il se décide à dévaluer le franc et à ramener son cours officiel au cours stabilisé de 1926. Il pèse désormais 65,5 milligrammes d’or au titre de 900 millièmes, contre 322,58 milligrammes d’or lors de sa création par Bonaparte Résultat d’images pour bonaparte 1803par la loi du 7 germinal an XI (27 mars 1803). On a alors  environ une livre pour 125 francs et un dollar pour 25 francs.

  La mesure permet de restaurer la convertibilité du franc en lui donnant une valeur réaliste. Les comptes publics et les échanges se redressent et l’année 1929 se présente sous les meilleurs auspices… 1929 ! Le 26 juillet, pour cause de prostate, Poincaré se retire avec les honneurs. Mais son gouvernement demeure en place sous la présidence d’Aristide Briand (l’homme de la séparation des Églises et de l’État ainsi que du rapprochement franco-allemand) puis d’André Tardieu.

C’était il y a environ 194 ans:

   24 juin 1826 : Condamnation d’Henriette Cornier pour homicide sur enfant !
Née d’une famille honnête de la Charité-sur-Loire, et âgée de vingt-sept ans, Henriette Cornier, épouse Berton, sans mener une conduite régulière, ne s’était jamais signalée par aucun  acte illégal . Depuis deux ans ses mœurs étaient devenues plus rangées, mais son humeur avait perdu de sa gaieté : des tentations de suicide l’avaient même saisie à plusieurs reprises. Abandonnée depuis longtemps par son mari, elle avait servi en qualité de domestique dans diverses maisons.

   Le 4 novembre 1825, en l’absence de ses maîtres, elle se rend dans la boutique d’un fruitier nommé Belon, dont la femme tenait entre ses bras une petite fille âgée de dix-neuf mois. Henriette caresse l’enfant, prie la mère, qui résiste d’abord, de le lui confier, ajoutant qu’elle s’en amusera. Couvrant toujours l’enfant de ses baisers, elle l’emporte dans sa cuisine, de là dans sa chambre, où, le posant sur son lit, elle lui tranche la tête, et dépose ensuite le cadavre sur le carreau. Quand la malheureuse mère vient redemander sa fille :  » Elle est morte  », lui répond froidement Henriette, et après que la femme Belon s’est convaincue de son malheur :  » Sauvez-vous, dit encore Henriette, vous serviriez de témoin.  » Puis, ramassant la tête de l’enfant, elle la jette par la fenêtre ; le père lui-même la voit tomber, et la recueille.

Interrogée sur les motifs qui avaient pu la porter à commettre ce crime, Henriette n’en allégua jamais d’autre que sa volonté, une idée vague, sa destinée. Elle comparut le 27 février devant la cour d’assises ; mais un supplément d’instruction sur son état mental ayant été reconnu nécessaire, la cause fut renvoyée à une autre session. On transféra l’accusée dans l’hospice de la Salpêtrière, où sont traitées les femmes aliénées ; c’est là que les docteurs Esquirol, Adelon et de Pressac ont eu la facilité d’examiner son état moral, et de compléter l’instruction sous ce rapport.

Le 24 juin 1876, Henriette Cornier fut amenée de nouveau sur le banc des accusés. Interrogée par la Cour, elle ne nia pas un seul instant son crime : un oui, brièvement articulé, fut sa réponse sur tous les faits connus ; mais Henriette Cornier s’attacha toujours à éloigner les circonstances qui auraient pu constituer la préméditation : on put remarquer en cela beaucoup d’ordre dans ses réponses.     Six médecins, interrogés par le tribunal sur l’état d’Henriette, ne purent affirmer qu’elle fût atteinte de folie ou de monomanie (, la monomanie est un délire caractérisé par une préoccupation unique ) ; mais ils soutinrent l’existence de cette dernière maladie, et en citèrent des exemples.

Défendue par un avocat habile, Henriette Cornier fut déclarée coupable d’homicide volontaire, commis sans préméditation, et condamnée à la peine des travaux forcés à perpétuité et » à la flétrissure  » ( une peine afflictive et infamante, consistant en une marque au fer rouge sur le condamné ) . Elle entendit sa condamnation, comme elle avait commis son crime, sans manifester la moindre émotion.

Épidémie, révoltes, répression……..

N.B: Bien que sur ce blog ,les commentaires soient  » autorisés » : Les éventuels (rares ) lecteurs sont libres de ne pas mettre de commentaires…

…… ce que nous vivons s’est produit il y a 200 ans

Il y a bien sûr des différences, mais les ressemblances dans l’enchaînement des événements sont troublantes…..

Attaque de l'H&ocirc;tel de Ville de Paris, le 28 juillet 1830,&nbsp;tableau de Joseph Beaume. | Ch&acirc;teau de Versailles via Wikimedia Commons

    La monarchie de Juillet est installée depuis deux ans quand une épidémie de choléra arrive en France. Elle avait démarré en Inde et les dirigeants français avaient d’abord pensé qu’elle n’arriverait jamais jusqu’à l’Hexagone parce que… eh bien, sans doute parce qu’ils pensaient qu’elle s’arrêterait gentiment à la frontière.

   Bref, en 1832, en mars pour être précise (tiens, tiens) la maladie fait sa première victime à Paris. Au début, les journaux en plaisantent. Personne ne prend ça très au sérieux. Mais le nombre de décès se multiplie de jour en jour. Les Parisiens les plus fortunés quittent alors la ville pour se réfugier à la campagne. C’est le cas de Balzac  Résultat d’images pour balzac image jpg  , qui n’a pas de fortune mais une maîtresse dévouée, Madame de Berny, qui l’emmène dans une de ses propriétés dans l’Oise. Il y reste à l’abri de la maladie et des événements (cet homme avait un vrai talent pour passer à côté des moments historiques, c’est-à-dire deux révolutions et une insurrection).

   Dans les grandes villes comme Paris ou Marseille, la situation ne cesse de s’aggraver. Les médecins ne comprennent pas cette maladie, on entend des préconisations contradictoires. Et puis, comme la maladie touche avant tout les pauvres, on s’imagine que c’est une sorte de punition pour leur alcoolisme/saleté/impiété/guillotinage de roi. !! Certains pauvres, de leur côté, se demandent si ce ne serait pas les patrons et le gouvernement qui les empoisonnent exprès pour les affaiblir. Il faut dire que la France connaît pas mal de mouvements sociaux. De nos jours, on parlerait d’un pays fracturé. Il y a eu la révolution de 1830 et la révolte des canuts. Alors peut-être que cette pandémie arrangeait bien le gouvernement ?……

La meilleure amie de Balzac, la géniale Zulma Carraud, lui écrit avec philosophie: «Nous subirons le choléra comme nous subissons le gouvernement.»

L’immuable désir d’égalité..

Mais en juin (tiens, tiens lol ), la révolte reprend. Passons les détails, grosso modo un des opposants au régime, le général Lamarque, meurt du choléra et ses funérailles, le 5 juin, virent assez vite au rassemblement politique et à la manif. Il y a des affrontements avec les forces de l’ordre (même si une partie de la garde nationale fraternise avec les insurgés) et des barricades.

     Et là, au lieu de calmer les choses, Louis-Philippelouis philippe 1er décide qu’il est hors de question de laisser la chienlit se propager et va  »leur montrer qui est le chef  ». Le 6 juin, une véritable bataille a lieu. Cinquante-cinq morts côté armée, dix-huit pour la garde nationale et quatre-vingt-treize parmi les insurgés.

   Des députés demandent au roi d’arrêter ce bain de sang et de changer sa politique. À la place, il déclare Paris en état de siège. Les insurgés sont arrêtés et condamnés. ( en résumé )

   Cette insurrection de 1832, on ne l’étudie pas à l’école mais tout le monde la connaît sans la connaître parce que c’est celle que raconte Victor Hugo dans Les Misérables.

Et l’épidémie dans tout ça? De mars à septembre 1832, on compta 18.500 morts du choléra à Paris, 100.000 dans toute la France. Comme l’a raconté l’historienne des révolutions Mathilde Larrère, faute de payer les étudiants en médecine qui avaient apporté leur aide pendant l’épidémie, et alors qu’on promettait aux médecins une prime, le gouvernement voulut leur remettre une médaille. Ça rappelle encore quelque chose.? 

:

 

    Après le jeu des ressemblances entre les deux époques, on pourrait bien sûr énumérer la liste bien plus longue des différences. Et elle serait sans doute aussi intéressante –vu les incroyables variétés et nuances des modes de domination. Mais ce qui ne change pas, c’est chez les dominé (·e )s le désir profond d’être traité (·e) s à égalité. Ce ressort intime qui fait que l’inégalité devient à un moment, pour celles et ceux qui la subissent, une injustice insupportable. Tellement insupportable qu’on a besoin de sortir de chez soi pour le crier, tellement insupportable que commence à poindre l’espoir que les choses pourraient changer, qu’on pourrait inventer une société moins maltraitante, moins dure, moins injuste.

Vers la révolution :

   Mais ce qui ne semble pas changer non plus, c’est la réponse à cette demande d’un présent meilleur. Cette réponse, c’est toujours la répression par la force. Les sabres, les épées, les fusils, les canons, les matraques, les tasers, les gaz sont l’expression du pouvoir face aux demandes de justice des dominé(e)s.

    Le personnage de Gavroche avait été inspiré à Victor Hugo par le tableau de Delacroix qui représentait la révolution de 1830.

( La Liberté guidant le peuple, tableau d’Eugène Delacroix (1830). )

  De nos jours, Gavroche pourrait être  un enfant noir. Et il réclame toujours la même chose: l’égalité.

   Et que se passa-t-il après juin 1832? Si le gros de l’épidémie était passé en France, cette pandémie de choléra dura à l’échelle mondiale une vingtaine d’années par intermittence.

    Des mouvements sociaux continuèrent d’éclater en France (notamment quand des patrons voulurent baisser les salaires pour des raisons économiques). Le gouvernement restreignit la liberté de la presse et renforça l’appareil répressif contre les insurgés et autres manifestant (e )s.

 

 Ceci, jusqu’à la révolution de 1848 qui mit fin au règne de Louis-Philippe et aboutit à un nouveau régime (la Deuxième République), qui fut très vite récupéré par Napoléon III pour en faire le Second Empire.