Il y a environ…..

244 ans :

29 juin 1776 ……

Fondation de San Francisco

     Le 29 juin 1776, deux Pères franciscains venus du Mexique voisin célèbrent la messe au fond d’une magnifique baieRésultat d’images pour baie de san francisco en 1776 de la côte californienne… çà se passe cinq jours avant la déclaration d’Indépendance des futurs États-Unis d’Amérique !

 Aujourd’hui s’élève  à cet endroit l’une des plus belles cités américaines.Résultat d’images pour San Francisco images ,photos ( question de goût  lol )

   Les Franciscains en Californie…..
  Donc , la ville de San Francisco doit  sa naissance… et son nom à l’ordre religieux des franciscains, fondé par Saint François d’Assise Résultat d’images pour saint françois d'assise

Né en 1713 à Majorque (Baléares), le père Junipero SerraRésultat d’images pour père junipero serra fonde une mission à San Barnabé, près de Monterey, au nord de la colonie de Nouvelle-Espagne (l’actuel Mexique). De là, il lance des expéditions vers la Californie, encore inexplorée et à l’écart de la civilisation occidentale. En quelques années, sous son impulsion, les franciscains fondent en Californie 21 missions.

Mi décembre 1774, le vice-roi de Nouvelle-Espagne, Bucareli, adresse au Père Junipero Serra une lettre où il l’invite à rejoindre une expédition vers une baie d’importance stratégique, en Californie centrale, sous le commandement du capitaine de marine Juan Bautista de Anza.

Un premier camp militaire est établi en ce lieu et les Pères Palou et Cambon y célèbrent la messe pour la première fois devant une modeste cabane, la »  mission Dolorès  » .

L’endroit reçoit le nom de San Francisco en l’honneur de saint François d’Assise, . Ainsi naquit la future métropole de Californie centrale.

La découverte de l’or  lui assura à partir de 1848 un très rapide essor, à peine interrompu par le séisme de 1906.

Des étrangers venus du Nord….

Tandis que les franciscains espagnols multipliaient leurs missions en Californie du sud, les Russes, venus de la presqu’île du Kamtchatka, à l’extrémité nord du continent asiatique, mettaient le pied en Amérique à la suite de Béring pour étendre leurs territoires de chasse à la fourrure.

Les Russes font une telle hécatombe de visons, castors et autres loutres qu’il leur faut pousser toujours plus avant, n’hésitant pas à hiverner sur place dans des conditions fort hostiles.

Le vice-roi du Mexique s’inquiète de ces empiètements en terre espagnole et donne l’ordre de se montrer inflexible avec ces entreprenants schismatiques russes…. Mais , en réalité, les intérêts des Russes et des Espagnols sont suffisamment compatibles pour que chaque partie en reste aux démonstrations sans conséquence…..

Dans les premières années du XIXe siècle, les trappeurs russes venus d’Asie s’assurent de nouveaux terrains de chasse et fondent Fort Ross fort Ross , au nord de San Francisco, où ils laissent une petite colonie assistée d’Inuits ou Esquimaux d’Alaska.

Mais en décembre 1841, désespérant de l’appui du tsar qui avait d’autres soucis en tête, leurs successeurs en sont réduits à brader leur comptoir à John SutterSutter , un colon d’origine suisse qui a fait fortune dans le négoce à Sacramento et va accéder à la célébrité mondiale huit ans plus tard en découvrant de l’or sur ses terres.

Rapprochement amoureux hispano-russe :

Le 5 avril 1806,  un petit bâtiment russe  , le Juno   se présente devant le fort de San Francisco commandé par le capitaine Arguello. À son bord, le grand chambellan Nicolas Petrovitch Rezanov, ministre plénipotentiaire du tsar et artisan de la colonisation russe en Amérique.

Le Russe demande des secours après un hivernage désastreux au poste de Sitka (Alaska), trois mille kilomètres plus au nord. Le capitaine qui n’est pas mauvais bougre , est  ému par l’état d’épuisement de ces hommes courageux et leur offre une généreuse hospitalité dans son poste avancé en attendant des instructions.

La garnison s’ennuie ferme et les officiers s’occupent comme tous les officiers du monde : En jouant aux cartes, en buvant et en courant les filles. Ces dernières sont particulièrement rares, sans compter que pères et maris ont l’œil au grain…       Pourtant, six semaines plus tard, Nicolas Petrovitch Rezanov rassemble le courage qui n’appartient qu’aux jeunes prétendants et s’enhardit à demander au capitaine espagnol médusé la main de sa fille aînée  ,Señorina Concepcion…

Les fiançailles sont célébrées aussitôt sous les  » vivas  » de l’équipage en attendant l’autorisation du pape et du roi d’Espagne (le Russe est orthodoxe, la fiancée catholique).    Le Juno appareille à nouveau le 21 mai, ses cales bien approvisionnées en matériel et nourriture. Mais , de retour à Saint-Pétersbourg, Rezanov meurt d’une pneumonie. Il ne se trouvera personne après lui pour porter le rêve d’une colonisation russe en Amérique.

N’importe quoi ……

      Nous nous sommes presque  tous posé des questions débiles mais qui pourraient presque être pertinentes, si on réfléchit bien. Des bout de vie avec plein de  » pourquoi  » et de  » comment  ». Bien sur  on ne sera pas forcément plus avancé après avoir  lu ce truc débile  mais pendant quelques minutes, nous aurons fait face à l’univers terrifiant des questions sans réponses. C’est pire qu’un film d’horreur français…

1) Pourquoi les magasins ouverts24h /24 ont ils des serrures  ?

2 ) Est ce que la petite lumière dans le frigo est vraiment éteinte quand on ferme la porte ?

3) Qui était le premier : L’œuf ou la poule ( classique )

4 ) Pourquoi est ce que, dans les films se passant à New York , les bouches fument toujours alors qu’à Melun ( par exemple  ) , elles ne font rien ? 

5)  Pourquoi ne font-ils pas de nourriture pour chat saveur souris ?

6) Pourquoi les biscuits durs deviennent-ils mous et inversement ?

7 ) Pourquoi n’y a-t – il pas de nourriture pour chat saveur souris ? 

8 ) Pourquoi trouve – t – on du papier hygiénique parfumé à la vanille et pas au chocolat  ? 

9)  Pourquoi ne font-ils pas de nourriture pour chat saveur souris ?

10 ) Pourquoi ne fabrique -t-on pas les avions avec le même matériau que celui utilisé pour les boîtes noires ? ( pas si bête )

11 ) Pourquoi  » séparé  » s’écrit – il en un mot , alors que  » tous ensemble  » s’écrit en deux mots séparés ?

12 ) Pourquoi les kamikazes japonais portaient des casques ?

13 ) Si un mot est mal écrit dans un dictionnaire , comment peut on le savoir ?

14 ) Quand l’homme a découvert que la vache donnait du lait , que cherchait il exactement à faire à ce moment là ? Idem pour les oeufs

15 ) Quand une pub dit que  » c’est de la nourriture pour chats  » aux goûts améliorés  » , qui l’a goûtée .

16 ) Faut il s’armer de patience pour tuer le temps ?

17 ) Pourquoi les super- héros portent ils des collants et les juges des robes ? 

18) Pourquoi le mot  » court  » est il plus long que le mot  » long  » ?

19) Quel est le synonyme de synonyme ? 

20) Pourquoi faut il cliquer sur démarrer pour éteindre l’ordinateur ?

21)  Comment s’appelait le capitaine crochet avant de perdre sa main ? 

22) Le gars qui a goûté les huitres pour la première fois , à quel moment s’est il dit qu’il allait ouvrir un truc qui ressemble à un caillou puis manger la substance visqueuse à l’intérieur ?

23 ) Et surtout , pourquoi je passe du temps à mettre des trucs aussi débiles sur mon blog ? !

 

Pour finir…..

   La maman dit à l’enfant  » Mets la table , nous allons manger  »  , celui -ci , quelque peu impertinent  ( mais logique ) répond :  » Pas besoin elle est déjà dans la salle à manger  » ……table

   Aujourd’hui , il est plus juste de dire   » mettre le couvert  »  , mais  si on se réfère à l’époque médiévale , l’expression  » mettre la table  » prend tout son sens  : Dans les châteaux , les seigneurs recevaient un grand nombre de convives  pour  » festoyer   ». Si les tables avaient été installées en permanence , la perte de place aurait été trop importante .

Avant le diner , les serviteurs installaient donc des tréteaux sur lesquels ils posaient de grandes planches : => Ils mettaient la table ! repas-medieval

Voici tout ce que l’on doit ( devrait ? ) à Napoléon….

…….

1 ) De sa vie militaire , l’empereur avait gardé  l’habitude de manger vite, parfois même debout ! ( même aussi à cheval !!!!) …Et quand il  » daignait se poser  » , il se contentait souvent , parait il , d’un plat de pâtes et de vin coupé d’eau . Pas franchement gastronome le  » monsieur  »  , pourtant il serait à l’origine d’ innovations autour de la table : 

2) La diplomatie  » par la table  » :

    Son  » archi-chancelier  » , Jean Jaques de Cambacérès Résultat d’images pour jean jacques de cambacérès , un grand gourmet lui aurait affirmé que  » c’est en grande partie par la table qu’on gouverne  » . Bon élève , napoléon organise ce qu’on nommerait aujourd’hui des  » diners people  » : Deux fois par semaine , il reçoit à sa table toutes les personnalités françaises ou étrangères de passage à Paris !

3) La boite de conserve : !

Napoléon cherche un moyen permettant de conserver la nourriture pour ses troupes … En 1809 ( je crois ) , Nicolas Appert Résultat d’images pour Nicolas Appert ( un confiseur ) lui présente un procédé de stérilisation des bocaux par la chaleur … » Bingo  » ! lol , il devient le fournisseur des armées napoléoniennes …( c’est l’origine de  » notre  » boite de conserve ……

4 ) Le sucre de betterave :

Pour riposter au blocus continental décidé par napoléon pour  » ruiner  » leur économie ,les anglais bloquent le transport de la canne à sucrecanne à sucre (2) provenant des Antilles  ….( Les français sont comme en hypoglycémie lol ) ..L’empereur demande alors aux meilleurs chimistes du pays de trouver une alternative …. » Euréka »  ! lol …Début janvier 1811 , un industriel nommé Benjamin Delessert Résultat d’images pour Benjamin Delessertlui présente le  » pain de sucre  »  pain de sucrefabriqué à partir de betterave . Ces pains sont parfait pour Napoléon qui en décroche sa propre légion d’honneur de sa poitrine pour l’épingler sur celle du  » héros du jour  » ….A la fin du règne de napoléon , 213 usines produisent du sucre raffiné ( la France serait toujours le premier producteur mondial  de sucre de betterave ! ? )

5 ) La baguette de pain :

Le  » fameux  » cliché du français avec la baguette Résultat d’images pour images baguette de pain sous le bras n’existerait peut-être pas sans Napoléon ! Là encore , il sagit d’une  » affaire  » militaire  

 

La  » Vache qui rit  »

La vache qui rit

Un  » premier de cordée  » au cœur du Jura…..

 » 100 % des Français ont mangé, mangent ou mangeront de La vache qui rit  », dit un slogan publicitaire. Et c’est vrai, pas seulement en France ! Qui n’en a pas mangé au moins une fois, ne serait-ce qu’à la cantine ?

  L’emblématique vache rouge hilare aux boucles d’oreilles est un bel exemple d’une réussite à la française, une histoire dans l’Histoire……

La vache qui rit est commercialisée dans 136 pays. Ouest France, DR

Des origines jurassiennes à la  »Wachkyrie  »

Tout aurait commencé dans les montagnes du Jura, en 1865, à Orgelet, près de la frontière suisse, Jules Bel (23 ans) fait l’acquisition de caves pour y débuter son activité d’affinage.

Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DREn 1897,  il transmet à ses deux fils, Henry et Léon, une entreprise florissante. Les nouveaux patrons installent leur atelier à Lons-le-Saunier.

  Mais quand éclate la Première Guerre mondiale, Léon (35 ans) est mobilisé et affecté au ravitaillement.

Dans son escouade, les camions de ravitaillement en viande fraîche sont ornés d’un dessin offert par un illustrateur célèbre de l’époque, Benjamin Rabier, spécialiste des animaux humoristiques. Il représente une vache hilare ( » La vache qui rit  ») dénommée  » La Wachkyrie  » ! Il s’agit d’un jeu de mots qui rappelle le surnom donné aux combattants d’en face, les  » Walkyries  », en référence à d’anciennes divinités germaniques.

La Wachkyrie, dessin de Benjamin Rabier sur les camions de ravitaillement en viande de la Grande Guerre.

Les frères Graf, la recette du fromage fondu :

Une fois la guerre finie, Léon rentre à Lons-le-Saunier pour reprendre la direction de l’entreprise familiale. Il rencontre alors deux Suisses, les frères Graf, qui ont développé à Dole une invention explosive : le fromage fondu.

Les trois premières années, « La vache qui rit » est commercialisée en boîte de conserve. DRLeur technique permet au fromage de se conserver à température ambiante longtemps après que la meule a été entamée. C’est un atout décisif pour la commercialisation même si les qualités gustatives du produit s’en ressentent..

Léon Bel peut de cette façon commercialiser les invendus de la guerre et exporter sa production au delà des frontières, dans les colonies et en Amérique.

Léon Bel n’a pas oublié la Wachkyrie de Benjamin Rabier. Il s’en inspire pour décorer ses boîtes de fromage fondu d’une vache hilare à quatre pattes sur un fond rouge. En 1921,  » La vache qui rit  » est née.

Benjamin Rabier, à nouveau sollicité, soumet plusieurs ébauches de tête de vache. Anne-Marie, épouse de Léon, ajoute son grain de sel en suggérant d’ajouter à la vache des boucles d’oreilles avec la désormais célèbre  » mise en abyme  » (les boucles d’oreille montrent une boîte qui elle-même montre une boîte qui elle-même…).

La même année, en 1924, Bel délaisse la conserve pour des portions individuelles en papier d’étain.

   Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé… Nombreux sont les fromagers à vouloir le copier. L’exemple le plus connu est  » La vache sérieuse !?  » commercialisée en 1926, également vendue en portions.

« La vache sérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR

La guerres, années de  » vache maigre  » :

   En 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (qui restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996).

   Après la guerre, le groupe familial repart à la conquête du monde. Son produit phare s’est adapté pour traverser les époques et les continents. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie  » les jeunes pousses de l’internet  » ?

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Jules Bel (1842-1904), fondateur de la maison Bel. DR ( Jules Bel )Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DR ( Léon Bel )

Benjamin Rabier, l’illustrateur à part

   Né en 1864 à la Roche-sur-Yon, en Vendée, Benjamin Rabier était un artiste et une personnalité hors du commun. Extrêmement généreux, il avait pour habitude d’offrir ses dessins et se souciait peu de la valeur de ses œuvres. Á tel point qu’il y eu parfois des conflits de propriété intellectuelle car il avait donné les mêmes dessins à différentes entreprises.

Benjamin Rabier (1864-1939) dessinateur de La vache qui rit. DR B.Rabier

Avant même de commencer sa carrière de dessinateur, il remporta à l’âge de quinze ans le Prix de dessin de la Ville de Paris.

    Le facétieux illustrateur aimait faire rire les animaux en leur prêtant des expressions humaines, notamment dans des albums pour enfants dont le personnage le plus célèbre est Gédéon.

Il illustra les Fables de La Fontaine, travailla pour la presse, créa des carte postales, des images scolaires, des pièces de théâtre et des films d’animation en parallèle de son activité de fonctionnaire.

Dans la publicité aussi, il laissa des personnages désormais célèbres comme La vache qui rit, mais aussi  » La Baleine  » (marque de sel) ou  » Le Chat  » (marque de savon).

     Autre héritage notable, son Tintin-Lutin a inspiré Hergé dans les années 20 pour la création des aventures de Tintin et Milou.

 

L’idée circule que Benjamin Rabier et Léon Bel se sont connus pendant la guerre. En réalité, Rabier, trop âgé, n’a pas combattu. Mais une chose est sûre, son dessin sur les camions de ravitaillement en viande fraîche a connu une certaine notoriété et n’a pas échappé à Léon Bel.

graaf

afficherabier  ( affiche pub par Barbier )

La vache qui rit à la pointe

La portion individuelle, format toujours utilisé aujourd’hui, permet une conservation plus longue de la crème de fromage. Le succès est au rendez-vous et les commandes s’accélèrent.

Dans les années 20, l'entreprise bel est à la pointe de la modernité. DRPour faire face à la demande, Bel modernise son équipement notamment avec des machines afin de mécaniser l’emballage en triangle. L’entreprise quitte l’atelier historique pour une usine flambant neuve en 1926.

  Sa production est multipliée par dix : des 12 000 boîtes quotidiennes, on passe à 120 000 boîtes de crème de gruyère soit 120 tonnes de fromage fondu produits par jour. Un système de succursales et d’entrepôts est mis en place pour répondre à la demande plus rapidement que ne le permettent les moyens de transport de l’époque.

  Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé. Le groupe devient le premier employeur de Lons-le-Saunier. Une usine de fabrication est implantée en Angleterre en 1929 et une autre ouvre ses portes en Belgique en 1933. Ces deux nouvelles portes d’accès vers l’Afrique finissent d’asseoir le succès des petites portions facilement conservables même dans les pays chauds.

  Le groupe Bel travaille à d’autres produits comme le Babybel, conçu pour faire concurrence au Port Salut. Ne comptant pas s’arrêter là, il se lance dans l’une des plus ambitieuses campagnes de communication de l’époque.

Avec le succès de la « La vache qui rit », Bel devient le principal employeur de la région. DR

Le pari de la publicité…..

     Dans les années 20, la publicité de masse telle que nous la connaissons n’en était qu’à ses balbutiements. On avait tendance à croire que si le produit était bon, il se vendrait tout seul. C’était vrai en local mais ça ne l’était plus à l’échelle nationale ou internationale qu’offraient les nouveaux transports. Léon Bel en est conscient. Dès l’ouverture de sa nouvelle usine, il se dote d’un bureau de la publicité avec un budget annuel équivalent à celui de la construction de son usine. Il n’est pas le seul dans ce cas. D’autres marques prestigieuses, comme LU, Michelin, Peugeot ou Citroën multiplient comme lui les campagnes publicitaires.

  Pour tirer son épingle du jeu, Bel innove. Il y a bien sûr les publicités à la radio, dans les magazines, chez les commerçants mais aussi des jeux-concours avec des vignettes qui permettent de gagner de très beaux cadeaux comme des appareils photo ou des radios.     

    L’entreprise comprend l’importance de soigner aussi les petits consommateurs en éditant des buvards ou des protège-cahiers.

    En 1933, sur le Tour de France, Bel lance une campagne de » sponsoring  » sportif et distribue aux spectateurs échantillons et cadeaux. Des représentants se rendent chez les détaillants dans des voitures floquées. Ils distribuent des objets dérivés pour promouvoir la marque comme des affiches, plaques émaillées, présentoirs.

A partir des années 20, Bel redouble d'ingéniosité pour faire sa publicité. DR

La guerre, années de  » vache  » maigre :

Robert Fievet (1908-2002) et son épouse Andrée Bel (1910-?). DREn 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. D’un produit contenant 40 % de matière grasse (sur produit total), La vache qui rit devient de plus en plus maigre à 30, puis 20, 10 %… progressivement jusqu’à 0 %. Á​ la fin, on n’est même pas sûr qu’il restait des produits laitiers.

   Un concurrent en profite pour lancer la rumeur que La vache qui rit serait une  » crème de rien, à base de croute de fromage et de restes  ».

    Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, le mythique entrepreneur Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (il restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996 avant de passer le relais à son fils).

  En 1943, le siège social déménage à Suresnes, sa localisation actuelle, pour se rapprocher de Paris.

Après la guerre, les consommateurs attendent plus de matière grasse. DRAprès la guerre, on remet du gras dans le fromage, et même plus qu’avant ! Cela devient un bon argument de vente. La recette est retravaillée.

   Dans cette course à la matière grasse que se livrent les fromagers, La vache qui rit renaît en 1955 et la crème de gruyère devient un  » fromage pour tartines  » tel que le précise l’appellation sur la boîte.

   On fait des mélanges pour la rendre plus onctueuse, avec de l’emmental, de la mimolette et de l’edam, la plupart produits par Bel. On va jusqu’à ajouter du beurre pour atteindre 50 % de matière grasse.

« La vachesérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR
La vache qui rit fait des envieux

   Nombreux sont les fromagers à avoir voulu copier La vache qui rit. L’exemple le plus connu est  »La vache sérieuse  » commercialisée en 1926, également vendue en portions, qui se voulait un » pied de nez  » à la célèbre vache rouge.  » Le rire est le propre de l’homme ! Le sérieux celui de la vache ! La vache sérieuse. On la trouve dans les maisons sérieuses ».

 » La vache qui rit  » rit jaune et va jusqu’à attaquer en justice  » La vache sérieuse  » qui perd le procès en 1955 pour contrefaçon. La malheureuse est contrainte à changer de nom. Bien d’autres tentatives de copies se sont succédées comme  » La vache qui lit  »,  » Le veau qui pleure  », La vache coquette  »,  »La belle vache  »,  » La vache savante » ,  »La vache du Jura  »… Sans que jamais aucune ne parvienne à détrôner La vache qui rit. Néanmoins la bataille est rude. Au début de son histoire, en 1923, La vache qui rit elle-même a été condamnée à verser des dommages et intérêts à la marque « La vache rouge » déposé par la société Vercasson.

Des consommateurs du monde entier, les Marocains et les Algériens sont les fans absolus de « La vache qui rit ». DR

À la conquête du marché international….

   La vache qui rit conquiert véritablement le monde à partir des années 60 en s’adaptant dans chaque pays au goût des consommateurs. Les recettes de base sont différentes. La vache qui rit se consomme nature en France mais affiche des variantes très diverses dans les autres pays : poulet, barbecue, fraise etc. Le fabriquant ajoute aussi, au besoin, calcium, zinc, fer

   Aux États-Unis, dans les années 2000, un livre à succès a conseillé aux Américaines de manger de La vache qui rit dans le cadre d’un régime. Depuis, La vache qui rit y est réputée pour être un produit diététique qui existe en version ultra light à 2 % de matière grasse.

Les goûts et la perception du produit varie selon les pays mais la vache reste. DR    Pour s’adapter toujours plus aux marchés étrangers, le nom La vache qui rit est traduit dans la langue du pays de commercialisation afin de conserver le trait d’humour. Lorsque nécessaire, le petit fromage triangulaire a su faire oublier ses origines françaises.

  Selon une étude menée au Maroc, l’un de ses principaux marchés, 80 % des personnes interrogées pensent que La vache qui rit est un produit marocain. Á l’inverse, parfois, le fromage emblématique de Bel revendique ses origines nationales.

En 1966, le Kiri voit le jour inspiré de la recette de La recette de « La vache qui rit » DRDans les dernières décennies, on a constaté en effet que, par endroits, le nom traduit n’est plus qu’une forme de sous-titre. Au Japon par exemple, être un produit français est un plus. Il y a un drapeau français ajouté sur la boîte  ! et il est important que le produit soit importé depuis la France.

   Quoiqu’il en soit aujourd’hui, La vache qui rit est, selon le site internet de son fabriquant, commercialisé dans 136 pays dont L’Algérie et le Maroc où se trouvent ses plus fervents consommateurs. Elle est produite dans quinze usines à travers le monde à raison de 121 portions par seconde (plusieurs milliards par an), ce qui en fait le quatrième fromage le plus vendu.

   La vache rouge qui a fait le succès de Bel, entreprise restée familiale, a permis au groupe de prospérer et de posséder plus de trente marques différentes, parmi lesquels Apéricubes, Babybel, ou encore Leerdammer, Boursin et Port Salut rachetés dans les années 2000, mais aussi le célèbre Kiri (1966) semblable à sa grande sœur mais à base de fromage frais.

    La vache qui rit n’a plus grand chose à voir avec la crème de gruyère des années 20 mais a su s’adapter pour traverser les époques. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie les jeunes pousses de l’internet, La vache qui rit continue de rire.

La maison de  »La vache qui rit  »

À l’initiative de la petite-fille de Léon Bel, le siège historique du groupe, à Lons-le-Saunier, est devenu un musée et une attraction touristique de premier plan :  » La maison de La vache qui rit  ». Parcours découverte, expositions permanentes ou temporaires et objets de collection accueillent petits et grands….

Résultat d’images pour ''Maison la Vache qui rit '' musée , images ( maison / musée de  » la vache qui rit  » )

 

Petit complément :

 

 

C’était il y a….

…187 ans !

Guizot instaure un enseignement primaire public……

    Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe Ier, le ministre de l’Instruction publique François Guizot NADAR (1820-1910). Portrait de François Guizot. Photographie. Collection particulière. fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public et gratuit pour les enfants des familles pauvres. C’est la première étape de l’éducation pour tous en France…

Loi Guizot du 28 juin 1833 :

Caricature de Daumier sur l'école (BNF)

Vers l’alphabétisation de masse :

François Guizot, bourgeois sévère et conservateur, est aussi un pieux protestant épris des Lumières. Il exige dans la loi que chaque commune devienne, dans les six ans qui suivent, propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles !!!:  » Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire  » . Cette loi  rappelle l’ordonnance royale du 13 décembre 1698 qui avait demandé la création de  » petites écoles  »​ paroissiales de façon non contraignante .

Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. ( Les premières étaient apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d’enseignement ) . L’article 11 de la loi stipul​e :  » Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins » » Il ne s’agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d’en ouvrir qu’à partir de 1879.

La loi Guizot précise aussi le contenu de l’enseignement : » L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures  »​

Elle précise aussi  :  » Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l’instruction religieuse  »  ! ( Autant dire que dès 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe, on met des limites à l’influence de l’Église ) …

L’enseignement primaire élémentaire est gratuit pour les enfants des familles pauvres      ( un sur trois environ ). Pratiqué le plus souvent dans une classe unique, sans souci des niveaux, il permet aux enfants les plus faibles d’être soutenus par les autres. N.B : Les châtiments corporels sont interdits par la loi dès 1834.

   Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry……

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Un rat ..

…...de cave …Ce n’est pas seulement ratcet animal peu aimé ….

C’est aussi un objet très ancien qui était utiliser pour  » s’éclairer  » . Le mot ferait référence à deux systèmes d’éclairage à la bougie . Il s’agit soit d’une bougie très fine et longue Résultat d’images pour rat de cave bougieenroulée sur elle-même , soit d’un bougeoir très stable et pratique  à transporter . Ce second modèle était constitué d’un socle solide et d’une structure en spirale ( d’où le nom  de  » queue de cochon  » donné à l’objet dans certaines régions  ) rat de cave , à l’intérieur de laquelle on plaçait la bougie qui ainsi était maintenue bien en place en plus , elle était fixée sur une vis mobile qu’on faisait tourner  au fur et à mesure  que la cire fondait . Généralement , le rat – de – cave  avait aussi sur le côté une anse fine et longue qu’on pouvait accrocher en hauteur Résultat d’images pour lampe '' rat - de - cave ''

Passionnant n’est ce pas ? !

A un de ces jours peut-être …..

C’était Il y a environ ….

…..115 ans :

27 juin 1905

Mutinerie à bord du Potemkine…..

Le mardi 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine,Résultat d’images pour potemkine le principal cuirassé de la flotte de guerre russe.

   Sur le moment, l’événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon.

Mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, grâce à un film Le cuirassé Potemkine (affiche du film de Serge Eiseinstein)que lui a consacré le réalisateur Eisenstein Résultat d’images pour Eisenstein cinéaste  images ,photosvingt ans plus tard :

Extrait du film :

En 1965, Jean Ferrat lui a consacré aussi l’une de ses plus belles chansons.

Les paroles :

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan
M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d’un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine
Potemkine

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Marine en crise

Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du  » Dimanche rouge  » du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg.

     Sur le cuirassé Potemkine, qui porte le nom d’un favori de Catherine II, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov, a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité.

    Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12 600 tonnes et transporte environ 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n’ont pas encore l’expérience du feu.

Viande avariée

    Tandis qu’il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d’Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s’approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d’asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C’est l’indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l’entourent, il prétend sentencieusement que la viande est  » comestible  » sous réserve d’être simplement lavée avec du vinaigre.

    Les marins murmurent et se retirent. Arrive l’heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c’est l’explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l’état de la viande.

    Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l’équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d’avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois.

Une image du film d'Eisenstein (Le cuirassé Potemkine)Bafoué, le commandant se contente d’annoncer que les marins n’auront rien d’autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.

    Dans l’équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire.

   Matiouchenko se dit que voilà l’occasion de devancer l’insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte…et tout le monde connait la suite….

 

Le savoir est inutile …mais

1 )La Coursive, Résultat d’images pour la coursive à la rochelle images , photos jpgsalle de spectacle de La Rochelle, a été successivement couvent, manufacture de tabac, entrepôt de douane, halle aux poissons et salle de sport.

2)

Avant l’invention de la gomme Résultat d’images pour images,illustrations gommes , on effaçait les traits de crayons, de mine de plomb ou de fusain avec de la mie de pain Résultat d’images pour illustration,images mie de pain  .

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Supplice des éléphanteaux…..

….. » à touristes  »!

    Attachés ,brutalisés et maltraités ….Une vidéo dévoilant les sévices infligés à des éléphanteaux destinés à être employés dans l’industrie du tourisme en Thaïlande a été révélée par le groupe britannique de défense des animaux  » World Animal Protection . Pour le vétérinaire de l’ONG Jean Schmidt – Burbach , la technique dite de  » l’écrasement  » , utilisée pour le dressage initial des éléphants dans certains centre du pays est un processus  » intrinsèquement cruel  » 

     » D’abord, les bébés éléphants doivent être séparés de force de leurs mères, raconte le médecin, puis ils sont soumis à un processus d’entraînement intensif. Le but est d’obtenir une domination complète sur l’éléphanteau grâce à un mélange de punition, de contraintes mais aussi de récompenses.  » Pour ce spécialiste de la condition animale, ces pratiques entraînent des  » dommages physiques et psychologiques  », avec comme principal objectif de faire comprendre à l’éléphant que  » désobéir aux humains est douloureux  ».

   Selon le WAP, l’importante demande en promenades à dos d’éléphant ainsi que pour des interactions directes avec l’animal  » comme les baignades et le toilettage  », pousserait les dresseurs à exercer ces sévices. L’organisation en appelle donc au gouvernement thaïlandais et au monde du tourisme afin d’y mettre un terme.  » Il faut que ce soit la dernière génération d’éléphants utilisée pour le tourisme commercial  », insiste Jan Schmidt-Burbach.