Origine du ….

Cette célèbre pâtisserie serait née d’une erreur ?

  C’est le Français Nicolas Stohrer Résultat d’images pour nicolas stohrerqui l’aurait inventée au 18e siècle. Il est alors apprenti pâtissier et travaille dans les cuisines d’un roi, plus précisément le roi de Pologne, Stanislas Leszcynski Résultat d’images pour stanislas leszczynski , qui est  alors en exil en Alsace.

    De France il avait emporté une brioche destinée au roi. Mais pendant le voyage elle s’était desséchée. Ne pouvant la servir dans cet état , il décide  de l’arroser d’un vin doux produit en Andalousie, le Malaga et de la parfumer au safran. Devenue présentable (et surtout comestible) il la fourre de crème pâtissière et de raisins secs.

Le roi Stanislas adore le dessert qui lui est servi. Mais il faut lui trouver un nom ! Il se trouve qu’à ce moment là, il lit Les Contes des Mille et une nuits. Le roi lui-même décide donc de baptiser ce gâteau  » l’Ali-baba  ».

D’ailleurs il évoque le  »baba » dans une de ses lettres adressée à Sophie Volland    Résultat d’images pour sophie volland en 1767. Le Baba connaîtra ensuite un grand succès au 19° et 20° siècles.

Comment ce gâteau parvient-il jusqu’en France ?

En 1725 la fille du roi, Marie Leszcynska Résultat d’images pour marie leszczyńska , se marie avec Louis XV. Or notre pâtissier la suit à Versailles. Et quelques années plus tard, il ouvre à Paris sa propre pâtisserie au 51 rue Montorgueil (dans le 2e arrondissement). Il s’agit d’ailleurs de la plus ancienne pâtisserie de Paris. Elle est partiellement inscrite aux monuments historiques.

 Mais depuis cette époque la recette a quelque peu évolué. La crème pâtissière est souvent remplacée par de la crème chantilly, et le Malaga par du rhum. D’où son nom de Baba au rhum.

En 1836, les Monsù (des chefs-pâtissiers de la noblesse napolitaine) importe le Baba au Rhum dans la ville de Naples. La recette de ce dessert apparaît alors pour la première fois dans un manuel de cuisine italien, et lui attribue une origine napolitaine,! Ce qui est  complètement faux.

    Un dernier mot sur la pâtisserie Sthorer. Un autre spécialité de la maison est le  »puits d’amour » Résultat d’images pour puit d'amour pâtisserie imagesdont la première recette date de 1735. Selon la légende, Louis XV offrait à ses nombreuses maîtresses ce petit gâteau comme preuve d’amour. Nicolas Stohrer modifia quelque peu la recette en garnissant le feuilletage d’une crème pâtissière à la vanille, en recouvrant le dessus d’une épaisse couche caramélisée obtenue au fer rouge.

D’après ce que j’ai lu la  » marque  »  Stohrer existe toujours :

Le trombone signe de résistance ????

   Le trombone fut un symbole d’unité et de résistance d’un peuple en particulier face à l’occupation nazie, donc pendant la Seconde guerre mondiale. Ce peuple est le peuple norvégien.

    On a du mal à imaginer que cet objet insignifiant  trombonne 1, utilisé pour maintenir une liasse de feuilles de papier ait pu revêtir une si grande et noble signification. Pourtant tel est bien le cas……

   D’abord Il est bon de savoir  que c’est un norvégien du nom de Johan Vaaler Résultat d’images pour Johan Vaaler qui au début du 20 ème breveta le premier modèle de trombone proche de celui que nous utilisons aujourd’hui. Mais pas exactement le même. (Il manquait à son modèle les deux boucles complètes  ). Donc il n’était pas facile d’y insérer des feuilles de papier. Du coup, son invention ne fut jamais produite.

 Pourtant de façon assez étonnante, la Norvège se vit comme le berceau de ce petit objet. C’est ce qui peut expliquer que les norvégiens se mirent à le porter sur leurs vêtements comme symbole de la résistance contre l’occupation allemande. ils arboraient ainsi un trombone sur le revers de leur veste pour affirmer à la fois leur solidarité et leur union. Leur union… on comprend aisément le symbole du trombone.

Ainsi Pierre Lefèvre dans la chronique qu’il signe le 9 mars 1941 pour l’émission  » Les Français parlent aux Français  »  félicite les norvégiens pour leur courage. Un acte qui selon lui est héroïque et mérite d’être cité à l’ordre de la Résistance. Il dit:  » Les norvégiens avaient pris l’habitude de porter à la boutonnière ces attaches dont l’on se sert dans les bureaux pour réunir les papiers et que l’on appelle couramment attaches trombones, à cause de leur forme. Cet étrange insigne, signifiait : Nous tenons ensemble  ».

    Mais les nazis finirent par en comprendre la signification et interdirent cette pratique.

Malheureusement pour eux, en réaction, de nouveaux insignes improvisés firent leur apparition aux boutonnières. Parmi eux, les cartes de pain; des cartes qui portaient les armes de la famille royale de Norvège. Mais aussi des étiquettes de bouteilles de lait. Pourquoi ? Tout simplement car on pouvait y lire la formule  »100 % norvégien ».

Pour finir, si on se demande pourquoi le trombone s’appelle ainsi, c’est très simple : Etant constitué d’une tige en métal repliée plusieurs fois afin de former plusieurs boucles, sa forme rappelle celle de l’instrument de musique Résultat d’images pour image trombone instrument de musiquedu même nom, d’où il tire son appellation.

 » orteils COVID  » ????

       Le virus responsable de la pandémie actuelle de coronavirus ne se manifesterait pas seulement par la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. D’autres symptômes de l’infection pourraient apparaître, comme de petites lésions cutanées sur les orteils de certains patients.

Comme des engelures

    Dans plusieurs pays, les dermatologues ont alerté sur l’apparition, chez certains patients, de lésions cutanées apparaissant surtout sur les orteils ou les doigts de pied. Elles pourraient faire penser à des engelures.

 

   Elles se manifestent par des sortes de rougeurs, d’aspect violacé. Elles présentent souvent l’aspect de petites boursouflures et peuvent être douloureuses au toucher, les personnes atteintes ressentant parfois une sensation de brûlure.

   Ces lésions cutanées apparaissent plus souvent chez des enfants ou des adolescents, mais des patients plus âgés peuvent en être victimes. En règle générale, ces lésions se résorbent d’elles-mêmes, sans laisser de traces.

Un nouveau symptôme du coronavirus?

    De nombreux dermatologues soupçonnent un lien possible entre ces  »orteils Covid » , comme on les appelle désormais, et une infection par le coronavirus.

    Une étude italienne a révélé qu’environ 20 % des patients touchés par le virus présenteraient ces lésions cutanées. Il s’agirait de personnes testées positives mais ne présentant pas d’autres symptômes.

       Si la relation entre l’apparition de ces rougeurs et une infection par le coronavirus était étable, ce nouveau symptôme permettrait de repérer très tôt, et donc d’isoler, des personnes asymptomatiques. Cette démarche serait en effet d’autant plus pertinente que l’apparition de ces lésions serait un des premiers signes de l’infection.

    En tous cas, la présence de nombreux cas d’  »orteils Covid »  parmi des personnes testées positives au coronavirus semble exclure une simple coïncidence. Les médecins recommandent aux proches de ces personnes, souvent de jeunes patients, d’observer la survenue éventuelle d’autres symptômes, plus classiques. Ils conseillent également un dépistage des personnes concernées, afin de détecter une éventuelle présence du virus dans l’organisme.

   Les spécialistes n’expliquent pas encore l’origine de ces lésions, peut-être dues à l’action du coronavirus. Il se pourrait qu’il produise de minuscules caillots, qui viendraient perturber la circulation sanguine. Une inflammation des vaisseaux serait également en cause.

Le béguin ..

 » Connaître quelqu’un dès le béguin  » : Je viens de lire cette expression , je me suis demandé si elle a un rapport avec  » avoir le béguin  » ,  »être amoureux  » .
   J’ai trouvé ce qui suit : Connaître quelqu’un dès le béguin…

    Connaître quelqu’un depuis son enfance

     Le béguin était une coiffure féminine portée par les religieuses de l’ordre des Béguines, avant que cette coiffe ne fût portée par des enfants sous leur bonnet. Vers le milieu du règne de Louis XV, garçons et filles portaient en effet généralement cette coiffure à six ou sept ans, et dans quelques familles, la permission de quitter le béguin arrivait pour les demoiselles beaucoup plus tard.

   Craignant des hommages trop précoces, certaines mères obligeaient leurs filles à porter, toutes grandes, une coiffure qui voulait dire : Je suis encore une enfant, ne m’adressez point de propos indiscrets, ne faites point attention à moi.

Lorsque Rousseau, en 1762, proscrivit le maillot, la bride, petite bande de toile qui fait partie d’un béguin, et qui sert à le fixer sur la tête, fit comprendre cette coiffure dans son projet de réforme.

Le docteur Des Essarts (Traité de l’éducation corporelle des enfants en bas âge, Paris, 1760) avait déjà dit que cette bride, comprimant les glandes maxillaires et même les parotides, y occasionnait un engorgement et un gonflement.

Le docteur Alphonse Le Roi (Recherches sur les habillements des femmes et des enfants, Paris, 1772) ajouta : « Souvent on serre trop le cordon, à dessein d’affermir la coiffure de l’enfant ; alors cette compression arrête le sang dans les veines, le refoule vers le cerveau, ce qui produit ou aggrave une multitude de maladies auxquelles les enfants succombent le plus ordinairement. »

Dans l’Encyclopédie méthodique (Paris, 1785), Rolland de La Platière lança aussi son manifeste contre les béguins.  » Nous nous abstiendrons, dit-il, de tous détails de la layette, têtière, béguins, fichus, chaussettes, bavoirs, mouchoirs, etc., fatras de liens incommodes, de pièces ridicules, dont la sottise et le préjugé embarrassaient l’enfance, gênaient ses mouvements, arrêtaient sa croissance, et dont le bon sens commence à l’affranchir.  »

Mais le coup le plus terrible fut un article du Mercure de France, signé M.  » Qu’est-ce qui a fait, dit l’abbé Galiani dans une lettre à madame d’Épinay, cette plaisanterie charmante des oreilles à ressorts ? Elle est digne de Swift, et de tout ce qu’il y a de plus délicat dans ce genre. Si Grimm n’en est pas l’auteur, je ne le connais point.  »

Beaucoup de bruit pour un petit bonnet je trouve ? 

Le  » géocaching » ??

Les chasses au trésor ont toujours excité la curiosité des enfants.( En tous cas , quand j’étais gosse , nous y jouions souvent ) :

  Vidéo chasse au trésor enfant :

    Depuis une vingtaine d’ années ,ce sont des familles entières, et des passionnés de tous les pays, qui peuvent s’adonner à une nouvelle variante de ce jeu, appelée le  »géocaching ».

Le fonctionnement du jeu :

Les participants se munissent d’un GPS spécifique, facile à trouver dans le commerce, ou d’une application, qui leur indiquent leur position et celle des  »caches » à trouver. ( Les points jaunes précisent les caches déjà trouvées et les points verts celles qui restent à découvrir )….

 Les caches abritent des boîtes, qui contiennent de petits objets sans valeur. Il est possible d’en prendre un, à condition d’en placer un autre, de valeur équivalente, dans la boîte.geocache

Les joueurs signalent leurs trouvailles, en mentionnant leur visite sur un petit registre, laissé à l’intérieur de la boîte, ou en la signalant sur un site dédié au jeu.!

Les joueurs peuvent chercher une seule cache ou suivre un itinéraire jalonné de trésors à découvrir. Dans d’autres cas, c’est un ensemble d’informations, géographiques et culturelles, qui permet de repérer le secteur où se trouve la cache.

Un jeu propice à des activités diverses :

    Le géocaching  est un jeu , mais il offre bien des opportunités à ses nombreux adeptes. Celle d’abord de se retrouver en famille ou entre amis. Le jeu devient alors source de convivialité et favorise les interactions sociales.

   Parfois , il devient l’occupation principale des vacances. Certains adeptes, seuls ou en famille, sillonnent ainsi l’Europe, ou même le monde, après avoir fait le tour des caches offertes par leur propre pays.!!!

   Le géocaching devient ainsi un moyen original de découvrir des endroits et des pays que les joueurs n’auraient peut-être jamais connus sans cette originale course au trésor. Le jeu représente enfin une excellente occasion de faire du sport.

   En effet, si la découverte de certaines caches, dissimulées en milieu urbain, ne demande guère d’efforts physiques, d’autres, en revanche, se méritent. Certains trésors ne livrent ainsi leurs secrets qu’à l’issue d’une véritable randonnée, pendant laquelle les joueurs doivent gravir des sentiers pentus ou même escalader une zone de rochers.

C’était aussi un 20 mai …

  Il y a 218 ans : Bonaparte légalise l’esclavage !

     Par le décret du 30 Floréal An X (20 mai 1802), Napoléon Bonaparte légalise l’esclavage. Par pragmatisme (simple capacité à s’adapter aux contraintes de la réalité) , dans le souci de stabiliser les colonies françaises, le Premier Consul veut le maintenir là où il n’a pas été encore aboli…

N.B : L’esclavage est alors couramment  pratiqué en-dehors de l’Europe occidentale, et pas seulement dans les colonies européennes. Il est commun en Afrique comme en Asie. Il ne scandalise que les franges éclairées des Occidentaux. L’abolir dans les seules îles à sucre françaises aurait  sans doute été prématuré et aurait entraîné  l’éloignement l’Angleterre mais aussi l’Espagne et le Portugal de la République française.

 Une première abolition très limitée :

L’esclavage avait été en théorie aboli huit ans plus tôt par le décret de Pluviôse (4 février 1794). En réalité, cette mesure sans précédent votée par les députés de la Convention n’a pris effet qu’en Guadeloupe et à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti).

Les planteurs de la Martinique ont préféré se livrer aux Anglais au printemps 1794 plutôt que d’affranchir leurs esclaves.

Dans l’océan Indien, les colons de l’île de la Réunion et de l’île de France (aujourd’hui l’île Maurice) ont réussi à s’opposer à l’application du décret.

 Pour ce qui est de la grande île de Saint-Domingue, elle a attendu le départ des Anglais, chassés par Toussaint Louverture en octobre 1798, pour appliquer le décret et abolir l’esclavage. Encore les anciens esclaves n’ont-ils  » troqué   » leur statut que pour celui de travailleurs forcés, avec la bénédiction de leur libérateur, Toussaint Louverture…

Le Premier Consul,  aurait sans doute souhaité s’en tenir au statu quo. Mais il est pris de court par la restitution de la Martinique à la France à la paix d’Amiens (25 mars 1802) et plus encore par les velléités indépendantistes de Saint-Domingue.

Les colonies en ébullition

À Saint-Domingue, Toussaint Louverture ne veut pas en rester à sa victoire sur les Anglais. Le 8 juillet 1801, le leader noir chasse les Espagnols de la partie orientale de l’île et se nomme Gouverneur général à vie de l’île réunifiée.!

Il mène  une politique indépendante et signe des contrats de commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

C’est  »plus que n’en peut supporter  » Napoléon Bonaparte. Dès 1799, celui-ci caresse le désir de reconstituer un empire colonial aux Amériques  » conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789  ».

 Profitant du répit offert par la paix signée à Lunéville avec l’Autriche, il décide de rétablir à Haïti la souveraineté française.

    Le 14 décembre 1801, une flotte de 36 navires appareille de Brest avec 23 000 hommes sous le commandement du général Leclerc pour reprendre Saint-Domingue. L’expédition dépasse en importance celle que Bonaparte conduisit en Égypte trois ans plus tôt… Son échec sera encore plus dramatique !

Le 2 mai 1802, une autre flotte de 11 navires débarque 3500 hommes en Guadeloupe sous le commandement du général Antoine Richepance. Elle a pour mission de restaurer l’ordre dans l’île où un conseil animé par des officiers de couleur a pris le pouvoir.

Un décret mal inspiré  …..

Vu le  contexte, le Premier Consul est sommé de choisir : appliquer partout le décret de Pluviôse ou ne l’appliquer nulle part.

Il est encouragé à l’abolir par Cambacérès , avocat des planteurs, peut-être aussi par sa propre femme, Joséphine de Beauharnais, issue d’une riche famille créole de la Martinique, les Tascher de la Pagerie ; l’un et l’autre mettent en avant les difficultés des milieux d’affaires coloniaux depuis l’abolition de 1794.

   Il signe enfin le décret par lequel il légalise à nouveau l’esclavage dans les colonies où il perdure.

     L’esclavage revient à priver les hommes de couleur de leur citoyenneté et les travailleurs des plantations de leur salaire ; les maîtres ont le droit de punir leurs esclaves sans passer par la justice civile.

Le décret du 30 floréal An X (20 mai 1802) :

DÉCRET:
ART. Ier Dans les colonies restituées à la France en exécution du traité d’Amiens, du 6 germinal an X, l’esclavage sera maintenu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789.

II. Il en sera de même dans les autres colonies françaises au-delà du Cap de Bonne-Espérance.

III. La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies, auront lieu, conformément aux lois et règlements existants avant ladite époque de 1789.

IV. Nonobstant toutes lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux règlements qui seront faits par le Gouvernement.

   Le décret du 30 floréal va avoir pour la France un résultat désastreux en poussant à la révolte les anciens esclaves de Saint-Domingue et en précipitant la perte de l’île.

Naissance du préjugé de couleur :

  Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les souverains européens toléraient l’esclavage aux colonies mais n’assimilaient pas les esclaves aux Noirs. Ils ne tenaient pas ceux-ci pour une race inférieure vouée à l’esclavage comme l’atteste la présence d’un certain nombre d’Africains ayant des fonctions élevées à la cour de Versailles et dans d’autres cours européennes, y compris Saint-Saint-Pétersbourg, avec l‘aïeul africain du poète Pouchkine.

Au milieu du siècle, deux mentalités se développent et s’opposent, parfois au sein des mêmes personnes :

L’une est inspirée par la raison et l’humanité, en conformité avec l’  »esprit des Lumières  » et la doctrine chrétienne. Elle porte les élites pensantes à dénoncer l’esclavage et les préjugés à l’égard des autres races. Elle est illustrée par les fort beaux textes de Voltaire et Montesquieu sur ce thème et mieux encore par la mobilisation contre la traite de Wilberforce en Angleterre et Grégoire en France.

L’autre est née du fantasme d’invasion lié à l‘arrivée d’Africains de plus en plus nombreux dans les colonies mais aussi en métropole, comme serviteurs ou enfants des colons de passage (à l’exemple d’Alexandre Dumas père) ou  » petits nègres  » offerts aux dames de la bonne société (image ci-dessus  ).

On commence à se prémunir contre cette menace en érigeant des barrières réglementaires, intellectuelles et morales. C’est la naissance du  » préjugé de couleur  ».

Voltaire, qui n’en est pas à une contradiction près, formule quelques sentences formellement  » racistes  » au sens moderne du mot, c’est-à-dire établissant une hiérarchie entre ce qu’il est convenu d’appeler les « races » humaines. Quant à Montesquieu, s’il est à l’abri de semblables inepties, il ne rechigne pas plus que Voltaire à investir dans le  » commerce triangulaire  » .

Plusieurs ordonnances, sous le règne de Louis XVI,Illustration. dénoncent les unions mixtes et légifèrent contre l’immigration noire en métropole, en fait limitée à quelques centaines d’individus, au motif que  » terre de France ne porte pas esclave  ». Le 9 août 1777 est créé un système de  » dépôt  » ?? dans les ports pour les esclaves qui accompagnent leur maître.

Après la Révolution, le Premier ConsulAfficher l’image source ne s’en tient pas à la légalisation de l’esclavage. Animé par un sentiment  » raciste  » qui le distingue de la plupart de ses contemporains, encore pétris de l’esprit des Lumières, il prend plusieurs mesures qui renouent avec le préjugé de couleur des décennies précédentes et l’aggravent nettement...!

    » Je suis pour les blancs, parce que je suis blanc. Je n’ai pas d’autre raison, et celle-la est la bonne  », aurait-il déclaré au Conseil d’État en 1802. Il exclut de l’armée des officiers  » de couleur  » parmi lesquels le père d’Alexandre Dumas.

Bonaparte supprime aussi d’un trait de plume l’Institution nationale des Colonies, créée 5 ans plus tôt à l’instigation de l’abbé Grégoire pour promouvoir les enfants des colonies quelle que soit leur couleur de peau. Les vingt-deux élèves noirs de l’institution, qui étaient appelés à devenir officiers, sont affectés comme simples tambours dans autant de régiments.

 

Le traité de Tordesillas ? :

.traite-tordesillas (4)( image du Net )
 

 

   En 1492 Christophe Colomb découvrit pour les occidentaux l’Amérique. Un an plus tard le Pape Alexandre VI traça une ligne de démarcation au milieu de l’océan Atlantique afin de diviser le monde en deux parties. Une partie sera attribuée à l’Espagne, l’autre au Portugal. Ce partage du monde en deux est connu sous le nom de Traité de Tordestillas.

     Bien entendu ,ce partage suscita la colère de l’Angleterre et de la France. Pour la France, François 1er, déclara :  » Le soleil luit pour moi comme pour les autres. Je voudrais bien voir la clause du  » testament d’Adam ?  » qui m’exclut du partage du monde  » .

  Les circonstances entourant le traité:

     Ratifié par le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle 1ère de Castille : Fut définit comme ligne de partage le méridien localisé à 1 770 km à l’ouest des îles du Cap-Vert; ( les coordonnées seraient aujourd’hui 46° 37′ ouest ) . Conséquence, l’Espagne obtint les îles Canaries, alors que Madère, les Açores et les îles du Cap-Vert, revinrent au Portugal. Il obtint également le droit de conquête du Maroc.

   Les nouvelles terres découvertes par Christophe Colomb, le continent américain, sont encore peu connues et les cartes très imprécises. Cependant l’Amérique revint en théorie dans son intégralité aux Castillans.

    En 1500 Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil qui  est alors attribué au Portugal.

    Les autres puissances européennes sont exclues du partage et n’acceptent pas les termes du traité. Pour profiter des richesses du Nouveau Monde elles n’ont d’autres solutions, au départ, que d’avoir recours à la piraterie et à la contrebande.

   Par la suite François Ier obtint du pape Clément VII une interprétation assouplie de la bulle : le traité de Tordesillas ne concerne que  »les terres connues et non les terres ultérieurement découvertes par les autres Couronnes  ». Pour cette raison il financera des expéditions comme celles de Jacques Cartier.

   Enfin le traité de Tordesillas devint caduc à partir du moment où ces autres puissances se sont dotées d’une marine suffisamment puissante pour braver l’interdit hispano-portugais.

Xylostomiase……

  Qu’est ce que la  » xylostomiase  » ? 

Ces personnes on manifestement la  » xylostomiase  »  : Résultat d’images pour illustrations homme ayant la '' gueule de bois ''Résultat d’images pour illustrations homme ayant la '' gueule de bois ''

   En effet ,  » xylostomiase  » serait le nom savant de la  » gueule de bois  »…

( Du grec  » xulo  » , de  » zulon  » qui signifie bois et du grec  » stoma  » qui
signifie bouche.)

   Nom savant de la  » gueule de bois  ». Ce terme serait plutôt employé au Québec ou
en Belgique ? 

 

Pourquoi dit on……

   Tout à l’heure , alors que j’émergeais d’un sommeil plus ou moins  » réparateur  » , je fus disons  » alerté  » par un bruit aussi inhabituel que perturbant ….En fait , quelqu’un tapait violemment ,à coup très violent à ma porte ….( il y a pourtant une sonnette ? )…..Sonnette qui , après contrôle fonctionne parfaitement …..

   Après avoir enfilé quelques vêtements , je descendis pour voir ce qui ce passait ….Et ne vis personne devant la porte  ???? …Alors que j’allais rejoindre mon antre , une voisine m’interpella et me demanda ce qui ce passait ( elle avait aussi entendu le bruit ) …Bref , je ne sais toujours pas qui a pu faire ce bruit , ce  » boucan  »  ..

   Je me suis demandé d’où venait cette expression  et je vous livre le peu d’explication que j’ai trouvé …

Pourquoi dit-on  » faire du boucan  » ?

    L’action de  » faire du boucan  » consiste dans le langage familier à faire beaucoup de bruit.

    Le mot  » boucan  » viendrait directement du mot  » bouc  » Résultat d’images pour images boucdont le verbe  » boucaner  » signifie en ancien français du 17ème siècle, imiter le cri du bouc. Et dans la Bible il est un animal maudit. Plus tard il prit un sens additionnel puisque le boucan devint synonyme de  » bordel  » ( qui de nos jours signifie aussi parfois faire du bruit ? )Afficher l’image source , lieu qui a son tour pouvait facilement évoquer le vacarme. La prostituée était la  » boucanière  » et  » boucaner  » consistait à fréquenter ces lieux de débauche.

    A cause du bruit que pouvaient générer les maisons closes, faire du boucan signifia rapidement  » faire un bruit excessif  ».?

  ( On retrouve d’ailleurs le mot  » boucan  » dans un certain nombre d’autres expressions dans lesquelles il revêt une signification amplifiée comme  » faire un boucan d’enfer  ».)