» Avoir la tête près du bonnet  » ?

Cette locution proverbiale est utilisée pour indiquer un caractère si vif et si irascible que la moindre contradiction l’excite au suprême degré et ferait croire à de la folie. Effectivement, celui qui s’emporte démesurément perd l’usage de la raison d’une façon momentanée, car la colère est considérée comme une étape à la folie. C’est, du reste, la pensée des auteurs anciens, Tacite, Sénèque et Horace, qui émettaient que la colère est une courte démence. Ainsi Sénèque disait :  » Homo paratior irae  », l’homme plus porté à la colère ;  »Horace, celer est irasci  », il est prompt à se mettre en colère et l’historien  »Tacite, irae properus, enclin à la colère  » .

On peut attribuer à ce proverbe deux origines. Il fut un temps où, par plaisanterie, on appelait une pièce d’or bonnet jaune (bon et jaune), puis on a dit : Avoir la tête près du bonnet pour signifier : Avoir la tête près d’être bonne, c’est-à-dire mauvaise.

Voici l’autre origine ; elle est tirée de l’histoire. A la cour des Valois (XVe siècle) un personnage appelé le fou avait le droit de dire impunément aux princes les plus dures vérités. Les fous avaient un bonnet particulier qui était une marque distinctive de leurs fonctions : Avoir la tête près du bonnet signifiait donc : Être voisin de la folie. A cette époque-là, pour faire allusion au bonnet qui était la coiffure distinctive des fous, on disait : A chaque fou plaît son bonnet.

On rencontre aussi dans les anciens auteurs quelques exemples de l’emploi de cette locution : Ainsi, dans les contes de Des Periers (1777-1832) et dans Brantôme (1540-1614), tome II de ses œuvres complètes, on trouve la phrase que voici : Il veut bien que l’on scache (sache) qu’il a la tête si près du bonnet, qu’il ne pourrait jamais endurer qu’on lui fist (fît) la part. Il se trouve un exemple semblable dans un livre qui date de 1588 et est intitulé : Les après-disnées de Cholières :  »Je cognois le seigneur Rodolphe il y a longtemps ; il a la teste assez près du bonnet »

Pour terminer ces citations, il ne faut pas omettre ce qu’a dit Voltaire (1694-1778) à ce sujet : « J’ai pris mon parti sur tout et je jette mon bonnet par dessus les moulins, afin de n’avoir pas la tête si près du bonnet. » Les Italiens possèdent également ce proverbe et s’expriment ainsi : Avere il cervello sopra la beretta, ce qui veut dire : Avoir la cervelle au-dessus du bonnet.

Déception => plainte contre le père Noël ! lol

  Le lendemain de Noël, certains adultes se précipitent sur internet pour revendre les cadeaux reçus qui ne les ont pas convaincus… En Allemagne, un petit garçon déçu par ce qu’il avait trouvé au pied du sapin, a décidé… De contacter la police !

C’est un appel pour le moins surprenant qu’ont reçu des policiers en Allemagne, le lendemain du réveillon de Noël. Un petit garçon de 9 ans, furieux déçu de ne pas avoir reçu les  cadeaux  qu’il souhaitait, a décidé de contacter le commissariat de police le plus proche, le mardi 25 décembre dernier.

Cet habitant de Zetel (Allemagne), qui était semble-t-il très en colère, a expliqué aux agents de police, que le Père Noël n’avait pas du tout respecté ses souhaits.

Probablement amusés par la situation, et n’étant pas débordés ce jour là, les policiers ont décidé de se rendre au domicile du garçon, pour « régler » ce conflit avec… le Père Noël.

« Les agents ont donc immédiatement cherché des indices et ont comparé les cadeaux avec la liste de souhaits du petit garçon. Et, en effet, les deux ne coïncidaient pas », raconte un journal allemand qui a relayé l’histoire.

Finalement, les policiers ont trouvé un moyen de calmer l’enfant, en lui expliquant que le Père Noël avait tout simplement dû confondre sa liste avec celle d’un autre enfant…