» orteils COVID  » ????

       Le virus responsable de la pandémie actuelle de coronavirus ne se manifesterait pas seulement par la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. D’autres symptômes de l’infection pourraient apparaître, comme de petites lésions cutanées sur les orteils de certains patients.

Comme des engelures

    Dans plusieurs pays, les dermatologues ont alerté sur l’apparition, chez certains patients, de lésions cutanées apparaissant surtout sur les orteils ou les doigts de pied. Elles pourraient faire penser à des engelures.

 

   Elles se manifestent par des sortes de rougeurs, d’aspect violacé. Elles présentent souvent l’aspect de petites boursouflures et peuvent être douloureuses au toucher, les personnes atteintes ressentant parfois une sensation de brûlure.

   Ces lésions cutanées apparaissent plus souvent chez des enfants ou des adolescents, mais des patients plus âgés peuvent en être victimes. En règle générale, ces lésions se résorbent d’elles-mêmes, sans laisser de traces.

Un nouveau symptôme du coronavirus?

    De nombreux dermatologues soupçonnent un lien possible entre ces  »orteils Covid » , comme on les appelle désormais, et une infection par le coronavirus.

    Une étude italienne a révélé qu’environ 20 % des patients touchés par le virus présenteraient ces lésions cutanées. Il s’agirait de personnes testées positives mais ne présentant pas d’autres symptômes.

       Si la relation entre l’apparition de ces rougeurs et une infection par le coronavirus était étable, ce nouveau symptôme permettrait de repérer très tôt, et donc d’isoler, des personnes asymptomatiques. Cette démarche serait en effet d’autant plus pertinente que l’apparition de ces lésions serait un des premiers signes de l’infection.

    En tous cas, la présence de nombreux cas d’  »orteils Covid »  parmi des personnes testées positives au coronavirus semble exclure une simple coïncidence. Les médecins recommandent aux proches de ces personnes, souvent de jeunes patients, d’observer la survenue éventuelle d’autres symptômes, plus classiques. Ils conseillent également un dépistage des personnes concernées, afin de détecter une éventuelle présence du virus dans l’organisme.

   Les spécialistes n’expliquent pas encore l’origine de ces lésions, peut-être dues à l’action du coronavirus. Il se pourrait qu’il produise de minuscules caillots, qui viendraient perturber la circulation sanguine. Une inflammation des vaisseaux serait également en cause.

Le béguin ..

 » Connaître quelqu’un dès le béguin  » : Je viens de lire cette expression , je me suis demandé si elle a un rapport avec  » avoir le béguin  » ,  »être amoureux  » .
   J’ai trouvé ce qui suit : Connaître quelqu’un dès le béguin…

    Connaître quelqu’un depuis son enfance

     Le béguin était une coiffure féminine portée par les religieuses de l’ordre des Béguines, avant que cette coiffe ne fût portée par des enfants sous leur bonnet. Vers le milieu du règne de Louis XV, garçons et filles portaient en effet généralement cette coiffure à six ou sept ans, et dans quelques familles, la permission de quitter le béguin arrivait pour les demoiselles beaucoup plus tard.

   Craignant des hommages trop précoces, certaines mères obligeaient leurs filles à porter, toutes grandes, une coiffure qui voulait dire : Je suis encore une enfant, ne m’adressez point de propos indiscrets, ne faites point attention à moi.

Lorsque Rousseau, en 1762, proscrivit le maillot, la bride, petite bande de toile qui fait partie d’un béguin, et qui sert à le fixer sur la tête, fit comprendre cette coiffure dans son projet de réforme.

Le docteur Des Essarts (Traité de l’éducation corporelle des enfants en bas âge, Paris, 1760) avait déjà dit que cette bride, comprimant les glandes maxillaires et même les parotides, y occasionnait un engorgement et un gonflement.

Le docteur Alphonse Le Roi (Recherches sur les habillements des femmes et des enfants, Paris, 1772) ajouta : « Souvent on serre trop le cordon, à dessein d’affermir la coiffure de l’enfant ; alors cette compression arrête le sang dans les veines, le refoule vers le cerveau, ce qui produit ou aggrave une multitude de maladies auxquelles les enfants succombent le plus ordinairement. »

Dans l’Encyclopédie méthodique (Paris, 1785), Rolland de La Platière lança aussi son manifeste contre les béguins.  » Nous nous abstiendrons, dit-il, de tous détails de la layette, têtière, béguins, fichus, chaussettes, bavoirs, mouchoirs, etc., fatras de liens incommodes, de pièces ridicules, dont la sottise et le préjugé embarrassaient l’enfance, gênaient ses mouvements, arrêtaient sa croissance, et dont le bon sens commence à l’affranchir.  »

Mais le coup le plus terrible fut un article du Mercure de France, signé M.  » Qu’est-ce qui a fait, dit l’abbé Galiani dans une lettre à madame d’Épinay, cette plaisanterie charmante des oreilles à ressorts ? Elle est digne de Swift, et de tout ce qu’il y a de plus délicat dans ce genre. Si Grimm n’en est pas l’auteur, je ne le connais point.  »

Beaucoup de bruit pour un petit bonnet je trouve ? 

Le  » géocaching » ??

Les chasses au trésor ont toujours excité la curiosité des enfants.( En tous cas , quand j’étais gosse , nous y jouions souvent ) :

  Vidéo chasse au trésor enfant :

    Depuis une vingtaine d’ années ,ce sont des familles entières, et des passionnés de tous les pays, qui peuvent s’adonner à une nouvelle variante de ce jeu, appelée le  »géocaching ».

Le fonctionnement du jeu :

Les participants se munissent d’un GPS spécifique, facile à trouver dans le commerce, ou d’une application, qui leur indiquent leur position et celle des  »caches » à trouver. ( Les points jaunes précisent les caches déjà trouvées et les points verts celles qui restent à découvrir )….

 Les caches abritent des boîtes, qui contiennent de petits objets sans valeur. Il est possible d’en prendre un, à condition d’en placer un autre, de valeur équivalente, dans la boîte.geocache

Les joueurs signalent leurs trouvailles, en mentionnant leur visite sur un petit registre, laissé à l’intérieur de la boîte, ou en la signalant sur un site dédié au jeu.!

Les joueurs peuvent chercher une seule cache ou suivre un itinéraire jalonné de trésors à découvrir. Dans d’autres cas, c’est un ensemble d’informations, géographiques et culturelles, qui permet de repérer le secteur où se trouve la cache.

Un jeu propice à des activités diverses :

    Le géocaching  est un jeu , mais il offre bien des opportunités à ses nombreux adeptes. Celle d’abord de se retrouver en famille ou entre amis. Le jeu devient alors source de convivialité et favorise les interactions sociales.

   Parfois , il devient l’occupation principale des vacances. Certains adeptes, seuls ou en famille, sillonnent ainsi l’Europe, ou même le monde, après avoir fait le tour des caches offertes par leur propre pays.!!!

   Le géocaching devient ainsi un moyen original de découvrir des endroits et des pays que les joueurs n’auraient peut-être jamais connus sans cette originale course au trésor. Le jeu représente enfin une excellente occasion de faire du sport.

   En effet, si la découverte de certaines caches, dissimulées en milieu urbain, ne demande guère d’efforts physiques, d’autres, en revanche, se méritent. Certains trésors ne livrent ainsi leurs secrets qu’à l’issue d’une véritable randonnée, pendant laquelle les joueurs doivent gravir des sentiers pentus ou même escalader une zone de rochers.

En Suisse…..

 

C’était aussi un 20 mai …

  Il y a 218 ans : Bonaparte légalise l’esclavage !

     Par le décret du 30 Floréal An X (20 mai 1802), Napoléon Bonaparte légalise l’esclavage. Par pragmatisme (simple capacité à s’adapter aux contraintes de la réalité) , dans le souci de stabiliser les colonies françaises, le Premier Consul veut le maintenir là où il n’a pas été encore aboli…

N.B : L’esclavage est alors couramment  pratiqué en-dehors de l’Europe occidentale, et pas seulement dans les colonies européennes. Il est commun en Afrique comme en Asie. Il ne scandalise que les franges éclairées des Occidentaux. L’abolir dans les seules îles à sucre françaises aurait  sans doute été prématuré et aurait entraîné  l’éloignement l’Angleterre mais aussi l’Espagne et le Portugal de la République française.

 Une première abolition très limitée :

L’esclavage avait été en théorie aboli huit ans plus tôt par le décret de Pluviôse (4 février 1794). En réalité, cette mesure sans précédent votée par les députés de la Convention n’a pris effet qu’en Guadeloupe et à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti).

Les planteurs de la Martinique ont préféré se livrer aux Anglais au printemps 1794 plutôt que d’affranchir leurs esclaves.

Dans l’océan Indien, les colons de l’île de la Réunion et de l’île de France (aujourd’hui l’île Maurice) ont réussi à s’opposer à l’application du décret.

 Pour ce qui est de la grande île de Saint-Domingue, elle a attendu le départ des Anglais, chassés par Toussaint Louverture en octobre 1798, pour appliquer le décret et abolir l’esclavage. Encore les anciens esclaves n’ont-ils  » troqué   » leur statut que pour celui de travailleurs forcés, avec la bénédiction de leur libérateur, Toussaint Louverture…

Le Premier Consul,  aurait sans doute souhaité s’en tenir au statu quo. Mais il est pris de court par la restitution de la Martinique à la France à la paix d’Amiens (25 mars 1802) et plus encore par les velléités indépendantistes de Saint-Domingue.

Les colonies en ébullition

À Saint-Domingue, Toussaint Louverture ne veut pas en rester à sa victoire sur les Anglais. Le 8 juillet 1801, le leader noir chasse les Espagnols de la partie orientale de l’île et se nomme Gouverneur général à vie de l’île réunifiée.!

Il mène  une politique indépendante et signe des contrats de commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

C’est  »plus que n’en peut supporter  » Napoléon Bonaparte. Dès 1799, celui-ci caresse le désir de reconstituer un empire colonial aux Amériques  » conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789  ».

 Profitant du répit offert par la paix signée à Lunéville avec l’Autriche, il décide de rétablir à Haïti la souveraineté française.

    Le 14 décembre 1801, une flotte de 36 navires appareille de Brest avec 23 000 hommes sous le commandement du général Leclerc pour reprendre Saint-Domingue. L’expédition dépasse en importance celle que Bonaparte conduisit en Égypte trois ans plus tôt… Son échec sera encore plus dramatique !

Le 2 mai 1802, une autre flotte de 11 navires débarque 3500 hommes en Guadeloupe sous le commandement du général Antoine Richepance. Elle a pour mission de restaurer l’ordre dans l’île où un conseil animé par des officiers de couleur a pris le pouvoir.

Un décret mal inspiré  …..

Vu le  contexte, le Premier Consul est sommé de choisir : appliquer partout le décret de Pluviôse ou ne l’appliquer nulle part.

Il est encouragé à l’abolir par Cambacérès , avocat des planteurs, peut-être aussi par sa propre femme, Joséphine de Beauharnais, issue d’une riche famille créole de la Martinique, les Tascher de la Pagerie ; l’un et l’autre mettent en avant les difficultés des milieux d’affaires coloniaux depuis l’abolition de 1794.

   Il signe enfin le décret par lequel il légalise à nouveau l’esclavage dans les colonies où il perdure.

     L’esclavage revient à priver les hommes de couleur de leur citoyenneté et les travailleurs des plantations de leur salaire ; les maîtres ont le droit de punir leurs esclaves sans passer par la justice civile.

Le décret du 30 floréal An X (20 mai 1802) :

DÉCRET:
ART. Ier Dans les colonies restituées à la France en exécution du traité d’Amiens, du 6 germinal an X, l’esclavage sera maintenu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789.

II. Il en sera de même dans les autres colonies françaises au-delà du Cap de Bonne-Espérance.

III. La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies, auront lieu, conformément aux lois et règlements existants avant ladite époque de 1789.

IV. Nonobstant toutes lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux règlements qui seront faits par le Gouvernement.

   Le décret du 30 floréal va avoir pour la France un résultat désastreux en poussant à la révolte les anciens esclaves de Saint-Domingue et en précipitant la perte de l’île.

Naissance du préjugé de couleur :

  Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les souverains européens toléraient l’esclavage aux colonies mais n’assimilaient pas les esclaves aux Noirs. Ils ne tenaient pas ceux-ci pour une race inférieure vouée à l’esclavage comme l’atteste la présence d’un certain nombre d’Africains ayant des fonctions élevées à la cour de Versailles et dans d’autres cours européennes, y compris Saint-Saint-Pétersbourg, avec l‘aïeul africain du poète Pouchkine.

Au milieu du siècle, deux mentalités se développent et s’opposent, parfois au sein des mêmes personnes :

L’une est inspirée par la raison et l’humanité, en conformité avec l’  »esprit des Lumières  » et la doctrine chrétienne. Elle porte les élites pensantes à dénoncer l’esclavage et les préjugés à l’égard des autres races. Elle est illustrée par les fort beaux textes de Voltaire et Montesquieu sur ce thème et mieux encore par la mobilisation contre la traite de Wilberforce en Angleterre et Grégoire en France.

L’autre est née du fantasme d’invasion lié à l‘arrivée d’Africains de plus en plus nombreux dans les colonies mais aussi en métropole, comme serviteurs ou enfants des colons de passage (à l’exemple d’Alexandre Dumas père) ou  » petits nègres  » offerts aux dames de la bonne société (image ci-dessus  ).

On commence à se prémunir contre cette menace en érigeant des barrières réglementaires, intellectuelles et morales. C’est la naissance du  » préjugé de couleur  ».

Voltaire, qui n’en est pas à une contradiction près, formule quelques sentences formellement  » racistes  » au sens moderne du mot, c’est-à-dire établissant une hiérarchie entre ce qu’il est convenu d’appeler les « races » humaines. Quant à Montesquieu, s’il est à l’abri de semblables inepties, il ne rechigne pas plus que Voltaire à investir dans le  » commerce triangulaire  » .

Plusieurs ordonnances, sous le règne de Louis XVI,Illustration. dénoncent les unions mixtes et légifèrent contre l’immigration noire en métropole, en fait limitée à quelques centaines d’individus, au motif que  » terre de France ne porte pas esclave  ». Le 9 août 1777 est créé un système de  » dépôt  » ?? dans les ports pour les esclaves qui accompagnent leur maître.

Après la Révolution, le Premier ConsulAfficher l’image source ne s’en tient pas à la légalisation de l’esclavage. Animé par un sentiment  » raciste  » qui le distingue de la plupart de ses contemporains, encore pétris de l’esprit des Lumières, il prend plusieurs mesures qui renouent avec le préjugé de couleur des décennies précédentes et l’aggravent nettement...!

    » Je suis pour les blancs, parce que je suis blanc. Je n’ai pas d’autre raison, et celle-la est la bonne  », aurait-il déclaré au Conseil d’État en 1802. Il exclut de l’armée des officiers  » de couleur  » parmi lesquels le père d’Alexandre Dumas.

Bonaparte supprime aussi d’un trait de plume l’Institution nationale des Colonies, créée 5 ans plus tôt à l’instigation de l’abbé Grégoire pour promouvoir les enfants des colonies quelle que soit leur couleur de peau. Les vingt-deux élèves noirs de l’institution, qui étaient appelés à devenir officiers, sont affectés comme simples tambours dans autant de régiments.

 

Il y a ….

522 ans environ :

Le 20 mai 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde. Le navigateur portugais a été mandaté par le roi du Portugal Manuel Ier( dit le Fortuné)  pour achever la mission entamée dix ans plus tôt par Bartolomeu Dias. À 29 ans, il devient le premier Européen à rallier l’Inde par la mer, en contournant l’Afrique.

   C’est l’aboutissement du prodigieux rêve entretenu par les Portugais depuis près d’un siècle.

Arrivée de Vasco de Gama à Calicut, 20 mai 1498 (gravure de Roque Gameiro, Bibliothèque Nationale de Lisbonne, XIXe siècle)

  Sur la route des épices :

     Vasco de Gama quitte Lisbonne et l’embouchure du Tage le 8 juillet 1497, avec trois  nefs et une caravelle, ainsi que 160 hommes d’équipage.

Il fait escale sur l’archipel du Cap-Vert, au large du Sénégal, puis contourne le cap de Bonne Espérance découvert dix ans plus tôt par son compatriote Bartolomeu Dias et fait relâche le jour de Noël dans un havre qu’il baptise  » Natal   » (Noël en portugais).

    ( C’est aujourd’hui le port de Durban, capitale de la province sud-africaine du Natal.)

Remontant le long de la côte africaine, la flotte atteint successivement les ports de Mozambique, Mogadiscio et Kilwa où des commerçants arabes venus du nord commercent avec les Africains de l’intérieur.

  Encore plus au nord , à Malinde où il fait escale le 14 avril 1498, il sympathise avec le sultan local qui lui confie un pilote italien, venu là par l’Égypte et l’empire ottoman. Avec son aide, le navigateur coupe au large vers la péninsule indienne et la côte de Malabar.

C’est ainsi qu’il atteint Calicut (aujourd’hui Kozhikode), un port prospère du Dekkan indien connu pour ses exportations de cotonnades, dénommées calicot. Le capitaine envoie à terre un émissaire et celui-ci a la surprise d’être abordé dans un mélange d’espagnol et d’italien par un marchand juif tunisien, Gaspar. À son interlocuteur, il déclare  » tout de go  » être venu chercher  » des chrétiens et des épices  ». 

Le marchand assure au navigateur qu’il trouvera sur place des épices bien meilleur marché qu’à Alexandrie et qu’il en trouvera à bien meilleur compte encore à Malacca, dans la péninsule malaise, et dans les Moluques. Vasco de Gama ne manquera pas de transmettre l’information à son roi.

En attendant, le marchand le met en relations avec le seigneur local, le  » zamorin (ou samorin)  » Samutiri Manavikraman. Après que deux émissaires aient annoncé son arrivée, le navigateur est reçu avec tous les honneurs réservés à un grand ambassadeur.

Cependant , le zamorin refuse   de laisser une petite troupe de Portugais  dans sa ville. Il lui refuse aussi tout traitement de faveur en matière de taxes par rapport aux commerçants musulmans avec lesquels il est déjà en relation.

Ces derniers, pas rassurés pour autant, convainquent le zamorin que les Portugais se disposent à piller la ville. Vasco de Gama est aussitôt arrêté puis, au bout de quelques heures, autorisé à rembarquer et partir. Il lève l’ancre le 27 août 1498.

Vers la conquête des Indes :

Malgré ce  » demi-échec  », il est accueilli en grande pompe à Lisbonne, deux ans plus tard et le roi se montre déterminé à poursuivre l’aventure avec le concours de ses hardis marins. Vasco de Gama bien sûr, mais aussi Pedro Alvares Cabral.Résultat d’images pour pedro alvares cabral

 1500 : Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil

   Manuel le Fortuné monte aussitôt  une nouvelle expédition avec douze navires sous le commandement de Pedro Alvares Cabral (33 ans).

Celui-ci quitte Lisbonne le 9 mars 1500 mais il s’écarte  » plus que de raison  » de sa route et découvre le 24 avril une terre inconnue dont, tant qu’à faire, il prend possession au nom de son roi. Ce sera le Brésil… Ensuite , il poursuit sa route sur les traces de Vasco de Gama ( Il perdra plusieurs navires dans les tempêtes ). Il arrive à Calicut où ses relations avec le souverain et les marchands arabes se dégradent très vite. Une cinquantaine de Portugais sont tués.

Cabral exerce une répression terrible et fait bombarder la ville. Puis il descend la côte avec les navires qui lui restent et atteint un port vassal du zamorin, Cochin. Il aide leurs gouvernants à s’émanciper de la tutelle de Calicut puis prend le chemin du retour. Il regagne Lisbonne le 25 juillet 1501.

 Sept navires sur treize et les deux-tiers des hommes manquent à l’appel mais les navires restants ont des épices plein les cales.

 1502 : Vasco de Gama fonde l’empire portugais des Indes

Le roi se voit alors encouragé à monter une nouvelle expédition, encore plus importante.

 C’est ainsi qu’en février 1502, Vasco de Gama retourne aux Indes à la tête de 21 navires. Il porte cette fois le titre aussi nouveau que prestigieux d’Amiral des Indes. C’est qu’il ne s’agit plus seulement d’exploration mais de conquête.

Vasco de Gama fonde des comptoirs sur les côtes africaines et malgache, soumet les royaumes du littoral et sème la terreur à l’occasion, ne craignant pas de brûler par exemple un navire égyptien et son équipage !

De retour à Calicut , il bombarde le port en représailles des massacres exercés plus tôt contre l’équipage de Cabral. Puis il y installe de force une garnison sous le commandement de Vincente Sodré et, pour plus de sûreté, renforce son alliance avec le roi voisin de Cochin.

  Sa mission accomplie, il rentre à Lisbonne en décembre 1503 avec un colossal trésor dans ses cales : cinq mille tonnes de poivre et 35 000 quintaux de diverses épices ! A cette époque, que le poivre et les autres épices valent plus ou moins autant que leur poids en or.

   C’est la fortune assurée pour les marchands et armateurs portugais… et une catastrophe pour ceux de Venise qui voient s’effondrer d’un coup leur commerce avec les marchands orientaux .

 1510 : Afonso de Albuquerque conquiert Goa :

 Vasco de Gama sera ensuite relayé par Afonso de Albuquerque, qui achèvera la conquête du Dekkan, ce qui lui vaudra d’être fait duc de Goa.

Plus tard, en 1524, le roi Jean III sortira Vasco de Gama de sa retraite et le nommera vice-roi des Indes. L’explorateur mourra à Cochin quatre mois plus tard, le jour de Noël 1524.

Manquant d’armateurs et de commerçants , le Portugal va  commettre l’imprudence de déléguer la commercialisation de ses précieuses épices aux Hollandais.

 Ces commerçants redoutables et sans scrupules vont avoir vite fait de s’emparer de toute la filière, de sorte que la présence portugaise aux Indes va se réduire à la fin du XVIe siècle à quelques modestes implantations côtières, essentiellement le port de Goa.

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Les Grandes découvertes, carte : Claude Dubut et Catherine Zacharopoulou (AFDEC, Paris), pour Herodote.net        <=== Cartes des grandes découvertes 

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C’était il y a ….

….environ 85 ans :

     Lawrence d’Arabie ( que je prenais pour un personnage fictif ! )Lawrence d'Arabie, film de David Lean (1962) décédait …..

   Donc , ce monsieur a bien existé  : Thomas Edward Lawrence est né le 16 août 1888 d’un baronnet irlandais et d’une gouvernante écossaise….Son père avait d’abord épousé en Irlande une femme très belle mais acariâtre qui lui avait donné quatre filles. Le mari, volage, avait fini par s’enfuir avec la gouvernante des enfants mais sans jamais pouvoir obtenir le divorce.

    Sous un nom d’emprunt, dans la hantise que l’on révèle son illégitimité, le couple avait vécu dans le bonheur et donné le jour à cinq fils.

    T. E. Lawrence, deuxième de la fratrie, avait donc passé toute son enfance dans un environnement masculin et un accident de jeu, à seize ans, avait bloqué sa croissance à 1m64, lui inspirant de la répulsion pour son physique.

Éduqué sur un mode puritain, il avait été également bouleversé par la révélation de sa  » bâtardise  » , à dix-sept ans.

Toutes ces circonstances  allaient lui inspirer de l’aversion pour la sexualité,( ce qui   transparaît en filigrane dans le film de David Lean.)

Dahoum photographié par T.E. Lawrence vers 1916Le héros, comme dans la réalité, prend un soin maniaque à se vêtir de blanc ; on ne lui connaît aucune relation féminine mais il nourrit  »un amour platonique » pour certains bédouins de son entourage, tel le jeune Dahoum, mort prématurément en 1918 et auquel il dédicacera  » Les sept piliers de la sagesse  ».

    D’un naturel rêveur, T. E. Lawrence est très tôt passionné par l’Histoire. En mal d’aventures et soucieux de se refaire une identité, il se serait engagé sous un faux nom dans le Royal Artillery en avril 1905, n’y restant que quelques mois jusqu’à ce que son père vienne le récupérer.( C’est du moins ce qu’il raconte dans ses mémoires mais….).

  Étudiant à Oxford, il prépare une thèse sur les Croisades et, à vingt ans, s’embarque pour Beyrouth, alors sous tutelle ottomane. S’éloignant des villes, il se laisse prendre par la magie du désert et des bédouins arabes.

   De retour en Angleterre, il passe avec succès son doctorat d’Histoire et obtient une bourse en vue de rejoindre une mission archéologique anglaise qui travaille sur un site hittite sur les bords de l’Euphrate, Karkemish (ou Europus), à cent kilomètres d’Alep.

   Très vite s’affirme son ascendant sur les bédouins de l’équipe. C’est le début de l’épopée…

 

L’Orient dans la tourmente :

    La mission archéologique et Lawrence ne tardent pas à ressentir les échos de l’agitation croissante, au sein de l’empire ottoman, pris en main par les  » Jeunes Turcs  ».

    À Damas, qui cultive le souvenir glorieux du » califat des Omeyyades  », des intellectuels arabes ont l’intention de s’émanciper de la tutelle turque, (vieille d’un millénaire ). Ils souhaitent s’appuyer sur la France, très présente dans la région à travers ses missions et ses écoles.

    T. E. Lawrence se laisse griser par le projet de révolution arabe mais place ses espoirs sur les bédouins du désert, qui n’ont pas été corrompus par les Turcs et la modernité. Et bien entendu, il compte sur l’Angleterre, son pays, pour soutenir cette révolution.

   Début 1914, il est désigné pour une prospection dans le Sinaï. Sous couvert d’archéologie

,T.E. Lawrence aux côtés du célèbre archéologue Leonard Woolley en 1913, à Karkemish (Syrie) (L. d’Arabie ,Léonard Wooley 1913 )

il s’agit en fait d’assister un capitaine britannique dans un travail de topographie militaire.

   La mission d’espionnage tourne mal. Lawrence et l’un de ses compagnons, arrêtés par le gouverneur turc, arrivent à s’enfuir à travers le désert et arrivent, épuisés, à Damas. C’est alors que survient l’attentat de Sarajevo, qui va entraîner le monde dans la tourmente.

 

La guerre !

   Dès le début des hostilités, Lawrence se rend au Caire en qualité de lieutenant de réserve. Il se joint à une équipe de l’Intelligence Service qui formera plus tard le Bureau arabe des services secrets britanniques. Il est initié à son métier d’espion par Gertrude Bell  (1868-1926), femme de lettres et aventurière aussi excentrique que lui.

    En 1915, les Turcs étant entrés en guerre aux côtés des Allemands et des Austro-Hongrois, les Alliés franco-britanniques tentent de les combattre sur deux fronts, d’une part en débarquant un corps expéditionnaire sur la presqu’île de Gallipoli, aux portes d’Istamboul, d’autre part en occupant la Mésopotamie (l’Irak actuel).

   Les deux opérations se soldent par un désastre. Le corps expéditionnaire de Gallipoli doit rembarquer en catastrophe le 8 janvier 1916. Quand à l’armée anglo-indienne de Mésopotamie, elle est contrainte à une reddition humiliante le 26 avril 1916, ( pendant ce temps , la guerre des tranchées bat son plein en Europe ) .

  Au Caire, d’où les Anglais surveillent l’Orient, on décide  »faute de mieux »  de soulever les cheikhs arabes contre les Turcs ..

Justement,Hussein      Hussein ibn Ali, chérif de la Mecque (1854 - 4 Juin 1931) , le chérif de la Mecque, de l’illustre famille des Hachémites, qui se dit descendant du prophète Mahomet, a fait l’année précédente aux Anglais une proposition en ce sens.

    Il se dit disposé à rejeter la tutelle ottomane et à combattre ses anciens maîtres en échange de sa souveraineté sur l’ensemble de l’  » île des Arabes  » : la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie et la péninsule arabique (à l’exception du Yémen et de quelques émirats côtiers, occupés par les Anglais).

   Sans attendre l’accord des Anglais, il donne le signal de l’insurrection le 10 juin 1916 en tirant d’une fenêtre de son palais de La Mecque en direction de la citadelle turque. Cette dernière capitule sans attendre.

   Son fils Abdallah ayant réitéré la proposition du chérif à l’état-major anglais du Caire, celui-ci décide enfin d’y répondre favorablement, quoiqu’il juge l’objectif irréalisable et lui préfère la création de plusieurs États arabes indépendants.

Le jeune T. E. Lawrence fait des pieds et de mains pour être de la partie. Il voit se préciser son rêve de recréation d’un empire arabe, au détriment des Turcs mais aussi des Français, très présents en Syrie.

   Comme le montrera la suite des événements, il se trompe au moins sur trois points :

       1) les Arabes des villes de Syrie n’ont que mépris pour les bédouins du désert et leur préfèrent la tutelle turque .

      2) Hussein et ses fils sont des intrigants sans envergure ni courage ;

     3) en Arabie même, Hussein, en dépit du prestige que lui vaut l’autorité sur les villes saintes de l’islam et sa qualité de chérif (descendant de Mahomet), est menacé par l’entreprise de conquête d’Ibn Séoud, émir du Nedjd (capitale : Riyad), à l’est de la péninsule.

    En attendant, le 12 octobre 1916, Lawrence embarque à Suez en direction de Djeddah, de l’autre côté de la mer Rouge, à la rencontre d’Abdallah et des cheikhs arabes du Hedjaz, la partie occidentale de la péninsule arabique.

La délégation alliée, comprend quelques Français dont le colonel Édouard Brémond. Ce  » vieux routier  » de la conquête du Maroc est pris en grippe par Lawrence qui finira par le marginaliser.

T.E. Lawrence (Lawrence d'Arabie) sur son dromadaire de combat à Akaba (1917)D’emblée, Lawrence convainc ses accompagnateurs de laisser les Arabes mener seuls leur révolte. Pas question d’un corps expéditionnaire qui viendrait ternir leur gloire. Ce qui ne l’empêche pas d’accepter  les crédits de Londres : Onze millions de livres sont généreusement mis au service de la Révolte arabe. Ils vont servir à  » acheter les consciences  » .

  Pour conduire la Révolte, Lawrence fixe son choix sur Fayçal, le troisième fils du chérif Hussein, plutôt que sur le second, Abdallah. À dos de dromadaire, il se rend à son camp.

L’émir Fayçal, jeune homme élancé d’une trentaine d’années, l’accueille avec grâce :
– Comment trouvez-vous notre camp, ici, dans l’Ouadi Safra ?
– Superbe, mais loin de Damas !
– Loué soit Dieu, les Turcs sont plus proches, rétorque Fayçal sans se démonter.

Gloire médiatique :

Le 24 janvier 1917, l’armée de Fayçal, avec quelques milliers d’hommes, se met en route,  en direction de Médine,( à 400 kilomètres au nord de La Mecque ). Son importante garnison turque est placée sous les ordres de Fakhri pacha, qui s’est déjà illustré dans le génocide des Arméniens et tient la ville et ses 40.000 habitants par la terreur.

  Finalement , les combattants arabes vont échouer dans la guerre de siège et n’arriveront à entrer dans la seconde ville sainte de l’islam que le 10 janvier 1919, soit après l’armistice ! Qu’à cela ne tienne. Pour Lawrence et les Britanniques, il vaut mieux à tout prendre que la garnison turque demeure piégée au milieu du désert plutôt que de rejoindre le front européen.

L’état-major du Caire a un souci plus immédiat…

Le  » trop prudent  »général Archibald Murray ayant lamentablement échoué le 19 avril 1917 dans sa tentative de s’emparer de Gaza, au sud de la Palestine, il est remplacé par le général Edmund Allenby, surnommé the Bull ( » Le taureau  »), avec ordre de s’emparer de Jérusalem avant la Noël 1917 ! Il s’agit d’offrir un motif d’espoir à l’opinion publique, troublée par les échecs incessants sur les fronts européens.

Le général dispose pour ce faire d’un corps expéditionnaire de pas moins de 300.000 soldats !

  Allenby a besoin que soit au préalable neutralisé le port d’Akaba, au fond du golfe du même nom (aujourd’hui en Jordanie). Ce verrou pourrait gêner la progression de son armée vers la Palestine et Jérusalem. Le port d'Akaba en 1918( port d’Akaba )

   Lawrence,  connait bien le Sinaï et Akaba, lui propose donc de s’en emparer par surprise avec un détachement de cavaliers arabes. Le raid réussit avec brio. Le 5 juillet 1917, il surgit avec deux mille cavaliers sur les crêtes qui dominent le port. Les trois cents soldats turcs de la citadelle, surpris, se rendent dès le lendemain après un sanglant affrontement. Au Caire, à Londres et en France même, l’exploit fait l’effet d’une bombe.

 

     Devenu du jour au lendemain héros national, T. E. Lawrence (29 ans) est promu major, proposé pour  » l’Ordre du Bain  » et cité à l’ordre de l’Armée française. Qui plus est, l’émir Fayçal ayant renoncé à guider le raid d’Akaba, c’est le Britannique Lawrence qui apparaît comme le véritable chef de la Révolte arabe !

    Mais quand Allenby lui demande de déclencher une insurrection générale en soutien à son offensive sur Jérusalem, Lawrence se dérobe, à la grande déception du général qui voit la Révolte arabe tant vantée se réduire à peu de chose.

   Pendant l’automne, le jeune héros et ses légions de cavaliers vont se  » cantonner  » dans les attaques des infrastructures routières et de la voie ferrée du Hedjaz, construite par les Allemands entre Damas à Médine et inaugurée le 30 juillet 1908.

Entrée du général Allenby à Jérusalem le 11 décembre 1917( Entrée du général Allenby à Jérusalem ? )

   En novembre 1917, T.E. Lawrence se déguise en mendiant arabe pour espionner la garnison turque de Deraa, au sud de la Syrie. Capturé, il subit de nombreux sévices avant d’être enfin relâché. Après cette épreuve, il décide de s’entourer de dévoués gardes du corps.

   Pendant ce temps, Allenby triomphe. Le 7 novembre 1917, il s’empare enfin de Gaza et, le 11 décembre 1917, en avance sur l’échéance, il fait une entrée solennelle à Jérusalem à la tête de son armée avec à ses côtés Sir Ronald Storrs, qui allait devenir le premier gouverneur britannique de Jérusalem, et l’inévitable T.E. Lawrence, promu au grade de lieutenant-colonel, dans un bel uniforme d’officier d’état-major.

  Pour la première fois depuis les Croisades, des troupes chrétiennes bivouaquent autour du Saint Sépulcre.

  Bref triomphe …..

   La guerre n’est pas finie pour autant. Au Proche-Orient, les Turcs redoublent de combativité sous le commandement d’un général prestigieux, Moustapha Kémal, le vainqueur des Dardanelles !

   Après que Lawrence eut vaincu plusieurs colonnes turques à Tafila, au sud-ouest de la mer Morte, le 25 janvier 1918, le général Allenby lui offre le renfort d’une formation anglo-française de méharistes, composée d’Européens, Indiens, Égyptiens, Soudanais et Nord-Africains.

  Lawrence est au comble de l’excitation. Damas est enfin près de tomber. Après quelques semaines de combats intenses, la retraite turque tourne à la débâcle.

  Le 26 septembre 1918, il entre en vainqueur à Deraa, où il avait été humilié quelques mois plus tôt.

  Et le 1er octobre 1918, devançant l’armée britannique d’Allenby, il entre à Damas en compagnie de Fayçal, auquel il destine la couronne de Syrie. L’émir et son chevalier servant sont accueillis par des clameurs de joie.

  Deux jours plus tard, pourtant, Lawrence remet sa démission à Allenby. C’est qu’entre-temps, l’officier a vu son rêve exploser sous le poids de ses contradictions.

    Au lendemain de la prise d’Akaba, en juillet 1917, il avait appris à sa grande consternation que les Français et les Anglais avaient conclu un accord secret pour le partage du Moyen-Orient : aux premiers le Liban et la Syrie, aux seconds la Mésopotamie (Irak) et la Palestine.

  Cet accord violait outrageusement la promesse faite par Sir Henry Mac Mahon, Haut-Commissaire britannique en Égypte, au chérif Hussein, le 24 octobre 1915, promesse selon laquelle  » les Anglais seraient disposés à soutenir l’indépendance des Arabes dans le vaste domaine compris entre le Taurus, la Perse, le golfe Persique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée – à l’exclusion d’Aden et de la côte libanaise  ».

    Pour ne rien arranger, le 2 novembre 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères Lord Balfour a publié une lettre ouverte par laquelle il promet la création d’un  » foyer national juif  » en Palestine. C’est une  »nouvelle entorse » au rêve arabe.

T.E. Lawrence pose pour Lowell Thomas dans sa tenue de légende (Lawrence d'Arabie, 16 août 1888 - 19 mai 1935)Décontenancé par ces coups bas, T.E. Lawrence s’est efforcé jusqu’au bout de faire bonne figure devant ses interlocuteurs arabes en les assurant que tout finirait par s’arranger.

   Désormais, il se donne pour mission de sauver ce qui peut l’être, en participant notamment aux négociations de paix qui s’ouvrent à Paris le 18 janvier 1919. Lawrence s’y rend sans attendre avec l’émir Fayçal.

   Il force tant et plus les portes des délégations, jusqu’à importuner Georges Clemenceau et David Lloyd George, chefs des gouvernements français et anglais.

Ces derniers ne l’admirent pas moins, tout comme Winston Churchill qui partage beaucoup de ses traits (courage guerrier, culture historique, audace visionnaire… et mauvais caractère).

Bientôt va s’épanouir la légende de  » Lawrence d’Arabie  », à l’initiative du correspondant de guerre américain Lowell Thomas. Il a suivi la bataille d’Akaba et multiplie à New York et Londres les conférences et les articles sur  »le héros  ».

   Fayçal et les Hachémites, toutefois, ne partagent pas l’admiration des Occidentaux pour T.E. Lawrence et tendent à le voir comme un traitre à leur cause

L'émir Fayçal à Paris, pendant les négociations de paix (1919) avec le capitaine Pisani à sa droite et le colonel Lawrence à sa gauche( Fayçal à Paris , pour négociations de paix )

La chute :

 

     Livré à lui-même, l’émir Fayçal tente de négocier avec les Britanniques puis avec les Français un royaume en Syrie.

    Faute d’accord, il se rend avec sa cavalerie à Damas pour recevoir du gouvernement provisoire syrien la couronne promise. Mais, il en est expulsé comme un malpropre par les forces d’occupation françaises du général Gouraud et ses troupes sont écrasées à Khan Messeyloun, le 24 juillet 1920. Il n’a d’autre solution que de se replier en Arabie.

  Comme les populations de Syrie et d’Irak s’agitent, mécontentes de passer de la tutelle ottomane à la tutelle occidentale, le Premier ministre britannique confie à Churchill, le 13 février 1921, le Secrétariat d’État aux Colonies.

   Dès le mois suivant, le 12 mars 1921, le nouveau ministre ouvre une conférence au Caire. T.E. Lawrence et Gertrude Bell, qui l’ont préparée et y participent en qualité de conseiller, suggèrent à Churchill de transformer les mandats en alliances et d’alléger les forces d’occupation.

Churchill agrée leurs suggestions : Il fait de l’Irak et de la Transjordanie deux royaumes alliés de la Grande-Bretagne. Le premier est confié à Fayçal, qui se voit ainsi consolé de la perte de la Syrie ; le second à son frère Abdallah dont le descendant règne encore à Amman.

En marge de la conférence du Caire (1921), Churchill (1er à gauche), Gertrude Bell (2e à gauche) et Lawrence (3e à gauche) participent à une course de dromadaires. Lawrence l'emporte

L’année suivante, le 28 février 1922, l’Égypte passe du statut de protectorat à celui de royaume théoriquement indépendant mais sous tutelle britannique.

   Quant au royaume du Hedjaz, gouverné par le chérif Hussein, il est annexé le 8 janvier 1926 par Ibn Séoud, autre protégé des Anglais, conseillé par un émule de Lawrence moins célèbre et plus chanceux : Harry Saint-John Philby (1885-1960).

Ainsi s’achève le rêve de T.E. Lawrence……

T.E. Lawrence sur l'une de ses motocyclettes BroughBrisé par le sentiment de l’échec et de l’ingratitude, il abandonne toute fonction officielle. En dépit de sa notoriété, il manque de sombrer dans la clochardise et finit par s’enrôler comme simple soldat sous un nom d’emprunt.

  Ayant confié sa détresse à son ami l’écrivain George Bernard Shaw, celui-ci lui offre pour tout secours une motocyclette.!!!!

  Le héros solitaire va dès lors se partager entre divers engagements militaires, son œuvre littéraire et la vitesse.

   Il se fracasse à moto sur une petite route anglaise et meurt le 19 mai 1935, à 46 ans. À ses funérailles, discrètes, son  » ami  » Winston Churchill ne pourra pas retenir une larme……

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T.E. Lawrence aux côtés du célèbre archéologue Leonard Woolley en 1913, à Karkemish (Syrie)

Le traité de Tordesillas ? :

.traite-tordesillas (4)( image du Net )
 

 

   En 1492 Christophe Colomb découvrit pour les occidentaux l’Amérique. Un an plus tard le Pape Alexandre VI traça une ligne de démarcation au milieu de l’océan Atlantique afin de diviser le monde en deux parties. Une partie sera attribuée à l’Espagne, l’autre au Portugal. Ce partage du monde en deux est connu sous le nom de Traité de Tordestillas.

     Bien entendu ,ce partage suscita la colère de l’Angleterre et de la France. Pour la France, François 1er, déclara :  » Le soleil luit pour moi comme pour les autres. Je voudrais bien voir la clause du  » testament d’Adam ?  » qui m’exclut du partage du monde  » .

  Les circonstances entourant le traité:

     Ratifié par le roi Ferdinand II d’Aragon et la reine Isabelle 1ère de Castille : Fut définit comme ligne de partage le méridien localisé à 1 770 km à l’ouest des îles du Cap-Vert; ( les coordonnées seraient aujourd’hui 46° 37′ ouest ) . Conséquence, l’Espagne obtint les îles Canaries, alors que Madère, les Açores et les îles du Cap-Vert, revinrent au Portugal. Il obtint également le droit de conquête du Maroc.

   Les nouvelles terres découvertes par Christophe Colomb, le continent américain, sont encore peu connues et les cartes très imprécises. Cependant l’Amérique revint en théorie dans son intégralité aux Castillans.

    En 1500 Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil qui  est alors attribué au Portugal.

    Les autres puissances européennes sont exclues du partage et n’acceptent pas les termes du traité. Pour profiter des richesses du Nouveau Monde elles n’ont d’autres solutions, au départ, que d’avoir recours à la piraterie et à la contrebande.

   Par la suite François Ier obtint du pape Clément VII une interprétation assouplie de la bulle : le traité de Tordesillas ne concerne que  »les terres connues et non les terres ultérieurement découvertes par les autres Couronnes  ». Pour cette raison il financera des expéditions comme celles de Jacques Cartier.

   Enfin le traité de Tordesillas devint caduc à partir du moment où ces autres puissances se sont dotées d’une marine suffisamment puissante pour braver l’interdit hispano-portugais.

Xylostomiase……

  Qu’est ce que la  » xylostomiase  » ? 

Ces personnes on manifestement la  » xylostomiase  »  : Résultat d’images pour illustrations homme ayant la '' gueule de bois ''Résultat d’images pour illustrations homme ayant la '' gueule de bois ''

   En effet ,  » xylostomiase  » serait le nom savant de la  » gueule de bois  »…

( Du grec  » xulo  » , de  » zulon  » qui signifie bois et du grec  » stoma  » qui
signifie bouche.)

   Nom savant de la  » gueule de bois  ». Ce terme serait plutôt employé au Québec ou
en Belgique ?