C’était en juillet il y a….

  ( Etant donnée ma situation actuelle ,je voulais en savoir un peu plus sur l’Armée du salut : Je n’aime pas du tout le côté  » armée  » ni la face religieuse !!! )

….environ 155 ans ! Le 5 juillet 1865 exactement naissait  » l’armée du salut » Résultat d’images pour Armée du salut….Face à la détresse ouvrière et la misère de la classe ouvrière anglaise , le pasteur William Booth Résultat d’images pour william boothcrée la  » Mission chrétienne  » , baptisée  » armée du salut  » en 1878 . Sa devise à l’époque  » Soupe,savon,salut  » , est aujourd’hui  » secourir ,accompagner , reconstruire  »…L’organisation s’est donnée deux missions: Spirituelle et sociale …Installée en France depuis 1881 , elle y gère une cinquantaine d’établissements d’action sociale …

 

   Le message de l’Armée du salut se fonde sur la BibleSa mission consiste à annoncer l’Évangile de Jésus-Christ et à soulager, en son nom, sans aucune  distinction , les détresses humaines.

 » Tant que des femmes pleureront, je me battrai
Tant que des enfants auront faim et froid, je me battrai,
Tant qu’il y aura un alcoolique, je me battrai,
Tant qu’il y aura dans la rue une fille qui se vend, je me battrai,
Tant qu’il y aura des hommes en prison, et qui n’en sortent que pour y retourner, je me battrai,
Tant qu’il y aura un être humain privé de la lumière de Dieu, je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai,
Je me battrai.  »

William Booth ( 9 mai 1912 )

Histoire :

   En Angleterre, en pleine révolution industrielle, William Booth fonde la Mission chrétienne de l’Est de Londres le  pour propager la foi et lutter contre la pauvreté. Cette mission devient, le , l’Armée du salut. À cette époque, les foules ouvrières s’entassent dans les quartiers pauvres d’East End (à l’est de Londres) .

 Un peu comme  Karl Marx Résultat d’images pour Karl Marxqui y trouve les fondements de son idéologie révolutionnaire, matérialiste, athée et basée sur le principe des masses, W. Booth propose par contre ,un autre moyen de salut à  » ces populations qui vivent dans la misère.  » Pour lui, le progrès social, politique et économique devrait découler d’une profonde transformation intérieure de l’homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l’Évangile. William Booth sait cependant qu’avant de partager la promesse biblique, il faut pouvoir lui proposer des conditions de vie décentes sur terre. D’où la devise  : Soup, soap, salvation (Soupe, savon, salut).

   Depuis 1891, durant le mois de décembre, l’Armée du salut organise une collecte de fonds dans la rue, ce sont  » les Marmites de Noël  » .( La campagne des marmites de Noël est l’une des activités annuelles de financement de l’Armée du Salut. Pendant le temps des fêtes, le grand public est invité à déposer un don dans l’une des 2000 marmites réparties dans tout les pays, et ainsi permettre à l’Armée du Salut d’accomplir sa mission. Il est également possible de faire un don dans l’une des  marmites virtuelles .)….

   Membre à part entière de l’Église chrétienne, l’Armée du salut refuse de se laisser réduire au rang d’une simple institution charitable. C’est une approche globale en faveur de l’être humain, aimé de Dieu, que l’Armée du Salut développe au travers de ses actions. Ainsi son action sociale est une des expressions de l’amour de Dieu envers les hommes. C’est  » la foi en action  »

(  »Salutistes   » américaines à Ansauville (France) durant la Première Guerre mondiale, équipées de masques à gaz, en train de préparer des tartes pour les soldats ) …

Sa structure :

  Pour regrouper et mettre à l’œuvre les convertis qui le suivent, William Booth s’inspire du modèle militaire. Son organisation adopte vite une hiérarchie, une discipline, un drapeau , un uniforme, des règlements, un vocabulaire spécifique. Un général y coordonne l’action au niveau mondial et fixe les grandes orientations.          Depuis le , le général Brian Peddle Résultat d’images pour Brian Peddle exerce cette fonction.

      Dans chaque pays, l’Armée du salut est constituée sous forme de territoire . Un territoire salutiste peut regrouper plusieurs pays commandé par un officier supérieur depuis un quartier général territorial. Depuis l’origine, le quartier général international est basé à Londres.

L’officier de l’Armée du salut est ministre du culte. Son service est un apostolat. Homme ou femme, marié ou célibataire, il travaille à plein temps pour l’œuvre dans un ministère pastoral qui le conduit également à mettre en place des actions de secours envers les plus démunis … L’Armée du salut forme ses cadres au sein d’écoles militaires.!!!  Au cours d’un cycle de deux ans, les jeunes cadets suivent un enseignement essentiellement religieux. De même, elle utilise un grade pour définir l’ancienneté et les responsabilités de chaque officier.

Soldat!!!

    Le soldat, fort d’une expérience spirituelle fondée, fait le choix de l’Armée du salut comme Église. Il prend l’engagement personnel d’observer dans tous les domaines de sa vie les principes évangéliques. Dans la communauté salutiste, le soldat assume bénévolement sa part de travail en fonction de ses compétences et ses disponibilités. Certaines fonctions sont distinguées par les grades d’officiers locaux.

N.B : L’Armée du salut est une structure internationale implantée dans 128 pays qui rassemble 1,5 million de membres. Elle intervient partout où elle peut être utile et où elle est acceptée.

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Une armée ! berkkkk!

  Rien, en effet, ne rappelle davantage la fameuse compagnie de Loyola que l’Armée du Salut. Elle est aussi une compagnie de guerre, avec son général tout-puissant, exigeant la soumission absolue. C’est pourquoi elle a une organisation toute militaire. (Edmond de Pressensé, L’Armée du salut, dans la Revue bleue politique et littéraire, 1883, )

   Non, mais vous vous rendez compte ? Et pendant ce temps, y en a des qui se font entretenir par la  » mendianticité  ». Non, non, l’Armée du Salut, c’est pas conforme à la Bible. — (Pascale Brudon, Médicaments pour tous en l’an 2000? )

   Plus net encore devrait être le cas de l’Armée du salut : sa réputation de congréganiste aurait été difficile à établir a priori, étant donné que la figure institutionnelle de l’Armée du salut ne ressemble pas à un monastère, ni à la Compagnie de Jésus.  (Jean-Paul Durand, )

Un homme qui n’avait pas froid aux yeux ..

…..ni ailleurs !

Cet homme : Roald Amundsen !Résultat d’images pour Roald Amundsen…Explorateur norvégien…

      Fils d’un petit armateur, Roald Amundsen avait envie , à l’origine , d’être médecin mais il fut  saisi d’une  »vocation irrésistible   » pour l’exploration polaire.     En 1893,âgé de 21 ans,  il s’engage comme simple matelot sur un phoquier et, de 1897 à 1899, il participe à l’expédition antarctique d’Adrien de Gerlache Image illustrative de l’article Adrien de Gerlache de Gomeryen qualité de second du Belgica. Sa carrière d’explorateur s’ordonne autour de trois grandes réalisations : le forcement du passage du Nord-Ouest, la conquête du pôle Sud et la première liaison aérienne Europe-Amérique par le pôle.

En 1909  ( à 31 ans environ ) , Amundsen prépare avec enthousiasme son expédition à  destination du pôle Nord , il veut à tout prix atteindre le premier ce point  » mythique  » 

Mais, il apprend que son concurrent , Robert Peary Résultat d’images pour Robert Pearylui a volé  » la primeur  »  ! Amundsen ne se décourage pas pour autant : Puisque le Nord  » est pris  » , cap au Sud ! Et le voici qui change tranquillement de cap !Il prend pour destination l’autre pôle ! Là , il prépare sa nouvelle expédition dans le plus grand secret ( hors de question de se faire à nouveau voler le vedette !) . Deux ans plus tard , le 14 décembre 1911 Roald Engel Bregt Amundsen ( de son nom complet ) devient donc le premier explorateur à atteindre le pôle Sud ….Au court de sa carrière il fut aussi l’un des participants à l’expédition qui réalisa le premier  » hivernage en Antarctique ….Décidément, il n’avait réellement pas froid aux yeux …ni ailleurs lol 

 

Helen Keller :

 

 

Helen Adams KellerH.Keller était une écrivaine, activiste et conférencière américaine.

   Fille du capitaine Arthur Keller, militaire en retraite éditeur de journaux, et de sa femme Kate, Helen fut victime, vers l’âge de 19 mois, d’une maladie infantile diagnostiquée à l’époque comme  »fièvre cérébrale » (plus probablement une scarlatine) qui la laissa sourde, muette et aveugle.

     L’arrivée d’Annie Sullivan chez les Keller, le 3 mars 1887 (« le jour le plus important dont je puisse me souvenir », selon Helen) marqua le début d’un processus  »miraculeux » qui devait mener la jeune fille d’un état quasi- sauvage au diplôme « cum Laude » (avec les félicitations du jury) du prestigieux Collège Radcliffe  17 ans plus tard.

     Encore étudiante, elle avait commencé une carrière d’écrivaine qui dura toute sa vie.

   Son ouvrage le plus célèbre,  »The Story of My Life, » (1903) ( »L’histoire de ma vie », disponible en France sous le titre « Sourde, muette et aveugle » ) a été traduit en plus de 50 langues mais on lui doit également un dizaine d’autres ouvrages ainsi que de nombreux articles pour la presse.

    Au cours des 50 années qui suivirent, Helen Keller se consacra au  »service de l’humanité », luttant pour les droits des femmes, des ouvriers, des minorités et devint une sorte d’ambassadrice mondiale des faibles et des opprimés.

   Le premier hommage cinématographique est un film muet datant de 1919, intitulé « Deliverance ».
   Plus tard, la pièce de théâtre « The Miracle Worker », adapté de l’autobiographie d’Helen Keller, donne lieu à plusieurs films, dont « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn en 1962.       Aucun de ces films, avant une adaptation de Disney sortie dans les années 2000, n’aborde sa vie militante.!
   En 2005, le film bollywoodien « Black » de Sanjay Leela Bhansali est largement inspiré de l’histoire d’Helen Keller.

La  » Vache qui rit  »

La vache qui rit

Un  » premier de cordée  » au cœur du Jura…..

 » 100 % des Français ont mangé, mangent ou mangeront de La vache qui rit  », dit un slogan publicitaire. Et c’est vrai, pas seulement en France ! Qui n’en a pas mangé au moins une fois, ne serait-ce qu’à la cantine ?

  L’emblématique vache rouge hilare aux boucles d’oreilles est un bel exemple d’une réussite à la française, une histoire dans l’Histoire……

La vache qui rit est commercialisée dans 136 pays. Ouest France, DR

Des origines jurassiennes à la  »Wachkyrie  »

Tout aurait commencé dans les montagnes du Jura, en 1865, à Orgelet, près de la frontière suisse, Jules Bel (23 ans) fait l’acquisition de caves pour y débuter son activité d’affinage.

Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DREn 1897,  il transmet à ses deux fils, Henry et Léon, une entreprise florissante. Les nouveaux patrons installent leur atelier à Lons-le-Saunier.

  Mais quand éclate la Première Guerre mondiale, Léon (35 ans) est mobilisé et affecté au ravitaillement.

Dans son escouade, les camions de ravitaillement en viande fraîche sont ornés d’un dessin offert par un illustrateur célèbre de l’époque, Benjamin Rabier, spécialiste des animaux humoristiques. Il représente une vache hilare ( » La vache qui rit  ») dénommée  » La Wachkyrie  » ! Il s’agit d’un jeu de mots qui rappelle le surnom donné aux combattants d’en face, les  » Walkyries  », en référence à d’anciennes divinités germaniques.

La Wachkyrie, dessin de Benjamin Rabier sur les camions de ravitaillement en viande de la Grande Guerre.

Les frères Graf, la recette du fromage fondu :

Une fois la guerre finie, Léon rentre à Lons-le-Saunier pour reprendre la direction de l’entreprise familiale. Il rencontre alors deux Suisses, les frères Graf, qui ont développé à Dole une invention explosive : le fromage fondu.

Les trois premières années, « La vache qui rit » est commercialisée en boîte de conserve. DRLeur technique permet au fromage de se conserver à température ambiante longtemps après que la meule a été entamée. C’est un atout décisif pour la commercialisation même si les qualités gustatives du produit s’en ressentent..

Léon Bel peut de cette façon commercialiser les invendus de la guerre et exporter sa production au delà des frontières, dans les colonies et en Amérique.

Léon Bel n’a pas oublié la Wachkyrie de Benjamin Rabier. Il s’en inspire pour décorer ses boîtes de fromage fondu d’une vache hilare à quatre pattes sur un fond rouge. En 1921,  » La vache qui rit  » est née.

Benjamin Rabier, à nouveau sollicité, soumet plusieurs ébauches de tête de vache. Anne-Marie, épouse de Léon, ajoute son grain de sel en suggérant d’ajouter à la vache des boucles d’oreilles avec la désormais célèbre  » mise en abyme  » (les boucles d’oreille montrent une boîte qui elle-même montre une boîte qui elle-même…).

La même année, en 1924, Bel délaisse la conserve pour des portions individuelles en papier d’étain.

   Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé… Nombreux sont les fromagers à vouloir le copier. L’exemple le plus connu est  » La vache sérieuse !?  » commercialisée en 1926, également vendue en portions.

« La vache sérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR

La guerres, années de  » vache maigre  » :

   En 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (qui restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996).

   Après la guerre, le groupe familial repart à la conquête du monde. Son produit phare s’est adapté pour traverser les époques et les continents. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie  » les jeunes pousses de l’internet  » ?

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Jules Bel (1842-1904), fondateur de la maison Bel. DR ( Jules Bel )Léon Bel (1878-1957), directeur de la maison et inventeur de « La vache qui rit ». DR ( Léon Bel )

Benjamin Rabier, l’illustrateur à part

   Né en 1864 à la Roche-sur-Yon, en Vendée, Benjamin Rabier était un artiste et une personnalité hors du commun. Extrêmement généreux, il avait pour habitude d’offrir ses dessins et se souciait peu de la valeur de ses œuvres. Á tel point qu’il y eu parfois des conflits de propriété intellectuelle car il avait donné les mêmes dessins à différentes entreprises.

Benjamin Rabier (1864-1939) dessinateur de La vache qui rit. DR B.Rabier

Avant même de commencer sa carrière de dessinateur, il remporta à l’âge de quinze ans le Prix de dessin de la Ville de Paris.

    Le facétieux illustrateur aimait faire rire les animaux en leur prêtant des expressions humaines, notamment dans des albums pour enfants dont le personnage le plus célèbre est Gédéon.

Il illustra les Fables de La Fontaine, travailla pour la presse, créa des carte postales, des images scolaires, des pièces de théâtre et des films d’animation en parallèle de son activité de fonctionnaire.

Dans la publicité aussi, il laissa des personnages désormais célèbres comme La vache qui rit, mais aussi  » La Baleine  » (marque de sel) ou  » Le Chat  » (marque de savon).

     Autre héritage notable, son Tintin-Lutin a inspiré Hergé dans les années 20 pour la création des aventures de Tintin et Milou.

 

L’idée circule que Benjamin Rabier et Léon Bel se sont connus pendant la guerre. En réalité, Rabier, trop âgé, n’a pas combattu. Mais une chose est sûre, son dessin sur les camions de ravitaillement en viande fraîche a connu une certaine notoriété et n’a pas échappé à Léon Bel.

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afficherabier  ( affiche pub par Barbier )

La vache qui rit à la pointe

La portion individuelle, format toujours utilisé aujourd’hui, permet une conservation plus longue de la crème de fromage. Le succès est au rendez-vous et les commandes s’accélèrent.

Dans les années 20, l'entreprise bel est à la pointe de la modernité. DRPour faire face à la demande, Bel modernise son équipement notamment avec des machines afin de mécaniser l’emballage en triangle. L’entreprise quitte l’atelier historique pour une usine flambant neuve en 1926.

  Sa production est multipliée par dix : des 12 000 boîtes quotidiennes, on passe à 120 000 boîtes de crème de gruyère soit 120 tonnes de fromage fondu produits par jour. Un système de succursales et d’entrepôts est mis en place pour répondre à la demande plus rapidement que ne le permettent les moyens de transport de l’époque.

  Dans les années 30, La vache qui rit est un produit bien installé. Le groupe devient le premier employeur de Lons-le-Saunier. Une usine de fabrication est implantée en Angleterre en 1929 et une autre ouvre ses portes en Belgique en 1933. Ces deux nouvelles portes d’accès vers l’Afrique finissent d’asseoir le succès des petites portions facilement conservables même dans les pays chauds.

  Le groupe Bel travaille à d’autres produits comme le Babybel, conçu pour faire concurrence au Port Salut. Ne comptant pas s’arrêter là, il se lance dans l’une des plus ambitieuses campagnes de communication de l’époque.

Avec le succès de la « La vache qui rit », Bel devient le principal employeur de la région. DR

Le pari de la publicité…..

     Dans les années 20, la publicité de masse telle que nous la connaissons n’en était qu’à ses balbutiements. On avait tendance à croire que si le produit était bon, il se vendrait tout seul. C’était vrai en local mais ça ne l’était plus à l’échelle nationale ou internationale qu’offraient les nouveaux transports. Léon Bel en est conscient. Dès l’ouverture de sa nouvelle usine, il se dote d’un bureau de la publicité avec un budget annuel équivalent à celui de la construction de son usine. Il n’est pas le seul dans ce cas. D’autres marques prestigieuses, comme LU, Michelin, Peugeot ou Citroën multiplient comme lui les campagnes publicitaires.

  Pour tirer son épingle du jeu, Bel innove. Il y a bien sûr les publicités à la radio, dans les magazines, chez les commerçants mais aussi des jeux-concours avec des vignettes qui permettent de gagner de très beaux cadeaux comme des appareils photo ou des radios.     

    L’entreprise comprend l’importance de soigner aussi les petits consommateurs en éditant des buvards ou des protège-cahiers.

    En 1933, sur le Tour de France, Bel lance une campagne de » sponsoring  » sportif et distribue aux spectateurs échantillons et cadeaux. Des représentants se rendent chez les détaillants dans des voitures floquées. Ils distribuent des objets dérivés pour promouvoir la marque comme des affiches, plaques émaillées, présentoirs.

A partir des années 20, Bel redouble d'ingéniosité pour faire sa publicité. DR

La guerre, années de  » vache  » maigre :

Robert Fievet (1908-2002) et son épouse Andrée Bel (1910-?). DREn 1939, la guerre met de nouveau un coup d’arrêt à cet élan. Les ventes diminuent et le rationnement oblige à réduire le taux de matière grasse. D’un produit contenant 40 % de matière grasse (sur produit total), La vache qui rit devient de plus en plus maigre à 30, puis 20, 10 %… progressivement jusqu’à 0 %. Á​ la fin, on n’est même pas sûr qu’il restait des produits laitiers.

   Un concurrent en profite pour lancer la rumeur que La vache qui rit serait une  » crème de rien, à base de croute de fromage et de restes  ».

    Autre bouleversement pour l’entreprise, en 1941, le mythique entrepreneur Léon Bel cède sa place à son gendre Robert Fievet (il restera à la tête de l’entreprise jusqu’en 1996 avant de passer le relais à son fils).

  En 1943, le siège social déménage à Suresnes, sa localisation actuelle, pour se rapprocher de Paris.

Après la guerre, les consommateurs attendent plus de matière grasse. DRAprès la guerre, on remet du gras dans le fromage, et même plus qu’avant ! Cela devient un bon argument de vente. La recette est retravaillée.

   Dans cette course à la matière grasse que se livrent les fromagers, La vache qui rit renaît en 1955 et la crème de gruyère devient un  » fromage pour tartines  » tel que le précise l’appellation sur la boîte.

   On fait des mélanges pour la rendre plus onctueuse, avec de l’emmental, de la mimolette et de l’edam, la plupart produits par Bel. On va jusqu’à ajouter du beurre pour atteindre 50 % de matière grasse.

« La vachesérieuse » à été produit par la société Grosjean de 1926 à 1955. DR
La vache qui rit fait des envieux

   Nombreux sont les fromagers à avoir voulu copier La vache qui rit. L’exemple le plus connu est  »La vache sérieuse  » commercialisée en 1926, également vendue en portions, qui se voulait un » pied de nez  » à la célèbre vache rouge.  » Le rire est le propre de l’homme ! Le sérieux celui de la vache ! La vache sérieuse. On la trouve dans les maisons sérieuses ».

 » La vache qui rit  » rit jaune et va jusqu’à attaquer en justice  » La vache sérieuse  » qui perd le procès en 1955 pour contrefaçon. La malheureuse est contrainte à changer de nom. Bien d’autres tentatives de copies se sont succédées comme  » La vache qui lit  »,  » Le veau qui pleure  », La vache coquette  »,  »La belle vache  »,  » La vache savante » ,  »La vache du Jura  »… Sans que jamais aucune ne parvienne à détrôner La vache qui rit. Néanmoins la bataille est rude. Au début de son histoire, en 1923, La vache qui rit elle-même a été condamnée à verser des dommages et intérêts à la marque « La vache rouge » déposé par la société Vercasson.

Des consommateurs du monde entier, les Marocains et les Algériens sont les fans absolus de « La vache qui rit ». DR

À la conquête du marché international….

   La vache qui rit conquiert véritablement le monde à partir des années 60 en s’adaptant dans chaque pays au goût des consommateurs. Les recettes de base sont différentes. La vache qui rit se consomme nature en France mais affiche des variantes très diverses dans les autres pays : poulet, barbecue, fraise etc. Le fabriquant ajoute aussi, au besoin, calcium, zinc, fer

   Aux États-Unis, dans les années 2000, un livre à succès a conseillé aux Américaines de manger de La vache qui rit dans le cadre d’un régime. Depuis, La vache qui rit y est réputée pour être un produit diététique qui existe en version ultra light à 2 % de matière grasse.

Les goûts et la perception du produit varie selon les pays mais la vache reste. DR    Pour s’adapter toujours plus aux marchés étrangers, le nom La vache qui rit est traduit dans la langue du pays de commercialisation afin de conserver le trait d’humour. Lorsque nécessaire, le petit fromage triangulaire a su faire oublier ses origines françaises.

  Selon une étude menée au Maroc, l’un de ses principaux marchés, 80 % des personnes interrogées pensent que La vache qui rit est un produit marocain. Á l’inverse, parfois, le fromage emblématique de Bel revendique ses origines nationales.

En 1966, le Kiri voit le jour inspiré de la recette de La recette de « La vache qui rit » DRDans les dernières décennies, on a constaté en effet que, par endroits, le nom traduit n’est plus qu’une forme de sous-titre. Au Japon par exemple, être un produit français est un plus. Il y a un drapeau français ajouté sur la boîte  ! et il est important que le produit soit importé depuis la France.

   Quoiqu’il en soit aujourd’hui, La vache qui rit est, selon le site internet de son fabriquant, commercialisé dans 136 pays dont L’Algérie et le Maroc où se trouvent ses plus fervents consommateurs. Elle est produite dans quinze usines à travers le monde à raison de 121 portions par seconde (plusieurs milliards par an), ce qui en fait le quatrième fromage le plus vendu.

   La vache rouge qui a fait le succès de Bel, entreprise restée familiale, a permis au groupe de prospérer et de posséder plus de trente marques différentes, parmi lesquels Apéricubes, Babybel, ou encore Leerdammer, Boursin et Port Salut rachetés dans les années 2000, mais aussi le célèbre Kiri (1966) semblable à sa grande sœur mais à base de fromage frais.

    La vache qui rit n’a plus grand chose à voir avec la crème de gruyère des années 20 mais a su s’adapter pour traverser les époques. Et c’est peut-être pour ça que près de 100 ans plus tard, avec treize mille salariés dans le monde (2018) et des résultats à faire pâlir d’envie les jeunes pousses de l’internet, La vache qui rit continue de rire.

La maison de  »La vache qui rit  »

À l’initiative de la petite-fille de Léon Bel, le siège historique du groupe, à Lons-le-Saunier, est devenu un musée et une attraction touristique de premier plan :  » La maison de La vache qui rit  ». Parcours découverte, expositions permanentes ou temporaires et objets de collection accueillent petits et grands….

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Petit complément :

 

 

C’était il y a….

…187 ans !

Guizot instaure un enseignement primaire public……

    Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe Ier, le ministre de l’Instruction publique François Guizot NADAR (1820-1910). Portrait de François Guizot. Photographie. Collection particulière. fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public et gratuit pour les enfants des familles pauvres. C’est la première étape de l’éducation pour tous en France…

Loi Guizot du 28 juin 1833 :

Caricature de Daumier sur l'école (BNF)

Vers l’alphabétisation de masse :

François Guizot, bourgeois sévère et conservateur, est aussi un pieux protestant épris des Lumières. Il exige dans la loi que chaque commune devienne, dans les six ans qui suivent, propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles !!!:  » Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire  » . Cette loi  rappelle l’ordonnance royale du 13 décembre 1698 qui avait demandé la création de  » petites écoles  »​ paroissiales de façon non contraignante .

Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. ( Les premières étaient apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d’enseignement ) . L’article 11 de la loi stipul​e :  » Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins » » Il ne s’agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d’en ouvrir qu’à partir de 1879.

La loi Guizot précise aussi le contenu de l’enseignement : » L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures  »​

Elle précise aussi  :  » Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l’instruction religieuse  »  ! ( Autant dire que dès 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe, on met des limites à l’influence de l’Église ) …

L’enseignement primaire élémentaire est gratuit pour les enfants des familles pauvres      ( un sur trois environ ). Pratiqué le plus souvent dans une classe unique, sans souci des niveaux, il permet aux enfants les plus faibles d’être soutenus par les autres. N.B : Les châtiments corporels sont interdits par la loi dès 1834.

   Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry……

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Supplice des éléphanteaux…..

….. » à touristes  »!

    Attachés ,brutalisés et maltraités ….Une vidéo dévoilant les sévices infligés à des éléphanteaux destinés à être employés dans l’industrie du tourisme en Thaïlande a été révélée par le groupe britannique de défense des animaux  » World Animal Protection . Pour le vétérinaire de l’ONG Jean Schmidt – Burbach , la technique dite de  » l’écrasement  » , utilisée pour le dressage initial des éléphants dans certains centre du pays est un processus  » intrinsèquement cruel  » 

     » D’abord, les bébés éléphants doivent être séparés de force de leurs mères, raconte le médecin, puis ils sont soumis à un processus d’entraînement intensif. Le but est d’obtenir une domination complète sur l’éléphanteau grâce à un mélange de punition, de contraintes mais aussi de récompenses.  » Pour ce spécialiste de la condition animale, ces pratiques entraînent des  » dommages physiques et psychologiques  », avec comme principal objectif de faire comprendre à l’éléphant que  » désobéir aux humains est douloureux  ».

   Selon le WAP, l’importante demande en promenades à dos d’éléphant ainsi que pour des interactions directes avec l’animal  » comme les baignades et le toilettage  », pousserait les dresseurs à exercer ces sévices. L’organisation en appelle donc au gouvernement thaïlandais et au monde du tourisme afin d’y mettre un terme.  » Il faut que ce soit la dernière génération d’éléphants utilisée pour le tourisme commercial  », insiste Jan Schmidt-Burbach.

Ces trésors toujours…..

…. cachés en France qui  n’auraient jamais été retrouvés…..?

1 - Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l'or

1 ) Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l’or

   L’imposant château de Nantouillet, dans la petite ville du même nom, illustre l’orgueil de son bâtisseur, le cardinal Antoine Duprat Résultat d’images pour cardinal antoine duprat . Ce dignitaire, proche de François Ier, rêvait, dit-on, de devenir… pape ! Sa fortune, 400000 écus, devait lui permettre d’acheter le vote des cardinaux. Mais le roi s’y serait opposé. L’argent de l’élection n’a donc pas quitté Nantouillet. Selon une légende locale, il dormirait dans des tonneaux tonneau or , au fond des souterrains du château.

   

2 - Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

2 ) Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

   Dans ce château de la Renaissance se cache peut-être un chef-d’œuvre du XVIIIème siècle. Une toile disparue de Louis David, qui a peint Marat assassiné.          En1793, l’artiste aurait réalisé le portrait d’un autre député montagnard, Louis Michel Le Peletier, sur son lit de mort L.M Pelletier . Pendant des années, les Parisiens peuvent admirer le tableau, exposé aux Tuileries. Puis, en1826, David le revend à la fille du député, Suzanne. Et on en perd alors la trace. Celle-ci, royaliste convaincue, a-t-elle détruit ce portrait par honte des opinions révolutionnaires de son père ? Un des arrière-petits-enfants de Louis Michel Le Peletier évoque une autre hypothèse:  » La tradition familiale assure que Suzanne a dissimulé le tableau  » honni  » de David dans l’épaisseur des murs de Saint-Fargeau.  »  Ce descendant n’est autre que l’écrivain Jean d’Ormesson  Résultat d’images pour Jean d'Ormesson,!  qui a souvent rêvé, dans ce château où il séjournait, à cet incroyable trésor…

 

3 - Argelès, sa plage, ses lingots…

3 ) Argelès, sa plage, ses lingots

     La plage d’Argelès-sur-Mer : La rumeur attachée à ce lieu, fait que  de curieux vacanciers oublient parfois de regarder la mer et marchent les yeux rivés sur le sable. Ils connaissent la rumeur :  Elle naît en février 1939, lors de l’exil des républicains d’Espagne après leur défaite contre le général Franco. Des camions franchissent la frontière, remplis d’une partie des réserves d’or de la Banque d’Espagne. Ce trésor de guerre doit être évacué vers des pays alliés, notamment au Mexique. Mais, dit-on, l’un des camions est détourné et son chargement est enterré là, à Argelès-sur-Mer. Est-ce pour le retrouver que la plage est ratissée une première fois, à l’été 1939 ? Ou qu’un étrange bulldozer retourne nuitamment son sable en 1953 ? Aujourd’hui encore, des chasseurs de trésor viennent se promener ici …même si des historiens (comme la Catalane Assumpta Montellà) assurent qu’en réalité tous les convois sont arrivés à bon port.

4 - Dans la forêt, une cloche remplie d'or

4 ) Dans la forêt, une cloche remplie d’or….

   Les ruines de l’abbaye cistercienne de Mazan suscitent depuis un siècle et demi la convoitise des chasseurs de trésor. Les moines y auraient caché, avant l’arrivée des révolutionnaires, une cloche pleine de pièces d’or. En laissant un indice : la cachette est visible, en regardant vers la forêt, à travers l’œil-de-bœuf de l’église… Facile, non ? ( de trouver l’œil de bœuf ! )

5 - Le jackpot serait près de l'office du tourisme

5 ) Le jackpot serait près de l’office du tourisme

   Sous leurs maisons à colombages, les sous-sols du Vieux Mans abritent des caves fort anciennes. Et de drôles d’histoires… Dans la nuit du 24 septembre 1792, la mère supérieure du couvent des ursulines enterre cinq coffres remplis de couverts d’argent et de pièces d’or. Le couvent n’existe plus. Et le trésor, qu’est-il devenu ?

6 - La dot des vierges de Verdun

6 ) La dot des vierges de Verdun

   On raconte qu’en 1792, à Verdun, des jeunes filles trop proches des soldats prussiens ,avant d’être arrêtées et guillotinées , ont caché leur fortune . Une certaine Anne Watrin (Anne Watrin est décédée, à l’âge de 103 ans ) aurait ainsi enterré 10 000 livres dans 12 cachettes à travers la ville…

7 - La chartreuse n'a pas livré son secret

7) La chartreuse n’a pas livré son secret

   Avant 1789, la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon disposait, dans un coffre, de  » 120 pièces d’or, 935 pièces d’argent  »  et bien d‘autres merveilles. Mais, en 1792, les révolutionnaires chargés de confisquer ces biens ne les ont pas trouvés. Où sont-ils ? À proximité du couvent, aujourd’hui centre culturel ? On peut toujours y rêver en se promenant dans ce joyau architectural ! 

 

8 - Un trésor de guerre vendéen ?

8 ) Un trésor de guerre vendéen ?

   Dans l’Ouest, la bataille de Savenay est restée célèbre. Le 23 décembre 1793, l’armée vendéenne est mise en déroute par les troupes républicaines. Mais elle n’a peut-être pas tout perdu : des témoins ont vu, les jours suivants, des soldats vendéens en déroute enfouir leurs bourses aux alentours de la ville

9 - Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

9 )  Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

   Les souterrains de l’austère citadelle de Montmédy, à la frontière belge, cachent-ils des colliers, des diamants, des bracelets ? Ce trésor étincelant y serait dissimulé depuis    1791… Le 20 juin de cette année-là, Louis XVI, Marie-Antoinette et le dauphin quittent Paris. Leur objectif est de rejoindre la citadelle de Montmédy, où les attendent des troupes royalistes. Mais, on le sait, le roi et ses proches n’atteindront jamais cette impressionnante place forte datant du XVIe siècle. Ils seront arrêtés en chemin, le 21 au soir, à Varennes, et reconduits aussitôt à Paris.    En revanche, un homme a, dit-on, rejoint la citadelle. C’est le coiffeur favori de la reine, Léonard Autié Description de cette image, également commentée ci-après , parti en éclaireur avant le convoi royal. Marie-Antoinette lui aurait confié une partie de ses bijoux. En apprenant l’échec du plan royal, de peur d’être arrêté, le coiffeur s’en serait délesté à Montmédy… Où ? Peut-être dans les souterrains, ou dans le puits, profond de 82 mètres, percé au centre de la citadelle.    À l’office de tourisme, on explique que ce puits a déjà fait l’objet de plusieurs fouilles, malheureusement infructueuses.

10 - Quand Yvelines rime avec Vikings

10 )Quand Yvelines rime avec Vikings

    L’île de Villennes-sur-Seine abrite une centaine de villas cossues. On l’appelait même, dans les années 1950,  » l’île aux milliardaires  ». Pourtant, cette dénomination pourrait faire référence à une affaire beaucoup plus ancienne. Les habitants de cette commune des Yvelines ne savent pas toujours qu’une histoire de trésor est accrochée à leur terre. Et quel trésor ! Il y aurait été enterré sur l’île, en 845, par les Vikings, après deux pillages à Poissy et Meulan. Il est alors presque rituel pour les nouveaux propriétaires de donner un petit coup de pioche dans leur jardin, histoire de tenter leur chance. La version locale du Loto, en somme lol …

11 - Au fond de l'océan atlantique dort une caisse d'or…

11) Au fond de l’océan atlantique dort une caisse d’or…

   En 1940, face à l’avancée des troupes allemandes, le ministre des Finances décide de faire évacuer 736 tonnes d’or de la Banque de France vers les Antilles et les États-Unis.       Parmi les centaines de caisses de métal jaune qui transitent par Brest, l’une tombe à l’eau, semble-t-il, entre le fort du Portzic et le quai de Laninon. Après guerre, des plongeurs de la Banque de France explorent le fond, sans succès. La caisse a-t-elle été retrouvée et subtilisée ? Dort-elle toujours au fond de l’océan ? Mystère… de Brest.

12 - Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

12 ) Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

   En 1570, alors que les affrontements entre protestants et catholiques font rage, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val, charmante cité médiévale, décident de cacher les précieuses cloches de bronze de leur église. Et ils en donnent une localisation précise !       Selon un mémoire daté de 1755 et rédigé par un frère de Saint-Antonin, elles sont  » sous les maisons de madame Alliez, rue de la Place, et de monsieur Bardon sous la Grande Rue  » . Hélas, ces demeures ont disparu depuis. Sans doute se trouvaient-elles vers l’actuelle place de la Halle. Pour tout compliquer, une légende concurrente raconte que les cloches de Saint-Antonin ont été cachées non pendant les guerres de religion, mais à la Révolution, en 1792. Dans cette version-là, l’adresse de la cachette reste cependant la même …..et donc tout aussi caduque.

13 - Le magot de Mandrin est éparpillé

13 ) Le magot de Mandrin est éparpillé…..

    Où est passé le trésor de Louis Mandrin ? Le célèbre bandit, qui se livrait à la contrebande au 18ème siècle, a été arrêté et exécuté en 1755 sans révéler où était cachée sa fortune. On raconte, dans son Dauphiné natal, qu’il l’aurait dissimulée dans au moins deux cachettes. La première serait située aux abords de sa maison d’enfance, au coeur de la petite ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ; la deuxième serait à l’intérieur du château de Rochefort, en Savoie, où le brigand a été arrêté.    Pour Didier Audinot Résultat d’images pour didier audinot , un historien qui a consacré une dizaine d’ouvrages aux trésors de France, ces  » planques  » sont plausibles. Une troisième piste mène à la combe des Malavaux, en Auvergne, à quelques kilomètres de Vichy, aujourd’hui occupée par une carrière… Et une quatrième à la forêt du Vercors, où Mandrin aurait enfoui quelques caisses d’or !

Auvergne !  J’y vis ! Peut-être devrais- je y aller voir  ? lol 

La  » machine de Marly  » :

   Si quelqu’un désire lire ce billet : Bon courage ! lol ( moi , j’ai aimé l’écrire et chercher )

  La machine de Marly est un gigantesque dispositif de pompage des eaux de la Seine destiné à l’alimentation hydraulique des jardins du château de Marly et du parc de Versailles.

    Construite entre 1681 et 1682, sous le règne de Louis XIV, à Bougival, par le maître charpentier et mécanicien liégeois Rennequin Sualem  Rennequin-Sualem (2), d’après le projet d’Arnold de VilleRésultat d’images pour arnold de ville , elle s’inspirait des machines d’exhaure des mines de Liège et du Harz, ce qui en faisait l’une des machines les plus complexes de son temps. Elle fonctionna 133 ans, mais ne parvint jamais longtemps à fournir le débit attendu, et fut remplacée, en 1817, par plusieurs pompes successives plus performantes, jusqu’à des électro-pompes en 1968.

 » Cette machine immense qui frappe d’étonnement tous ceux qui la voient, par l’énormité de sa construction, est une grande chose qui fera toujours un honneur infini à son Inventeur, malgré ses défauts.  »
  Diderot, ( Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers )

    Dès la construction du château et du parc de Versailles s’était posé le problème de l’approvisionnement en eau. Le site choisi par Louis XIV

Louis 14

Louis 14

sur un ancien pavillon de chasse de Louis XIII était loin de toute rivière et en hauteur. La volonté du roi de disposer d’un parc avec toujours plus de bassins, de fontaines et de jets d’eau marquera son règne par l’extension ou l’amélioration presque permanente du système d’adduction d’eau avec la construction de nouvelles pompes, aqueducs et réservoirs pour aller chercher toujours plus d’eau, toujours plus loin.
  Hydraulique du parc du château de Versailles:
L’idée d’amener l’eau de la Seine jusqu’à Versailles était déjà dans l’air. Mais plus que la distance ( le fleuve se situe à près de 10 km du château ) se posait le problème du dénivelé à franchir( près de 150 mètres ). Depuis 1670, Colbert s’était opposé à plusieurs projets, dont celui de Jacques de Manse, tant pour des raisons de faisabilité que de coût.
  Mais Arnold de Ville (1653-1722), un jeune et ambitieux bourgeois de Huy dans le pays de Liège, qui avait déjà fait construire une pompe à Saint-Maur, réussit à présenter au roi son projet pour pomper les eaux de la Seine pour le château du Val en forêt de Saint-Germain, en assurant pouvoir faire de même pour alimenter Versailles. Cette machine, sorte de modèle réduit de ce que pouvait être la machine de Marly, ayant été mise en œuvre avec succès, le roi accepta alors de lui confier la réalisation d’une machine sur la Seine pour approvisionner les jardins de Versailles, mais aussi ceux du château de Marly ( alors en construction ).

  La machine  se trouve à 7 km au nord du château de Versailles et à 16,3 km à l’ouest de Paris centre, sur la Seine Les anciennes machineries des pompes et les bâtiments d’administration ont été situés à Bougival ; les puisards, les chevalets, l’aqueduc et les réservoirs ont été situés à Louveciennes. Un réservoir se trouve toujours à Marly-le-Roi.
    Entre Port-Marly et Bezons, la Seine est, sur sa longueur, divisée en deux bras par une suite d’îles et d’atterrissements que l’auteur propose de réunir par des digues de charpente, afin de  former comme deux lits de rivière parallèles, sans communication, sur plus de dix kilomètres de longueur. En travers du bras de gauche, un peu au-dessous du petit village de la Chaussée, en aval de Bougival, est établie une pompe avec machine hydraulique, refoulant l’eau de la rivière jusqu’au sommet du coteau qui borde la Seine 
  Le barrage de Bezons et la machine ont ainsi créé sur la rivière une chute de 3,10 m qui est utilisée par les roues hydrauliques

Digue de Chatou( digue de Chatou )

Seine entre Bezon et marly

( La Seine entre Bezons  et Marly ) 

   Pour imaginer  et construire cette machine, Arnold de Ville,( qui n’avait pas les compétences techniques ), fit appel à deux Liégeois, le maître charpentier et mécanicien Rennequin Sualem (1645-1708) et son frère Paulus. Il avait déjà travaillé avec eux pour une pompe au château de Modave et Rennequin Sualem était le concepteur de la pompe du château du Val. L’ensemble des travaux, chenal et digues sur la Seine, construction de la machine et du réseau d’aqueducs et de bassins, dura 6 ans. Le site choisi sur la Seine fut celui de Bougival (à hauteur des actuelles écluses de Bougival)
      Assez loin en amont, ColbertColbert fit canaliser une partie de la Seine en reliant les îles par des digues depuis l’île de Bezons et séparant ainsi le fleuve en deux bras, un bras occidental laissé à la navigation et un bras oriental destiné à alimenter la machine en créant un rétrécissement et une chute artificielle d’un à deux mètres pour entraîner les 14 roues à aubes de la machine.
    La construction allait mobiliser 1 800 ouvriers et nécessiter plus de 100 000 tonnes de bois, 17 000 tonnes de fer et 800 tonnes de plomb et autant de fonte.
   Une légende  prétend  que les pièces et les matériaux ont été importés du pays liégeois. En réalité ,  seules des manivelles furent réalisées par les frères Cox ( cousins des Sualem) . Arnaud de Ville tenta également, pour augmenter son profit financier, de faire fabriquer par son père, à Huy, des corps de pompes, mais ceux-ci ne convinrent pas. Le bois ayant servi à la construction de la plate-forme et des roues de la machine, pour l’endiguement entre les îles ou pour les bâtiments, fut pris dans les forêts environnantes, le fer  vint du Nivernais, puis de Champagne et la plupart des tuyaux de fonte furent produits en Normandie.
    Un grand nombre de Wallons vinrent travailler sur le chantier. Ils possédaient un savoir-faire acquis par les travaux d’hydraulique dans les mines. Beaucoup s’exilèrent aussi à cause des difficultés économiques rencontrés alors dans une Wallonie qui avait été ravagée par les guerres . Illettrés, les frères Sualem étaient  d’une famille de maîtres-charpentiers des mines de Liège. Ils avaient travaillé pour les mines du comte d’Arenberg et pour celles de l’abbaye du Val-Saint-Lambert, à Liège. Ils firent aussi venir des membres de leur famille, charpentiers ou menuisiers. Les frères Sualem étaient les seuls à maîtriser le mécanisme de commande à distance, la  »  feldstange  » nécessaire au bon fonctionnement de la machine de Marly. Les principaux artisans qui ensuite assureront son entretien seront d’ailleurs ces Wallons.

  Illustration de la machine  : illustration machine Marly
Le chantier débuta en juin 1681 par la canalisation de la Seine. La construction de la machine commença à la fin de 1681. Le mi- juin 1682, une démonstration réussie se déroula en présence du roi. L’eau put être acheminée en haut du coteau. La machine fut inaugurée le 13 juin 16844 par Louis XIV et sa cour. L’aqueduc de Louveciennes fut achevé en 1685 et l’ensemble des travaux, , en 1688.
    Le coût total du chantier fut de 5,5 millions de livres tournois. Il comprenait les travaux de construction de la machine proprement dite (3 859 583 livres), des bâtiments, des aqueducs et bassins, la fourniture des matériaux, les salaires des ouvriers et artisans (Rennequin Sualem était le mieux payé avec 1 800 livres par an).
   Après la fin des travaux et la démonstration réussie, Rennequin Sualem fut nommé Premier ingénieur du Roy par Louis XIV et anobli. Au roi, qui lui demandait comment il avait eu l’idée de cette machine, Rennequin répondit en wallon:  » Tot tuzant, sire   » ( » En y réfléchissant, sire  »). Arnold de Ville gagna beaucoup d’argent dans la réussite de cette machine et en profita pour se  » hisser  » dans l’aristocratie …..

   Actionnées à  » 3 révolutions par minute  » par le courant de la Seine et la chute d’eau artificielle créée, 14 (le « chiffre » du roi) grandes roues à aubes de 12 mètres de diamètre entraînaient des pistons refoulants.

     Par un système de balancier et de chaînes, chaque roue actionnait ainsi en continu 8 pompes immergées dans la Seine et une série de pompes situées aux niveaux supérieurs4 sur les 700 mètres du coteau. La dénivellation était trop forte, plus de 150 mètres, pour faire monter l’eau d’un seul jet  jusqu’à l’aqueduc. Les cuirs des pistons n’auraient pas résisté à la pression de 15 bars, il fut donc nécessaire de diviser la montée en trois paliers de 50 m avec deux puisards qui furent creusés à 48 m et 99 m au-dessus du fleuve et deux bassins intermédiaires, eux-mêmes munis de pompes. Chaque roue à aube était munie d’un  » varlet  » qui, pivotant autour d’un axe vertical, transformait le mouvement parallèle au fleuve des roues en un mouvement perpendiculaire4. Celui-ci actionnait alors des doubles tringles en fer maintenues par des balanciers, eux-mêmes fixés sur un chemin de bois continu comprenant des chevalets, innovation principale de la machine et qui actionnaient les pompes intermédiaires sur le coteau.
   La partie amont des transmissions s’arrêtant à la station intermédiaire dite de mi-côte était appelée transmission des petits chevalets. La partie d’aval montant jusqu’à la station intermédiaire supérieure s’appelait transmission des grands chevalets. Elle actionnait aussi au passage un ensemble de pompes à la station de mi-côte. La machine comptait au total plus de 250 pompes. La puissance théorique de la machine était de 700 chevaux environ et son débit théorique maximal de 6 000 m3 (6 millions de litres) par jour.
   L’eau effectuait sa dernière remontée dans la tour du Levant, haute de 23 mètres et construite par Mansart au sommet du coteau de Louveciennes.
Une vidéo sur l’histoire de l’acheminement de l’eau à Versailles  par le site du château de Versailles montre de plus amples détails: 

  La tour du Levant Tour de levantétait l’extrémité septentrionale de l’aqueduc de Louveciennes (appelé aussi aqueduc de Marly) qui acheminait l’eau par simple gravité sur 640 mètres à son autre extrémité, la tour du Jongleur ou du Couchant,Tour du couchant haute de 12 mètres, d’où elle était déversée par un siphon jusqu’au regard du Jongleur, qui répartissait l’eau vers les réservoirs destinés aux jardins du château de Marly et ceux pour Versailles. Depuis ces derniers, un aqueduc souterrain, dit de Picardie ou de Marly, long de 6 km acheminait l’eau, toujours par gravité, vers ce qui était alors nommé la « montagne » de Picardie dans un bassin homonyme. De là, un autre aqueduc,  » mur de Montreuil  » , acheminait l’eau jusqu’au mont de Montbauron, une hauteur de Versailles où quatre réservoirs avaient été construits qui recueillaient aussi les eaux des étangs dit inférieurs, situés au sud du château. Des tuyauteries enterrées partaient de Montbauron vers les réservoirs  intermédiaires du parc situés sous le parterre ou au-dessus de l’aile Nord.
   Le stockage continue de fonctionner de nos jours à Montbauron, fournissant une heure de réserve d’eau pour l’alimentation des grandes eaux de Versailles .

   Cette machine est souvent considérée comme   » la plus complexe du XVIIe siècle   » . En plus des artisans wallons, plus d’une soixantaine d’ouvriers assuraient jour et nuit son fonctionnement et entretien. Il y avait des charpentiers, des menuisiers, des plombiers ou de simples poseurs de tuyaux, des forgerons mais également des gardes. Les frères Sualem resteront chargés du bon fonctionnement des pompes, tringles et autres mécanismes jusqu’à leur mort, Paulus en 1685 et Rennequin en 1708 
   Très bruyante, la machine fonctionnait sans cesse, jour et nuit sauf lors des crues, des basses eaux ou en hiver si la Seine venait à geler. En amont, un dispositif de brise-glaces et un   » dégrilleur   » furent installés pour éviter la dégradation des aubes.
    Avant même son achèvement, une organisation administrative fut mise en place pour gérer la machine. Louvois, qui venait d’être nommé Surintendant des Bâtiments du roi à la mort de Colbert, nomma Joachim Cochu avec le titre de Contrôleur des bâtiments du roi. Homme de confiance de Louvois, son rôle était de surveiller les travaux et d’autoriser les paiements. Louvois lui demanda aussi de surveiller Arnaud de Ville !.         Ensuite, et pendant une trentaine d’années, Cochu allait administrer l’établissement responsable de la machine de Marly. La totalité du site sur le coteau fut enclos, des logements, des ateliers et des réserves, à l’écart du village de Bougival, furent construits sur le site pour héberger artisans, ouvriers et gardes.
    La machine de Marly devait initialement fournir 6 000 m3 par jour pour une puissance théorique de 700 ch. Mais en raison d’une mauvaise synchronisation du dispositif, le rendement initial n’était que de 83 % environ. Malgré l’entretien continu de la machine par de nombreux charpentiers, forgerons, plombiers ou goudronneurs, les pièces s’usaient prématurément à cause du frottement et cassaient souvent. Au-dessus des 14 grandes roues, un système anti-incendie ! permettait d’éteindre rapidement les fréquents embrasements résultant de frictions excessives sur l’axe principal des roues. La production initiale de 5 000 m3/jour chutera à 2 000 à 3 200 m3 au milieu du XVIIIème.
  Ce rendement insuffisant poussera assez rapidement à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement pour le parc de Versailles et au lancement de la construction du canal de l’Eure, canal qui ne sera cependant jamais achevé. Dès 1685, l’usage de la machine de Marly était presque entièrement réservé aux jardins du château de Marly. À partir de 1739, elle alimentera les fontaines et certains hôtels particuliers de Versailles.
   La machine était bruyante et son entretien coûteux. Le coût annuel, entre les salaires des personnes affectées à son entretien et le coût d’achat des matériaux, fer, bois, charbon, plomb ou cuir, se montait à 60 000 » livres tournois  ».
    Constituée à 90 % de bois, elle se détériora au fil des ans. On arrêta finalement de l’entretenir dans le courant du XVIIIe siècle, accélérant sa dégradation. Son rendement continuera de baisser, passant de 640 m3 par jour en 1798 à 240 m3 par jour en 1803. Sous la Révolution, on envisagea même de la détruire.
   La machine de Marly fonctionna durant 133 ans. Elle sera détruite en 1817 et remplacée par une machine   » provisoire   »

   De l’ensemble des machines installées jadis, ne subsistent de nos jours que quelques bâtiments, dont les réservoirs de Marly, le Regard du Jongleur, l’aqueduc de Louveciennes, la conduite d’eau sur le coteau de Bougival, des canalisations souterraines et des vestiges hydrauliques dans le parc de Marly, restant de la machine du roi Louis XIV, le bâtiment Charles X abritant à l’époque la machine à vapeur et le petit édifice sur la Seine, vestige de la machine de Dufrayer….

Quelques illustrations : 

Canalisation Marly( canalisation de la machine )machine 1827  ( machine en 1827 )

Machine aujourd'hui ( vue de la machine aujourd’hui ) 

KLIK !

 

Des Renards Gavés à …..

.Mort Pour des Fourrures « Parfaites » Vendues à Gucci et Louis Vuitton.!

 

De bien tristes images publiées par le groupe activiste finlandais Oikeutta eläimille. Cette association qui lutte pour le droit des animaux vient de dénoncer un nouveau scandale de maltraitance.

      Cette association a révélé que des élevages de renards bleus utilisaient des méthodes ignobles pour produire les fourrures. Ces fourrures sont vendues à de grandes marques de la mode, à savoir Gucci, Michael Kors et Louis Vuitton.

 Ce sont des conditions de vie ignobles que subissent ces renards. Ils sont gavés au point de devenir obèses, enfermés dans des cages d’1m2 aux conditions sanitaires déplorables. Ils ont les yeux rougis à cause des infections, au point de les rendre méconnaissables… Certains pèsent jusqu’à 20 kg au lieu des 3,5 kg à l’état naturel ! Ils ne peuvent donc même plus se déplacer… Plus l’animal est gros et plus on récupère une fourrure de grande taille. Après avoir été gavé, le renard est mis au régime pour permettre à la peau de se détendre.! Puis, on attend que l’animal meure de ce traitement pour récupérer sa peau. Si l’animal tarde à mourir, les  » éleveurs  » (si c’ est le nom qu’on peut leur donner…) utilisent des méthodes encore plus radicales. Ils leur brisent le cou ou les placent dans des chambres à gaz ! Évidemment, la Finlande interdit les élevages où la souffrance animale règne. Et c’est ce que dénonce l’association  »Oikeutta eläimille  » en ayant révélé ces images atroces. 56 millions de bêtes sont tuées chaque année pour être vendues à la marque Saga Furs.

     Celle-ci les revend ensuite aux enchères où 83% des acheteurs ne sont autres que les Vuitton, Gucci ou Michael Kors, pour ne citer qu’eux. Les fermes à fourrure du monde entier élèvent et tuent 1 milliard d’animaux par an. Mais comme si cela ne suffisait pas, d’autres animaux sauvages sont aussi piégés et capturés dans la nature… Les renards ne sont pas les seuls à souffrir de la folie de l’industrie de la mode. Les visons, les chinchillas, les lapins… et même les chiens et chats sont torturés pour les « besoins » stupides de cette industrie. Il faudrait que ceux qui achètent  ces marques les  » boycottent  » mais?…..devenir un acteur passif de ces horreurs ne les dérange pas !.         Certaines marques ont d’ailleurs définitivement cessé d’utiliser la fourrure animale pour leurs vêtements. Ce sont les marques qui ont signé la Charte Officielle de l’Alliance Sans Fourrure.

Quelques photos :
l'industrie de la mode utilise la fourrure d'animaux maltraités

renard bleu obèse pour sa fourrure

renard gavé pour leur fourrure

fourrure pour vêtement animaux maltraitésrenard gavé obèse élevage fourrureélevage de renard pour fourrure devenu obèse

Pour en arriver là :

Gandhi !?

Mahatma Gandhi : tout ce qu’on ( je ) ne sait pas sur son incroyable vie…….!

14 photos :

1. La mort de son père a tué sa libido

1) La mort de son père a tué sa libido

  En 1885, Mohandas Karamchand Gandhi, âgé de 16 ans, est au chevet de son père mourant. Soudain, le jeune homme pris d’une envie irrépressible fonce faire l’amour à sa femme Kasturba (les deux époux se sont mariés à 13 ans). Lorsqu’il revient dans la chambre, son père est passé de vie à trépas. Un sentiment de culpabilité envahit le jeune homme. Le sexe lui apparaît comme synonyme de mort, d’autant plus que Kasturba tombe enceinte peu de temps après, d’un bébé qui ne survivra que quelques jours. Réprimer sa libido devient l’un des combats de Gandhi.

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2. Il s'est fait virer de sa caste

2 ) Il s’est fait virer de sa caste

   A 18 ans, Gandhi rêve de partir étudier le droit à Londres. Problème : sa caste, celle des vaishya (marchands), interdit tout voyage au-delà des mers. L’ambition du jeune homme est telle qu’il embarque quand même pour l’Angleterre le 4 septembre 1888. Il est excommunié ! Une sanction qui fait de lui un paria, une personne sans caste. En Angleterre, Gandhi s’efforce de devenir un vrai gentleman, prenant des cours d’élocution, de français, de danse, de musique…       Paradoxalement, c’est à Londres qu’il approfondit ses connaissances sur la culture indienne en lisant des textes fondateurs de la religion hindouiste.! Issu d’une caste traditionnellement végétarienne, il prend conscience des motivations éthiques de ce mode d’alimentation en lisant le Plaidoyer pour le végétarisme (1886) de Henry Salt et en fréquentant la London Vegetarian Society.   

   En 1891, quand il rentre en Inde, Gandhi est finalement autorisé à réintégrer sa caste.

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3. Un avocat qui a peur de parler en public

3) Un avocat qui a peur de parler en public

  Depuis tout petit, Gandhi est rongé par une timidité maladive. Prendre la parole en public le paralyse. En juin 1891, admis au barreau, il rentre en Inde comme avocat…..    

    Problème : plaider est pour lui une véritable torture.  » Tout se brouillait devant mes yeux, je tremblais.  Il m’a toujours été impossible d’improviser et j’ai toujours hésité, chaque fois que je devais affronter un auditoire inconnu ; j’ai régulièrement évité de prendre la parole toutes les fois que je l’ai pu  », confesse Gandhi dans son Autobiographie ou mes expériences de vérité (1927). Ces débuts laborieux l’inciteront, en 1893, à accepter un emploi dans une compagnie indienne, mais à des milliers de kilomètres de chez lui : en Afrique du Sud, une autre colonie de l’Empire britannique.

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4. Pour lui, l'Indien est supérieur à l'Africain

4) Pour lui, l’Indien est supérieur à l’Africain !!!

      Surnommé Mahatma ( » grande âme  »), Gandhi semble être l’incarnation de la tolérance. Et pourtant, il considère les Indiens comme infiniment supérieurs aux  » kaffirs  », un terme très péjoratif pour désigner les Noirs. Il les côtoie alors qu’il vit en Afrique du Sud entre 1893 et 1915. Lors de son premier séjour en prison en 1906, il ne supporte pas d’être mélangé aux Noirs :  » Nous pouvions comprendre qu’on ne nous range pas dans la même catégorie que les Blancs, mais être mis au même niveau que les indigènes, c’en était trop, écrit-il.  Les Cafres sont des êtres non civilisés, les détenus en particulier. Ils sont gênants, très sales et vivent presque comme des animaux. !!!  »

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5. Une love story avec… un architecte allemand

5) Une  »love story  » avec… un architecte allemand ? !

  » Tu as complètement pris possession de mon corps. C’est un esclavage insupportable  », écrit Gandhi en 1914 dans une lettre. Mais ces mots ne sont pas destinés à sa femme! Ils sont adressés à Hermann Kallenbach, un riche architecte juif allemand passionné de culturisme qu’il a rencontré en Afrique du Sud en 1904.

Le Mahatma était-il homosexuel ? Pour l’écrivain Gilbert Sinoué, qui a épluché sa correspondance avec Kallenbach, ce dernier  » est la personne que Gandhi a le plus aimée de toute sa vie  ». Les deux hommes ont vécu sous le même toit pendant deux ans à Johannesburg avant que Gandhi rentre en Inde début 1915.

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6. Il s'est engagé sous les drapeaux

6) Il s’est engagé sous les drapeaux

     En 1899, en Afrique du Sud, Gandhi se porte volontaire pour intégrer un service de brigadiers indiens soutenant l’armée britannique dans sa seconde guerre contre les Boers. Rebelote en 1906 ! Lors de la révolte zouloue, dans la province du Natal, il appelle de nouveau ses concitoyens à aider les Britanniques. Mais il réalise vite que cette opération cache des outrages terribles contre les rebelles zoulous qui refusent simplement de payer un impôt. Bouleversé par ces injustices, il décide de vouer sa vie à la défense des opprimés.  » La  »révolte » des Zoulous fut, pour moi, un trésor de nouvelles expériences et me donna beaucoup à penser. La guerre des Boers était loin de m’avoir permis de toucher du doigt à tel point les horreurs de la guerre : la ‘révolte » me les montra sous un jour des plus crus. Cela n’avait rien d’une guerre : c’était la chasse à l’homme…  »  écrit-il dans son Autobiographie.

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7. Il met son vœu d'abstinence sexuelle à rude épreuve

7 ) Il met son vœu d’abstinence sexuelle à rude épreuve

   C’est en 1906, après avoir eu quatre enfants avec Kasturba, que Gandhi, âgé de 37 ans, met un terme à toute activité sexuelle. Après son retour en Inde en 1915, le Mahatma, dans son ashram, prend des longs bains avec des jeunes filles et se fait masser nu pour renforcer sa résistance. Ici, la chasteté doit être respectée par tous. Les femmes ont interdiction de dormir avec leur mari. Gandhi, lui, partage régulièrement sa couche avec ses fidèles… là aussi pour éprouver son vœu d’abstinence, assure le leader politique.!!?

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8. Tolstoï lui a inspiré la non-violence

8 ) Tolstoï lui a inspiré la non-violence

  Gandhi n’a rien inventé ! Sa philosophie de la non-violence a été inspirée par Léon Tolstoï. En 1909, il tombe sur un article de l’écrivain russe dans un journal indépendantiste indien. Il se passionne alors pour son message quasi christique :  » La conscience de l’unité entre les hommes se manifeste par l’amour du prochain, car sans amour la vie n’est que souffrance… Aime celui qui t’a fait du mal, que tu condamnes.     Alors disparaîtra le voile qui te cachait Dieu et tu connaîtras le sens divin de ton amour.  »  S’ensuit une correspondance d’un an entre les deux hommes, jusqu’à la mort de Tolstoï. Ce dernier est pour Gandhi  » le plus grand apôtre de la non-violence que notre époque ait connu  »…..

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9 .C’est un vrai tyran avec son fils

9 ) C’est un vrai tyran avec son fils

    En 1920, lors d’une réunion du Congrès national indien, Gandhi déclare :  » A partir du moment où vous me choisissez comme leader, vous devez accepter la dictature et la discipline de la loi martiale.  » La dictature, l’entourage du leader politique la subit au quotidien. Le mode de vie ascétique de Gandhi doit être adopté par tous. Mais c’est son fils aîné Harilal qui pâtit le plus de l’autoritarisme de son père : le Mahatma lui interdit de faire des études et d’avoir des relations sexuelles avec son épouse. Harilal sombrera dans l’alcoolisme sans que son père intervienne pour l’aider.

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10. Il a laissé mourir sa femme

10) Il a laissé mourir sa femme !

   En 1944, Gandhi et sa femme sont emprisonnés depuis près de deux ans dans une prison de Poona pour avoir approuvé le mouvement de désobéissance civile Quit India, qui demande aux Anglais de partir. La santé de Kasturba, 74 ans, se dégrade. Ses bronchites chroniques se sont transformées en une pneumonie douloureuse. Un docteur propose de lui injecter de la pénicilline mais Gandhi, farouchement opposé à la médecine moderne, refuse. Le 22 février 1944, Kasturba meurt, la tête posée sur les genoux de son mari.!!!!!!

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11. Son look est très étudié

11) Son look est très étudié

   Pieds nus, toujours vêtu d’un dhoti (pièce de coton traditionnelle indienne), ses sempiternelles lunettes rondes à montures métalliques sur le nez, Gandhi ne semble pas accorder d’importance à son apparence. Et pourtant ! Son style est très étudié : il lui sert à faire passer des messages politiques.  » Gandhi est peut-être un des premiers personnages publics du XXe siècle à avoir soigné son aspect extérieur  », analyse l’historien Robert Deliège. L’indépendantiste incite notamment les Indiens à porter un tissu fait main, le  »khadi  », filé sur un rouet appelé charkha, pour prouver leur autonomie par rapport aux colons anglais. Le rouet devient le symbole de la non-violence. Il figure même sur le drapeau du parti du Congrès avant de trôner au centre du drapeau national quand l’Inde acquiert son indépendance en 1947.

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12. Il écrit à son « cher ami » Hitler dans l'espoir de stopper la guerre

12) Il écrit à son  » cher ami  » Hitler ! ..dans l’espoir de stopper la guerre

    ‘‘ Cher ami  »… C’est par ces mots que Gandhi commence sa lettre à Hitler, datée du 23 juillet 1939. Son but ?   Eviter un conflit mondial.  » Il est clair que vous êtes la seule personne au monde capable d’empêcher que n’éclate une guerre qui verrait l’humanité ramenée à l’état sauvage. Croyez-vous vraiment, quel que soit le but que vous cherchez à atteindre, que cela en vaille le prix ?  » La guerre éclate en septembre 1939. Le 24 décembre 1940, Gandhi réécrit au Führer :  » J’avais l’intention de lancer un appel conjoint à vous ainsi qu’au signore Mussolini, dont j’ai eu le privilège de faire la connaissance lorsque j’étais à Rome.  » Il ajoute qu’il considère le Duce comme  » un homme d’Etat de premier plan, complètement désintéressé, un super-homme.  » !! Gandhi, proche des dictateurs européens ? En tout cas, pacifiste pur et dur :  » Que je m’adresse à vous en tant qu’ami n’est pas une simple formalité. Je n’ai pas d’ennemi  », écrit-il. Ses deux lettres sont restées sans réponse

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13. Il a beaucoup d'ennemis… dont Winston Churchill

13) Il a beaucoup d’ennemis… dont Winston Churchill

  Laisser mourir ce  » fakir à demi-nu  » comme il le surnomme, c’est l’idée qui a traversé l’esprit de Churchill. Le Premier ministre britannique craint que Gandhi n’entame une énième grève de la faim lorsqu’il est emprisonné de 1942 à 1944 pour avoir condamné la participation de l’Inde à la Seconde Guerre mondiale. Churchill n’est pas le seul ennemi de l’apôtre de la non-violence. Gandhi divise même en Inde.     Pour certains, il n’est pas assez ouvert ( son propre parti, le Congrès national indien, lui reproche de défendre le système des castes ). Pour d’autres, il l’est trop : Gandhi meurt le 30 janvier 1948, assassiné par un fanatique hindou à cause de sa politique de rapprochement avec les musulmans

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14. Le prix Nobel de la paix lui échappe cinq fois

14) Le prix Nobel de la paix lui échappe cinq fois..

    Cette distinction semble faite pour le Mahatma. Pourtant Gandhi, nommé à cinq reprises, ne l’a jamais obtenue. Un oubli ? Du tout ! Le Royaume-Uni est un proche allié de la Norvège. Or, c’est à Oslo que siège le comité Nobel attribuant le prix, lequel ne veut pas froisser les Britanniques en récompensant l’homme qui combat leur présence coloniale en Inde. Un choix plus tard regretté. En 1989, quand le dalaï-lama reçoit le prix, le président du comité norvégien déclare que cette décision est  » en partie un hommage à la mémoire du Mahatma Gandhi  ».