» Parachutiste miraculé  »!


Moniteur de parachutisme chevronné, Michael Holmes effectue un saut ordinaire, durant le mois de décembre de l’année 2006, au dessus de Taupo (en Nouvelle-Zélande). Toutefois, contrairement aux autres jours, son parachute ne s’ouvre pas comme il le devrait et l’homme accomplit alors une chute vertigineuse de 4 500 mètres, avant de toucher le sol… Sauf que, là où d’autres personnes auraient trouvé la mort, Holmes, lui, ressort miraculé de cette incroyable épreuve.

Une chute sans parachute !

Michael Holmes, un jour du mois de décembre de l’année 2006, Michael Holmes a vécu une histoire qu’on peu qualifier de  » peu banale  »

Alors qu’il effectuait son troisième saut de la journée, ce moniteur de parachutisme s’aperçoit, en effet, que son parachute principal ne parvient pas à s’ouvrir.

Pourtant, avant cela, toutes les vérifications de sécurité avaient scrupuleusement été exécutées : l’homme avait enfilé un équipement fiable, contrôlé par ses collègues de travail, et rien ne semblait indiquer un tel souci technique au moment de sauter d’une hauteur de 4500 mètres avec deux autres personnes, en tandem.

Lorsque Michael Holmes ouvre sans succès son parachute principal –(après 600 mètres de chute libre ) il se met à tourner violemment sur lui-même ; un peu à la manière de sa vie qui défile, alors, devant ses yeux.

Sauvé par un mûrier !

Avant d’abdiquer, Michael Holmes essaie, néanmoins, de réaliser toutes les manœuvres de sécurité dans l’ordre.

Il essaie, par exemple, de déconnecter son parachute principal, pour pouvoir utiliser son modèle de secours. Cependant, cette action échoue (même avec l’usage d’une lame à crochets ?) et l’ouverture du parachute de secours ( à environ 200 mètres du sol ) ne donne rien.

Certain d’avoir tout fait pour sauver sa peau, le néo-zélandais accepte alors son destin et se relâche avec la certitude de trouver la mort.

C’est donc à sa grande surprise qu’il reprend connaissance, un peu plus tard, en souffrant tout de même d’une commotion cérébrale. Au lieu d’avoir directement percuté la mer ou la terre ferme, son corps s’était, en effet, écrasé sur un mûrier

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de moins d’un mètre.

Arrivé de manière oblique sur l’arbuste, Michael Holmes avait, ainsi, étalé tout son poids de manière non-létale.(Qui cause la mort.)

Transporté par ses amis, auprès des secours les plus proches, le parachutiste pouvait donc s’estimer heureux d’avoir survécu à une telle épreuve… même si sa décontraction musculaire lui a probablement épargné un impact beaucoup plus douloureux.

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Le  »chleuasme  » ?

Ce mot » barbare  », chleuasme, est un procédé rhétorique, ( c’est à dire une façon particulière de s’exprimer ). Ce procédé consiste à se déprécier par fausse modestie pour mieux convaincre son interlocuteur ou pour qu’il nous fasse des compliments.

Par exemple: Si dans un domaine donné, on est notoirement un spécialiste, et qu’ on commence quand même sa prise de parole par:  » Je n’y connais pas grand-chose, je ne me sens pas légitime à parler de ce sujet  », vous utilisez un chleuasme.

En effet on se déprécie volontairement dans l’espoir que les interlocuteurs aient de la sympathie et soient plus réceptifs aux arguments qu’on donne …

Même chose : Si une personne consciente de sa beauté fait savoir qu’elle est laide, son but sera de recevoir des compliments.

( Le terme de chleuasme vient du grec  » chleuasmos  » qui signifie ironie ou sarcasme ). Il apparait pour la première fois dans la bouche de Démosthène.

Comme chacun ou presque sait : Démosthène

Résultat d’images pour Démosthène

est cet homme d’État athénien qui vécut au 4ème siècle avant JC. Il fut l’un des plus grands orateurs attiques. ( Pour la petite histoire on raconte que pour régler ses problèmes d’élocution il s’entraînait à parler avec des cailloux dans la bouche ).

Plus tard , de nombreux auteurs ont utilisé le chleuasme dans leurs oeuvres. Par exemple Voltaire

dans Candide en 1759.

En plus du simple chleuasme, il existe l’hyperchleuasme. C’est également une figure de rhétorique, mais qui se distingue du chleuasme du fait qu’elle consiste à dire une vérité. Mais tournée de telle manière qu’elle paraisse improbable, et soit donc interprêtée comme un mensonge.??

Par exemple dans Tartuffe de Molière

on peut lire:  » Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable  ». Tartuffe dit ici la vérité. Mais il le dit de façon très abrupte afin que son interlocuteur pense que c’est une forme de fausse modestie, et que finalement , il considère Tartuffe comme quelqu’un de qualité.

Enfin, ne pas confondre le chleuasme avec la  » prétérition  ». Cette figure de style consiste, elle, à parler d’un sujet après avoir annoncé que l’on n’allait pas en parler. L’objectif: éveiller l’attention ou la curiosité de l’interlocuteur.

Le  » duvet de Staline  » ?

En juin, les rues de Moscou, et d’autres villes russes, se couvrent d’un fin manteau blanc. Mais cette “neige de Staline” n’a rien à voir avec un phénomène météorologique. Elle émane en fait du duvet des milliers de peupliers qui ombragent les rues des cités. !!!!

De nouveaux quartiers

Après les dures batailles qui opposèrent la Wehrmacht à l’Armée Rouge, durant la 2e Guerre mondiale, les rues de Moscou, et d’autres villes soviétiques, ne sont parfois qu’un champ de ruines.

Les autorités mettent en chantier d’ambitieux programmes de reconstruction. Pour faire face aux besoins de relogement, cette urbanisation se déroule à marche forcée. Mais on s’aperçoit alors que ces nouveaux quartiers sont le règne exclusif du béton.

Pour donner un peu de verdure à leurs habitants, Staline en personne aurait donné l’ordre d’importer des milliers de peupliers, originaires d’Amérique du Nord. Comme ils résistent au rude climat russe, et demandent peu d’entretien, on s’empresse de les planter le long des chaussées.

Un duvet envahissant :

Les spécialistes auraient conseillé aux autorités chargées de la reconstruction de ne faire venir que des peupliers mâles. En effet, des arbres femelles tombent, à la fin du printemps, un duvet cotonneux qui peut envahir les rues.

Mais il semblerait que le conseil n’ait pas été suivi. De fait, plus de la moitié des peupliers plantés dans les rues de Moscou sont des arbres femelles. Pour partie, cette négligence est imputable aux Moscovites eux-mêmes, invités à seconder les efforts du gouvernement en participant à la plantation des arbres.

Faute d’information ou de vigilance, ils auraient ainsi choisi de nombreux peupliers femelles.

Les flocons duveteux de cette “neige de Staline” ne sont pas allergènes en eux-mêmes. Mais ils transportent souvent des pollens et de la poussière. Ils provoquent donc des éternuements et piquent les yeux. Si l’on est allergique, il vaut mieux s’en méfier.

Mais ce duvet présente un autre danger. En effet, certaines personnes s’amusent à y mettre le feu. Ces flocons s’embrasent facilement et la flamme s’y propage très vite. Aussi ces feux de duvet ont-ils déjà provoqué de graves incendies.