C’était Il y a environ ….

…..115 ans :

27 juin 1905

Mutinerie à bord du Potemkine…..

Le mardi 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine,Résultat d’images pour potemkine le principal cuirassé de la flotte de guerre russe.

   Sur le moment, l’événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon.

Mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, grâce à un film Le cuirassé Potemkine (affiche du film de Serge Eiseinstein)que lui a consacré le réalisateur Eisenstein Résultat d’images pour Eisenstein cinéaste  images ,photosvingt ans plus tard :

Extrait du film :

En 1965, Jean Ferrat lui a consacré aussi l’une de ses plus belles chansons.

Les paroles :

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan
M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d’un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine
Potemkine

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Marine en crise

Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du  » Dimanche rouge  » du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg.

     Sur le cuirassé Potemkine, qui porte le nom d’un favori de Catherine II, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov, a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité.

    Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12 600 tonnes et transporte environ 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n’ont pas encore l’expérience du feu.

Viande avariée

    Tandis qu’il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d’Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s’approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d’asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C’est l’indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l’entourent, il prétend sentencieusement que la viande est  » comestible  » sous réserve d’être simplement lavée avec du vinaigre.

    Les marins murmurent et se retirent. Arrive l’heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c’est l’explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l’état de la viande.

    Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l’équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d’avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois.

Une image du film d'Eisenstein (Le cuirassé Potemkine)Bafoué, le commandant se contente d’annoncer que les marins n’auront rien d’autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.

    Dans l’équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire.

   Matiouchenko se dit que voilà l’occasion de devancer l’insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte…et tout le monde connait la suite….

 

Le savoir est inutile …mais

1 )La Coursive, Résultat d’images pour la coursive à la rochelle images , photos jpgsalle de spectacle de La Rochelle, a été successivement couvent, manufacture de tabac, entrepôt de douane, halle aux poissons et salle de sport.

2)

Avant l’invention de la gomme Résultat d’images pour images,illustrations gommes , on effaçait les traits de crayons, de mine de plomb ou de fusain avec de la mie de pain Résultat d’images pour illustration,images mie de pain  .

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Supplice des éléphanteaux…..

….. » à touristes  »!

    Attachés ,brutalisés et maltraités ….Une vidéo dévoilant les sévices infligés à des éléphanteaux destinés à être employés dans l’industrie du tourisme en Thaïlande a été révélée par le groupe britannique de défense des animaux  » World Animal Protection . Pour le vétérinaire de l’ONG Jean Schmidt – Burbach , la technique dite de  » l’écrasement  » , utilisée pour le dressage initial des éléphants dans certains centre du pays est un processus  » intrinsèquement cruel  » 

     » D’abord, les bébés éléphants doivent être séparés de force de leurs mères, raconte le médecin, puis ils sont soumis à un processus d’entraînement intensif. Le but est d’obtenir une domination complète sur l’éléphanteau grâce à un mélange de punition, de contraintes mais aussi de récompenses.  » Pour ce spécialiste de la condition animale, ces pratiques entraînent des  » dommages physiques et psychologiques  », avec comme principal objectif de faire comprendre à l’éléphant que  » désobéir aux humains est douloureux  ».

   Selon le WAP, l’importante demande en promenades à dos d’éléphant ainsi que pour des interactions directes avec l’animal  » comme les baignades et le toilettage  », pousserait les dresseurs à exercer ces sévices. L’organisation en appelle donc au gouvernement thaïlandais et au monde du tourisme afin d’y mettre un terme.  » Il faut que ce soit la dernière génération d’éléphants utilisée pour le tourisme commercial  », insiste Jan Schmidt-Burbach.

Ces trésors toujours…..

…. cachés en France qui  n’auraient jamais été retrouvés…..?

1 - Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l'or

1 ) Au château de Nantouillet, le Cardinal roulait sur l’or

   L’imposant château de Nantouillet, dans la petite ville du même nom, illustre l’orgueil de son bâtisseur, le cardinal Antoine Duprat Résultat d’images pour cardinal antoine duprat . Ce dignitaire, proche de François Ier, rêvait, dit-on, de devenir… pape ! Sa fortune, 400000 écus, devait lui permettre d’acheter le vote des cardinaux. Mais le roi s’y serait opposé. L’argent de l’élection n’a donc pas quitté Nantouillet. Selon une légende locale, il dormirait dans des tonneaux tonneau or , au fond des souterrains du château.

   

2 - Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

2 ) Le tableau de Saint-Fargeau était la honte de la famille

   Dans ce château de la Renaissance se cache peut-être un chef-d’œuvre du XVIIIème siècle. Une toile disparue de Louis David, qui a peint Marat assassiné.          En1793, l’artiste aurait réalisé le portrait d’un autre député montagnard, Louis Michel Le Peletier, sur son lit de mort L.M Pelletier . Pendant des années, les Parisiens peuvent admirer le tableau, exposé aux Tuileries. Puis, en1826, David le revend à la fille du député, Suzanne. Et on en perd alors la trace. Celle-ci, royaliste convaincue, a-t-elle détruit ce portrait par honte des opinions révolutionnaires de son père ? Un des arrière-petits-enfants de Louis Michel Le Peletier évoque une autre hypothèse:  » La tradition familiale assure que Suzanne a dissimulé le tableau  » honni  » de David dans l’épaisseur des murs de Saint-Fargeau.  »  Ce descendant n’est autre que l’écrivain Jean d’Ormesson  Résultat d’images pour Jean d'Ormesson,!  qui a souvent rêvé, dans ce château où il séjournait, à cet incroyable trésor…

 

3 - Argelès, sa plage, ses lingots…

3 ) Argelès, sa plage, ses lingots

     La plage d’Argelès-sur-Mer : La rumeur attachée à ce lieu, fait que  de curieux vacanciers oublient parfois de regarder la mer et marchent les yeux rivés sur le sable. Ils connaissent la rumeur :  Elle naît en février 1939, lors de l’exil des républicains d’Espagne après leur défaite contre le général Franco. Des camions franchissent la frontière, remplis d’une partie des réserves d’or de la Banque d’Espagne. Ce trésor de guerre doit être évacué vers des pays alliés, notamment au Mexique. Mais, dit-on, l’un des camions est détourné et son chargement est enterré là, à Argelès-sur-Mer. Est-ce pour le retrouver que la plage est ratissée une première fois, à l’été 1939 ? Ou qu’un étrange bulldozer retourne nuitamment son sable en 1953 ? Aujourd’hui encore, des chasseurs de trésor viennent se promener ici …même si des historiens (comme la Catalane Assumpta Montellà) assurent qu’en réalité tous les convois sont arrivés à bon port.

4 - Dans la forêt, une cloche remplie d'or

4 ) Dans la forêt, une cloche remplie d’or….

   Les ruines de l’abbaye cistercienne de Mazan suscitent depuis un siècle et demi la convoitise des chasseurs de trésor. Les moines y auraient caché, avant l’arrivée des révolutionnaires, une cloche pleine de pièces d’or. En laissant un indice : la cachette est visible, en regardant vers la forêt, à travers l’œil-de-bœuf de l’église… Facile, non ? ( de trouver l’œil de bœuf ! )

5 - Le jackpot serait près de l'office du tourisme

5 ) Le jackpot serait près de l’office du tourisme

   Sous leurs maisons à colombages, les sous-sols du Vieux Mans abritent des caves fort anciennes. Et de drôles d’histoires… Dans la nuit du 24 septembre 1792, la mère supérieure du couvent des ursulines enterre cinq coffres remplis de couverts d’argent et de pièces d’or. Le couvent n’existe plus. Et le trésor, qu’est-il devenu ?

6 - La dot des vierges de Verdun

6 ) La dot des vierges de Verdun

   On raconte qu’en 1792, à Verdun, des jeunes filles trop proches des soldats prussiens ,avant d’être arrêtées et guillotinées , ont caché leur fortune . Une certaine Anne Watrin (Anne Watrin est décédée, à l’âge de 103 ans ) aurait ainsi enterré 10 000 livres dans 12 cachettes à travers la ville…

7 - La chartreuse n'a pas livré son secret

7) La chartreuse n’a pas livré son secret

   Avant 1789, la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon disposait, dans un coffre, de  » 120 pièces d’or, 935 pièces d’argent  »  et bien d‘autres merveilles. Mais, en 1792, les révolutionnaires chargés de confisquer ces biens ne les ont pas trouvés. Où sont-ils ? À proximité du couvent, aujourd’hui centre culturel ? On peut toujours y rêver en se promenant dans ce joyau architectural ! 

 

8 - Un trésor de guerre vendéen ?

8 ) Un trésor de guerre vendéen ?

   Dans l’Ouest, la bataille de Savenay est restée célèbre. Le 23 décembre 1793, l’armée vendéenne est mise en déroute par les troupes républicaines. Mais elle n’a peut-être pas tout perdu : des témoins ont vu, les jours suivants, des soldats vendéens en déroute enfouir leurs bourses aux alentours de la ville

9 - Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

9 )  Les bijoux de Marie-Antoinette ont disparu à Montmédy

   Les souterrains de l’austère citadelle de Montmédy, à la frontière belge, cachent-ils des colliers, des diamants, des bracelets ? Ce trésor étincelant y serait dissimulé depuis    1791… Le 20 juin de cette année-là, Louis XVI, Marie-Antoinette et le dauphin quittent Paris. Leur objectif est de rejoindre la citadelle de Montmédy, où les attendent des troupes royalistes. Mais, on le sait, le roi et ses proches n’atteindront jamais cette impressionnante place forte datant du XVIe siècle. Ils seront arrêtés en chemin, le 21 au soir, à Varennes, et reconduits aussitôt à Paris.    En revanche, un homme a, dit-on, rejoint la citadelle. C’est le coiffeur favori de la reine, Léonard Autié Description de cette image, également commentée ci-après , parti en éclaireur avant le convoi royal. Marie-Antoinette lui aurait confié une partie de ses bijoux. En apprenant l’échec du plan royal, de peur d’être arrêté, le coiffeur s’en serait délesté à Montmédy… Où ? Peut-être dans les souterrains, ou dans le puits, profond de 82 mètres, percé au centre de la citadelle.    À l’office de tourisme, on explique que ce puits a déjà fait l’objet de plusieurs fouilles, malheureusement infructueuses.

10 - Quand Yvelines rime avec Vikings

10 )Quand Yvelines rime avec Vikings

    L’île de Villennes-sur-Seine abrite une centaine de villas cossues. On l’appelait même, dans les années 1950,  » l’île aux milliardaires  ». Pourtant, cette dénomination pourrait faire référence à une affaire beaucoup plus ancienne. Les habitants de cette commune des Yvelines ne savent pas toujours qu’une histoire de trésor est accrochée à leur terre. Et quel trésor ! Il y aurait été enterré sur l’île, en 845, par les Vikings, après deux pillages à Poissy et Meulan. Il est alors presque rituel pour les nouveaux propriétaires de donner un petit coup de pioche dans leur jardin, histoire de tenter leur chance. La version locale du Loto, en somme lol …

11 - Au fond de l'océan atlantique dort une caisse d'or…

11) Au fond de l’océan atlantique dort une caisse d’or…

   En 1940, face à l’avancée des troupes allemandes, le ministre des Finances décide de faire évacuer 736 tonnes d’or de la Banque de France vers les Antilles et les États-Unis.       Parmi les centaines de caisses de métal jaune qui transitent par Brest, l’une tombe à l’eau, semble-t-il, entre le fort du Portzic et le quai de Laninon. Après guerre, des plongeurs de la Banque de France explorent le fond, sans succès. La caisse a-t-elle été retrouvée et subtilisée ? Dort-elle toujours au fond de l’océan ? Mystère… de Brest.

12 - Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

12 ) Où sont passées les cloches de Saint-Antonin-Noble-Val ?

   En 1570, alors que les affrontements entre protestants et catholiques font rage, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val, charmante cité médiévale, décident de cacher les précieuses cloches de bronze de leur église. Et ils en donnent une localisation précise !       Selon un mémoire daté de 1755 et rédigé par un frère de Saint-Antonin, elles sont  » sous les maisons de madame Alliez, rue de la Place, et de monsieur Bardon sous la Grande Rue  » . Hélas, ces demeures ont disparu depuis. Sans doute se trouvaient-elles vers l’actuelle place de la Halle. Pour tout compliquer, une légende concurrente raconte que les cloches de Saint-Antonin ont été cachées non pendant les guerres de religion, mais à la Révolution, en 1792. Dans cette version-là, l’adresse de la cachette reste cependant la même …..et donc tout aussi caduque.

13 - Le magot de Mandrin est éparpillé

13 ) Le magot de Mandrin est éparpillé…..

    Où est passé le trésor de Louis Mandrin ? Le célèbre bandit, qui se livrait à la contrebande au 18ème siècle, a été arrêté et exécuté en 1755 sans révéler où était cachée sa fortune. On raconte, dans son Dauphiné natal, qu’il l’aurait dissimulée dans au moins deux cachettes. La première serait située aux abords de sa maison d’enfance, au coeur de la petite ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ; la deuxième serait à l’intérieur du château de Rochefort, en Savoie, où le brigand a été arrêté.    Pour Didier Audinot Résultat d’images pour didier audinot , un historien qui a consacré une dizaine d’ouvrages aux trésors de France, ces  » planques  » sont plausibles. Une troisième piste mène à la combe des Malavaux, en Auvergne, à quelques kilomètres de Vichy, aujourd’hui occupée par une carrière… Et une quatrième à la forêt du Vercors, où Mandrin aurait enfoui quelques caisses d’or !

Auvergne !  J’y vis ! Peut-être devrais- je y aller voir  ? lol 

La  » machine de Marly  » :

   Si quelqu’un désire lire ce billet : Bon courage ! lol ( moi , j’ai aimé l’écrire et chercher )

  La machine de Marly est un gigantesque dispositif de pompage des eaux de la Seine destiné à l’alimentation hydraulique des jardins du château de Marly et du parc de Versailles.

    Construite entre 1681 et 1682, sous le règne de Louis XIV, à Bougival, par le maître charpentier et mécanicien liégeois Rennequin Sualem  Rennequin-Sualem (2), d’après le projet d’Arnold de VilleRésultat d’images pour arnold de ville , elle s’inspirait des machines d’exhaure des mines de Liège et du Harz, ce qui en faisait l’une des machines les plus complexes de son temps. Elle fonctionna 133 ans, mais ne parvint jamais longtemps à fournir le débit attendu, et fut remplacée, en 1817, par plusieurs pompes successives plus performantes, jusqu’à des électro-pompes en 1968.

 » Cette machine immense qui frappe d’étonnement tous ceux qui la voient, par l’énormité de sa construction, est une grande chose qui fera toujours un honneur infini à son Inventeur, malgré ses défauts.  »
  Diderot, ( Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers )

    Dès la construction du château et du parc de Versailles s’était posé le problème de l’approvisionnement en eau. Le site choisi par Louis XIV

Louis 14

Louis 14

sur un ancien pavillon de chasse de Louis XIII était loin de toute rivière et en hauteur. La volonté du roi de disposer d’un parc avec toujours plus de bassins, de fontaines et de jets d’eau marquera son règne par l’extension ou l’amélioration presque permanente du système d’adduction d’eau avec la construction de nouvelles pompes, aqueducs et réservoirs pour aller chercher toujours plus d’eau, toujours plus loin.
  Hydraulique du parc du château de Versailles:
L’idée d’amener l’eau de la Seine jusqu’à Versailles était déjà dans l’air. Mais plus que la distance ( le fleuve se situe à près de 10 km du château ) se posait le problème du dénivelé à franchir( près de 150 mètres ). Depuis 1670, Colbert s’était opposé à plusieurs projets, dont celui de Jacques de Manse, tant pour des raisons de faisabilité que de coût.
  Mais Arnold de Ville (1653-1722), un jeune et ambitieux bourgeois de Huy dans le pays de Liège, qui avait déjà fait construire une pompe à Saint-Maur, réussit à présenter au roi son projet pour pomper les eaux de la Seine pour le château du Val en forêt de Saint-Germain, en assurant pouvoir faire de même pour alimenter Versailles. Cette machine, sorte de modèle réduit de ce que pouvait être la machine de Marly, ayant été mise en œuvre avec succès, le roi accepta alors de lui confier la réalisation d’une machine sur la Seine pour approvisionner les jardins de Versailles, mais aussi ceux du château de Marly ( alors en construction ).

  La machine  se trouve à 7 km au nord du château de Versailles et à 16,3 km à l’ouest de Paris centre, sur la Seine Les anciennes machineries des pompes et les bâtiments d’administration ont été situés à Bougival ; les puisards, les chevalets, l’aqueduc et les réservoirs ont été situés à Louveciennes. Un réservoir se trouve toujours à Marly-le-Roi.
    Entre Port-Marly et Bezons, la Seine est, sur sa longueur, divisée en deux bras par une suite d’îles et d’atterrissements que l’auteur propose de réunir par des digues de charpente, afin de  former comme deux lits de rivière parallèles, sans communication, sur plus de dix kilomètres de longueur. En travers du bras de gauche, un peu au-dessous du petit village de la Chaussée, en aval de Bougival, est établie une pompe avec machine hydraulique, refoulant l’eau de la rivière jusqu’au sommet du coteau qui borde la Seine 
  Le barrage de Bezons et la machine ont ainsi créé sur la rivière une chute de 3,10 m qui est utilisée par les roues hydrauliques

Digue de Chatou( digue de Chatou )

Seine entre Bezon et marly

( La Seine entre Bezons  et Marly ) 

   Pour imaginer  et construire cette machine, Arnold de Ville,( qui n’avait pas les compétences techniques ), fit appel à deux Liégeois, le maître charpentier et mécanicien Rennequin Sualem (1645-1708) et son frère Paulus. Il avait déjà travaillé avec eux pour une pompe au château de Modave et Rennequin Sualem était le concepteur de la pompe du château du Val. L’ensemble des travaux, chenal et digues sur la Seine, construction de la machine et du réseau d’aqueducs et de bassins, dura 6 ans. Le site choisi sur la Seine fut celui de Bougival (à hauteur des actuelles écluses de Bougival)
      Assez loin en amont, ColbertColbert fit canaliser une partie de la Seine en reliant les îles par des digues depuis l’île de Bezons et séparant ainsi le fleuve en deux bras, un bras occidental laissé à la navigation et un bras oriental destiné à alimenter la machine en créant un rétrécissement et une chute artificielle d’un à deux mètres pour entraîner les 14 roues à aubes de la machine.
    La construction allait mobiliser 1 800 ouvriers et nécessiter plus de 100 000 tonnes de bois, 17 000 tonnes de fer et 800 tonnes de plomb et autant de fonte.
   Une légende  prétend  que les pièces et les matériaux ont été importés du pays liégeois. En réalité ,  seules des manivelles furent réalisées par les frères Cox ( cousins des Sualem) . Arnaud de Ville tenta également, pour augmenter son profit financier, de faire fabriquer par son père, à Huy, des corps de pompes, mais ceux-ci ne convinrent pas. Le bois ayant servi à la construction de la plate-forme et des roues de la machine, pour l’endiguement entre les îles ou pour les bâtiments, fut pris dans les forêts environnantes, le fer  vint du Nivernais, puis de Champagne et la plupart des tuyaux de fonte furent produits en Normandie.
    Un grand nombre de Wallons vinrent travailler sur le chantier. Ils possédaient un savoir-faire acquis par les travaux d’hydraulique dans les mines. Beaucoup s’exilèrent aussi à cause des difficultés économiques rencontrés alors dans une Wallonie qui avait été ravagée par les guerres . Illettrés, les frères Sualem étaient  d’une famille de maîtres-charpentiers des mines de Liège. Ils avaient travaillé pour les mines du comte d’Arenberg et pour celles de l’abbaye du Val-Saint-Lambert, à Liège. Ils firent aussi venir des membres de leur famille, charpentiers ou menuisiers. Les frères Sualem étaient les seuls à maîtriser le mécanisme de commande à distance, la  »  feldstange  » nécessaire au bon fonctionnement de la machine de Marly. Les principaux artisans qui ensuite assureront son entretien seront d’ailleurs ces Wallons.

  Illustration de la machine  : illustration machine Marly
Le chantier débuta en juin 1681 par la canalisation de la Seine. La construction de la machine commença à la fin de 1681. Le mi- juin 1682, une démonstration réussie se déroula en présence du roi. L’eau put être acheminée en haut du coteau. La machine fut inaugurée le 13 juin 16844 par Louis XIV et sa cour. L’aqueduc de Louveciennes fut achevé en 1685 et l’ensemble des travaux, , en 1688.
    Le coût total du chantier fut de 5,5 millions de livres tournois. Il comprenait les travaux de construction de la machine proprement dite (3 859 583 livres), des bâtiments, des aqueducs et bassins, la fourniture des matériaux, les salaires des ouvriers et artisans (Rennequin Sualem était le mieux payé avec 1 800 livres par an).
   Après la fin des travaux et la démonstration réussie, Rennequin Sualem fut nommé Premier ingénieur du Roy par Louis XIV et anobli. Au roi, qui lui demandait comment il avait eu l’idée de cette machine, Rennequin répondit en wallon:  » Tot tuzant, sire   » ( » En y réfléchissant, sire  »). Arnold de Ville gagna beaucoup d’argent dans la réussite de cette machine et en profita pour se  » hisser  » dans l’aristocratie …..

   Actionnées à  » 3 révolutions par minute  » par le courant de la Seine et la chute d’eau artificielle créée, 14 (le « chiffre » du roi) grandes roues à aubes de 12 mètres de diamètre entraînaient des pistons refoulants.

     Par un système de balancier et de chaînes, chaque roue actionnait ainsi en continu 8 pompes immergées dans la Seine et une série de pompes situées aux niveaux supérieurs4 sur les 700 mètres du coteau. La dénivellation était trop forte, plus de 150 mètres, pour faire monter l’eau d’un seul jet  jusqu’à l’aqueduc. Les cuirs des pistons n’auraient pas résisté à la pression de 15 bars, il fut donc nécessaire de diviser la montée en trois paliers de 50 m avec deux puisards qui furent creusés à 48 m et 99 m au-dessus du fleuve et deux bassins intermédiaires, eux-mêmes munis de pompes. Chaque roue à aube était munie d’un  » varlet  » qui, pivotant autour d’un axe vertical, transformait le mouvement parallèle au fleuve des roues en un mouvement perpendiculaire4. Celui-ci actionnait alors des doubles tringles en fer maintenues par des balanciers, eux-mêmes fixés sur un chemin de bois continu comprenant des chevalets, innovation principale de la machine et qui actionnaient les pompes intermédiaires sur le coteau.
   La partie amont des transmissions s’arrêtant à la station intermédiaire dite de mi-côte était appelée transmission des petits chevalets. La partie d’aval montant jusqu’à la station intermédiaire supérieure s’appelait transmission des grands chevalets. Elle actionnait aussi au passage un ensemble de pompes à la station de mi-côte. La machine comptait au total plus de 250 pompes. La puissance théorique de la machine était de 700 chevaux environ et son débit théorique maximal de 6 000 m3 (6 millions de litres) par jour.
   L’eau effectuait sa dernière remontée dans la tour du Levant, haute de 23 mètres et construite par Mansart au sommet du coteau de Louveciennes.
Une vidéo sur l’histoire de l’acheminement de l’eau à Versailles  par le site du château de Versailles montre de plus amples détails: 

  La tour du Levant Tour de levantétait l’extrémité septentrionale de l’aqueduc de Louveciennes (appelé aussi aqueduc de Marly) qui acheminait l’eau par simple gravité sur 640 mètres à son autre extrémité, la tour du Jongleur ou du Couchant,Tour du couchant haute de 12 mètres, d’où elle était déversée par un siphon jusqu’au regard du Jongleur, qui répartissait l’eau vers les réservoirs destinés aux jardins du château de Marly et ceux pour Versailles. Depuis ces derniers, un aqueduc souterrain, dit de Picardie ou de Marly, long de 6 km acheminait l’eau, toujours par gravité, vers ce qui était alors nommé la « montagne » de Picardie dans un bassin homonyme. De là, un autre aqueduc,  » mur de Montreuil  » , acheminait l’eau jusqu’au mont de Montbauron, une hauteur de Versailles où quatre réservoirs avaient été construits qui recueillaient aussi les eaux des étangs dit inférieurs, situés au sud du château. Des tuyauteries enterrées partaient de Montbauron vers les réservoirs  intermédiaires du parc situés sous le parterre ou au-dessus de l’aile Nord.
   Le stockage continue de fonctionner de nos jours à Montbauron, fournissant une heure de réserve d’eau pour l’alimentation des grandes eaux de Versailles .

   Cette machine est souvent considérée comme   » la plus complexe du XVIIe siècle   » . En plus des artisans wallons, plus d’une soixantaine d’ouvriers assuraient jour et nuit son fonctionnement et entretien. Il y avait des charpentiers, des menuisiers, des plombiers ou de simples poseurs de tuyaux, des forgerons mais également des gardes. Les frères Sualem resteront chargés du bon fonctionnement des pompes, tringles et autres mécanismes jusqu’à leur mort, Paulus en 1685 et Rennequin en 1708 
   Très bruyante, la machine fonctionnait sans cesse, jour et nuit sauf lors des crues, des basses eaux ou en hiver si la Seine venait à geler. En amont, un dispositif de brise-glaces et un   » dégrilleur   » furent installés pour éviter la dégradation des aubes.
    Avant même son achèvement, une organisation administrative fut mise en place pour gérer la machine. Louvois, qui venait d’être nommé Surintendant des Bâtiments du roi à la mort de Colbert, nomma Joachim Cochu avec le titre de Contrôleur des bâtiments du roi. Homme de confiance de Louvois, son rôle était de surveiller les travaux et d’autoriser les paiements. Louvois lui demanda aussi de surveiller Arnaud de Ville !.         Ensuite, et pendant une trentaine d’années, Cochu allait administrer l’établissement responsable de la machine de Marly. La totalité du site sur le coteau fut enclos, des logements, des ateliers et des réserves, à l’écart du village de Bougival, furent construits sur le site pour héberger artisans, ouvriers et gardes.
    La machine de Marly devait initialement fournir 6 000 m3 par jour pour une puissance théorique de 700 ch. Mais en raison d’une mauvaise synchronisation du dispositif, le rendement initial n’était que de 83 % environ. Malgré l’entretien continu de la machine par de nombreux charpentiers, forgerons, plombiers ou goudronneurs, les pièces s’usaient prématurément à cause du frottement et cassaient souvent. Au-dessus des 14 grandes roues, un système anti-incendie ! permettait d’éteindre rapidement les fréquents embrasements résultant de frictions excessives sur l’axe principal des roues. La production initiale de 5 000 m3/jour chutera à 2 000 à 3 200 m3 au milieu du XVIIIème.
  Ce rendement insuffisant poussera assez rapidement à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement pour le parc de Versailles et au lancement de la construction du canal de l’Eure, canal qui ne sera cependant jamais achevé. Dès 1685, l’usage de la machine de Marly était presque entièrement réservé aux jardins du château de Marly. À partir de 1739, elle alimentera les fontaines et certains hôtels particuliers de Versailles.
   La machine était bruyante et son entretien coûteux. Le coût annuel, entre les salaires des personnes affectées à son entretien et le coût d’achat des matériaux, fer, bois, charbon, plomb ou cuir, se montait à 60 000 » livres tournois  ».
    Constituée à 90 % de bois, elle se détériora au fil des ans. On arrêta finalement de l’entretenir dans le courant du XVIIIe siècle, accélérant sa dégradation. Son rendement continuera de baisser, passant de 640 m3 par jour en 1798 à 240 m3 par jour en 1803. Sous la Révolution, on envisagea même de la détruire.
   La machine de Marly fonctionna durant 133 ans. Elle sera détruite en 1817 et remplacée par une machine   » provisoire   »

   De l’ensemble des machines installées jadis, ne subsistent de nos jours que quelques bâtiments, dont les réservoirs de Marly, le Regard du Jongleur, l’aqueduc de Louveciennes, la conduite d’eau sur le coteau de Bougival, des canalisations souterraines et des vestiges hydrauliques dans le parc de Marly, restant de la machine du roi Louis XIV, le bâtiment Charles X abritant à l’époque la machine à vapeur et le petit édifice sur la Seine, vestige de la machine de Dufrayer….

Quelques illustrations : 

Canalisation Marly( canalisation de la machine )machine 1827  ( machine en 1827 )

Machine aujourd'hui ( vue de la machine aujourd’hui ) 

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