Médard ..saint…

   Il parait qu’aujourd’hui c’est la  »Saint Médard  »  ..Pour l’athée que je suis , çà n’a pas d’importance , mais …..

……Qui était ce  » monsieur  » ?

   Fils de Nectar (ou Nectardus), un noble franc de la cour de Childéric 1er, et de Protagie (ou Protagia c’est-à-dire  » première sainte  » selon l’étymologie grecque), une noble gallo-romaine qui convertit son futur époux au christianisme en échange de son renoncement à la virginité. Le couple possédait un vaste domaine à Salency.

Saint Médard, Évêque de Noyon (457-545)

      Saint Médard, l’un des plus célèbres pontifes de l’Église de France au VI° siècle, naquit vers l’an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens.  » Dieu les bénit  » en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard. La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux; il s’assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture.

   La légende dit qu’un  jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu; il se dépouilla de son habit pour l’en revêtir; et comme on lui demandait ce qu’il en avait fait, il dut répondre qu’il l’avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l’avait touché.

    Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l’arrivée de ses domestiques. Soudain , Médard aurait aperçu un villageois chargé de harnais qu’il portait à grand-peine:  »Eh! mon ami, lui dit l’enfant, pourquoi vous chargez-vous d’un si pesant fardeau?  » C’est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident; j’emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval. » L’enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l’emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité lui était agréable; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.      De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l’étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements; toutes les oeuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières. En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l’âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d’âmes.      C’est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse. Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d’années,  »rendit son âme au Créateur  », en l’an 545.

 

   Saint-Médard serait aussi le patron des personnes emprisonnées, des malades mentaux, des migraineux, des agriculteurs et des viticulteurs.  »Saint-Pluvieux », il est invoqué contre le mauvais temps, pour ou contre la pluie et pour le bon déroulement de la moisson. C’est à lui qu’on doit l’institution de « la Rosière », la remise d’une couronne de roses à la jeune fille du village reconnue pour sa conduite irréprochable, sa vertu, sa piété et sa modestie.

  Bahhh Il suffit d’y croire ….Puis, il n’a pas plu …

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Les paroles :

A la Saint-Médard mon Dieu qu’il a plu
Au coin du boul’vard et de la p’tit’ rue.
A la Saint-Médard mon Dieu qu’il a plu
Y’aurait pas eu d’bar on était fichus !
A la Saint-Médard mon Dieu qu’on s’est plu
Tous deux au comptoir en buvant un jus.
A l’abri dans l’bar on s’est tell’ment plu
Qu’on est sortis tard quand il a plus plu.

Quand il pleut le jour de la Saint-Médard
Pendant quarant’ jours faut prendr’ son riflard.
Les marchands d’pépins et de waterproofs
Se frottent les mains, faut bien qu’ces gens bouff’nt !
Dans notr’ petit bar on se retrouvait
A midi un quart et on attendait.

Quand il pleut dehors, dedans on est bien
Car pour le confort, la pluie ne vaut rien.

Pour tout arranger il a encor plu
La Saint-Barnabé oh ça tant et plus !

Pour bien nous sécher au bar on a bu
Trois jus arrosés puis on s’est replu.
Saint-Truc, Saint-Machin, toujours il pleuvait
Dans le bar du coin au sec on s’aimait.
Au bout d’quarant’ jours quand il a fait beau
Notre histoir’ d’amour est tombée dans l’eau.

 » péchés mignons » …

Les  » péchés mignons  » des stars de l’Histoire…

Le cocktail antique du roi Midas

Le cocktail antique du roi Midas :

   Des études réalisées au début des années 2000 sur des bols à boire provenant de la tombe de Midas ont révélé la composition des breuvages du roi de Phrygie qui régna de 715 à 676 av. J.-C. en Asie Mineure. Le souverain, connu pour changer en or tout ce qu’il touchait, n’avait peur de rien en matière de cocktail ! Il étanchait sa soif d’un mélange de bière d’orge, de vin et d’hydromel. Cette boisson, connue en Grèce sous le nom de kykeon, accompagnait de grands barbecues de plein air où rôtissaient des chèvres et des moutons épicés.

Les lasagnes aux raviolis de Frédéric II

Les lasagnes aux raviolis de Frédéric II :

   Bien avant Marco Polo et la légende de leur importation en Europe, les princes mangeaient déjà des pâtes ! Au XIIIe siècle, l’empereur du Saint Empire romain germanique, installé avec sa cour à Naples, en était friand. Son livre de cuisine (Liber de coquina), le plus ancien manuscrit culinaire, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France, donne sa recette favorite : Une tourte de lasagnes aux raviolis: Grosso modo, un rouleau et demi de pâte brisée, 400 g de lasagnes, une dizaine de raviolis frais, 1 kilo de saucisse, des œufs durs, de la mozzarella, montés couche après couche… Plutôt roboratif !

Le puits d’amour de la Pompadour

Le puits d’amour de la Pompadour :

   Pour Jeanne Poisson, marquise de Pompadour, ce petit gâteau est une preuve d’amour que son amant, le roi Louis XV, lui offre souvent ! A l’époque, cette pâtisserie était remplie de gelée de groseille à la place de la crème vanillée d’ aujourd’hui. Mais ce qui fait tant craquer la favorite du monarque, c’est la pâte feuilletée ! Vive le beurre !

La tête de veau de Chirac

La tête de veau de J.Chirac :

   S’il est un produit qui lui colle à la peau ( en plus de la pomme dont il fit son emblème pour la campagne présidentielle de 1995 ) c’est la tête de veau ! En 1992, lorsque Jacques Chirac fête ses 60 ans Aux Charpentiers, rue Mabillon à Paris, c’est autour de cette spécialité maison. Le message est clair : loin du parisianisme, ce plat canaille du terroir rappelle ses attaches en Corrèze, ses origines et son fief électoral. Plutôt osé en pleine crise sanitaire de la vache folle.

Le champagne Drappier de De Gaulle

Le champagne Drappier de De Gaulle :

   Dans les années 1960, Charles de Gaulle séjourne dans sa propriété de la Boisserie, à Colombey-les-Deux-Eglises (52). Depuis son bureau, il aperçoit le vignoble de la maison de champagne Drappier. Le général ne tarde pas à devenir un adepte de sa production Extra Dry, riche en pinot noir (80%), qui présente une mousse aérienne et des notes légèrement confites. Il s’agit d’une cuvée peu sucrée, contrairement aux habitudes qui prédominent à l’époque.

   Commande est passée : Drappier devient durant dix ans le fournisseur exclusif des dîners privés à Colombey.

L’omelette aux écrevisses de George Sand

L’omelette aux écrevisses de George Sand :

   Avec la littérature, la gastronomie est l’autre passion de l’auteure de La Mare au diable. Très attachés au terroir de son Berry, les carnets de cuisine de George Sand compilent quelque 700 recettes ! Critique gastronomique à ses heures, cette épicurienne recevait dans son château de Nohant doté d’un potager, d’un verger et d’une serre où poussaient des ananas. Potages, gibiers, sablés… régalaient ses convives, des écrivains comme Gustave Flaubert, Théophile Gautier, Dumas fils ou Honoré de Balzac et des artistes tels son amant Chopin ou le peintre Delacroix. Son mets  » chouchou  » ? L’omelette aux queues d’écrevisses  ?  :  » Faites cuire les écrevisses à l’eau sans assaisonnement, épluchez-les, mettez-les cuire dans le beurre, et glissez-les toutes chaudes dans l’omelette aux trois quarts faite » (extrait de Carnets de voyage à Gargilesse, 1858).

Les petits pois de Louis XIV

Les petits pois de Louis XIV :

  Le Roi-Soleil, doté d’un appétit d’ogre, avait une passion pour les… petits pois. A la cour, ils sont de tous les repas et cuisinés à toutes les sauces. Et quand ce n’est pas la saison, les cuisiniers vont jusqu’à déguiser des légumes verts en petits pois.! Les courtisans, toujours prompts à copier les goûts de leur souverain, s’en entichent également :  » Le chapitre des pois dure toujours. L’impatience d’en manger, le plaisir d’en avoir mangé, et la joie d’en manger encore […]. C’est une mode, une fureur  » (  madame de Sévigné ).

Ma mère est ( était ) née un 28 juin ….

…..mais en 1933 , comme je n’ai rien trouvé d’intéressant pour le jour de sa naissance , j’ai choisi 100 ans avant ! …..

28 juin 1833 :

   Guizot instaure un enseignement primaire public :

   Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe Ier, le ministre de l’Instruction publique François Guizot Résultat d’images pour François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public et gratuit pour les enfants des familles pauvres. C’est la première étape de l‘éducation pour tous en France...

Loi Guizot du 28 juin 1833

Caricature de Daumier sur l'école (BNF)

Vers l’alphabétisation de masse :

    François Guizot, bourgeois sévère et conservateur, est aussi un pieux protestant épris des Lumières. Il exige dans la loi que chaque commune devienne, dans les six ans qui suivent, propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles :  » Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire  » . Cette loi  rappelle l’ordonnance royale du 13 décembre 1698 qui avait demandé la création de  » petites écoles  »​ paroissiales sans contrainte toute fois . 

   Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. Les premières sont apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d’enseignants. L’article 11 de la loi stipul​e :  » Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins  »​ . Il ne s’agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d’en ouvrir qu’à partir de 1879.

   La loi Guizot précise aussi  le contenu de l’enseignement :  » L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures  » ..

    En  précisant :  » Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l’instruction religieuse  »  ! ( ce qui sous entend  que , dès 1833, sous le règne de Louis-Philippe, on met des limites à l’influence de l’Église )…

  L’enseignement primaire élémentaire est gratuit pour les enfants des familles pauvres  (un sur trois environ ). Pratiqué le plus souvent dans une classe unique, sans souci des niveaux, il permet aux enfants les plus faibles d’être soutenus par les autres.  ( Les châtiments corporels sont interdits par la loi dès 1834 ) .

   Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry.

Une autre …version voudrait …

….. Que ce soit  au roi Louis XIV, « l’infâme despote absolu », d’avoir rendu obligatoire et gratuite la scolarisation des enfants jusqu’à l’âge de 14 ans par l’Ordonnance Royale du 13 décembre 1698. Dans certaines contrées d’ailleurs, les parents qui n’envoyaient pas leur enfants à l’école plus de deux fois dans l’année pouvaient être passibles d’une amende de 10 sols.
  L’impact de cette ordonnance n’aurait pas été nul puisque la proportion de sujets français illettrés serait passée en France de la moitié au quart, en un siècle de 1698 à 1788.

Au lecteur éventuel de choisir ….Guizot 1833 ou  Louis 14   en 1698  !