Pour finir ….

Le photographe David Weiller a eu l’opportunité de mettre en images la beauté des ailes en œil de tigre du papillon brahmane géant, (brahmaea hearseyi ), dans l’état de Sabah au nord de Bornéo.

   Cette espèce peut être trouvée dans le nord-est de l’Himalaya, l’ouest de la Chine, le Sundaland, la Birmanie, les Philippines et fait partie de la famille des Brahmaeidae qui comporte 7 genres différents pour quelques 40 espèces de papillons.

   Toutes les espèces de la famille ont des motifs étranges mais ceux les plus saisissants sont probablement ceux de brahmaea hearseyi qui semblent afficher le regard d’un tigre menaçant.

1) Vidéo :

2) Photos :

La-beaute-des-ailes-en-oeil-de-tigre-du-papillon-brahmane-geant-video-brahmaea-hearseyi-4 La beauté des ailes en oeil de tigre du papillon brahmane géant

La-beaute-des-ailes-en-oeil-de-tigre-du-papillon-brahmane-geant-video-2 La beauté des ailes en oeil de tigre du papillon brahmane géant

La-beaute-des-ailes-en-oeil-de-tigre-du-papillon-brahmane-geant-video-3 La beauté des ailes en oeil de tigre du papillon brahmane géant

La-beaute-des-ailes-en-oeil-de-tigre-du-papillon-brahmane-geant-video-brahmaea-hearseyi-7 La beauté des ailes en oeil de tigre du papillon brahmane géant

déjà , encore et toujours le confinement !

Adrien Proust, l’homme qui voulait confiner tout le monde

    Père de l’écrivain Marcel Proust, le médecin hygiéniste Adrien Proust (1834-1903) est l’un des pionniers de la distanciation sociale, de la quarantaine, du cordon sanitaire moderne et du confinement, qu’il appelait  » séquestration  », à une époque où le choléra asiatique, la peste, la fièvre jaune étaient particulièrement meurtrières. Il se vantait de n’avoir contracté aucune maladie, en gardant ses distances avec les patients et en se lavant fréquemment mains et visage.

    S’il avait vécu aujourd’hui, l’hygiéniste Adrien Proust , aurait tracé la géographie du coronavirus, conseillé le gouvernement, préconisé un confinement systématique et décelé quelques frappantes similitudes avec les crises épidémiques du XIXe siècle.

   L’importance de ce savant auteur d’une vingtaine de volumes ( des traités sur les ci ircuits des épidémies dont son essai fameux sur l’hygiène internationale ) a été occultée par la célébrité posthume de Marcel Proust, l’auteur de  »À la Recherche du temps perdu  ».

   

    Ce  » géographe des épidémies  » , comme l’a décrit Jean-Yves Tadié, ( le biographe et   spécialiste de Marcel Proust) , a tracé  » les nouvelles routes des grandes épidémies  »,    voyageant de la Perse à l’Égypte, s’intéressant à leur propagation au pèlerinage de     La  Mecque. Il s’est beaucoup intéressé l’hygiène dans les transports, notamment maritimes.

Une carte des foyers de peste, publiée en in 1877 dans le « Traité d’hygiène publique et privée » d’Adrien Proust. (Photo : Jean-François Monier / AFP)

La thèse de doctorat en médecine d’Adrien Proust (1862) et son « Traité d’hygiène publique et privée » (1877). 

«   (illustrations = trouvées sur le net )

‘    » Si ce n’est pas lui qui a inventé le cordon sanitaire, il l’a réactivé  », explique Jean-YYves Tadié. Il a notamment théorisé le confinement systématique.

    » Une séquestration rigoureuse, l’interruption des communications par terre ou par mer ont réussi à préserver certains lieux ou certains pays  », écrivait dans son essai celui i qui devait devenir en 1884 l’inspecteur général des services sanitaires.

  Se laver fréquemment mains et visage

       Adrien Proust se vantait de n’avoir contracté aucune maladie en gardant ses distances avec des malades qu’il visitait courageusement. Il suffisait, disait-il, de se laver fréquemment mains et visage.

 D’après Jean-Yves Tadié,  »  il a une vision européenne des choses  », et des similitudes  avec la crise actuelle peuvent être observées :  » La défense de l’Europe contre le choléra se faisait comme aujourd’hui en ordre dispersé.  »

IIl aura été de toutes les conférences internationales sur les épidémies jusqu’à son décès en 11903. Il y plaidera pour la création d’un Office international d’hygiène publique, qui verra le jour en 1907, quatre ans après sa disparition.

  Adrien Proust bataillait  » pour imposer aux Britanniques et aux Ottomans un     véritable contrôle sanitaire  ». Le même dilemme qu’aujourd’hui existait : privilégier ll’économie globalisée ou la santé ?

       Au nom du  » laisser faire, laisser passer  », les Britanniques  » ne voulaient pas ffreiner le commerce qui reposait très largement sur la route des Indes. On a vu se   reproduire la même chose avec (le Premier ministre) Boris Johnson qui ne voulait pas d’abord des contrôles  »,  note le professeur Tadié.

Né à Illiers-Combray, près de Chartres, fils de petits commerçants, boursier passé par lle petit séminaire, docteur à 28 ans, ce médecin également neurologue, qui croit aux médicaments et se spécialise dans l’hygiène sur ses 40 ans, sera le prototype du positiviste laïc, républicain, athée, intéressé par la question sociale.

Admis à l’Académie de médecine, homme de son temps, Adrien Proust est convaincu que la science apportera l’épanouissement à l’humanité, et que l’hygiène est une cause nationale et internationale.

La plaque en mémoire d’Adrien Proust, à Illiers-Combray. (Photo : Jean-François Monier )

tDeux visions du confinement ..

C   C’est aussi un père  » assez terrifiant  », infidèle, écrasant de sa stature le jeune Marcel asthmatique, qu’il appelait  » mon pauvre Marcel  », relève Jean-Yves Tadié.

    Un personnage repris sous les traits du docteur Cottard dans  »Un amour de Swann  » ‘.

    Il avait noué une relation plus proche avec son aîné, Robert, qui sera un médecin renommé pendant la Première Guerre mondiale.

 Même s’ils  partageaient la même capacité de travail, beaucoup de choses séparaient   Adrien e  et Marcel : le père disait dans son traité d’hygiène qu’il fallait  » triompher de la poussière et aérer  ». Conseils que le fils, qui s’est confiné la dernière partie de   sa  vie, n’appliquera jamais.

« Ce sont les méthodes de sa mère qu’il emploie pour lutter contre l’asthme : se  c ouvrir, s’enfermer dans sa chambre, alors que son père lui disait de faire de l’  e xercice, de sortir, d’ouvrir la fenêtre …

I  Il y a confinement et confinement : quand Adrien prônait les fenêtres ouvertes, Marcel était imprégné par la peur de la contamination au point de faire désinfecter au formol les lettres qu’il recevait