Parce que …il en reste quelques uns …

…..chez moi ( Camille joue parfois avec  ) : 

playmobil

    Depuis 1876 , en Bavière , la famille Brandstätter fabrique toutes sortes d’objets métalliques : De petites serrures pour boite à bijoux , Résultat d’images pour boîte à bijoux illustrations des tirelires Afficher l’image source ,des ferrures, des caisses enregistreuses etc…..

  Andreas Brandstätter Résultat d’images pour andreas brandstätter images jpg fonde sa société en 1876. Trente-deux ans plus tard, en 1908, son fils lui succède. L’entreprise s’appelle alors  »Geobra ». Elle déménage en 1921 à Zirndorf.       

     L’année 1952 est un tournant dans l’histoire de la société avec l’arrivée de Horst Brandstätter qui  développe la matière plastique et demande à Hans Beck d’imaginer un nouveau jouet. Un brevet est déposé en 1972 pour la figurine que nous connaissons aujourd’hui. Il faut attendre 1974 pour que la marque Playmobil soit lancée. Le premier Playmobil est né. Plus précisément, ce sont trois personnages qui voient le jour la même année. Ce sont des figurines de 7,5 cm inventées par Hans Beck sur la demande de Horst Brandstätter. Au lancement de la marque Playmobil il y avait trois personnages, les trois premiers : l’indien  , le chevalier  Résultat d’images pour figurine playmobil le chevalier et l’ouvrier  .

    Cependant ,  1974 n’est que le début de la formidable aventure de la marque Playmobil. En effet, il ne suffit pas d’inventer un nouveau jouet, une nouvelle figurine pour que cela fonctionne. Il faut plaire aux enfants et aux parents. Et c’est ce que Playmobil a réussi à faire. Avec la création d’une véritable collection, le groupe réussit à s’implanter durablement en France. Le produit Playmobil est fabriqué en Europe et les informations liées à leur qualité et sécurité sont facilement accessibles.

     Dès le début, les enfants et les parents sont rapidement conquis par ce nouveau jouet en plastique. Devant un tel succès, de nouveaux modèles, thèmes et univers arrivent dans les magasins. Ce sont des personnages qui prennent vie grâce aux jeux des enfants. Les Playmobil sont proposés à partir de l’âge de 4 ans. 

     En 1990, c’est une nouvelle gamme qui est lancée pour les plus jeunes. En effet, dès l’âge de 18 mois et jusqu’à 4 ans, les plus jeunes peuvent à leur tour jouer avec la gamme Playmobil 1.2.3. Le numéro 1.2.3 permet aux parents d’identifier les articles disponibles pour les plus jeunes. Eux aussi vont pouvoir jouer avec les figurines Playmobil. Ces personnages n’ont pas d’accessoires pouvant être avalés mais ils sont tout autant colorés et représentatifs du monde. L’explorateur, les dinosaures, le bateau aux pirates, la maison de vacances ne sont que quelques thèmes parmi les nombreux articles proposés.

    Aujourd’hui , les enfants ont grandi et sont à leur tour devenus parents. Ils se rappellent avec nostalgie les nombreuses heures passées à créer des histoires grâce aux figurines Playmobil. Une  » relation forte  » s’est installée entre d’un côté la marque Playmobil et de l’autre côté les enfants et leurs parents. 

   Les figurines Playmobil ont connu plusieurs évolutions pour devenir ce que nous connaissons aujourd’hui. Par exemple, les mains n’étaient au début pas articulées. Il faudra attendre l’année 1982 pour voir les mains se modifier. Les jouets peuvent alors orienter les accessoires tenus dans leurs mains selon le bon vouloir des enfants. L’âge de la figurine compte aussi : en 1976 les enfants de 5,5 cm rejoignent la collection, tandis que les bébés de 3,5 cm arrivent en 1984. Ces nouveaux personnages ouvrent encore davantage les possibilités de jeux.

La marque Playmobil et la vie de l’enfant

  On peut dire que Playmobil évolue en même temps que le monde évolue. Les jouets se sont adaptés au monde moderne, à la vie, et abordent des thèmes très variés et qui n’auraient pas pu exister dans les toutes premières années de la marque. Le produit Playmobil réussit le pari de créer une collection à partir de thèmes historiques, mais aussi de thèmes quotidiens. la marque  a réussi à se développer en même temps que la société sans oublier le passé :Régulièrement des figurines de l’histoire passée reviennent sur le devant de la scène. La vie quotidienne est aussi largement développée dans les boîtes de jeux. De même que  Lego, Playmobil crée des jeux à imaginer, à rêver, à grandir.

 

   Pour conclure, les jeux sont infinis avec des figurines adaptées à chaque époque, chaque style, chaque univers. Playmobil a réussi à imposer sa figurine de plastique durablement dans les maisons de France et d’ailleurs. Les articles proposés sont à première vue des jeux. Mais Playmobil permet également d’apprendre l’histoire, de comprendre des situations compliquées, de faire parler l’enfant  » via la figurine  ».       Un succès qui ne se dément pas plus de quarante ans après la création de la marque.

 

 

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Baiser et poignée de main prohibés…

  Entièrement  » copié et collé  » !
Déjà il y a 110 ans !
…….croisade moderne des hygiénistes (D’après « Le Petit Parisien », paru en 1910)

        Au début du XXe siècle, le journaliste Jean Frollo vitupère contre la nouvelle croisade d’hygiénistes qui, promettant de nombreuses maladies à ceux qui font usage du baiser et de la poignée de main, avancent d’irréfutables expériences scientifiques à l’appui nous ôtant en réalité toute raison de vivre…

Nous n’en aurons jamais fini avec les hygiénistes, écrit notre chroniqueur. Ils nous ont privés de vin à cause de l’artériosclérose, de lait à cause de la tuberculose. Ils ont songé à nous priver d’eau à cause de l’appendicite et de la fièvre typhoïde. Aujourd’hui, ils reprennent une campagne commencée il y a quelques années contre le baiser.

      Donc, après nous avoir enlevé presque toutes les joies de la table, ils entendent nous refuser celles du cœur. Il ne faut plus s’embrasser. Il ne faut même plus baiser une jolie main. Il faut vivre seul, dans la peur du microbe et, comme disait le poète, perdre, pour vivre, les raisons de vivre. Je doute du succès de cette nouvelle croisade.

Le baiser. Chromolithographie de 1909
  Illustration du net : Le baiser. Chromolithographie de 1909

   Un journal américain vient d’ouvrir une enquête sur la question. On y relève des perles de ce genre : Deux personnes, en s’embrassant, risquent de se communiquer les germes de nombreuses maladies et partout où l’on s’embrasse trop les risques d’épidémies augmentent. Pourquoi ? Un article déjà ancien de la North American Review, retrouve parmi des curiosités d’autrefois, va nous l’apprendre.

 La conclusion de cet article est formelle :

     » Si une femme pouvait voir avec un microscope tous les germes mortels qui sont accumulés dans la moustache d’un homme, jamais elle ne se laisserait embrasser par lui.  »  Une expérience scientifique a démontré ce péril. Voici comment :

     Vous prenez une jeune fille, dont vous stérilisez avec soin les lèvres, vous lui amenez un monsieur imberbe, qui vient de se promener par la ville partout où l’on peut rencontrer des microbes ; vous invitez le monsieur à embrasser la jeune fille, puis, avec une brosse non moins stérilisée que les lèvres de tout à l’heure, vous recueillez sur ces lèvres ce que j’appelle à regret le résidu du baiser. Le tout est placé dans un tube aseptique et envoyé à l’analyse.

Vous reprenez la même jeune fille. Nouvelle stérilisation aussi consciencieuse que la précédente, vous lui amenez un second monsieur, mais celui-ci n’est pas imberbe. Il porte une moustache bien française, crânement retroussée et doucement caressante, un second baiser et une seconde cueillette de microbes. Encore un tube de verre, avec envoi à l’analyse.

   Or, savez-vous quel est le résultat de ces deux analyses ? Le monsieur sans moustache a donné un baiser à peu près inoffensif ; le monsieur à moustache, au contraire, a répandu sur les lèvres de la jeune personne une profusion de microbes, savoir microbes de la tuberculose, de la diphtérie, germes de putréfaction, même un certain duvet spécial provenant de la patte d’une araignée !

 Il est donc scientifiquement établi que le baiser est chose dangereuse. A la rigueur, on peut se permettre cette imprudence, quand on n’a ni barbe ni moustache. En tout autre cas, il est criminel d’embrasser une femme, car on ne sait pas quelles maladies on est exposé à lui communiquer.

  D’ailleurs, le baiser n’est pas seul proscrit. Je me souviens d’un congrès, vieux de cinq ans environ, où il fut savamment expliqué que la poignée de main est presque aussi dangereuse. Car, après la bouche, la main est, paraît-il, la partie du corps la plus riche en microbes. Il y a, dit-on, 25 000 microbes sur le bras et 80 000 dans la main. Cela tient aux sillons, aux  » lignes  »  où se lit l’avenir et où s’embusque aussi le germe nocif.

    Les poignées de main sont particulièrement redoutables de la part de certaines personnes. Les plus malsaines sont celles des changeurs, qui manient toute la journée des pièces de monnaie qui ont beaucoup circulé. Puis viennent, par ordre de nocuité, les médecins, les coiffeurs, les bouchers et les charcutiers.

 Pour éviter ce risque, que faire ? Ne plus se serrer la main évidemment. Mais ne plus embrasser les femmes et ne plus serrer la main aux hommes, c’est, en vérité, trop peu, surtout pour ceux d’entre les Français à qui ces deux gestes sont également habituels. Faudra-t-il adopter le salut oriental, porter la main sur le cœur, sur les lèvres et sur le front ? Ou encore le salut militaire ?

Edouard VII avait, d’ordinaire, la main droite seule gantée. Comme il était fort élégant et lançait les modes, on adopta cet usage, comme on avait adopté celui du pantalon relevé. Le roi en souriait et expliquait de la meilleure grâce du monde les raisons qui l’avaient décidé à garder la main droite seule gantée. C’est, disait-il, que c’est la plus exposée au contact des hommes et des choses, celle par conséquent qui demande à être le plus protégée.

Si l’on songe à tout cela, mieux vaut mourir. C’est l’avis même qu’exprimait un Américain, président d’une ligue contre la tuberculose, en disant :  » Embrasser présente peut-être quelque danger. Mais celui qui n’ose courir quelques risques pour déposer un baiser sur de jolies lèvres n’est pas digne du nom d’homme.  » Voilà qui est parler, et cet hygiéniste fait honneur aux femmes de son entourage.

  Ne laissons pas, en effet, l’hygiène devenir persécutrice et défendons le droit au baiser. Il y a des pays où on le proscrit comme immoral. Il y en a d’autres ( à New-York par exemple ) où des règlements de police en limitent la durée. On y lit, en effet :  » Tout baiser d’une durée plus longue qu’une minute est immoral et, en conséquence, les agents ont le devoir et le droit de l’interrompre.  »

   Ne troublons pas les adeptes du baiser par la crainte du microbe s’ajoutant à celle du policeman. Car, à toujours tout redouter, on finit par ne se plaire à rien et si l’hygiène rend la vie impossible, mieux vaut sacrifier la première que la seconde.