Mary Mallon

 

Contagieuse malgré elle

   Mary Mallon voit le jour en 1869, à Cookstown (dans le comté de Tyrone en quarantaine

Irlande du Nord).
    Alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente, la jeune irlandaise décide d’émigrer aux États-Unis, en 1884.
   Pour vivre , la nouvelle arrivante travaille comme cuisinière à New York, de 1900 à 1907.

      Cependant , à mesure que la jeune femme enchaîne les emplois, des personnes de son entourage contractent la fièvre typhoïde.

    Découverte en 1818 par le clinicien Pierre Bretonneau Résultat d’images pour pierre bretonneau, cette maladie infectieuse est causée par une bactérie appartenant à la famille des  » entérobactéries  »  ( = des bacilles Gram négatif retrouvés partout dans le sol, dans l’eau, et surtout dans l’intestin de l’homme et des animaux ) . .

   Difficile à traiter (à une époque où la médecine était encore balbutiante dans ce domaine), la maladie conduit néanmoins une des familles touchées par les symptômes à solliciter les services de George Soper Résultat d’images pour George Soper , un spécialiste des épidémies (1906).

   Après plusieurs semaines de recherches approfondies, sa conclusion est sans appel : l’origine de l’épidémie se trouve en la personne de la cuisinière Mary Mallon…..

Une vie confinée  :

   Dans le but de confirmer ses suspicions, Soper insiste grandement auprès de Mary Mallon pour qu’elle se soumette à des prélèvements ; une demande que la cuisinière refuse catégoriquement, même quand une femme (du nom de Sara Josephine Baker ? Résultat d’images pour Sara Josephine Baker  ) se présente à elle pour la convaincre.

     Face à une telle résistance, le médecin est donc contraint de faire intervenir la police pour forcer la cuisinière Mary à passer des tests médicaux.

     Les résultats confirment alors les hypothèses : Mary Pallon est la toute première porteuse saine (identifiée) de la fièvre typhoïde. Elle aurait, en tout, contaminé 50 personnes.

   Pour limiter la propagation de la maladie, les autorités décident donc de placer la quadragénaire en isolement ( pendant trois ans ) dans une clinique située à North Brother Island.

  Après ces années de   »détention  » , Mary Pallon est finalement autorisée à reprendre sa place dans la vie civile… à condition qu’elle limite au maximum les contacts humains et qu’elle n’exerce plus  comme cuisinière.

  Au début, l’ancienne détenue se plie aux injonctions, mais , devant faire face à une situation précaire , elle décide de falsifier son identité, pour de nouveau travailler comme cuisinière.

  Découvrant la  » survenance  » de 25 nouveaux décès liés à la maladie (en 1915), les autorités finissent par faire le lien avec Mary Pallon.

   La mansuétude passée laisse alors la place à de l’intransigeance : la cuisinière termine donc sa vie en quarantaine, dans le centre de détention qu’elle avait quitté.

Elle y rendra à l’âme le 11 novembre 1938, à l’âge de 69 ans.