Pourquoi les sismologues se réjouissent du confinement ?

confi sismologues

De très nombreux pays ont adopté des mesures de confinement pour enrayer la propagation de la pandémie de coronavirus , çà tout le monde le sait . Mais ce qu’on sait moins c’est que , parait il : Entre autres effets, ces dispositions ont entraîné une diminution considérable du bruit sismique, améliorant ainsi la précision des mesures effectuées par les sismologues.

La réduction du bruit sismique :

 La croûte terrestre est sujette en permanence à une  » perturbation  »  des ondes de surface responsables de ce que les sismographes nomment le bruit sismique.

Ces vibrations sont provoquées par des phénomènes naturels, comme le vent ou les vagues, mais proviennent aussi, pour une bonne part, de l’activité humaine. Les déplacements des voitures ou des trains, les trépidations des machines contribuent à ce bruit ambiant, qui ne diminue d’ordinaire que durant la nuit ou les périodes de congés scolaires.

 Mais la mise en application des mesures de confinement aurait changé la donne!!! D’après les spécialistes, leur effet est très notable. Certains sismographes ont même enregistré une baisse de 30 à 50% de ce bruit sismique.

Cette diminution du bruit sismique, constatée dans de nombreux pays, a encore augmentée  à la suite des mesures de confinement encore plus strictes prises par certains gouvernements.

Des mesures plus précises…..

Cette réduction d’environ un tiers des vibrations responsables du bruit sismique est une opportunité pour les scientifiques. Elle leur permet, en effet, de détecter des séismes d’une très faible magnitude.

En temps ordinaire, les installations de surface ne parviennent pas à détecter, en raison du bruit sismique, ces phénomènes sismiques de faible ampleur. Aujourd’hui, l’atténuation des vibrations, consécutive aux mesures de confinement, rend ces instruments aussi efficaces que les stations sismiques souterraines.

Jusque là, ces détecteurs , stations sismiques, installés en sous-sol étaient moins sensibles au bruit sismique et, de ce fait, enregistraient des données plus précises.

Cette atmosphère plus silencieuse devrait également permettre aux sismologues d’affiner leurs mesures. Ainsi, ils pourraient être capables de mieux localiser les zones exposées à des risques de répliques sismiques.

Cette plus grande sensibilité des détecteurs devrait aussi permettre l’avancement d’autres recherches scientifiques. Les chercheurs pourraient ainsi en profiter pour mieux comprendre les phénomènes impliqués par le déferlement et la vitesse des vagues océaniques.

 »Confinement …positif  » ?

Quelque agrément que l’on ait ailleurs, on est encore mieux dans sa propre maison

   Rien n’est plus naturel que le goût de la propriété comme le désir de la liberté. Soyez maître de l’univers, il vous manquera toujours quelque chose, si vous n’êtes pas maître de votre personne.

  Les Anciens donnaient le nom de royaume à la propriété. Cette pensée se retrouve dans cette phrase : Id nisi in tuo regno essemus non tulissemus, ce qui signifie :  » Si nous n’avions pas été chez vous, nous ne l’eussions pas souffert  » .

  C’est donc quelque chose que de pouvoir se dire le maître d’un domicile même modeste et dans quelque endroit qu’il puisse être. La plus humble chaumière a pour le pauvre qu’elle abrite autant de charmes que pour le riche le château où il vit dans l’opulence. A ce proverbe répond cet autre. A chaque oiseau son nid parait beau.

Le poète Panard Afficher l’image source (XVIIIe siècle) a dépeint dans ces quelques vers le charme attaché à la possession du domicile qu’on habite :

Un petit asyle champêtre
Plaît toujours aux yeux de son maître.
Lorsque l’on se promène, il est bien doux de dire :
Je marche en ce moment sur quelque chose à moi.
Ce ruisseau dont le frais m’attire,
Ce tilleul, cet ormeau qu’agite le zéphire,
Cette fleur que je sens, cette autre que je vois,
Sont autant de sujets à qui je fais la loi.
Tout rit où l’on a de l’empire,
Tout est charmant où l’on est roi.

    Outre le charme que l’on éprouve et que Panard a si gracieusement exprimé dans les vers qu’on vient de lire, il y a un sentiment de satisfaction, une sorte d’orgueil que l’on éprouve encore, lorsqu’on peut se dire : Je suis chez-moi je ne dépends de personne.