Arbre ……insolite :

 

 

<=<=le Paulownia

Originaire de Chine et du Japon, le Paulownia, nommé ainsi en l’honneur d’une princesse des Pays-Bas, n’est pas un arbre comme les autres. Cet arbre décoratif, apprécié pour ses fleurs colorées, se distingue en effet par deux particularités.

    Une croissance très rapide

    Ce qui rend le Paulownia unique, c’est d’abord sa capacité à pousser très rapidement. Cet arbre étonnant, importé d’Europe au XIXe siècle, grandit d’environ quatre mètres par an . Certains spécimens peuvent ainsi atteindre jusqu’à 25 mètres de hauteur, en une période de seulement trois à cinq années.  il n’est donc pas surprenant que le Paulownia ait battu un record en la matière, homologué de façon officielle.

   Cette croissance est d’autant plus remarquable que le Paulownia, appelé aussi arbre impérial, s’accommode de tous les types de sols, même s’il préfère les terrains humides et bien ensoleillés.

    Adaptable et peu exigeant, cet arbre a cependant tendance à s’étendre trop vite et à menacer les végétaux environnants. C’est à ce titre que sa culture est interdite dans certains États des États-Unis.

Un arbre écologique

   Mais, si le Paulownia est unique, c’est également pour une autre raison. En effet, cet arbre participe à la préservation de l’environnement comme nul autre.

    Il possède une vertu très particulière , celle d’absorber, grâce à la photosynthèse, dix fois plus de C 0 2 que les autres arbres. Cette surprenante capacité d’absorption s’explique en partie par la très vaste surface des feuilles. Grâce à cette particularité, le Paulownia contribue à purifier l’air beaucoup mieux que ne le feraient les autres végétaux.

    Mais cet arbre décidément étonnant ne limite pas ses bienfaits écologiques à sa seule faculté de filtrer l’air. Il est encore capable de nettoyer le sol dans lequel il pousse. Ses racines se comportent comme une sorte d’aspirateur, qui absorbe les poussières et scories du sol. Par ailleurs, le Paulownia est encore utilisé pour la production de bioéthanol, un carburant écologique, qui ne pollue pas l’atmosphère.

   Toutes ces qualités, qui font de cet arbre un instrument naturel de lutte contre le réchauffement climatique, font sortir le Paulownia de l’ordinaire et lui ont mérité le qualificatif de  »super arbre ».

La tabatière…..

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   La tabatière anatomique est le nom de l’une des régions du poignet.

tabatière anatomique

  Elle a été nommée ainsi en référence au tabac à priser, ( très rarement utilisé de nos jours ) ,   » il est moins  » prisé  » lol  .Et dont le degré de dangerosité reste à démontrer.

   Sur le poignet, mais où exactement ? La tabatière anatomique se trouve à la base du pouce, au niveau du poignet. Pour que cette petite dépression apparaisse, il faut que le pouce s’écarte des autres doigts. Des muscles du pouce entrent en jeu dans ce mouvement.

    Quand on touche cette tabatière anatomique, on sent, sous son doigt, certains des os du poignet, dont le rôle est essentiel dans son mouvement. On y sent également battre une artère spécifique.

  Une fracture de l’os scaphoïde est l’un des accidents les plus fréquents de cette zone du poignet.

    Et si cette zone a reçu ce nom, c’est parce que le petit creux qu’elle forme était utilisé pour y déposer un peu de tabac à priser. Ainsi les amateurs y disposaient un peu de leur tabac, avant de lever leur main à la hauteur du visage et d’en aspirer par le nez la poudre fine.

   Connu depuis le XVIe siècle, le tabac à priser, souvent aromatisé, était contenu dans des tabatières mini tabatière  prise qu’on mettait dans sa poche ou dans de petits sacs Résultat d’images pour tabac a sniffer . Priser du tabac devint  » un rituel  » très populaire au XVIIIe siècle, d’abord dans la noblesse, puis dans le peuple, qui l’adopta peu à peu.

  Apprécié par les hommes aussi bien que par les femmes, le tabac à priser était aussi considéré comme un médicament, efficace contre la migraine.

    Sauf dans certains pays, le tabac à priser est passé de mode. Son éventuelle nocivité est discutée. La réglementation européenne n’impose plus l’apposition, sur les boîtes contenant ce tabac, d’avertissements sur une possible dangerosité du produit.

   Une étude, menée par un institut de recherche sur le cancer, est cependant venue rappeler que des tests pratiqués sur l’animal pourraient montrer une corrélation entre certains types de tabacs à priser et l’apparition de cancers. Mais de tels effets sur l’homme ne sont pas démontrés pour le moment.

Cadillac…………..

     ( Parce que j’ai la tête vide , n’ai envie de rien , mais ne parviens pas à dormir , je mets n’importe quoi sur cet écran ) comme …….

………. une icône bâtie sur une supercherie ?

 Pour tout le monde (ou presque)  » Cadillac  » est synonyme de  » grosse voiture américaine  »… ou d’Elvis… ou de grosse voiture américaine à Elvis !

    Mais savez vous que ce nom mythique outre-atlantique est d’origine française et bâti sur une énorme supercherie ?!? ( parait il ) 

   En 1701, Antoine de Lamothe-Cadillac, un français expatrié en Acadie (qui appartenait à ce qu’on appelait alors  » la Nouvelle France  ») fonde le fort Ponchartrain du Détroit dans le Michigan, qui deviendra plus tard la ville de Detroit.
 Ensuite, il fut gouverneur de la Louisiane de 1713 à 1716 (poste acquis grâce à Louis-XIV).

   Mais Antoineportrait de antoine lamothe cadillac pour illustrer l'article par ci par là PCPL dédié à l'histoire de la marque automobile originaire de Detroit n’était pas un saint et (entre autre larcins) il était   notoire qu’il  » traficotait  » un peu de gnôle avec les amérindiens; ce qui lui valu quelques petits tours en prison jusqu’à son rapatriement en France pour un séjour à la Bastille en 1717.

 Pourtant, son pédigrée de petit malfrat n’empêcha pas Antoine d’acquérir en 1722, le poste de gouverneur de la ville de Castelsarrasin; poste qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1730.

  C’était  la brève biographie d’Antoine Lamothe-Cadillac……..

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Mais revenons aux voitures…Car, Vintage, Cadillac, Automobile

    La marque Cadillac naît en 1902, à l’occasion des commémorations du bicentenaire de la création de la ville de Détroit.
   L’usine de voitures déjà célèbre, la Detroit Automobile Company, fut lors de la commémoration renommée Cadillac Automobile Company, en hommage au sieur Antoine de Lamothe-Cadillac.

  Tout cela serait une bien jolie histoire, somme toute assez classique si ce n’était que Lamothe-Cadillac n’a jamais été le vrai nom de ce fondateur providentiel !

Antoine Lamothe-Cadillac est en réalité né Antoine Laumet à Saint-Nicolas-de-la-Grave, dans le Tarn-et-Garonne.
   L’enfance et la jeunesse du petit Antoine sont peu connus et on ignore pourquoi ce fils d’avocat décida un beau jour d’aller en Amérique.

Le plus probable est que, comme beaucoup d’immigrés du  » Nouveau Monde  », il ait voulu repartir à zéro et faire table rase d’un passé déjà un peu trop lourd…

    Toujours est-il que lorsqu’Antoine débarqua outre-atlantique en 1683 à l’âge de 25 ans, il ne s’y présenta pas comme  » Laumet  » mais comme  » Lamothe-Cadillac  » et fit tout son p’tit bonhomme de chemin sous cette identité usurpée à un confrère de son père au parlement de Toulouse : Sylvestre d’Esparbès de Lusan de Gout, baron de Lamothe-Bardigues, seigneur de Cadillac, de Launay et du Moutet.

Quand on y pense, c’est beau tant de reconnaissance pour un mec qui n’a jamais vraiment existé !
Sont pas ingrats ces américains

C’était un 31 mars….

   Inauguration de la Tour Eiffel  ( il y a 131 ans )

    La Tour Eiffel a été inaugurée le 31 mars 1889, en avant-première de l’Exposition universelle de Paris qui commémorait le centenaire de la Révolution française (33 millions de visiteurs). Elle devint ( contre toute attente ) le symbole universel de la capitale française.

La tour Eiffel et le Champ-de-Mars en janvier 1889 (Paul Delance, musée Carnavalet, Paris)

Un ingénieur de son temps :

    Le  » père  » de la Tour Eiffel, qui lui a donné son nom, est un ingénieur centralien très représentatif de son temps. Sa génération, exaltée par les progrès des techniques en tous genres,  est aussi celle de Ferdinand de Lesseps et de Jules Verne.

   Né à Dijon le 15 décembre 1832, avec un patronyme d’origine germanique, Bönickhausen dit Eiffel, le futur ingénieur laissera tomber la première partie de son nom pour ne pas apparaître allemand.

   Gustave Eiffel voit dans le fer le matériau de l’architecture du futur. Il crée sa propre société en 1867, à 35 ans, et met au point des structures métalliques en forme de treillis, qui allient légèreté, souplesse et résistance.

Homme d’affaires habile, il capte les marchés publics dans tous les pays d’Europe.

     C’est ainsi qu’il réalisa aussi le viaduc Maria Pia, sur le Douro, au Portugal, à l’occasion d’une exposition universelle, puis le viaduc de Garabit, en Auvergne, en 1882. On lui doit aussi la gare de Budapest, en Hongrie, les charpentes métalliques du Bon Marché et du Crédit Lyonnais, à Paris, la coupole de l’observatoire de Nice mais aussi la structure de la statue de la Liberté !

   Gustave Eiffel est donc déjà un ingénieur de grand prestige quand le président de la République Jules Grévy et le président du Conseil Jules Ferry décident de célébrer le prochain centenaire de la prise de la Bastille avec faste, par le biais d’une Exposition universelle sur la vaste esplanade du Champ-de-Mars, au cœur de la capitale, au bord de la Seine.

   Les organisateurs lancent dès 1884 l’idée d’une tour de 1000 pieds, soit environ 300 mètres, symbole de la grandeur retrouvée de la France et de la bonne santé des institutions républicaines, à peine troublées par le  » boulangisme  ».

Un symbole républicain

    Justement, dès mai 1884, deux ingénieurs du bureau d’études de la société Eiffel & Cie, Maurice Koechlin et Émile Nouguie, dessinent un pylône métallique géant. L’architecte Stephen Sauvestre lui donne la forme qu’on lui connaît, avec ses quatre pieds reliés par des arches qui font le lien avec l’architecture traditionnelle.

    Gustave Eiffel affiche d’abord son scepticisme devant le projet. Mais il ne tarde pas à se raviser quand il voit prendre forme le projet d’Exposition universelle.

    Il rachète alors pour cent mille francs le brevet déposé par ses deux ingénieurs le 18 septembre 1884, concernant la structure métallique.  Devenu seul propriétaire du projet, il est assuré de lui donner son nom !

   C’est ainsi qu’il présente sa tour une semaine après le décret du 8 novembre 1884 qui institue l’exposition ! 

    L’administration publie deux ans plus tard un cahier des charges de la future tour qui écarte opportunément le principal rival d’Eiffel. L’homme d’affaires a utilisé à bon escient sa fortune … Sans trop de surprise, le projet de la société Eiffel & Cie est retenu à l’issue d’un concours au cours duquel s’affrontent une centaine de projets.

   Indifférent dans un premier temps, Gustave Eiffel commence à s’intéresser au projet lorsqu’il en mesure la portée symbolique et médiatique. Il rachète alors à ses ingénieurs leurs droits sur le brevet déposé en commun, concernant la structure métallique.

D’emblée, les détracteurs sont légion.

   Le 14 février 1887, Le Temps publie un manifeste de protestation signé par des personnalités du monde des arts et des lettres parmi lesquelles Le conte de Lille, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Charles Garnier, Sully Prudhomme, Paul Verlaine :  » Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu’ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire français menacés, contre l’érection, en plein cœur de la capitale, de l’inutile et monstrueuse tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice a déjà baptisée du nom de « tour de Babel ».  »

   Malgré ces oppositions, la tour est construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours avec, sur le chantier, un total d’environ deux cents ouvriers… sans aucun accident mortel, ce dont Gustave Eiffel a tout lieu d’être fier (si ce n’est un ouvrier qui fait une chute en vaquant sur la Tour en-dehors des horaires de travail).

   Elle mesure 318 mètres et pèse 10 100 tonnes, avec 18 000 pièces de structure en fer puddlé (un type de fer presque sans carbone, aujourd’hui délaissé, dont Gustave Eiffel appréciait la facilité de façonnage). Les pièces de la structure sont assemblées par 2.500.000 rivets. Il s’agit de gros clous chauffés à blanc et enfoncés dans un trou à travers deux pièces. L’assemblage se fait en aplatissant d’un coup de masse l’extrémité de la tige opposée à la tête.

    Le 25 mars 1889, Gustave Eiffel lui-même fixe un immense drapeau tricolore au paratonnerre. Une semaine plus tard, le président de la République Sadi Carnot inaugure la Tour Eiffel.

     Le succès populaire est immédiat. Pas moins de deux millions de visiteurs en font l’ascension pendant la durée de l’exposition, soit à pied soit en empruntant les ascenseurs de chacun des quatre piliers pour gagner les deuxième et troisième étages. Ces ascenseurs du Français Roux-Cambaluzier et de l’Américain Otis sont eux-mêmes révolutionnaires par leur technique et leurs performances.

Opportune radio

    Prévue pour être détruite après l’exposition, la Tour Eiffel devra sa survie à l’installation à son sommet, par Gustave Eiffel lui-même, d’un laboratoire de recherche et surtout d’une antenne destinée à relayer les premières émissions de radio vers les Parisiens. Cette fonction permettra à la Tour de durer assez longtemps pour devenir un élément incontournable du paysage parisien.!

Si elle n’est plus depuis longtemps le plus haut édifice du monde, la « vieille dame », en dépit de sa beauté très relative, conserve les faveurs du public et l’amour des Parisiens. À preuve les illuminations et le feu d’artifice qui ont salué l’entrée dans le troisième millénaire.

   Pour Gustave Eiffel, dont la postérité est assurée, l’avenir immédiat s’annonce quelque peu difficile. L’ambitieux homme d’affaires, grisé par le succès, s’était engagé à achever le percement de l’isthme de Panama avec Ferdinant de Lesseps. Mais la Compagnie de Panama a déposé son bilan le 16 décembre 1888. Des milliers d’épargnants sont ruinés. Il s’ensuit une procédure judiciaire et un procès, en 1893, au cours duquel Gustave Eiffel va être, non sans raison, soupçonné d’avoir tenté de corrompre médias et politiciens. Il est incarcéré quelques heures, est condamné à deux ans de prison et  n’échappe à sa peine que de justesse, grâce à une mesure de clémence de la Cour de cassation.

Toilettage

   En 2009, pour ses 120 ans, la Tour Eiffel s’est refait une beauté qui a nécessité 60 tonnes de peinture, 1500 brosses, 5000 disques abrasifs… et le travail de 25 artisans. C’est son dix-septième lifting.

P.S : Il fallut :

18 038 pièces métalliques
5 300 dessins d’atelier
50 ingénieurs et dessinateurs
150 ouvriers dans l’usine de Levallois-Perret
Entre 150 et 300 ouvriers sur le chantier
2 500 000 rivets
7 300 tonnes de fer
60 tonnes de peinture
2 ans 2 mois et 5 jours de chantier
5 ascenseurs.