Oubli !!

Sur le billet précédent , j’ai oublié le plus important :

Loi Neuwirth autorisant la contraception
28 décembre 1967 ( il y a environ 52 ans )

 Fin 1967, l’Assemblée Nationale adopte la loi qui autorise la contraception, jusqu’alors interdite en France.

  Jusqu’aux années 60, les méthodes de contraception demeurent interdites en France. Les femmes n’ont d’autre recours que l’abstinence ou l’avortement clandestin pour éviter les grossesses à répétition.
   Celui qui changera la loi de 1920 interdisant la contraception n’est pas encore né avait dit Alexandre de Freyssinnet à son jeune adjoint, Lucien Neuwirth, chargé des affaires sociales, le piquant au vif. Vingt ans plus tard, ce dernier, devenu député, fait sauter les digues de cette loi qui réprimait sévèrement l’avortement et la propagande contraceptive.
   Le 28 décembre 1967, après avoir repoussé onze propositions de loi successives en dix ans, l’Assemblée Nationale adopte la loi proposée par le député Lucien NeuwirthNeuwirth, qui autorise la contraception, abrogeant la loi de 1920. Les débats ont été violents entre partisans et adversaires de l’usage de la pilule contraceptive.pilule boite
   La contraception est donc autorisée en France, mais la publicité en reste interdite sauf dans les revues médicales. En 1968, le pape condamne le recours aux méthodes de contraception. Il faudra encore attendre 5 années pour qu’en 1972, un décret réglemente la fabrication et la prescription des contraceptifs.

c’était un 28 décembre…..

Il y a environ 976 ans !

28 décembre 1043 :
Robert de Turlande Turlandefonde l’abbaye de La Chaise-Dieu…

    Près de mille ans plus tard, l’abbaye trône majestueusement sur le haut plateau du Livradois, partagé entre de maigres pâtures et de grandes forêts à 1080 mètres d’altitude, cerné au nord par la Sénouire et au sud par la Borne, là où l’Auvergne (région où je vis ) côtoie le Velay et le Forez. Parfois effrayante mais le plus souvent fascinante, installée au milieu du bourg, elle ne laisse personne indifférent.        L’église abbatiale a  conservé,  une grande partie de son décor et de son mobilier malgré les dégradations importantes causées par les guerres de religions et la Révolution.

ChaiseDieuabbaye

  Le 28 décembre 1043, Robert de Turlande prend possession d’une clairière dans les forêts d’Auvergne. Il fonde à cet endroit l’une des plus belles abbayes , la Chaise-Dieu, comme en témoigne encore aujourd’hui l’église abbatiale.

Une abbaye bénie du pape
Robert de Turlande : Cadet d’une grande famille d’Auvergne , né en 1001. Peu disposé au métier des armes, il est placé chez les chanoines de Brioude alors chargés de garder le tombeau de Saint Julien et devient lui même chanoine en 1026 puis prêtre. La vie qu’il mène ne le satisfait pas : Il part pour Rome, puis poursuit son voyage pour étudier la règle de Saint Benoît au mont Cassin. De retour en Auvergne, avec quelques compagnons, il prend possession d’une clairière près d’une chapelle ruinée dans les forêts du Livradois le 28 décembre 1043. Un premier monastère y voit le jour en 1050 et prend le nom de Casa Dei (La Maison de Dieu). Ce monastère prend rapidement une renommée importante dans toute l’Auvergne.     L’abbaye comptera jusqu’à trois cents moines. Robert et Rencon demandent une approbation royale et pontificale, qu’ils obtiennent en 1052.
À la mort de son fondateur en 1067 ( âgé de 66 ans ), l’abbaye est déjà célèbre et dotée de riches possessions concédées par de riches et puissantes familles d’Auvergne. À l’annonce de son décès, les pèlerins affluent à l’abbaye pour vénérer sa dépouille. Très vite célébré comme un saint, il est canonisé par le pape Alexandre II en 1070. Les catholiques célèbrent depuis lors sa fête le 24 avril.
  Le 18 août 1095, le Pape Urbain II  »  consacre  » solennellement l’église abbatiale. L’abbaye prend part aux préparatifs de la première croisade prêchée par Urbain II à Clermont où il nomme Adhémar du Monteil ,  Légat apostolique pour conduire les troupes en terre Sainte. L’abbaye consent des prêts aux chevaliers ce qui lui permet d’augmenter son patrimoine. Elle joue un rôle de banquier comme d’autres monastères à cette époque.
  Le 7 mai 1342, Pierre Roger de Beaufort est élu pape sous le nom de Clément VI. Il avait été reçu en 1302, à l’âge de 10 ans, à l’abbaye de la Chaise-Dieu. En 1323 il obtient la Licence et la Maîtrise de théologie. Plusieurs fois évêque à Arras, Sens, Rouen, il est nommé cardinal en 1339. Pape à Avignon, il n’oublie pas son abbaye et lui accorde plusieurs  » bulles  » de privilèges.
L’abbaye devient  »nullius diocesis » : =>Elle est non seulement exemptée de tout impôt mais elle reçoit l’exterritorialité. Le roi de France et l’évêque de Clermont n’ont plus aucun droit ou pouvoir sur l’abbaye ! Dès 1107, le pape Pascal II avait confirmé que l’abbaye ne dépendait que du Siège apostolique et que ce privilège s’étendait à toutes ses dépendances. En 1144, Lucius II renouvelait cette protection pontificale, qualifiant l’abbaye de  » miroir de la perfection monastique ».
En 1344 ,  Clément VI  Clément VIdécide de faire reconstruire l’abbatiale. L’architecte Hugues Morel, languedocien d’origine, est désigné comme principal Maître d’œuvre. Il sera secondé dans sa tâche par Pierre Falciat et Pierre de Cébazat. Avec la participation d’une foule  d’ouvriers,  l’église romane est démolie partiellement , car il fallait conserver un lieu de culte. Un édifice important comme le laisse entrevoir la comptabilité de l’époque. Le terrain en forte pente dut être nivelé pour recevoir les fondations de l’abbatiale. Les travaux sont rapidement achevés. L’ancienne église gênant la fin des travaux, il est décidé de la détruire définitivement en janvier 1347.
   Toute la région participe à la tâche. Les ouvriers et artistes, qui se déplacent de chantier en chantier ignorent les frontières. Le latin ou lingua franca, la langue commune de ces hommes, véhicule non seulement les outils mais aussi le savoir mathématique et géométrique. Les chiffres, tels que pi ou le nombre d’or, sont indispensables à l’édification de constructions religieuses.
Jean de Chandorat , alors abbé, quitte l’abbaye pour administrer l’évêché du Puy, à la demande de Clément VI. Attaché à son abbaye, il y  reviendra une première fois en 1352 pour procéder à la translation des reliques de Saint Robert puis une seconde fois en 1353 pour accompagner la dépouille de Clément VI qui avait souhaité que son tombeau soit placé au coeur de l’abbatiale. Il décèdera en 1356 et sera inhumé dans l’abbaye .
Les travaux se poursuivent: En 1350, l’église abbatiale est en partie achevée et il ne lui manque que la façade. . La plupart des constructions en chantier s’achèvent mais il reste la décoration intérieure. Clément VI fait appel à Matteo Giovanetti giovanettide Viterbe, son peintre favori, et lui commande huit tableaux.             Pour les fresques, Matteo gagne la Chaise-Dieu en 1351 et réalise  »La vie de Saint Robert  », aujourd’hui disparue. La translation des reliques de Saint Robert sous le maître-autel de l’abbatiale semble indiquer la fin des travaux, en 1352.
Clément VI décède le 6 décembre 1352 ChaiseDieugisantclement6 en Avignon avec le regret de n’avoir pu refaire l’unité de l’Église autour du Saint-Siège romain. Après un long voyage, sa dépouille est déposée dans le chœur de l’église abbatiale, le 8 avril 1353, par l’abbé Renaud de Montclar.

Heures sombres de l’abbaye :
   Le pape Clément VI avait donné aux abbés et aux confesseurs nommés par lui le droit d’absoudre de tous les péchés. Ce qui fait que  l’abbaye devint un important centre de pèlerinage durant tout le Moyen Âge et le restera jusqu’à la Révolution.         Les travaux de construction de la tour clémentine commencés vers 1355, à l’initiative de Jean de Chandorat qui donna 12.000 florins, s’arrêtent faute d’argent. Il décède en 1378 après avoir lutté, lui aussi sans succès, pour ramener le Saint Siège à Rome.
Les travaux ne seront définitivement achevés que l’année suivante. Puissante tour carrée, d’aspect militaire, entourée de mâchicoulis et percée d’archères, la tour Clémentine sert essentiellement de tour de défense passive. Elle sera utilisée au fil du temps comme donjon, grenier, salle du trésor pour les reliques, ou comme sacristie.
    A la fin du XIVème siècle l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu compte encore trois cents prieurés dans l’ensemble de ses dépendances. Mais son rayonnement tant en France qu’en Europe » décline  » fortement . Les guerres et les calamités de toutes sortes ne l’ont pas épargnée et ont contribué à la perte de certaines de ses dépendances les plus lointaines d’Italie et d’Espagne.
Le recrutement dans l’ordre bénédictin est de plus en plus difficile et la ferveur chrétienne, en ces temps troublés, a fait place au doute. A la fin de l’année 1377, les moines de l’abbaye élisent André Ayraud à leur tête. Mais le mécontentement prend place au sein de la communauté. Comme l’abbaye enregistre déjà des baisses importantes de ses revenus, André fait mettre en ordre tous les statuts et traités anciens pour les insérer dans un seul parchemin, le  » Domino  ».
En 1383, l’Anglais est en Velay et en Auvergne. Quand le pays n’est pas étouffé par la guerre, il est saigné par les exactions répétées du Duc de Berry. En 1390, un seul constat, l’Auvergne et le Velay sont ruinés. André Ayraud fonde des aumônes et fait donner du pain à tous les pauvres. Pour mettre l’abbaye à l’abri, il fait renforcer les murs d’enceinte, les munit de fortins et de fossés. Il meurt en 1420 avec la réputation d’un  »grand homme de bien ».
  L’abbaye possède toujours beaucoup de dépendances, abbayes, monastères de moniales et prieurés mais toutes ne sont pas d’égale importance. Souvent peu peuplées, mal entretenues et mal gérées, leur prospérité est en déclin. Les guerres ou les révoltes qui entraînent le pillages et les épidémies de toutes sortes,  affaiblissent l’abbaye mère. Malgré toutes ces difficultés, une grande partie de la population du village de la Chaise-Dieu travaille pour l’abbaye. Enfants ou vieillards, religieux ou laïcs, tout le monde participe aux diverses tâches nécessaires à l’entretien et à la vie du monastère. La région, en cette fin de Moyen Âge, retrouve un peu de quiétude.
L’élection du successeur d’André Ayraud est quelque peu houleuse.

     Malgré de multiples protestations, le pape Martin V confirme l’élection de Hugues de Chauvigny. En 1426, celui-ci prend des mesures contre un incendie qui ravage durant trois jours le village de la Chaise-Dieu. Hugues règnera sur l’abbaye durant 45 années.
   La fresque célèbre de la Danse macabre pourrait avoir été réalisée pendant son abbatiat, inspirée par les horreurs de l’époque. Mais, peu actif, il ne peut endiguer le déclin de l’abbaye et en août 1465, résigne en faveur de Renaud, son neveu. Renaud de Chauvigny de Blot, infirmier de l’abbaye était un personnage en vue, conseiller du roi, baron de Blot et sénéchal d’Auvergne. Pas plus actif dans son abbatiat que son oncle, il ne reste pas ou peu dans les mémoires. Il décède le 9 mai 1491.
   Le dernier abbé régulier, élu librement par la communauté, sera Jacques de Saint-Nectaire qui passe pour un abbé artiste et se distingue par un vrai goût des arts. Il fait venir des ouvriers, de France et de Flandre, pour remettre en état le réfectoire, le cloître, les bâtiments conventuels, la salle capitulaire et l’infirmerie.     Il fait aussi refaire la toiture de l’abbatiale endommagée par la foudre en 1497. On lui doit peut-être les stalles de chêne sculptées, encore visibles dans le chœur de l’abbatiale. Il est aussi le commanditaire des draps imagés (tapisseries) du chœur qui représentent des scènes de l’Ancien Testament, réalisées entre 1516 et 1518.
Le concordat de Bologne entre le pape Léon X et François Ier place l’abbaye au même rang que les autres églises de France, dans la main du roi. Jacques de Saint-Nectaire meurt le 24 octobre 1518. Désormais, l’abbé de la Chaise-Dieu est nommé par le roi. Une nouvelle ère commence pour l’abbaye, qui sera bien différente des précédentes.     

    Plusieurs abbés commendataires se succèdent sans toutefois laisser un souvenir impérissable. La plupart d’entre eux ne résident pas à l’abbaye. Quelques-uns sont restés célèbres dans l’histoire, mais pour d’autres raisons : Armand Du Plessis, duc de Richelieu, Jules Mazarin, Armand de Rohan Soubise ou Louis René-Edouard de Rohan Guémené connu comme le protagoniste de l’Affaire du collier de la Reine et dernier abbé de la Chaise-Dieu.
La Révolution met un terme à la présence de moines bénédictins et vend une partie des bâtiments comme biens nationaux. Seule l’église abbatiale conserve son statut de lieu de culte et devient église paroissiale. Depuis quelques années, la communauté Saint Jean s’est installée à la Chaise-Dieu, assurant une présence religieuse et apostolique sur ces hauts plateaux du Livradois.

logique  » enfantine  » lol

Les enfants ont une logique qui n’est souvent propre qu’à eux. Parfois, cela peut énerver les parents , et d’autres fois, c’est absolument hilarant.

   Et cette façon qu’ils ont de croire dur comme fer que ce qu’ils font et pensent est forcément bien… Ça aussi c’est très drôle :  Cette anecdote est vraiment rigolote, même si  un peu  » troublante  » au départ : Hazel Hulse, maman d’une petite fille, Sophia, a découvert quelque chose de vraiment étrange dans sa chambre. La petite Sophia s’était manifestement amusée à faire on ne sait pas trop quoi avec des serviettes hygiéniques et une boîte à chaussures.
Lorsqu’Hazel est entrée dans la chambre de Sophia, voici ce qu’elle a découvert :

serviettes-hygiéniques

La maman  a alors demandé à Sophia pourquoi deux serviettes hygiéniques se trouvaient à l’intérieur de cette boîte. Et c’est tout naturellement que la petite a répondu  :  » Mais maman, c’est des semelles ! C’est pour rendre tes chaussures plus confortables, enfin. Que tu es bête ! … » .( Mais c’est bien sûr, des semelles ), lol…

La petite Sophia a certainement dû entendre sa maman se plaindre un jour que ses chaussures lui faisaient mal aux pieds. Et elle a eu la drôle d’idée de régler le problème avec des protections hygiéniques.

Finalement, ce n’est pas si bête ? ! 

Le liège …..

  Récoltée de manière artisanale, cette matière naturelle est aujourd’hui  concurrencée par le plastique et l’aluminium, moins chers. Mais pour certains fabricants, ses qualités restent incomparables.
‘ Rien ne remplace le liège !  »  Thierry Sansot, directeur Vignes et vins de Rhonéa, une coopérative en côtes-du-rhône qui produit 8 millions de bouteilles par an, est catégorique. Il choisit les bouchons qui fermeront ses grands crus bouchon de liège bouteille sur échantillon, examine l’aspect, palpe la souplesse, coupe en deux pour vérifier la densité, l’absence de trous et de poussières.  » Pour nos gammes premium, nous choisissons deux fournisseurs pour une même cuvée, afin de diminuer les risques. Le liège est une matière vivante, donc soumise à l’aléatoire.  »
   Le liège fermait déjà les amphores amphoreil y a plus de 2 000 ans !
    Même si le liège a fait ses preuves depuis plus de deux mille ans pour fermer les amphores, et, de nos jours, les bouteilles, il  arrive qu’il héberge des molécules indésirables responsables du goût de bouchon, cette odeur de moisi ou de cave gâchant la dégustation. La principale est le  » TCA  », ou 2,4,6-trichloroanisole ??, né de la rencontre d’un phénol (naturel) et de chlore issu d’un pesticide ou d’un bois traité. Ce composé est si puissant qu’il suffit d’1,5 nanogramme (milliardième de gramme) dans une bouteille pour qu’elle finisse dans l’évier. Entre 3 et 5 % des flacons seraient ainsi condamnés. Un chiffre en baisse car les fabricants auraient fini par trouver la parade.

   Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un
 » Amorim  », groupe portugais numéro 1 mondial du bouchon de liège, y a consacré 10 millions d’euros.  » Nous avons d’abord étudié l’influence du bouchon sur l’évolution du vin et sa perméabilité à l’oxygène et aux composés organiques volatils  » , a déclaré le  directeur Recherche et développement de cette maison familiale fondée en 1870.    Car, contrairement à une idée reçue, les échanges gazeux entre l’intérieur de la bouteille et l’atmosphère de la cave où elle est entreposée sont infimes. Le rôle du bouchon est justement de les empêcher ; aussi doit-il garder une élasticité suffisante pour continuer à coller au verre du goulot.      Étape après étape, le fabricant a diminué les risques : pas d’écorce prélevée trop près du sol, des passages successifs en étuve, de l’ozone pour supprimer les odeurs et, plus récemment, le passage sous un chromatographe capable de déceler le TCA au-delà de 5 nanogrammes. Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un. Son concurrent français Oeneo mise sur une autre technologie, élaborée avec l’aide du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) : l’utilisation de CO2 supercritique. Mis sous pression et porté à une température supérieure à son seuil critique, le dioxyde de carbone est un solvant non toxique qui purifie le liège sans le dénaturer. Diam Bouchage, la filiale qui a conçu le procédé ( le liège est réduit en farine puis moulé ) a ouvert sa troisième unité de fabrication en 2014.           Elle a aussi créé un nouveau bouchon, toujours fait de poudre de liège, mais dont le liant qui agrège les particules n’est plus en polyuréthane mais à base de végétaux. Le bouchon est rendu étanche grâce à quelques gouttes de cire d’abeille.

   Les capsules d’aluminium sont perçues comme bas de gamme en Europe
Comme le reconnaît Carlos de Jesus, directeur de la communication et du marketing d’Amorim,  » pendant quelques décennies, faute de concurrence, le secteur n’a pas beaucoup travaillé sur les bouchons  ». Après guerre, quand le vin s’est vendu davantage en bouteille et non plus à la tireuse, les industriels du liège ont vécu des années prospères, jusqu’à l’arrivée des capsules en aluminium  capsule aluet des bouchons en plastique. À partir des années 1970, les vins dits du Nouveau Monde ( États-Unis, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle- Zélande, Chili, Argentine ) commencent à exporter . Faits avec un seul cépage, ils sont peu chers et sont bouchés avec une capsule d’aluminium. Si le procédé est perçu comme bas de gamme en Europe, il est vite adopté dans les pays anglo-saxons et scandinaves.  » C’est un excellent obturateur, plaide Thierry Sansot. Nous l’utilisons pour le muscat depuis quarante ans et nous n’avons noté aucun frein au vieillissement.  »  Il ne boude pas non plus le plastique :  »  si on est contraint par le prix, mieux vaut un bon synthétique qu’un liège bas de gamme.  » 

    Qui gagnera ?

    Chez  » Vinventions  » , on vend tous les matériaux, en particulier un bouchon synthétique dont les polymères sont à base de sucre de canne. Fabrice Chevallet, son vice-président ventes et marketing Europe, affirme que la part des synthétiques et des capsules a doublé en dix ans, et continuera de grimper dans les pays qui ne sont pas attachés à la tradition du débouchage. Mais que serait le plaisir de la dégustation sans le  » pop  »  popqui la précède ?

Quatre étapes clés de la fabrication du bouchon de liège :
   1 ) Un mode de récolte ancestral. Depuis deux mille ans, l’écorce du chêne-liège est ôtée à la hache. Ce n’est qu’au bout de quarante-trois ans, à la troisième récolte, que le liège finit en bouchon. Il faut attendre neuf ans pour la récolte suivante.


   2 ) Un séchage naturel. Une fois récoltées, on empile les écorces au soleil pendant six à dix-huit mois pour les sécher, les faire s’oxyder afin qu’elles perdent leurs tanins, leurs sels minéraux et qu’ainsi le liège soit plus neutre.
   3 ) De la vapeur, pour désinfecter. Les écorces passent dans des étuves pour être nettoyées des bactéries et des parasites qui provoquent le goût de bouchon. Au passage, le liège se dilate et devient plus souple. Il séchera de nouveau au soleil.
   4 ) Un façonnage à l’emporte-pièce. Quand l’écorce est assez épaisse et sans défauts (trous, rainures), on  » tube  » le bouchon avec un emporte-pièce, à la main. Les lots sont testés pour déceler la présence de TCA, la molécule qui donne le goût de bouchon. 

 

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Pour le  » fun  » , finir ce billet NUL !