Il y a environ……

429 ans !
20 décembre 1590 : mort du chirurgien et anatomiste Ambroise Paré a-pare.jpg

   Ambroise Paré est né  à Laval, dans le Maine, vers 1510. Son père, après lui avoir fait apprendre ce que l’on enseignait alors dans les écoles, le mit en pension chez un chapelain nommé Orsoy, qui ,étant donné  » l’extrême modicité  » de la somme qu’on lui payait pour enseigner le latin à cet enfant, tâchait de se dédommager en le faisant travailler à son jardin, en lui donnant sa mule à soigner, et en l’employant à d’autres corvées du même genre !
Le jeune Paré, en quittant le chapelain, fut placé chez un chirurgien de Laval, nommé Vialot, duquel il apprit à   »phlébotomiser  »  ( = Pratiquer la saignée d’une veine ) . Le » lithotomiste  » Laurent Colot,  étant venu  » opérer de la taille  »  un des confrères du chapelain, Paré assista avec empressement à l’opération ; et se sentant une vocation décidée pour la haute chirurgie, il prit la résolution de se rendre à Paris, pour suivre les leçons des maîtres qui y brillaient à celte époque, et qui expliquaient les ouvrages de Lanfranc, et de Guy de Chauliac. Jacques Goupil, professeur au collège de France, l’employait auprès de ses malades pour la petite chirurgie, et contribua à développer en lui le goût de l’étude et le talent de l’élocution ; car Paré parlait très bien.  Attaché, en qualité de chirurgien, au  » sieur  » René de Monte-Jean, colonel-général des gens de pied, Paré accompagna en 1536 ce seigneur en Italie et revint à Paris après la prise de Turin et la mort de son protecteur. Sa grande expérience et sa bonne renommée le firent élever au rang de chirurgien gradué, ou docteur en chirurgie au collège de Saint-Edme : il en devint le prévôt, et ne fit jamais partie de la communauté des barbiers.
En 1552, il fut nommé chirurgien ordinaire du roi Henri II, et servit en cette qualité François II, Charles IX et Henri III. Ce fut peu de temps après sa nomination que la faible garnison de Metz, attaquée par Charles-Quint en personne, à la tête d’une armée de cent vingt mille hommes, et consternée de voir que la mort était la suite de presque toutes les blessures, réclama des bontés du roi que Paré y fût envoyé. Les ordres furent aussitôt donnés ; et grâce à l’infidélité d’un capitaine italien, le chirurgien français fut introduit dans la place. Sa présence fut regardée comme un bienfait du ciel : généraux et soldats, pressés autour d’Ambroise, lui prodiguaient les témoignages de leur estime et de leur affection, et s’écriaient :  » Nous ne craignons plus de mourir de nos blessures ; notre ami est parmi nous.  »

Des écrivains ont attribué à Paré la guérison du duc François de Guise, qui avait reçu, devant Boulogne, un coup de lance, dont le fer et une partie du fût qui avait traversé depuis un peu au-dessus du nez jusqu’entre la nuque et l’oreille, furent retirés avec le plus grand succès à l’aide d’une tenaille de maréchal. !

Ambroise Paré, vivant a la cour, eut de bons amis et beaucoup d’ennemis. Des médecins qui le haïssaient, l’accusèrent d’avoir empoisonné François II François 2 en lui faisant des injections dans l’oreille droite, qui depuis longtemps coulait et était douloureuse. Cette horrible imputation parvint jusqu’à Catherine de Médicis, qui s’écria :  » Non, non, Ambroise est trop homme de bien, et notre bon ami, pour avoir eu la pensée de ce projet odieux.  »  .Charles IX souffrait cruellement des accidents qui lui étaient survenus à la suite d’une saignée au bras, et déjà tout faisait craindre une issue funeste lorsque, par une thérapeutique aussi habile qu’énergique, Paré sut conjurer le danger, et sauva la vie du prince. II en fut bien récompensé ; car à l’époque du massacre de la Saint-Barthélemy, le roi, dit on , ne voulut sauver la vie à personne, sinon à maître Ambroise Paré, son premier chirurgien.  » Il l’envoya quérir, et venir le soir dans sa chambre et garde-robe, lui commandant de n’en bouger, et disait qu’il n’était pas raisonnable qu’un qui pouvait servir à tout un petit monde, fût ainsi massacré.  »

 

   Anecdote  prouvant la haute considération dont Paré jouissait à la cour:

   Bussy d’Amboise, l’un des plus braves seigneurs du temps, descendait un matin avec Ambroise Paré. Un huissier du roi vint, de la part du roi, appeler Ambroise. Bussy entendit d’Amboise, et, croyant que c’était lui que le roi appelait, s’empressa d’entrer chez le souverain ; mais c’était le chirurgien que le roi demandait. Les courtisans ayant ri de cette méprise, Bussy leur dit :  » Si je n’étais pas d’Amboise, je voudrais être Ambroise ; il n’est pas un homme dont je fasse plus de cas.  » Cette justice était due au mérite d’Ambroise Paré comme chirurgien et à ses vertus privées. Il refusa les offres qui lui furent faites par un prince étranger pour l’attirer à son service ; et il se déguisa, afin de se soustraire à l’avidité des Espagnols, qui l’avaient fait prisonnier dans Hesdin, voulant ménager au roi et à l’État le prix d’une forte rançon , qu’on n’eût pas manqué d’exiger. Ambroise Paré mourut à Paris le 20 décembre 1590.

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     Du temps de Paré, il y avait partout des  » renoueurs  », qui étaient presque exclusivement  »  en possession  » de réduire les luxations, et de traiter les fractures. Ambroise criait souvent contre eux, et se fâchait contre les seigneurs de la cour qui les protégeaient et qui entretenaient l’absurde préjugé qu’un chirurgien ne devait pas se mêler de cette partie si essentielle de la chirurgie.
   Il publia son Traité de la peste en 1568. Cette maladie avait, quatre ans plus tôt, rendu Paris presque désert. La cour était allée à Lyon. Ambroise montra le plus grand zèle dans les soins qu’il donnait aux malades. Ce fut sur l’invitation de Charles IX qu’il composa ce Traité, dédié au docteur Castelan, premier médecin de la reine, et médecin ordinaire du roi. Voici comment Paré se justifie de l’avoir écrit :  »J’ai, dit-il à Caslelan qu’il appelle son bon ami, volontiers entrepris cette œuvre, combien que je sçusse avant qu’y mettre la main, que plusieurs doctes personnages avaient traité cet argument si doctement, qu’il ne fallait pas que je songeasse à y ajouter quelque chose, et encore moins reprendre ou ajouter. Mais quoi ? Sa Majesté a voulu entendre de ma bouche ce que Dieu m’en a départi, et, par ce moyen, le faire entendre à un chacun ; je ne puis autre chose que lui obéir.  »  Cet aveu prouve que ce n’était pas pour empiéter sur les droits des médecins, que Paré avait écrit ce Traité, dont on a dit, là encore, qu’il n’était pas l’auteur.

Main ArtificielleSchéma, colorisé, de la main artificielle imaginée par Ambroise Paré …

  Pratiquement  » copié / collé  » et…… » tronqué  » ( trop long sinon ) . Je  l’ai lu en entier : Intéressant pour moi , mais…….

Pourquoi …..

casinos.jpg n’y a – t-il pas de casino à Paris ? 

En France il y a environ 200 casinos. Mais pas un seul à Paris !
Pour comprendre pourquoi, il faut savoir  que la première réglementation officielle portant sur les casinos date de 1806. A une époque où la pauvreté était bien plus visible et sévère que de nos jours , Napoléon ne souhaite pas que des casinos puissent s’installer en pleine ville afin qu’ils ne côtoient pas la pauvreté, pour des raisons de moralité évidentes. 
   Ainsi le Code civil autorisa que les premiers casinos se créent près des lieux de thermalisme dans le but d’y développer le tourisme. La loi du 15 juin 1907 réglemente leur implantation dans les stations balnéaires, thermales et climatiques. De plus les textes précisent que l’ouverture de ces établissements est limitée à la  » période des étrangers  », c’est-à-dire à la belle saison, quand les riches curistes étrangers venaient se remettre en forme.

    Puis une loi de 1919 vient interdire les jeux de hasard, et donc les casinos, à moins de 100 km de Paris. Ces établissements y sont proscrits cette fois pour lutter contre l’addiction aux jeux de hasard.
    Il faudra ainsi attendre plus de 20 ans pour que le casino d’Enghien-les-Bains soit ouvert. Malgré la vingtaine de kilomètres qui la séparent de Paris, cette ville thermale obtient une dérogation.
    Même si cela peut paraitre étrange, compte tenu de l’ancienneté de ces lois, elles s’appliquent encore de nos jours.
   Petit  » bémol  » tout de même. Avec le temps, des cercles de jeux se sont ouverts dans la capitale mais ce ne sont pas  » casinos  ».: Il n’y a ni roulettes, ni de machines à sous. Par contre , il est  possible d’y jouer au poker, à ses variantes et à des jeux dits  » de contrepartie  »’ comme le poker 21 (une variante du black jack). Et sur le plan juridique il s’agit d’associations à but non lucratif.
  Donc aujourd’hui les parisiens qui souhaitent jouer ont deux solutions: soit le faire en ligne, soit  aux casinos les plus proches, ceux d’Enghien-les-Bains dans le Val d’Oise ou à Forges-les-Eaux en Seine-Maritime.