c’était il y a ….

Environ 64 ans :

Le 9 décembre 1955, le comité des ministres du Conseil de l’Europe adopte officiellement le drapeau européen :

drapeau C.E.E

 » Sur le fond bleu du ciel, les étoiles forment un cercle en signe d’union. Elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude, qui évoque aussi bien les apôtres que les fils de Jacob ????, les travaux d’Hercule, les mois de l’année  »

Le Conseil de l’Europe, qui siège à Strasbourg, au Palais de l’Europe, est une assemblée née en 1949 en vue de promouvoir sur le continent les droits de l’homme. En son sein sont représentés la plupart des pays européens (47 membres en 2015) mais il n’a qu’une autorité morale et aucun pouvoir politique.

Il n’empêche que son choix du drapeau européen, qui renvoie inconsciemment à une tradition spirituelle très forte, va obtenir très vite les faveurs des citoyens comme des institutions. Des  »symboles rassembleurs  »

Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l’Europe des symboles auquels les peuples puissent s’identifier.

Après cinq ans de recherches et de tentatives avortées, le 25 octobre 1955 ( année de ma naissance lol ) , l’assemblée parlementaire choisit à l’unanimité un emblème d’azur portant une couronne de douze étoiles d’or.

Médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris)

L’emblème a été conçu par l’Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et fervent catholique.

Selon ses dires, il s’est inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris).????

Celle-ci représente la Vierge avec la corona stellarum duodecim ou couronne de 12 étoiles qu’évoque l’Apocalypse de St Jean  :  » Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles  » (Apocalypse 12,1).

L’artiste lui a ajouté un fond bleu qui rappelle la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. ( Beaucoup ( trop ? ) de symboles religieux ? )

Pour les dirigeants chrétiens-démocrates à l’origine de la construction européenne (Conrad Adenauer, Robert Schuman, Alcide De Gasperi …), cette inspiration  » mariale  » est bienvenue.

Sans l’avouer officiellement, ne place-t-elle pas d’une certaine manière l’Europe sous la protection de la mère du Christ ? Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau est d’ailleurs signé le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception !!

L’emblème européen est inauguré solennellement le 13 décembre de la même année à Paris.

En 1971, le Conseil de l’Europe complète son travail en proposant l’adoption du Prélude à l’Ode à la Joie, de la 9ème Symphonie de Beethoven comme hymne européen. Le chef d’orchestre Herbert von Karajan en prépare l’arrangement musical. ( Herbert von Karajan, un homme qui avait adhéré au parti nazi.!!!)

En 1983, le Parlement européen adopte à son tour le drapeau créé par le Conseil de l’Europe et préconise qu’il devienne également l’emblème de la Communauté Européenne.

En 1986, l’hymne est adopté à son tour par la Communauté Européenne. Il devient l’autre emblème commun à l’ensemble des Européens et préside depuis lors à toutes les manifestations européennes, sous les couleurs bleu et or du drapeau marial.

L’état de vie suspendu ?


Cette expression étonnante vient d’une prouesse médicale unique très récente. Des chirurgiens de l’Université du Maryland ont en effet réussi à réanimer un homme maintenu volontairement en état de mort clinique pendant deux heures.

Pour y parvenir ils ont utilisé une technique nommée: état de  »vie suspendue  ».

Comment y sont-ils parvenus ? Les médecins ont maintenu l’homme en état d’hypothermie entre 10 °C et 15 °C et son sang a été remplacé par une solution saline. À cette température, le métabolisme ralentit : les vaisseaux sanguins se rétractent pour réduire la déperdition de chaleur, les organes ne sont plus irrigués et l’activité cérébrale est stoppée.

Les médecins disposent alors de deux heures pour procéder à l’opération. Cette technique ne peut être utilisée que pour les cas les plus graves car elle comporte d’énormes risques.

Après l’intervention chirurgicale, le sang réchauffé du patient est progressivement réinjecté pour remplacer la solution saline et son cœur est réamorcé grâce à une réanimation cardiaque.

Durant cette phase à risque, le malade peut développer le  » syndrome de reperfusion  » L’apport soudain d’oxygène dans l’organisme peut induire des pathologies graves provoquées par la formation d’espèces réactives de l’oxygène et de radicaux libres. L’entrée massive de calcium dans les cellules peut également engendrer des dysfonctionnements cellulaires graves.

Cette technique avait déjà été menée , avec succès sur des cochons en 2017, soit même pas deux années avant les premiers tests sur l’homme. Habituellement il faut attendre au moins 10 ans avant que les premiers essais cliniques chez l’homme ne soient autorisés aux Etats Unis. Mais l’état de  » vie suspendue  » est parfois la dernière chance de sauver des personnes d’une mort quasi certaine. À l’heure actuelle, un seul malade a pu bénéficier de cette nouvelle technique, mais le protocole clinique prévoit dix autres interventions.

Malgré les risques encourus par le patient, cette technique constitue une avancée considérable. En revanche elle complique la réponse a la question rémanente :  » qu’est-ce que la mort ?  ».

Vidéo : Boooof !