La  » marâtre  »

Si la figure stéréotypée de la marâtre domine le père, elle est revanche en opposition avec ses beaux-enfants. Blanche-Neige ou Cendrillon en sont à ce titre des exemples frappant, puisque la belle-mère y est présentée comme « l’anti-princesse ». Cette division est performative au sens où elle permet de renforcer encore un peu plus les stéréotypes sexistes de la belle-mère comme de la princesse. « L’un des principaux ressorts de l’antiféminisme, c’est de mettre les femmes en concurrence », disait Aude Loriaux, porte-parole de l’association Prenons la une qui vise à un traitement plus juste des femmes dans les médias, à Europe 1 , ajoutant : « La figure de la marâtre est un classique de l’antiféminisme ». Ni mère, ni princesse, donc. 

Pas question pour autant de laisser aux autres le monopole du mot. En 2004 a été créé le Club des Marâtres en région parisienne. Objectif, partager son expérience mais aussi les difficultés liées à la position de belle-mère dans une famille recomposée.