Edgard Poe………..

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Une famille de comédiens:
   Il naît le 19 janvier 1809 ( Il y a 210 ans ) dans une modeste pension de famille du 62, Carver Street, à Boston, dans le Massachusetts . Sa mère, Elizabeth Arnold (1787-1811) est la fille de deux acteurs londoniens, Henry (ou William Henry) Arnold et Elizabeth Smith. À la mort de son père, elle avait accompagné sa mère en Amérique, arrivée le 3 janvier 1796 à Bostonà bord de l’Oustram. Elle monta sur les planches trois mois plus tard, âgée d’à peine neuf ans. Elle rejoint ensuite, avec sa mère, qui meurt quelque temps après….

   Doté d’une vaste intelligence, Edgar Allan Poe était un homme très courtois mais d’une férocité sans égale, qui le brouilla avec de nombreuses personnes. Ses amis étaient toujours frappés par sa tenue soignée à l’excès et la clarté de son élocution.   De même, ses manuscrits se distinguent par la fermeté, la régularité et l’élégance de son écriture et ne comportent que peu de ratures. Très souvent, il écrivait sur des feuilles de bloc-notes qu’il collait les unes aux autres de manière à former des rouleaux très stricts. Une analyse graphologique de ces manuscrits a été réalisée, qui révélerait une intelligence « ne dormant jamais », une indépendance extrême à l’égard des conventions, et qui contrôle, ou cherche toujours à contrôler, une extraordinaire sensibilité ; somme toute, un « cérébral » 
Dans son travail, il se méfiait du premier jet, du spontané. Pressé par le besoin d’argent, il livrait le plus souvent des contes non revus aux journaux ou revues auxquels ils étaient destinés. Toutefois, lors des republications, il apportait à ceux-ci d’importants changements, toujours dans le sens d’un meilleur resserrement du texte. Durant les derniers mois de son existence, il révisa de près ses fictions et ses écrits théoriques ou critiques en vue de la première grande édition de ses œuvres, qui parut à New York en 1850.

  Il était idéaliste , mais aussi très ambitieux, ce qu’il ne cachait pas. Il confia un jour à John Henry Ingram : « J’aime la gloire, j’en raffole ; je l’idolâtre ; je boirais jusqu’à la lie cette glorieuse ivresse ; je voudrais que l’encens monte en mon honneur de chaque colline et de chaque hameau et de chaque ville et de chaque cité sur Terre. »

On l’ a souvent qualifié d’alcoolique  , mais…..

L’alcoolisme de Poe a été démesurément exagéré, pour suggérer que sa vie aurait été une longue suite de beuveries et le disqualifier en tant qu’auteur. D’abord, il est peu probable qu’il ait pu écrire ou concevoir ses poèmes ou ses contes sous l’influence de l’alcool, ne serait-ce qu’en raison de la longueur, de l’arrondi et de la construction soignée de ses phrases. Ensuite, son flirt avec l’alcool était intermittent ; s’il lui arrivait de boire plusieurs jours de suite, il pouvait ne pas toucher une goutte d’alcool pendant des mois ou des année…

Et dieu pour Poe ? 

  L’univers, dit-il, est un poème de Dieu, c’est-à-dire qu’il est parfait. Mais l’Homme, aveugle aux œuvres de Dieu, ne voit pas cette perfection. C’est au poète, qui a l’intuition de cette perfection, grâce à son imagination créatrice, de la faire connaître à l’humanité. Mais certains poètes mégalomanes, guidés par ce que les Grecs anciens appelaient hubris, au lieu d’admettre l’impossibilité de l’imitation parfaite de l’intrigue de Dieu par l’Homme, prétendent se livrer à une concurrence sacrilège. Marqués non par l’imagination créatrice, mais par la fancy — une fantaisie délirante créant l’erreur, l’illusion —, ils ne voient pas la perfection de la création divine ; leur esprit aveuglé interprète le monde en fonction de leur cœur, de leur propre tourment intérieur ; ils sont voués au néant par leur ambition prométhéenne….

Il a publié deux romans, de nombreux contes et poèmes, outre ses essais, ses critiques littéraires et son abondante correspondance. Une partie importante de ses contes et poèmes ont été traduits en français par Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé. D’une très grande qualité littéraire, ces traductions comporteraient cependant quelques erreurs et libertés par rapport à l’original, parfois graves pour la compréhension de la pensée de Poe……….

 

  Depuis 1917, une statue d’Edgar Allan Poepoestatue réalisée par Moses Ezekiel est installée dans le campus de la faculté de droit de l’université de Baltimore, à l’initiative de l’Edgar Allan Poe Memorial Association of Baltimore, fondée en avril 1907 par le Women’s Literary Club of Baltimore……..

  Il décède  le 16 octobre 1849 ( à 40 ans )

Plusieurs théories ont été émises pour expliquer la mort d’Edgar Allan Poe : On a prétendu, ainsi, qu’il serait mort des suites d’une trop grande consommation d’alcool. D’autres mettent en avant des ennuis de santé. En 1847, il avait été victime d’une longue maladie qui lui aurait causé une lésion au cerveau. De même, en 1848, le Dr John W. Francis aurait diagnostiqué une maladie du cœur, diagnostic qu’Edgar Poe aurait d’ailleurs rejeté. Enfin, dans ses lettres à Maria Clemm, les 7 et 14 juillet, il indique qu’il est malade, parlant d’une amélioration de son état le 19. Parmi les maladies qui auraient pu causer sa mort, on a parlé de la tuberculose, de l’épilepsie, du diabète ou de la rage .
Un autre hypothèse  : il aurait retrouvé des anciens de West Point, qui l’auraient invité à boire. Rentrant seul, dans un état d’ivresse, il aurait été volé et battu par des brutes et aurait erré dans les rues pendant la nuit avant de sombrer, inconscient…..

P.S: Edgar est le deuxième des trois enfants du couple. Son frère, William Henry Léonard, né le 30 janvier 1807, mourra le 1er août 1831, à l’âge de 24 ans, alcoolique et tuberculeux, tandis que sa sœur, Rosalie, née le 20 décembre 1810, contractera à douze ans une maladie inconnue, peut-être une méningite, qui la laissera handicapée mentale et nécessitera une mise sous tutelle durant toute sa vie!.